06/27/2026
L'Histoire finit toujours par présenter sa facture.
Toute nation qui a participé, directement ou indirectement, organisé, financé, tiré profit ou continue de bénéficier de l'esclavage, de la traite transatlantique, de la colonisation, de l'exploitation des peuples et des systèmes économiques qui en sont issus doit être prête à assumer cette facture.
Il ne s'agit pas de vengeance.
Il s'agit de responsabilité.
Pendant des siècles, des millions d'êtres humains ont été arrachés à leur terre. Des civilisations entières ont été brisées. Des ressources ont été pillées. Des communautés ont été détruites. Dans de nombreux pays, les puissances coloniales ont même imposé des « dettes coloniales » aux États nouvellement indépendants, obligeant les victimes à indemniser leurs anciens colonisateurs, tandis que d'autres mécanismes économiques et financiers ont entretenu la dépendance bien après les indépendances.
Les conséquences ne se sont pas limitées à l'Afrique. Elles ont façonné les sociétés, les économies et les inégalités dans les Caraïbes, les Amériques, en Europe et bien au-delà.
Si la justice est véritablement universelle, alors la responsabilité historique ne peut être sélective.
La véritable question n'est peut-être plus de savoir qui est riche et qui est pauvre.
La question est de savoir qui a construit sa prospérité sur le travail non rémunéré, la dépossession, l'exploitation et la souffrance d'autres peuples… et qui en supporte encore aujourd'hui le coût économique, social et humain.
L'Histoire n'oublie jamais.
Et la justice, même lorsqu'elle prend du temps, finit toujours par trouver son moment.
https://www.facebook.com/share/p/1aa5JZQJjH/
DIELBNews DIELSurvey Magnima Wilsonh
Après l’adoption par les Nations unies d’une résolution reconnaissant l’esclavage et la traite transatlantique comme « plus grave crime contre l’humanité », en mars, les pays africains et de la Caraïbe se sont réunis au Ghana pour présenter des demandes communes de réparations.