13/03/2021
Yahyahoui, alias Ettounsi, founded and edited one of the first open discussion forums on the Internet, the satirical website TUNeZINE (which has since been shut down). This 'Zine' (a play on words connecting the genre to the President) drew participants from across the political spectrum discussing women's issues, human rights, economic problems, freedom of expression as well as religion. The site itself was often victim of the prevalent censorship in Tunisia; access to it could be difficult if at all possible, and though he used a pseudonym, Yahyaoui himself was tracked down and arrested for creating the site. Imprisoned for eighteen months in the Borj al Amri prison, there were numerous campaigns for his release. During his imprisonment, he executed three hunger strikes which helped to draw the attention of the international community. Some human rights activist groups like Reporters Without Borders helped to draw attention to his case.
After leaving prison, Zouhair Yahyaoui was no longer the same man. Weakened by hunger strikes, torture and bad treatment, he died of a heart attack on March 13, 2005. After the Tunisian revolution that ousted Zine el Abidine Ben Ali on January 14, 2011, the newly elected constituent assembly elected Ben Ali's long-time opponent, Mohamed Moncef Marzouki, as a new president. Being a human rights activist, the new president decided that March 13 would become the national day of Internet freedom to commemorate the death of Zouhair Yahyaoui............................................................................
Économiste de formation, il connaît un succès grandissant grâce à ses écrits vitriolés, rédigés sous le pseudonyme d'Ettounsi (« Le Tunisien » en arabe) sur le journal en ligne Tunezine, le plus souvent en dialecte, et dénonçant la censure et le non-respect des droits de l'homme par le régime de Zine el-Abidine Ben Ali. Il diffuse notamment la lettre ouverte que le juge Mokhtar Yahyaoui (en), son oncle, adresse au président pour dénoncer l'absence d'indépendance du pouvoir judiciaire.
Il est arrêté le 4 juin 2002, aux environs de 19 h, par six policiers en civil dans le cybercafé de Ben Arous où il travaille et gère son site Condamné le 10 juillet par la quatrième chambre de la cour d'appel de Tunis à une peine de deux ans de prison pour « propagation de fausses nouvelles dans le but de faire croire à un attentat contre les personnes et contre les biens » et « vol par utilisation frauduleuse de moyens de communication », le procès ne semble pas remplir les conditions d'un procès équitable. Il devient alors le symbole des difficultés du journalisme en Tunisie.
Il passe un an et demi à la prison de Borj El Amri où il subit torture et humiliations et entreprend des grèves de la faim pour protester contre sa détention. Privé de courrier, de lecture, de colis de nourriture et même de son journal intime, il souffre d'abcès dentaires mais ne peut consulter un dentiste qu'après des mois de souffrance. Il bénéficie d'une libération conditionnelle, le 18 novembre 2003, grâce à des pressions internationales
Honoré le 19 juin 2003 du premier prix Cyberliberté de Reporters s@ns frontières - Globenet[6], il meurt à l'âge de 37 ans d'une crise cardiaque, le 13 mars 2005, à l'hôpital Habib-Thameur de Tunis