14/06/2012
La climatisation est la technique qui consiste à modifier, contrôler et réguler les conditions climatiques (température, humidité, niveau de poussières, etc.) d’un local pour des raisons de confort (bureaux, maisons individuelles) ou pour des raisons techniques (laboratoires médicaux, locaux de fabrication de composants électroniques, blocs opératoires, salles informatiques).
Les principales caractéristiques modifiées, contrôlées ou régulées sont :
le degré de pollution de l'air ambiant (local à traiter) : renouvellement, soit par extraction forcée de l’air hors du local, soit par introduction forcée d'air neuf (air extérieur) dans le local, soit par renouvellement partiel de l'air ambiant pollué (adjonction d'un caisson de mélange).
la température de l'air : modification en fonction des saisons (chauffer ou réfrigération),
le degré d'hygrométrie de l’air traité : humidification ou déshumidification,
la teneur en poussières de l’air : traitement par filtration de l'air soufflé ou repris,
le maintien permanent des conditions intérieures (la régulation). En pratique, on parle surtout de climatisation pour ces deux derniers objectifs.
La climatisation relève essentiellement de la technique des pompes à chaleur et se trouve de plus en plus associée dans un même appareil, un "climatiseur réversible" (réfrigération l'été, chauffage l'hiver). La climatisation moderne a été inventée par Willis H. Carrier en 1902, encore que l'on ait pu rencontrer bien avant cette date dès le 16 siècle des systèmes naturels de rafraîchissement, obtenus par ruissellement d'eau, provoquant ainsi par évaporation une diminution de la température d'air. Les Romains utilisaient un tunnel souterrain d'apport d'air extérieur qui était un vrai climatiseur puisque l'air entrant dans la maison était assez invariablement autour de 10-12 °C hiver comme été. Ensuite dès la fin du 18 siècle, nous retrouvons des réseaux de climatisation avec des blocs de glace intégrés à même les réseaux avec ventilation forcée.