ACT Afrique Group

ACT Afrique Group Référence n°1 en Afrique, ACT vise à soutenir le développement du continent en offrant une haut Ibrahima Cheikh DIONG.

ACT Afrique Group est un cabinet de conseil et de facilitation à vocation panafricaine fondé en 2012 par M.

Comment finance-t-on un État aujourd'hui en Afrique de l'Ouest et centrale ?Cette semaine, quatre pays ont testé quatre ...
24/08/2026

Comment finance-t-on un État aujourd'hui en Afrique de l'Ouest et centrale ?

Cette semaine, quatre pays ont testé quatre voies différentes, presque en même temps.

La Guinée a signé un nouvel accord avec le FMI (programme de 41 mois). Le Sénégal reçoit une mission du Fonds à Dakar jusqu'au 1er septembre, vingt-deux mois après la fin de son précédent programme. La Côte d'Ivoire, elle, mise sur sa diaspora : un emprunt obligataire de 900 milliards FCFA est prévu début 2027 pour financer son plan de développement. Et le gestionnaire Ninety One vient de boucler un fonds de crédit privé de 404 millions de dollars pour la région.

Côté Afrique centrale, le Gabon a levé 920 millions de dollars sur les marchés internationaux fin juillet, après le Congo en mai. Fitch a aussitôt rappelé que ce retour sur les marchés a un coût.

FMI, diaspora, capital privé, eurobonds : aucun canal ne suffit seul. La vraie question, c'est l'équilibre entre ces sources — et jusqu'où chacune restera disponible.

ACT Afrique — Conseil, Analyse, Transformation

Fabrice Nze-Bekale

📊 Cette semaine, deux nouvelles à ne pas manquer si vous entreprenez en Afrique de l'Ouest ou en zone CEMAC.1️⃣ La BRVM ...
18/08/2026

📊 Cette semaine, deux nouvelles à ne pas manquer si vous entreprenez en Afrique de l'Ouest ou en zone CEMAC.

1️⃣ La BRVM continue sa progression : +157 milliards FCFA de capitalisation le 13 août, après +123 milliards la semaine précédente. Les indices grimpent, le marché des capitaux ouest-africain reprend des couleurs. Pour vous, dirigeant de PME : c'est le moment de regarder de plus près si une levée en bourse régionale (marché PME de la BRVM) ou un placement obligataire peut faire partie de votre stratégie de financement.

2️⃣ En zone CEMAC, la BEAC a lancé SYSTAC2, une nouvelle plateforme qui modernise virements, prélèvements, chèques et paiements par carte dans les 6 pays (Cameroun, Gabon, Congo, Tchad, Centrafrique, Guinée équatoriale). Un QR Code régional unique arrive aussi pour harmoniser les paiements marchands. Concrètement : des transactions plus rapides et moins coûteuses entre vos filiales ou vos fournisseurs de la sous-région.

💡 Le fil conducteur : les deux zones investissent, chacune à sa manière, dans les fondations de l'intégration financière — le marché des capitaux à l'ouest, les rails de paiement au centre. Pour un entrepreneur qui vend ou achète au-delà des frontières, c'est un signal à suivre de près dans les mois qui viennent.

Et vous, ces évolutions changent-elles quelque chose à votre façon de financer ou de payer vos partenaires régionaux ? Dites-le-nous en commentaire 👇

CEDEAO-CEEAC : la confiance des marchés à l'épreuve de la fragilité budgétaireUne semaine de contrastes en Afrique de l'...
10/08/2026

CEDEAO-CEEAC : la confiance des marchés à l'épreuve de la fragilité budgétaire

Une semaine de contrastes en Afrique de l'Ouest et centrale.

À la BRVM, la capitalisation boursière a bondi de 123 milliards de FCFA le 6 août, portée par des indices en hausse. Le même jour, la Banque mondiale signait avec le Sénégal 220,71 milliards de FCFA d'accords de financement pour l'agriculture, les transports et la résilience.

Mais derrière ces signaux positifs, une réalité plus dure : la dette publique du Sénégal atteint 132 % du PIB selon le FMI, et les négociations pour un nouveau programme restent bloquées. En zone CEMAC, les trajectoires divergent aussi — croissance plus forte au Gabon, au Cameroun et au Tchad, désendettement plus marqué au Congo.

Sur fond de tout cela, la CEDEAO a réaffirmé son ambition de lancer l'ECO en 2027, malgré un commerce intracommunautaire toujours sous les 10 %.

Combien de temps la confiance des marchés et des bailleurs peut-elle tenir sans un ancrage budgétaire régional plus solide ? Notre analyse complète : [lien vers le blog]

🌍 CEDEAO-CEEAC : l'architecture s'accélère, les fondamentaux résistentCette semaine, deux mouvements se croisent en Afri...
03/08/2026

🌍 CEDEAO-CEEAC : l'architecture s'accélère, les fondamentaux résistent

Cette semaine, deux mouvements se croisent en Afrique centrale et de l'Ouest.

D'un côté, l'intégration financière avance vite : la BEAC a rejoint le système panafricain PAPSS début juillet, la BCEAO prépare un pilote avec plus de 80 banques de l'UEMOA, et le sommet CEDEAO du 19 juillet à Freetown a réaffirmé le lancement de la monnaie unique ECO en 2027.

De l'autre, la conjoncture résiste. La BCEAO a révisé sa prévision de croissance 2026 à la baisse (4,8 % → 4,3 %), la BRVM a terminé juillet sur une note morose, le Nigeria maintient son taux directeur à 26,50 % et le Ghana vient de refermer son dossier de restructuration de dette.

L'infrastructure d'intégration avance-t-elle plus vite que la convergence économique qu'elle est censée servir ? C'est la question de la semaine.

ACT Afrique — Conseil, Analyse, Transformation

📊 RÉSILIENCE SOUS TENSION — Ce que révèle la semaine financière en Afrique de l'Ouest et centralePendant que les marchés...
29/06/2026

📊 RÉSILIENCE SOUS TENSION — Ce que révèle la semaine financière en Afrique de l'Ouest et centrale

Pendant que les marchés mondiaux restaient nerveux, trois signaux forts sont sortis de notre région cette semaine.

🏦 La BCEAO a maintenu ses taux directeurs inchangés — taux principal à 3 %, réserves obligatoires à 3 %. Une décision de statu quo, mais qui cache une réalité solide : la zone UEMOA a enregistré une croissance de 6,1 % au premier trimestre 2026. Peu de régions monétaires au monde peuvent en dire autant dans le contexte actuel.

Ce n'est pas de l'immobilisme — c'est de la maîtrise.

📈 À la BRVM, après deux séances dans le rouge, le marché a rebondi fort le 25 juin : +1,01 % sur l'indice Composite, +1,08 % sur le BRVM 30. Ce mouvement de correction rapide est en lui-même un signal de maturité. La bourse d'Abidjan n'est plus celle qui s'effondre au moindre choc externe — elle digère et reprend.

🌍 En Afrique centrale, les signaux d'investissement s'accumulent :

→ La SFI (Banque mondiale) accorde 5 milliards de FCFA à Catramp au Cameroun → Libreville accueille la 2e édition du Gabon Economic Forum, centré sur le financement du PNCD 2026-2030 → Yaoundé honore le 23 juin la 3e échéance de son emprunt obligataire de 2023 — un geste de discipline qui parle aux marchés

La vraie question, celle qui reste ouverte : combien de temps ces fondamentaux solides résisteront-ils si les pressions sur les prix alimentaires et énergétiques s'intensifient ? Et surtout — quand les institutions régionales transformeront-elles cette stabilité conjoncturelle en architecture durable ?

Le projet de monnaie unique Eco avance, mais sans l'UEMOA dans sa première phase. Les échanges intra-régionaux représentent encore à peine 10 à 15 % du commerce total de la zone. La résilience est là. L'intégration, elle, reste un chantier.

💬 Et vous — pensez-vous que la CEDEAO franchira le cap de l'Eco d'ici 2027 ?

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La semaine économique en Afrique de l'Ouest et centrale — notre regard de la semaine.La Ecowas - Cedeao vient de fêter s...
08/06/2026

La semaine économique en Afrique de l'Ouest et centrale — notre regard de la semaine.

La Ecowas - Cedeao vient de fêter ses 51 ans. Et cette semaine, trois événements ont dit, mieux que n'importe quel discours d'anniversaire, où en est vraiment l'intégration régionale.

Premier signal : le projet de monnaie unique Éco. Les gouverneurs de douze banques centrales réunis à Monrovia ont réaffirmé l'objectif 2027. Mais voilà le problème — les pays de l' (Côte d'Ivoire, Sénégal, Bénin, Togo…) partagent déjà le franc CFA et ne peuvent pas l'abandonner dans ce délai. Résultat : l'Éco pourrait démarrer sans eux. Une monnaie « commune » sans les deux tiers des économies les plus robustes de la zone, c'est un paradoxe que les négociateurs peinent à résoudre.

Deuxième signal, et il nous touche directement : nous étions à Abidjan les 4 et 5 juin pour l'Abidjan Private Equity and Venture Capital Summit (). Plus de 800 participants, des PME en quête de financement, des fonds d'investissement prêts à déployer des capitaux — et une énergie que les salles de négociation institutionnelle n'ont pas toujours. Le message de l'APES est simple : le capital privé n'attend pas que les États convergent. Il s'organise, structure et investit maintenant.

Dans le même esprit, Bridge Bank Group CI a bouclé sa souscription à la BRVM pour lever 67,5 milliards de FCFA. Une banque qui choisit le marché régional pour financer son expansion sous-régionale — c'est exactement le type de dynamique que l'APES cherche à amplifier.

Troisième signal, plus discret mais peut-être le plus durable : le 6 mai à Dakar, les gouverneurs de la BCEAO et de la BEAC ont avancé sur l'interconnexion de leurs systèmes de paiement et la transformation numérique. L'intégration financière réelle progresse souvent ainsi — par couches techniques successives, loin des caméras.

Notre conviction après cette semaine : dans une région où l'agenda institutionnel avance lentement, c'est le capital privé — investisseurs, entrepreneurs, marchés financiers — qui joue de plus en plus le rôle d'accélérateur de l'intégration économique. L'APES en est la démonstration la plus vivante.

ACT Afrique — Conseil, Analyse, Transformation

Bonne lecture!
18/05/2026

Bonne lecture!

Une semaine qui a changé la carte du financement en Afrique de l'Ouest et du Centre
Semaine du 11 au 17 mai 2026 | ACT Afrique

En une seule semaine, trois signaux ont rappelé une vérité simple: dans l'Afrique de 2026, ce n'est plus la géographie qui décide du coût du capital, c'est la discipline budgétaire.

À Nairobi, les 11 et 12 mai, le sommet a réuni plus de 30 chefs d'État africains. La et le y ont co-annoncé 23 milliards d'euros d'engagements d'investissement — 14 milliards d'entreprises françaises, 9 milliards de partenaires africains — sur la transition énergétique, l'agriculture et l'IA. Les présidents Bola Tinubu (Nigeria) et John Mahama (Ghana) y ont, ensemble, demandé une réforme de l'architecture financière mondiale. Leur message : le coût du capital prive le continent des moyens de s'industrialiser.

Pendant ce temps, les agences de notation, elles, n'attendent personne.

Le 8 mai, Fitch a relevé la note souveraine du Ghana de B– à B, avec perspective positive. Trois années après le défaut de paiement de 2022, Accra a reconstruit : dette publique projetée à 46 % du PIB en 2027, excédent primaire de 2,9 % en 2025, réserves de change en hausse. Une trajectoire que les marchés sanctionnent positivement.

À l'opposé, Dakar tente toujours de regagner la confiance du FMI. Avec une dette publique évaluée à environ 132 % du PIB, le Sénégal est aujourd'hui l'un des pays les plus endettés d'Afrique subsaharienne. Une mission FMI est attendue en mai-juin, un accord de principe espéré pour juillet, un passage devant le Conseil au quatrième trimestre. La sortie du tunnel reste conditionnelle.

Et au milieu, le marché régional avance. Du 4 au 15 mai, la BRVM a accueilli la manifestation d'intérêt pour l'IPO de Bridge Bank Group Côte d'Ivoire : 20 % du capital cédés, 67,5 milliards de FCFA visés (environ 120 millions de dollars). Le 13 mai, la capitalisation actions a progressé de 128 milliards de FCFA en une seule séance. Le capital privé africain, lui aussi, s'organise.

La question que pose cette semaine est plus dérangeante qu'il n'y paraît : à qualité de ressources comparables, pourquoi le Ghana coûte-t-il aujourd'hui moins cher à financer que le Sénégal ? Et que dit cette divergence du futur de la région ?

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Une semaine qui a changé la carte du financement en Afrique de l'Ouest et du CentreSemaine du 11 au 17 mai 2026 | ACT Af...
18/05/2026

Une semaine qui a changé la carte du financement en Afrique de l'Ouest et du Centre
Semaine du 11 au 17 mai 2026 | ACT Afrique

En une seule semaine, trois signaux ont rappelé une vérité simple: dans l'Afrique de 2026, ce n'est plus la géographie qui décide du coût du capital, c'est la discipline budgétaire.

À Nairobi, les 11 et 12 mai, le sommet a réuni plus de 30 chefs d'État africains. La et le y ont co-annoncé 23 milliards d'euros d'engagements d'investissement — 14 milliards d'entreprises françaises, 9 milliards de partenaires africains — sur la transition énergétique, l'agriculture et l'IA. Les présidents Bola Tinubu (Nigeria) et John Mahama (Ghana) y ont, ensemble, demandé une réforme de l'architecture financière mondiale. Leur message : le coût du capital prive le continent des moyens de s'industrialiser.

Pendant ce temps, les agences de notation, elles, n'attendent personne.

Le 8 mai, Fitch a relevé la note souveraine du Ghana de B– à B, avec perspective positive. Trois années après le défaut de paiement de 2022, Accra a reconstruit : dette publique projetée à 46 % du PIB en 2027, excédent primaire de 2,9 % en 2025, réserves de change en hausse. Une trajectoire que les marchés sanctionnent positivement.

À l'opposé, Dakar tente toujours de regagner la confiance du FMI. Avec une dette publique évaluée à environ 132 % du PIB, le Sénégal est aujourd'hui l'un des pays les plus endettés d'Afrique subsaharienne. Une mission FMI est attendue en mai-juin, un accord de principe espéré pour juillet, un passage devant le Conseil au quatrième trimestre. La sortie du tunnel reste conditionnelle.

Et au milieu, le marché régional avance. Du 4 au 15 mai, la BRVM a accueilli la manifestation d'intérêt pour l'IPO de Bridge Bank Group Côte d'Ivoire : 20 % du capital cédés, 67,5 milliards de FCFA visés (environ 120 millions de dollars). Le 13 mai, la capitalisation actions a progressé de 128 milliards de FCFA en une seule séance. Le capital privé africain, lui aussi, s'organise.

La question que pose cette semaine est plus dérangeante qu'il n'y paraît : à qualité de ressources comparables, pourquoi le Ghana coûte-t-il aujourd'hui moins cher à financer que le Sénégal ? Et que dit cette divergence du futur de la région ?

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🔥 En 3 jours, l'Afrique du franc a bougé sur trois fronts à la fois.📈 BVMAC : une séance qui restera dans les annalesLe ...
11/05/2026

🔥 En 3 jours, l'Afrique du franc a bougé sur trois fronts à la fois.

📈 BVMAC : une séance qui restera dans les annales
Le 7 mai 2026, BGFI Holding Corporation entrait en bourse à Douala. Résultat ? La capitalisation du compartiment actions de la Bourse d'Afrique centrale a bondi de 479 à 1 658 milliards FCFA en une seule séance. +246 % en un jour. L'opération avait été souscrite par 7 601 souscripteurs dans 24 pays
Ce n'est pas qu'un chiffre. C'est la preuve que les capitaux, africains et internationaux, sont prêts à se positionner sur des actifs en zone CEMAC — à condition que l'émetteur soit solide. BGFI Holding, première banque panafricaine d'Afrique centrale, remplissait ce critère.
La question qui suit : qui sera le prochain à franchir la porte de la BVMAC ?

🤝 BCEAO + BEAC : les deux banques centrales du franc CFA se rapprochent
Le 6 mai à Dakar, les gouverneurs Jean-Claude Kassi Brou (BCEAO) et Yvon Sana Bangui (BEAC) se retrouvaient pour faire le point sur leur plan d'action commun 2025-2026.
Au programme : interconnexion des systèmes de paiement, transformation digitale, inclusion financière. La plateforme Pi-Spi, déjà déployée en zone UEMOA pour les paiements instantanés, pourrait devenir le modèle d'une intégration étendue à la zone CEMAC.
220 millions d'habitants. 14 pays. Deux zones FCFA encore largement cloisonnées. L'interconnexion des systèmes de paiement, c'est le premier vrai chantier de l'intégration réelle.

💻 Crypto-actifs : la BCEAO prend le dossier à bras-le-corps
Le lendemain, 8 mai, toujours à Dakar : conférence internationale de la BCEAO sur les crypto-actifs et les monnaies numériques. Avec, à la tribune, un membre du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine.
Le Nigeria est l'un des marchés crypto les plus actifs au monde. Les stablecoins pénètrent des économies où des millions de personnes n'ont pas de compte bancaire. La BCEAO ne peut plus regarder ailleurs.
La question de fond : comment préserver la stabilité et la souveraineté monétaire face à des actifs numériques qui ne connaissent pas les frontières ?

💡 Ce qu'il faut retenir de cette semaine
Trois événements. Une même tendance : les institutions financières de la zone franc accélèrent — sur les marchés de capitaux, sur le numérique, sur l'intégration régionale.
Ce qui manque encore ? La masse critique d'acteurs privés pour transformer ces signaux institutionnels en croissance réelle, en PME financées, en emplois créés.
L'entrée de BGFI à la BVMAC est un premier acte. La suite appartient aux entrepreneurs.

 # Formaliser pour financer : d'Abidjan à Kinshasa, l'Afrique en quête de leviers souverainsSemaine du 28 avril au 4 mai...
04/05/2026

# Formaliser pour financer : d'Abidjan à Kinshasa, l'Afrique en quête de leviers souverains

Semaine du 28 avril au 4 mai 2026 | ACT Afrique

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Trois signaux, une même question

Du 28 avril au 1er mai 2026, pendant que la CEDEAO tenait à Abidjan cinq réunions stratégiques en partenariat avec l'OCDE, la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) se présentait devant 120 investisseurs au Nasdaq à New York, et la République démocratique du Congo annonçait la création d'une Garde minière de 20 000 agents dotée de 100 millions de dollars. Trois événements en apparence disparates, un seul défi de fond : comment transformer des richesses existantes en leviers formels et souverains de développement ?

Abidjan : le marché commun face à ses 85 %

Les réunions CEDEAO-OCDE autour du marché commun alimentaire ont posé un chiffre brutal sur la table : 10 milliards de dollars d'échanges alimentaires intrarégionaux, dont 85 % dans l'économie informelle. Cinquante ans après sa création, la CEDEAO se retrouve à négocier avec sa propre informalité. Les chantiers engagés — harmonisation des règlements, protection des consommateurs, facilitation de la libre circulation — sont techniquement solides. Ils accrochent sur la même limite : la volonté et la capacité d'exécution des États membres.

De New York à Yaoundé : les bourses régionales cherchent leur profondeur

À New York, Edoh Kossi Amenounve, directeur général de la BRVM, a présenté un plan stratégique 2026-2030 ambitieux — ETF, dérivés, indice ESG, lancement d'une bourse des matières premières agricoles — devant une capitalisation affichée de 40 milliards de dollars. Le message est clair : la BRVM veut être une plateforme de classe mondiale, pas une curiosité régionale.

À Yaoundé, le COLFINI 2 (24 avril) achevait de son côté une feuille de route pour faire de la BVMAC un moteur de financement des infrastructures CEMAC, en misant sur la blockchain, la tokenisation et le mobile money. Même frustration sous-jacente dans les deux zones : une épargne locale substantielle qui, faute d'instruments et de confiance institutionnelle, s'oriente vers l'extérieur ou reste dans l'informel.

Kinshasa sécurise sa chaîne minière

Le 27 avril, l'Inspection générale des mines annonçait la Garde minière — unité paramilitaire déployée sur 22 provinces, financée par des partenariats avec les États-Unis et les Émirats arabes unis. Dans un contexte où cobalt, coltan et lithium congolais sont au cœur des tensions autour de la transition énergétique mondiale, le signal envoyé est délibéré : Kinshasa veut une chaîne d'approvisionnement traçable, et négocier en position de force. L'approche paramilitaire sera scrutée. L'intention, elle, est lisible.

La vraie question

Ces trois événements convergent vers un même pari : la formalisation comme condition de la souveraineté économique. Le pari est juste. Il achoppe sur une réalité têtue — dans les deux zones, les ambitions institutionnelles précèdent régulièrement les capacités d'exécution. La vraie question n'est pas de savoir si ces initiatives sont bien conçues. C'est de savoir qui, dans l'intervalle, aura su se positionner du bon côté de la transition.

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