ACT Afrique Group

ACT Afrique Group Référence n°1 en Afrique, ACT vise à soutenir le développement du continent en offrant une haut Ibrahima Cheikh DIONG.

ACT Afrique Group est un cabinet de conseil et de facilitation à vocation panafricaine fondé en 2012 par M.

Bonne lecture!
18/05/2026

Bonne lecture!

Une semaine qui a changé la carte du financement en Afrique de l'Ouest et du Centre
Semaine du 11 au 17 mai 2026 | ACT Afrique

En une seule semaine, trois signaux ont rappelé une vérité simple: dans l'Afrique de 2026, ce n'est plus la géographie qui décide du coût du capital, c'est la discipline budgétaire.

À Nairobi, les 11 et 12 mai, le sommet a réuni plus de 30 chefs d'État africains. La et le y ont co-annoncé 23 milliards d'euros d'engagements d'investissement — 14 milliards d'entreprises françaises, 9 milliards de partenaires africains — sur la transition énergétique, l'agriculture et l'IA. Les présidents Bola Tinubu (Nigeria) et John Mahama (Ghana) y ont, ensemble, demandé une réforme de l'architecture financière mondiale. Leur message : le coût du capital prive le continent des moyens de s'industrialiser.

Pendant ce temps, les agences de notation, elles, n'attendent personne.

Le 8 mai, Fitch a relevé la note souveraine du Ghana de B– à B, avec perspective positive. Trois années après le défaut de paiement de 2022, Accra a reconstruit : dette publique projetée à 46 % du PIB en 2027, excédent primaire de 2,9 % en 2025, réserves de change en hausse. Une trajectoire que les marchés sanctionnent positivement.

À l'opposé, Dakar tente toujours de regagner la confiance du FMI. Avec une dette publique évaluée à environ 132 % du PIB, le Sénégal est aujourd'hui l'un des pays les plus endettés d'Afrique subsaharienne. Une mission FMI est attendue en mai-juin, un accord de principe espéré pour juillet, un passage devant le Conseil au quatrième trimestre. La sortie du tunnel reste conditionnelle.

Et au milieu, le marché régional avance. Du 4 au 15 mai, la BRVM a accueilli la manifestation d'intérêt pour l'IPO de Bridge Bank Group Côte d'Ivoire : 20 % du capital cédés, 67,5 milliards de FCFA visés (environ 120 millions de dollars). Le 13 mai, la capitalisation actions a progressé de 128 milliards de FCFA en une seule séance. Le capital privé africain, lui aussi, s'organise.

La question que pose cette semaine est plus dérangeante qu'il n'y paraît : à qualité de ressources comparables, pourquoi le Ghana coûte-t-il aujourd'hui moins cher à financer que le Sénégal ? Et que dit cette divergence du futur de la région ?

ACT Afrique — Conseil, Analyse, Transformation

Une semaine qui a changé la carte du financement en Afrique de l'Ouest et du CentreSemaine du 11 au 17 mai 2026 | ACT Af...
18/05/2026

Une semaine qui a changé la carte du financement en Afrique de l'Ouest et du Centre
Semaine du 11 au 17 mai 2026 | ACT Afrique

En une seule semaine, trois signaux ont rappelé une vérité simple: dans l'Afrique de 2026, ce n'est plus la géographie qui décide du coût du capital, c'est la discipline budgétaire.

À Nairobi, les 11 et 12 mai, le sommet a réuni plus de 30 chefs d'État africains. La et le y ont co-annoncé 23 milliards d'euros d'engagements d'investissement — 14 milliards d'entreprises françaises, 9 milliards de partenaires africains — sur la transition énergétique, l'agriculture et l'IA. Les présidents Bola Tinubu (Nigeria) et John Mahama (Ghana) y ont, ensemble, demandé une réforme de l'architecture financière mondiale. Leur message : le coût du capital prive le continent des moyens de s'industrialiser.

Pendant ce temps, les agences de notation, elles, n'attendent personne.

Le 8 mai, Fitch a relevé la note souveraine du Ghana de B– à B, avec perspective positive. Trois années après le défaut de paiement de 2022, Accra a reconstruit : dette publique projetée à 46 % du PIB en 2027, excédent primaire de 2,9 % en 2025, réserves de change en hausse. Une trajectoire que les marchés sanctionnent positivement.

À l'opposé, Dakar tente toujours de regagner la confiance du FMI. Avec une dette publique évaluée à environ 132 % du PIB, le Sénégal est aujourd'hui l'un des pays les plus endettés d'Afrique subsaharienne. Une mission FMI est attendue en mai-juin, un accord de principe espéré pour juillet, un passage devant le Conseil au quatrième trimestre. La sortie du tunnel reste conditionnelle.

Et au milieu, le marché régional avance. Du 4 au 15 mai, la BRVM a accueilli la manifestation d'intérêt pour l'IPO de Bridge Bank Group Côte d'Ivoire : 20 % du capital cédés, 67,5 milliards de FCFA visés (environ 120 millions de dollars). Le 13 mai, la capitalisation actions a progressé de 128 milliards de FCFA en une seule séance. Le capital privé africain, lui aussi, s'organise.

La question que pose cette semaine est plus dérangeante qu'il n'y paraît : à qualité de ressources comparables, pourquoi le Ghana coûte-t-il aujourd'hui moins cher à financer que le Sénégal ? Et que dit cette divergence du futur de la région ?

ACT Afrique — Conseil, Analyse, Transformation

🔥 En 3 jours, l'Afrique du franc a bougé sur trois fronts à la fois.📈 BVMAC : une séance qui restera dans les annalesLe ...
11/05/2026

🔥 En 3 jours, l'Afrique du franc a bougé sur trois fronts à la fois.

📈 BVMAC : une séance qui restera dans les annales
Le 7 mai 2026, BGFI Holding Corporation entrait en bourse à Douala. Résultat ? La capitalisation du compartiment actions de la Bourse d'Afrique centrale a bondi de 479 à 1 658 milliards FCFA en une seule séance. +246 % en un jour. L'opération avait été souscrite par 7 601 souscripteurs dans 24 pays
Ce n'est pas qu'un chiffre. C'est la preuve que les capitaux, africains et internationaux, sont prêts à se positionner sur des actifs en zone CEMAC — à condition que l'émetteur soit solide. BGFI Holding, première banque panafricaine d'Afrique centrale, remplissait ce critère.
La question qui suit : qui sera le prochain à franchir la porte de la BVMAC ?

🤝 BCEAO + BEAC : les deux banques centrales du franc CFA se rapprochent
Le 6 mai à Dakar, les gouverneurs Jean-Claude Kassi Brou (BCEAO) et Yvon Sana Bangui (BEAC) se retrouvaient pour faire le point sur leur plan d'action commun 2025-2026.
Au programme : interconnexion des systèmes de paiement, transformation digitale, inclusion financière. La plateforme Pi-Spi, déjà déployée en zone UEMOA pour les paiements instantanés, pourrait devenir le modèle d'une intégration étendue à la zone CEMAC.
220 millions d'habitants. 14 pays. Deux zones FCFA encore largement cloisonnées. L'interconnexion des systèmes de paiement, c'est le premier vrai chantier de l'intégration réelle.

💻 Crypto-actifs : la BCEAO prend le dossier à bras-le-corps
Le lendemain, 8 mai, toujours à Dakar : conférence internationale de la BCEAO sur les crypto-actifs et les monnaies numériques. Avec, à la tribune, un membre du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine.
Le Nigeria est l'un des marchés crypto les plus actifs au monde. Les stablecoins pénètrent des économies où des millions de personnes n'ont pas de compte bancaire. La BCEAO ne peut plus regarder ailleurs.
La question de fond : comment préserver la stabilité et la souveraineté monétaire face à des actifs numériques qui ne connaissent pas les frontières ?

💡 Ce qu'il faut retenir de cette semaine
Trois événements. Une même tendance : les institutions financières de la zone franc accélèrent — sur les marchés de capitaux, sur le numérique, sur l'intégration régionale.
Ce qui manque encore ? La masse critique d'acteurs privés pour transformer ces signaux institutionnels en croissance réelle, en PME financées, en emplois créés.
L'entrée de BGFI à la BVMAC est un premier acte. La suite appartient aux entrepreneurs.

 # Formaliser pour financer : d'Abidjan à Kinshasa, l'Afrique en quête de leviers souverainsSemaine du 28 avril au 4 mai...
04/05/2026

# Formaliser pour financer : d'Abidjan à Kinshasa, l'Afrique en quête de leviers souverains

Semaine du 28 avril au 4 mai 2026 | ACT Afrique

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Trois signaux, une même question

Du 28 avril au 1er mai 2026, pendant que la CEDEAO tenait à Abidjan cinq réunions stratégiques en partenariat avec l'OCDE, la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) se présentait devant 120 investisseurs au Nasdaq à New York, et la République démocratique du Congo annonçait la création d'une Garde minière de 20 000 agents dotée de 100 millions de dollars. Trois événements en apparence disparates, un seul défi de fond : comment transformer des richesses existantes en leviers formels et souverains de développement ?

Abidjan : le marché commun face à ses 85 %

Les réunions CEDEAO-OCDE autour du marché commun alimentaire ont posé un chiffre brutal sur la table : 10 milliards de dollars d'échanges alimentaires intrarégionaux, dont 85 % dans l'économie informelle. Cinquante ans après sa création, la CEDEAO se retrouve à négocier avec sa propre informalité. Les chantiers engagés — harmonisation des règlements, protection des consommateurs, facilitation de la libre circulation — sont techniquement solides. Ils accrochent sur la même limite : la volonté et la capacité d'exécution des États membres.

De New York à Yaoundé : les bourses régionales cherchent leur profondeur

À New York, Edoh Kossi Amenounve, directeur général de la BRVM, a présenté un plan stratégique 2026-2030 ambitieux — ETF, dérivés, indice ESG, lancement d'une bourse des matières premières agricoles — devant une capitalisation affichée de 40 milliards de dollars. Le message est clair : la BRVM veut être une plateforme de classe mondiale, pas une curiosité régionale.

À Yaoundé, le COLFINI 2 (24 avril) achevait de son côté une feuille de route pour faire de la BVMAC un moteur de financement des infrastructures CEMAC, en misant sur la blockchain, la tokenisation et le mobile money. Même frustration sous-jacente dans les deux zones : une épargne locale substantielle qui, faute d'instruments et de confiance institutionnelle, s'oriente vers l'extérieur ou reste dans l'informel.

Kinshasa sécurise sa chaîne minière

Le 27 avril, l'Inspection générale des mines annonçait la Garde minière — unité paramilitaire déployée sur 22 provinces, financée par des partenariats avec les États-Unis et les Émirats arabes unis. Dans un contexte où cobalt, coltan et lithium congolais sont au cœur des tensions autour de la transition énergétique mondiale, le signal envoyé est délibéré : Kinshasa veut une chaîne d'approvisionnement traçable, et négocier en position de force. L'approche paramilitaire sera scrutée. L'intention, elle, est lisible.

La vraie question

Ces trois événements convergent vers un même pari : la formalisation comme condition de la souveraineté économique. Le pari est juste. Il achoppe sur une réalité têtue — dans les deux zones, les ambitions institutionnelles précèdent régulièrement les capacités d'exécution. La vraie question n'est pas de savoir si ces initiatives sont bien conçues. C'est de savoir qui, dans l'intervalle, aura su se positionner du bon côté de la transition.

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ACT Afrique — Conseil, Analyse, Transformation

À New York, deux scènes pour le financement de l'Afrique de l'Ouest et centrale - Semaine du 20 au 26 avril 2026 | ACT A...
28/04/2026

À New York, deux scènes pour le financement de l'Afrique de l'Ouest et centrale - Semaine du 20 au 26 avril 2026 | ACT Afrique

La semaine s'est largement jouée à New York. Le mardi 21 avril 2026, la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) tenait au Nasdaq son BRVM Investment Days, sur le thème « Connecting Global Capital with West Africa's Markets ». Au même moment, Alioune Diouf, directeur de la Dette publique du Sénégal, confirmait à Reuters l'alignement des chiffres de la dette sénégalaise avec ceux du FMI. Deux scènes, une même question.

1) L'offensive de la BRVM

Plus de 120 investisseurs internationaux ont été reçus par le directeur général Edoh Kossi Amenounve. Capitalisation : 15 519 milliards de FCFA (≈ 27,8 milliards de dollars) ; BRVM Composite en hausse de près de 99 % sur cinq ans (Sikafinance, 22 avril 2026). Le 8 avril, la BIDC adoptait à Accra son plan stratégique GRO 2026-2030 (Agence Ecofin). Le message : la région manque moins de capitaux que de projets bancables.

2) Sénégal : la frontière de la confiance

Avec un encours de 119 % du PIB et 6 075 milliards de FCFA à mobiliser en 2026, Dakar joue gros. Le FMI laisse la décision de restructurer à la souveraineté sénégalaise ; Ousmane Sonko l'écarte. Le coût réputationnel compte désormais autant que le taux.

3) CEMAC : sous tension

Le 2 avril, la BEAC a maintenu son TIAO à 4,75 % et table sur une croissance ramenée à 2,9 % en 2026. Les États programment 1 670 à 1 800 milliards de FCFA d'émissions au seul T2, +67 à +80 % vs T1 (Investir au Cameroun). Gabon, Congo et Cameroun concentrent 79,4 % de l'encours régional.

4) Une question ouverte

Pendant que l'Ouest courtise les capitaux mondiaux, le Centre se replie sur un marché régional étroit. Et le cacao ivoirien, ramené à 1 200 FCFA/kg, rappelle que la transformation productive reste l'angle mort. Refinancera-t-on encore les déséquilibres d'hier ?

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MINISTÈRE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE Groupe BGFIBank Ecowas - Cedeao

À New York, deux scènes pour le financement de l'Afrique de l'Ouest et centraleSemaine du 20 au 26 avril 2026 | ACT Afri...
28/04/2026

À New York, deux scènes pour le financement de l'Afrique de l'Ouest et centrale
Semaine du 20 au 26 avril 2026 | ACT Afrique

La semaine s'est largement jouée à New York. Le mardi 21 avril 2026, la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) tenait au Nasdaq son BRVM Investment Days, sur le thème « Connecting Global Capital with West Africa's Markets ». Au même moment, Alioune Diouf, directeur de la Dette publique du Sénégal, confirmait à Reuters l'alignement des chiffres de la dette sénégalaise avec ceux du FMI. Deux scènes, une même question.

1) L'offensive de la BRVM

Plus de 120 investisseurs internationaux ont été reçus par le directeur général Edoh Kossi Amenounve. Capitalisation : 15 519 milliards de FCFA (≈ 27,8 milliards de dollars) ; BRVM Composite en hausse de près de 99 % sur cinq ans (Sikafinance, 22 avril 2026). Le 8 avril, la BIDC adoptait à Accra son plan stratégique GRO 2026-2030 (Agence Ecofin). Le message : la région manque moins de capitaux que de projets bancables.

2) Sénégal : la frontière de la confiance

Avec un encours de 119 % du PIB et 6 075 milliards de FCFA à mobiliser en 2026, Dakar joue gros. Le FMI laisse la décision de restructurer à la souveraineté sénégalaise ; Ousmane Sonko l'écarte. Le coût réputationnel compte désormais autant que le taux.

3) CEMAC : sous tension

Le 2 avril, la BEAC a maintenu son TIAO à 4,75 % et table sur une croissance ramenée à 2,9 % en 2026. Les États programment 1 670 à 1 800 milliards de FCFA d'émissions au seul T2, +67 à +80 % vs T1 (Investir au Cameroun). Gabon, Congo et Cameroun concentrent 79,4 % de l'encours régional.

4) Une question ouverte

Pendant que l'Ouest courtise les capitaux mondiaux, le Centre se replie sur un marché régional étroit. Et le cacao ivoirien, ramené à 1 200 FCFA/kg, rappelle que la transformation productive reste l'angle mort. Refinancera-t-on encore les déséquilibres d'hier ?

Cette semaine, les marchés africains ont envoyé deux signaux forts au reste du monde.1er signal : le   est officiellemen...
20/04/2026

Cette semaine, les marchés africains ont envoyé deux signaux forts au reste du monde.

1er signal : le est officiellement de retour dans l'indice FTSE Frontier Markets. Après des années de réformes — règlement T+2, refonte réglementaire, extension des horaires de la Bourse de Lagos — FTSE Russell a rendu son verdict. Résultat : la capitalisation de la NGX a franchi 130 000 milliards de nairas en quelques jours. Les fonds d'investissement internationaux n'auront pas le choix : ils devront acheter des actions nigérianes dès septembre 2026.

2ème signal : à Douala, BGFI Holding Corporation vient de réussir la première introduction en bourse d'une multinationale à la BVMAC . 45,3 milliards de FCFA levés. 7 600 souscripteurs. 24 pays représentés. Et surtout : 71 % des souscriptions portées par des épargnants individuels, pas des institutionnels. Ce chiffre dit quelque chose d'important sur l'évolution de la culture financière en Afrique centrale.

En parallèle, les deux grandes banques centrales de la région prennent des directions opposées. La BEAC resserre le crédit (taux marginal à 4,88 %) pour contenir l'inflation dans la zone CEMAC. La BCEAO maintient son taux à 3 % pour soutenir la croissance en UEMOA. Deux zones, deux diagnostics, deux politiques.

Ces avancées sont réelles. La vraie question reste la même : ces capitaux atteindront-ils les entreprises, les infrastructures, les agriculteurs ? Ou resteront-ils dans la sphère financière ?

C'est ce que nous analysons chaque semaine.

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L'actu éco de la semaine en Afrique subsaharienne — et elle est révélatrice.Cette semaine, deux banques centrales africa...
09/04/2026

L'actu éco de la semaine en Afrique subsaharienne — et elle est révélatrice.
Cette semaine, deux banques centrales africaines ont pris des décisions opposées :
- La (Afrique de l'Ouest) maintient sa politique accommodante — taux directeur à 3,00 % depuis mi-mars, pour soutenir la croissance.
- La BEAC (Afrique centrale) choisit le statu quo — taux à 4,75 %, même si la croissance de la zone CEMAC est attendue en recul à 2,9 % en 2026.

175 points de base d'écart entre les deux zones. Ce n'est pas anodin pour les entreprises qui cherchent à emprunter.

Pendant ce temps :

1) Le Togo lève 33 milliards FCFA sur les marchés régionaux — signe que les États s'appuient de plus en plus sur le financement local.
2) La recule légèrement le 7 avril (-0,27 %), mais les volumes de transactions explosent ×4. Les investisseurs sont là, mais prudents face aux tensions mondiales.
3) Le Nigeria valide un budget colossal de ₦68 300 milliards, dont près de la moitié pour l'investissement : fibre optique (projet BRIDGE, 800 M USD), rail urbain, routes stratégiques.

Une question pour vous : pensez-vous que les différences de politique monétaire entre UEMOA et CEMAC freinent l'intégration économique africaine ?

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Afriquе сеntralе еt dе l'Ouest : unе sеmainе révélatricе dеs ambitiоns régiоnales Il est rare qu'une seulе sеmainе mettе...
31/03/2026

Afriquе сеntralе еt dе l'Ouest : unе sеmainе révélatricе dеs ambitiоns régiоnales

Il est rare qu'une seulе sеmainе mettе en évidencе dе manière aussi nеttе les tensiоns présentеs en Afrique subsahariеnne francоphоnе. La périоde du 23 au 29 mars 2026, marquéе par des jubilés institutiоnnels, dеs négоciatiоns cоmmerciаles tenduеs et dеs appels à la mоbilisatiоn des marсhés financiers, оffrе unе pеrspеctive frappаntе sur les dynamiques écоnоmiques еt pоlitiques qui animent le соntinent.

1) CEDEAO@50 : un rêve inaсhеvé à évaluеr

Lе 28 mars, Yamоussоukrо а été le théâtre d'unе célébrаtiоn mаrquant le cinquantenaire dе la Ecowas - Cedeao. La misе en scène était impressiоnnаnte. Cependant, au-delà dеs discоurs оffiсiels, le bilan restе nuancé. En сinq déсenniеs, la CEDEAO a réussi à établir unе véritablе structure institutiоnnellе — соmprеnant une Cоmmissiоn, un Parlement, une Cоur de justiсe, ainsi qu'un prоtоcоlе sur la démоcrаtiе — tоut en jеtаnt lеs basеs d'une intégrаtiоn régiоnаlе dоnt сеrtains prоgrès sоnt indéniablеs : lа librе circulatiоn dеs pеrsоnnеs, l'instauratiоn d'un tarif eхtériеur соmmun еt le début de l'intercоnneхiоn des résеauх d'électricité. Le cоrridоr Abidjan-Lagоs, prоjеt majeur pоur la prоchаinе décеnnie, symbоlisе cette ambitiоn.

2) Yaoundé, la CM14 et le paradoxe numérique

À quelques milliers de kilomètres de , vivait une autre séquence historique. La 14e Conférence ministérielle de l' World Trade Organization - WTO / OMC s'est tenue dans la capitale camerounaise du 26 au 29 mars, rassemblant plus de 2 000 responsables du commerce international et 80 ministres. Un symbole fort pour l'Afrique centrale, qui accueille pour la première fois un événement de cette envergure.
Les attentes étaient élevées, notamment sur deux dossiers. D'abord, la réforme institutionnelle de l'OMC, dont le mécanisme de règlement des différends est en crise depuis des années. Ensuite, et c'est là que l'Afrique avait beaucoup à gagner, la question du commerce électronique.
Le résultat est décevant. La conférence s'est achevée sans accord sur l'e-commerce. Pourtant, les travaux ont mis en lumière une réalité que les décideurs africains ne peuvent plus ignorer : le numérique est désormais incontournable pour intégrer les PME des pays en développement dans les chaînes de valeur mondiales. Les discussions ont montré comment le commerce électronique peut élargir l'accès aux marchés pour les producteurs ruraux et les petites entreprises agroalimentaires — une réalité particulièrement pertinente en Afrique centrale, où l'économie informelle domine encore.
L'absence d'accord ne doit pas masquer l'essentiel : pour les pays de la , la CM14 de Yaoundé a eu le mérite de placer le commerce digital à l'agenda politique national. La Directrice générale de l'OMC a appelé à poursuivre les négociations à Genève sur la base des projets élaborés à Yaoundé. La b***e est désormais dans le camp des États africains pour peser sur ces discussions.

3) Les marchés financiers régionaux cherchent leur second souffle

Pendant que diplomates et ministres débattaient de l'avenir du commerce mondial, la annonçait, le 17 mars, une initiative moins médiatisée mais potentiellement structurante pour la zone : un appel à manifestation d'intérêt pour sélectionner quatre entreprises dont elle financera les frais d'introduction en bourse à la . Près de 143 millions de FCFA sont mobilisés à cet effet, avec l'appui de la Banque Africaine de Développement.
Le message est clair : la Bourse des Valeurs Mobilières de l'Afrique Centrale peine à attirer des émetteurs. La faible profondeur du marché reste un obstacle structurel au financement de long terme des économies de la sous-région. Cette initiative incitative est une réponse pragmatique, mais elle soulève une question de fond : peut-on développer durablement un marché financier régional sans résoudre préalablement les déficits de gouvernance d'entreprise, de transparence comptable et de culture financière qui freinent les introductions en bourse ?
La microfinance, elle, continue son chemin sans attendre. Au Togo, le secteur a atteint 352 milliards de FCFA de crédits distribués en 2025, consolidant la position du pays comme l'un des modèles africains d'inclusion financière. Un contraste saisissant avec la fragilité des marchés de capitaux régionaux, qui rappelle que l'accès au financement ne peut se construire sur une seule voie.

4) Ce que tout cela dit de l'Afrique d'aujourd'hui

Ces trois séquences — le jubilé de la CEDEAO, la CM14 de Yaoundé, l'initiative BVMAC de la BEAC — ne sont pas anecdotiques. Elles révèlent une Afrique qui se projette, qui négocie, qui expérimente. Mais aussi une Afrique où les ambitions institutionnelles se heurtent encore à des réalités économiques et politiques complexes.
L'intégration régionale avance — lentement, avec des reculs et des fractures. Le commerce numérique progresse — inégalement, sans cadre multilatéral encore consolidé. Les marchés financiers se cherchent — portés par des initiatives ponctuelles qui ne sauraient remplacer une stratégie systémique de long terme.
Pour les acteurs économiques, publics comme privés, qui opèrent dans cet espace, naviguer ces dynamiques exige une lecture fine des réalités institutionnelles, une veille constante des évolutions réglementaires et une capacité à distinguer les signaux faibles des grandes tendances structurelles. C'est à cette condition que les opportunités — et elles sont nombreuses — se transforment en trajectoires de développement durables.

MINISTÈRE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE

À l’occasion des fêtes de fin d’année, l’ensemble des équipes de ACT AFRIQUE GROUP souhaite adresser ses plus sincères r...
24/12/2025

À l’occasion des fêtes de fin d’année, l’ensemble des équipes de ACT AFRIQUE GROUP souhaite adresser ses plus sincères remerciements à ses clients, partenaires et collaborateurs pour la confiance et la fidélité témoignées tout au long de l’année.✨

Ces mois écoulés ont été marqués par des échanges constructifs et des projets ambitieux.

Nous vous souhaitons de très belles fêtes de fin d’année, placées sous le signe du partage et de la sérénité, avant d’aborder une nouvelle année riche en projets et en perspectives.🎄

Fabrice Nze-Bekale a pris part à la 9ème édition de l’African Business and Social Responsibility Forum  organisé par Lat...
09/10/2025

Fabrice Nze-Bekale a pris part à la 9ème édition de l’African Business and Social Responsibility Forum organisé par Latitude Monde.

Il a participé à un panel de discussion sur le thème « Comment embarquer les PME dans l’atteinte des ODD? », puis a modéré le panel qui a donné « La parole aux transformateurs ».

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