10/03/2026
Dans nos missions d’expertise, nous sommes souvent absorbés par la technique, la procédure, les garanties mobilisables, les échanges contradictoires, les investigations à mener et les conclusions à formuler.
�Dernièrement, dans un dossier portant sur des désordres relevant d’une assurance dommages-ouvrage, une expertise contradictoire avait déjà eu lieu et nous en étions au stade des investigations techniques complémentaires.
Au milieu de ce contexte, ma cliente m’a demandé de l’aider à choisir entre une souris d’agneau et des spaghettis bolognaise.
Cette remarque, en apparence anodine, m’a rappelé quelque chose d’essentiel : nous ne mesurons pas toujours l’impact réel que nous pouvons avoir dans la vie de nos mandants.
Dans notre pratique, il nous arrive parfois de penser que nous aurions pu faire davantage, ou de rester insatisfaits de la finalité d’un dossier, notamment lorsque l’issue n’est pas totalement à la hauteur de ce que nous espérions pour notre client.
Mais au fond, l’importance réelle de notre intervention ne se juge pas uniquement à l’aune du résultat technique ou procédural. Elle se mesure aussi à la confiance que nous inspirons, à la clarté que nous apportons, au soutien que nous représentons dans une période souvent stressante, complexe et épuisante.
La vraie valeur de notre intervention est souvent définie par notre client lui-même, par le soulagement qu’il ressent, par la compréhension qu’il retrouve, et par la satisfaction qu’il garde de l’accompagnement reçu.
La technique est indispensable. L’humain l’est tout autant.