27/06/2016
Le Brexit est devenu une réalitéCommentaires macro-économiques
Point sur les marchés obligataires
Les électeurs britanniques, consultés par référendum, ont
voté à 51,9 % contre 48,1 % pour un retrait de l’Union
européenne. Le Premier Ministre, David Cameron, qui n’avait
pas ménagé ses efforts pour soutenir les partisans du
maintien dans l’Union européenne, a annoncé qu’il quittera
ses fonctions en octobre.
Ce vote est un grand saut dans l’inconnu. Sous réserve qu’il
soit confirmé par le Parlement, il sera suivi de négociations
sur les conditions de sortie, qui pourront durer jusqu’à deux
ans.
Même s’il n’a aucun effet sur les contrats existants dans
l’immédiat, les incertitudes politiques pèseront lourdement sur
l’économie britannique. Les répercussions sur le reste de
l’Europe dépendront des effets du Brexit sur le sentiment de
marché et de la réponse qu’apporteront les hommes
politiques.
Les banques centrales se tiennent prêtes à soutenir les
marchés par des actions coordonnées en cas de difficultés
prolongées. Les dirigeants européens seront observés lors du
prochain Conseil européen des 28 et 29 juin car on attend
d’eux des messages suffisamment forts pour dissiper les
doutes sur l’avenir de l’Union européenne.
Les marchés financiers ont réagi en faisant plonger les
actions et la livre sterling, tandis que le yen et le dollar se sont
envolés. Les obligations des pays core ont rebondi, et le
rendement des Bunds à 10 ans s’est nettement replié.
Compte tenu de ce contexte incertain, les marchés vont rester
très volatils dans les prochains jours. Malgré les pertes déjà
subies, le risque de nouvelles baisses du marché demeure
élevé à court terme.
Nos clients sont très faiblement exposés au risque de change (€/£) pour leurs fonds en euros
Nous avons une gestion très prudente des fonds en euros : la stratégie de diversification tant géographique que sectorielle permet de répondre à l’objectif de préservation de la valorisation de l’épargne de nos assurés dans la durée.
Nos décisions de gestion à venir seront notamment corrélées aux annonces de la BCE et de la BoE ainsi que sur les mesures prises pour stabiliser les marchés.
Les marchés actions, en proie à l’incertitude, deviendront plus volatils.
Dans ces conditions, nous pourrions assister à une décélération modérée de l’activité économique en Europe.
Notre ligne de conduite, qui consiste à privilégier les valeurs de qualité dont la valorisation est raisonnable, devrait se révéler bénéfique au cours des prochains mois.
Nous demeurons prudents à l’égard du secteur financier et restons sélectifs vis-à-vis des valeurs industrielles.