05/09/2020
Exode urbain : Du rêve à la réalité
Une envie de mise au vert...
La crise sanitaire et l’avènement du télétravail ont donné des envies de verdures à de nombreux Parisiens, faisant bondir les recherches de maisons en deuxième couronne. Voici le constat établi par les professionnels au lendemain du déconfinement. Michel Platero, Président de la FNAIM du Grand Paris ajoute « Ceux qui ont dû traverser cette épreuve dans de petites surfaces ou dans des logements ne disposant pas d’extérieur ont tous, à un moment ou à un autre de ces deux mois, aspiré à quitter la ville au profit d’un cadre de vie plus agréable », constate Michel Platero, président de la FNAIM du Grand Paris.
Analyse partagée par les données de MeilleursAgents et de Seloger, chez qui par exemple, L'Isle-Adam et Provins, ont enregistré respectivement une hausse de la recherche de 47 % et 41 % par rapport à la même période l’an passé ou Etampes qui a enregistré une hausse de 86 % du nombre de recherches.
..Freinée par le temps de trajet
Comme l’explique Michel Platero « cet enthousiasme pour les banlieues vertes est aussi lié au développement du télétravail durant le confinement. Nombreux sont ceux à s’être projetés comme continuant à travailler durablement à domicile une fois la crise sanitaire terminée. Mais, très vite, la réalité du monde de l’entreprise les a rattrapés, avec l’obligation faite à une majorité de salariés de réintégrer leurs bureaux. Ceux-ci regardent donc à nouveau leur temps de trajet avec une jauge à 45 minutes maximum ». Conséquence directe de ce frein à l’exode, une stabilité des prix de l’immobilier en banlieue depuis la sortie du confinement, voire un tassement des prix comme à Fontainebleau, avec une hausse des prix de 0,4% entre mai et septembre contre une hausse de 1,3% entre janvier et avril.