02/06/2021
Le CAC40 tutoie-t-il actuellement ses plus hauts historiques de 2000 ?
Non. Il les a dépassés en janvier 2007, puis de nouveau en octobre 2013 et se situe actuellement à environ deux fois son record de 2000, comme l’illustre ce graphique qui tient compte du réinvestissement des dividendes versés dans le CAC40 au fur et à mesure où ils sont payés.
Seule la non-prise en compte des dividendes fait succomber à cette illusion d’optique qui voudrait que le niveau de 6 500 en 2021 soit équivalent au niveau 6 500 en 2000. Personne ne confondrait un euro d’aujourd’hui avec un euro de 2000. Le principe est le même, et pourtant cette erreur fait la une de beaucoup de média ce jour. Elle trouve probablement sa source dans une situation où les particuliers étaient les premiers actionnaires directs des entreprises, mais pour cela il faut remonter quelques cent ans en arrière. Depuis, le développement des véhicules d’investissements collectifs (Sicav, assurance-vie, etc.) et plus généralement des gestionnaires d’actifs les a réduits à moins de 10% du capital de la plupart des sociétés cotées de taille significative. Et que fait une SICAV qui reçoit un dividende ? Elle le réinvestit en attendant de céder des titres en portefeuille pour faire face à d’éventuels rachats dépassant les souscriptions. Que fait un particulier d’un dividende reçu sur son PEA ou son assurance-vie ? Il le réinvestit.
Plutôt que le CAC 40, dans la durée mieux vaut suivre le CAC 40 GR, avec réinvestissement des dividendes.
Bonne journée.