12/10/2023
Alors que se prépare le budget 2024 🇫🇷
Les négociations entre réduction du budget
Et nécessité de relancer le marché immobilier
Sont tendues, complexes et surtout peu lisibles.
Récemment Bruno Le Maire parlait d’emprunt aux taux bonifiés
Qui permettraient aux propriétaires les moins fortunés
D’avoir des mensualités plus faibles.
Un peu partout : les états cherchent des solutions.
La Lettonie est en train d’étudier cette possibilité
De proposer des taux réduits.
A l’instar du Portugal ou du Royaume-Uni
La plupart des emprunteurs ont des taux variables
Et la récente (et brutale) hausse en a fragilisé beaucoup.
Le gouvernement souhaite obliger les banques à réduire de moitié les taux des crédits pendant un an.
Evidemment : les banques sont contre.
Même si ça ne vise que les emprunts qui n’ont qu’un crédit
Et seulement ceux qui sont inférieurs à 250 000€
La finance voit d’un mauvais oeil que l’Etat la force
A perdre de l’argent sur des produits déjà peu rémunérateurs.
Même combat au Portugal
Où le gouvernement veut permettre aux emprunteurs en difficulté
De demander aux banques de réduire leurs taux.
L’idée réside dans une particularité portugaise.
Les taux sont indexés sur l’Euribor 6 mois.
L’exécutif souhaiterait qu’ils soient désormais à 70% de ce taux.
En France, le sujet n’est pas ouvertement sur la table.
Mais on pourrait imaginer mobiliser la Caisse des Dépôts
Qui rachète déjà massivement du neuf
Pour éviter les faillites de promoteurs.
Impossible de savoir si ces idées iront au bout.
Ou si ça aura un impact réel sur le crédit.
Mais il vient 2 réflexions :
1️⃣ Cette hausse des taux est normale.
Elle est voulue par la BCE pour baisser l’inflation… en limitant la production de crédits, donc les investissements.
Est-ce que “subventionner” le crédit, ce n’est pas subventionner l’inflation ?
2️⃣ Est-ce qu’un état peut à ce point guider le marché ?
La politique monétaire et d’inflation est le rôle de la BCE
Mais surtout : la politique commerciale de chaque entreprise lui est propre.
On peut alors s'interroger sur la pertinence de ces mesures qui vont faire date, pour résoudre un problème temporaire.