02/06/2020
Le champ politique des pays Arabes est traversé par trois courants, les nationalistes, les islamistes et les laïcs.
Tous sont en bout de course, ils ont tous perdus la confiance du peuple. Eux mêmes ne croient plus en leurs idéaux et sont engagés dans une course où le pouvoir est l’objectif et non le moyen.
L’abstention de masse, le manque d’intérêt pour la chose politique traditionnelle par le citoyen sont la norme partout.
Cela explique la stabilité politique des monarchies dans le monde arabe. Le monarque étant l’arbitre qui permet de maintenir les équilibres dans la paix et fixer le cap sur le long terme.
Prétendre que la monarchie est synonyme de dictature et privations de libertés publiques alors que la république serait gage de "modernisme” est une idée fausse. La preuve, les cas du Maroc et de la Jordanie où les libertés publiques sont respectées à contrario de la république égyptienne qui est devenue une dictature dure.
L’enseignement est que chaque peuple doit puiser dans ses propres référents historiques et culturels afin d’élaborer le système politique qui lui convient le mieux et abandonner l’idée d’importer des modèles clés en main, car ce qui est bon pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre.