26/05/2020
GUINÉE/SCANDALE FINANCIER : ALPHA CONDÉ TRÈS REMONTÉ CONTRE LES MINISTRES MOUSTAPHA NAITÉ ET AMARA SOMPARÉ
Après le double scrutin du 22 mars 2020, tous les les regards sont désormais rivés sur la formation du nouveau gouvernement, qui risque de consacrer bien des surprises d’envergure, tant et si bien que certains ministres donnés très proches du Président, par ricochet jugés intouchables, seraient désormais sur des sièges éjectables. Du moins à en croire des sources proches de Sekhoutouréya et des Ministères des Travaux Publics et de l’Information. Et pour cause !
Pour en savoir danantage sur les bisbilles entre le Président de la République et les locataires des deux ministères supra-mentionnés, nos sources révèlent :
Citation:《 Premièrement, le Président confie à certains de ses proches collaborateurs d’avoir été trahi et déçu par son ministre des TravauxPublics, qui se serait laissé engluer dans une affaire peu orthodoxe. En fait, contre l’attribution de plusieurs marchés à des entreprises de Travaux Publics, des commissions devaient être versées, à titre de pots de vin, au Ministre des Travaux Publics.
Ne voulant pas paraître dans ses transactions dont l’unité monétaire s’exprime en milliard, le ministre orienta ces fonds colossaux vers les comptes bancaires de celui qui l’aurait aidé à être propulsé au faîte du département des Travaux Publics, un patron de presse en l’occurrence, ayant pignon sur rue au Palais présidentiel.
De fil en aiguille, les fonds étaient devenus encombrants pour le titulaire des comptes illicitement approvisionnés. Les banquiers exigent de connaître l’origine des fonds. Les justificatifs apportés n’ont pas convaincus. L’affaire s’ébruite.
Le Président de la République en est informé. Le ministre soupçonne son Directeur Administratif et Financier d’être l’auteur ou l’un des auteurs de la fuite. Pour montrer sa colère, le ministre livre son DAF à un lynchage sur les réseaux sociaux.
Le Président interpelle son protégé qui ne parvient pas à le convaincre. Un début de clash est enclenché. Les banquiers exigent la clôture (fermeture, qui signifie blocage) des comptes problématiques. Ainsi exigé, ainsi fait. BNP PARIBAS n’est pas en reste. La situation se complique. Le Président fait semblant de ne pas être choqué, mais préparerait déjà des surprises d’envergure.
Deuxièmement, le Ministre de l’information, sans se référer au Président de la République, a eu l’outrecuidance d’accueillir deux vieux véhicules inutilisables – des ferrailles – provenant d’une collecte de fonds pour la riposte contre le Covid-19. Les véhicules devaient servir d’ambulances selon l’initiateur de la collecte de fonds réalisée auprès de grandes entreprises et sociétés implantées en Guinée. Ensuite, deux respirateurs avaient été annoncés en rajout aux deux carcasses stationnées dans la cour du ministère de l’Information depuis leur remise au ministre. Sauf que ces deux respirateurs sont toujours restés à l’étape d’annonce, jamais livrés.
Face au refus des institutions financières internationales d’aider la Guinée pour la riposte contre le Covid, le Président interpelle les mêmes entreprises et sociétés dont les contributions étaient déjà estimées à près de huit milliards. Les sociétés informent le Président d’avoir déjà contribué.
Le Président n’ayant perçu aucun impact des premières contributions – après s’être informé auprès de Sakoba Kéita- ordonna à la RTG d’engager une autre collecte de fonds. Ainsi dit, ainsi fait. Et le Président et les donateurs des premières contributions cherchent désormais à en savoir plus sur la destination prise par ces fonds. Suivez mon regard.
Le Président est informé qu’une partie de ces fonds aurait servi à l’achat de deux ambulances et de deux respirateurs mis à la disposition de son ministre de l’Information pour être remis à l’ANSS. Le ministre est convoqué d’urgence à Sèkhoutouréya. Imaginez la suite.
Les donateurs rejettent en bloc l’achat d’engins et d’équipements par l’initiateur de la collecte de fonds et exigent à ce que les fonds soient intégralement versés à l’ANSS. À suivre….
Une autre surprise désagréable annoncée au Président de la République et aux donateurs par le ministre de l’Information, qui précise que les deux respirateurs ne lui ont jamais été livrés et que les deux vieux véhicules, au lieu d’être achetés, ont été simplement loués pour une durée de deux mois et devraient être restitués à leur propriétaire au terme du délai contractuel 》. Fin de citation. Jugez-en!
Dans un pays normal, une collecte de fonds de cette dimension devrait être réglementée et soumise à l’arbitrage de la Chambre Nationale des Huissiers. Il faut une juste forte pour faire avancer ce pays