24/09/2016
ASSURANCES DE PRÊT : DU CHANGEMENT EN VUE !!
Dans le cadre des discussions sur le projet de loi relatif à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, dite loi Sapin 2, les députés ont adopté en Commission un amendement permettant de libérer l’assurance emprunteur au-delà du délai d’un an.
A ce jour, les emprunteurs peuvent substituer un nouveau contrat d’assurance emprunteur à un autre dans un délai de douze mois à compter de la signature de l'offre de prêt, à condition qu’il offre un niveau de garantie équivalent.
Mais pour les députés, l’incertitude demeure au-delà d’un an. Ces derniers indiquent qu’une « interprétation restrictive du droit lèse trop souvent les assurés d’un libre choix, avec une tendance négative : 26 % de refus en 2010, 52 % en 2014, et déjà significativement plus en 2015. »
C’est donc pour prévenir toute interprétation effectuée au détriment de l’assuré que les députés proposent de légaliser le droit annuel à substitution du contrat, toujours sous condition d’équivalence de garantie.
Pour les parlementaires, « l’emprunteur doit pouvoir conserver son libre choix tout au long du prêt et réajuster sa couverture, sur une assurance qui coûte en moyenne 20 000 euros sur la durée du crédit, et pèse plus de 30 % du coût du crédit, et l’équivalent d’1 point de taux de crédit pour 2 assurés. »
L’amendement est rédigé de la façon suivante : « Au-delà de la période de douze mois susmentionnée, l’emprunteur peut résilier le contrat tous les ans tel que mentionné dans l’article L. 113‑12 du code des assurances ou au deuxième alinéa de l’article L. 221‑10 du code de la mutualité et procéder à sa substitution dans les mêmes conditions que prévues au premier alinéa du présent article. Toute clause contraire est réputée non écrite. »
« Toute décision de refus doit être motivée »
Le sujet est sensible, surtout pour les établissements de crédits. Les débats vont être intéressants dans les prochaines semaines.