Aviva Vie le scandale des assurances en déshérences

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25/05/2016

C'est un petit peu comme une patate chaude. Ou le sparadrap du capitaine Haddock. Sauf que c'est une affaire qui n'a rien de drôle car elle risque de coûter plusieurs milliards d'euros au sixième assureur mondial, le britannique Aviva, gestionnaire des actifs de la plus importante association d’épargnants en France, l’Afer. Elle pose même, de l'aveu d'un membre de l'autorité de contrôle des assurances "un problème inquiétant pour toute la place financière".

Tout à commencé à la fin des années 80, par une "boulette" d'Abeille-Vie. Cet assureur, qui a été repris en 2002 par le britannique Aviva, avait à cette époque lancé un contrat très haut de gamme destiné à ses meilleurs clients. Que proposait-il? Rien moins qu'une martingale boursière : investir en sachant par avance ce qu'avaient fait les marchés. Les achats et les ventes de l'épargnant étaient en effet comptabilisés au "dernier cours connu" : autrement dit, lorsque la bourse avait monté, l'épargnant pouvait acheter une Sicav au cours d'AVANT la hausse. Il empochait ainsi automatiquement la hausse. Idem lorsque la bourse baissait. Il pouvait vendre au cours précédant la chute du marché. C'est en quelque sorte l'assurance absolue de gagner à tous les coups… pour le souscripteur. Mais pour la compagnie d'assurance, c'est une catastrophe, car elle doit financer la différence. Ou plutôt ce sont les autres assurés qui doivent en supporter les conséquences, puisque ces pertes doivent, à un moment ou à un autre, être imputées sur l'actif général de la compagnie…
Le produit le plus bête du monde

Ces contrats à cours connu détiennent donc la palme du produit le plus bête, ou, pour le moins, du plus suicidaire, qui ait jamais été conçu par un assureur! A la fin des années 80, certains souscripteurs, bien orientés par des conseillers haut-de-gamme, en ont tout de suite perçu les avantages. Certains cadres d'Abeille-vie aussi : une bonne vingtaine, parmi les plus hauts placés, se sont aussitôt servis, allant même pour certains, jusqu'à emprunter pour placer de très grosses sommes. Ils coulent, depuis, une retraite très confortable…

Comment une honorable compagnie d'assurance a-t-elle pu concevoir un produit aussi dangereux pour ses finances et la protection de l’ensemble de ses clients? Pour le comprendre il faut se remettre dans le contexte. D'abord, à l’époque, Internet n'existait pas, et les Sicav n'étaient pas cotées chaque jour comme aujourd'hui, mais seulement une fois par semaine. De plus, les possibilités de passer des ordres étaient limitées : en ces temps désormais très lointains, il fallait, rendez-vous compte !- envoyer un fax, téléphoner ou… se déplacer en personne dans les bureaux de l’assureur ! Le tout transitait ensuite par différents services avant d'être exécuté : il fallait parfois attendre trois jours avant que la transaction soit enregistrée. Les moyens de faire tourner le portefeuille de fonds proposés étaient donc limités.
L’assuré toujours gagnant !

Le problème, c’est qu’un contrat d'assurance-vie, c'est fait pour durer. Et Aviva n’avait pas prévu, lors de la gestation de ce contrat, que dans les années 90 et 2000, le monde de la finance ferait sa révolution internet. Il a d'abord été possible de réaliser les transactions depuis Internet, sur des fonds dont la cotation est progressivement devenue, dans les années 90, de plus en plus fréquente. A l’époque, une poignée d'assurés saisissent toutes les potentialités de cette évolution technologique et se mettent à multiplier les arbitrages chaque jour. Des opérations toujours gagnantes, bien sûr! Abeille-Vie n'est alors pas la seule compagnie à proposer ce placement. Des "contrats à cours connus", destinés aux clients les plus aisés, sont aussi proposés, à la même époque, par d'autres assureurs comme Axa et AGF (devenu aujourd'hui Allianz). Mais ces deux compagnies font très vite le nécessaire pour arrêter les frais et mettre fin à cette farce. Comment? En proposant aux assurés de leur reprendre leur contrat en échange d'une généreuse indemnité. Tous ont accepté. Sauf ceux d'Aviva. Car l'assureur la joue brutal : il commence par réduire le nombre des supports, supprimant progressivement les plus volatils, les supports actions, ceux qui permettent de profiter des variations de la bourse. Puis il tente ensuite de faire signer des avenants aux 20 000 souscripteurs de son contrat pour qu’ils y renoncent. Enfin, en 1999, Aviva bloque tout arbitrage sur ces contrats. "Rien de plus normal, nous avons fait évoluer ces contrats en leur apportant des avenants comme c'est l'usage" se justifie à Challenges un porte-parole de l'assureur. "Notre démarche est justifiée car ces assurés ont dénaturé leur contrat : ils ne se sont pas comportés comme des épargnants, mais comme des spéculateurs, des arbitragistes, presque des professionnels de la finance…" poursuit-il.

Ce n'est pas faux. Le problème, c'est que rien n'interdit à un assuré d'utiliser au mieux les possibilités offertes, le plus officiellement du monde, par son contrat. Mais qu'il est interdit à un assureur de modifier unilatéralement et aussi complètement son contrat. Ou alors, il doit proposer à ses assurés une indemnisation. Ce que n'a pas fait Aviva. Ou avec de telles conditions qu'un certain nombre de ses assurés ont refusé d'abandonner leur contrat. En représailles, l'assureur a donc été plus loin : il a tout simplement cessé de comptabiliser les opérations des récalcitrants. De leur côté, ceux-ci ont alors fait appel à des huissiers qui ont constaté les opérations effectuées chaque jour : il existe de pleins cartons de ces constats effectués pendant plus d'une vingtaine d'année!

"En refusant de solder ces contrats, Aviva se retrouve aujourd’hui avec un dossier qui représente des sommes colossales, sans doute plus d’un milliard d’euros pour les cas qui sont défendus par des avocats" regrette Guillaume Prache, président de la Fédération européenne des Usagers des Services Financierset seul expert financier français représentant les épargnants auprès de la Commission européenne.
Aviva régulièrement condamné

Aujourd'hui, la situation est devenue explosive. Les sommes qui ont été accumulées sur ces contrats dépassent, pour certains, la centaine de millions d'euros. Le tout, à partir d'un versement initial de quelques milliers de… francs! "Les sommes qui sont avancées par certains de ces clients sont extravagantes. De toute façon nous avons provisionné ce sujet dans nos comptes depuis longtemps" nous a expliqué le porte-parole d'Aviva. De fait, on trouve dans le rapport annuel d'Aviva une vingtaine de millions d'euros provisionnés pour ce type de sinistres.

Ces sommes seront-elles suffisantes? On en doute. La direction de l'assureur assure qu'elle est "droit dans ses bottes" et qu'elles suffiront, le cas échéant, à indemniser la "petite dizaine" (selon elle) de récalcitrants. Mais l'avocat Nicolas Lecoq-Vallon, spécialiste de ce type de conflits, est catégorique : "le risque se chiffre en milliards d'euros, avec des dizaines de contrats affichant des progression annuelles comprises entre 40 et 100% par an. Et des décisions qui vont toujours dans le même sens : il y a eu plus de 30 décisions de la Cour de Cassation en faveur des assurés et en défaveur d'Aviva."
Une situation devenue explosive

Max-Hervé George, un jeune homme de 24 ans vivant en Suisse titulaire d'un contrat multisupports "Sélection internationale" souscrit par son père, vient ainsi de gagner, contre Aviva. La Cour de cassation (cass. civ 2e 11-9-14, n°13-19497) a condamné Aviva à l'indemniser pour la "perte de chance" de faire prospérer son épargne selon les termes du contrat initial. Elle a jugé qu'Aviva devrait verser à Max-Hervé George 1,4 million d’euros pour la seule période 1997-2007. "Le 27 août 2014, le Tribunal de Grande Instance de Paris a homologué un rapport d’expertise qui chiffre le préjudice de ma famille à plus de 9,5 millions d’euros sur cette même période, soit un intérêt par an d’environ 68,615%" explique le jeune homme. Max-Hervé George entend bien être indemnisé pour l’ensemble de la vie du contrat. Or, souligne-t-il, "sur cette base d’un taux de revalorisation de 68 % par an, Aviva devra encore verser 55 millions d’euros" explique Max-Hervé George. Et son avocat, maître Lecoq-Vallon, avertit : si l'assureur t**de trop, "le préjudice se montera à un milliard en 2020 pour le seul Max-Hervé!"

Le temps presse, donc, pour Aviva. D’autant que d'autres membres de cette famille ont hérité de contrats similaires... Et même si, l'assureur joue la montre et fait "appel de presque toutes les décisions" comme il le souligne lui-même, ces décisions de justice s'accumulent un peu trop. Elles pourraient finir par mettre en péril l'actif de la compagnie et inquiéter des épargnants déjà désemparés par les soubresauts des marchés financiers.

Je ferais appel à ce Robin des bois :-)
22/05/2016

Je ferais appel à ce Robin des bois :-)

Portraits : Il affiche à son tableau de chasse des procès gagnés contre Aviva, Axa, Caisse d'épargne ou Gan. Après dix ans de combat, il est... à lire aussi Nicolas Lecoq-Vallon, Mutuelle Retraite de la Fonction Publique (MRFP) - Presse en ligne Argus de l'Assurance

https://news-assurances.com/actualites/epargne-2/assurance-vie/abeille-vie-aviva.Rebondissement, Feu mon père avait une ...
20/05/2016

https://news-assurances.com/actualites/epargne-2/assurance-vie/abeille-vie-aviva.

Rebondissement, Feu mon père avait une assurance vie chez Abeille racheté par Aviva, donc affaire à suivre, contacté par Aviva, qui se décide à me fournir copie du contrat et le détail des intérêts etc.... Je suis impatiente de les lire, quand je vois tout ceci !

La filiale française d'Aviva a été condamnée mercredi à verser sans délai environ 4,7 millions d'euros à une famille d'épargnants titulaire de quatre contr. Actualités de News Assurances.

Encore et toujours !
07/05/2016

Encore et toujours !

06/05/2016

L'ASSURANCE VIE QUI PLOMBE AVIVA - ET AVEC LA NORWICHUNION QUE SE PASSE-T'IL ?!

La compagnie n'arrive pas à se dépêtrer de deux contrats très spéciaux lancés en 1987 et qui vont lui coûter très cher.

Certains décrochent le jackpot, d'autres tombent sur un puits de pétrole dans leur jardin, d'autres encore héritent d'un oncle d'Amérique. André Puigelier, lui, a tout simplement signé un contrat d'assurance-vie auprès d'Abeille Vie, tombé depuis dans l'escarcelle d'Aviva Un héritage dont l'assureur britannique se serait volontiers passé. « En 1991, j'ai investi 150 000 euros, raconte l'ancien entrepreneur, maintenant retraité. Aujourd'hui, mon contrat vaut au moins 10 millions d'euros. »

La belle bêtise d'Abeille Vie
Il est impossible actuellement de reproduire la performance : Aviva ne propose plus ce type de contrat. Le britannique avoue d'ailleurs, officieusement, que la commercialisation de cette assurance-vie « à cours connu » s'est révélée une belle bêtise. On le comprend : sa facture, dans cette affaire, pourrait se compter en... dizaines de milliards d'euros. Largement de quoi faire tanguer le sixième assureur mondial.
Comment Aviva en est-il arrivé là ? Pour le comprendre, il faut faire un voyage dans le temps et remonter à la fi n des années 1980. Pendant que la génération Y découvrait, ébahie, le Club Dorothée, leurs parents plaçaient leur épargne, eux, dans les premiers contrats d'assurance-vie investis en actions. A l'époque, pas question de sauter d'un support à l'autre comme un cabri : Internet n'existait pas, il fallait envoyer son ordre d'achat par la poste ou utiliser un instrument qui passait alors pour être à la pointe de la technologie moderne : le Minitel.
C'est aussi à cette époque qu'une équipe commerciale d'Abeille Vie, pour attirer les bons clients, crée deux contrats d'assurance-vie multisupport, Sélectivaleurs et Sélections internationales. Ils permettent d'acheter des fonds actions mais - c'est là l'astuce - « à cours connu », en réalité au prix de la semaine précédente. Un sacré cadeau. La compagnie d'assurances en est tellement consciente qu'elle en fait un argument de vente, souligné noir sur blanc, sur les courriers adressés à ses clients (ci-contre, la proposition reçue par André Puigelier).

Au bonheur des signataires
Pour ces heureux assurés, c'est la fortune garantie. Le vendredi, il leur suffi t de vérifier le comportement de la Bourse. Elle a monté de 5 % ? Ils achètent le fonds actions, qu'ils paient à son cours du... vendredi précédent, et qui vaut déjà 5 % de mieux. La Bourse baisse ? Ils font la même chose mais à l'envers : ils vendent un de leurs fonds au cours de... la semaine précédente, donc d'avant la baisse. Pile le client gagne, face la compagnie perd, c'est le jackpot assuré.
Une telle générosité fait affluer les clients : plus de 20 000 signent, dont certains salariés d'Aviva. Mais elle coûte aussi très cher à la compagnie. Car, au milieu des années 1990, les transactions boursières deviennent de plus en plus faciles et rapides : le Minitel est out, Internet est in... et Aviva est K-O. A partir de 1997, la compagnie s'aperçoit - enfin - qu'elle perd des millions chaque mois. Elle décide alors de modifier le contrat de ses assurés - en langage d'assureur, cela s'appelle un avenant - en retirant les fonds actions les plus dynamiques et en supprimant la possibilité de faire des arbitrages « à cours connu ». En échange, l'assureur offre une garantie décès et un chèque-cadeau de... 100 francs. Hochet dérisoire qui convainc pourtant la majorité des souscripteurs. D'autres acceptent le rachat de leur contrat Aviva.

Rébellion des souscripteurs
L'incendie semble éteint. Mais il va repartir très vite. En 1999, une poignée de ceux qui avaient accepté l'avenant attaquent l'assureur, estimant qu'il leur a forcé la main. Ils sont rejoints par ceux qui n'avaient pas signé l'avenant. Tous reprochent à la compagnie de refuser l'accès aux supports initialement proposés par le contrat. Les mécontents décident de reprendre les arbitrages sur ces supports boursiers comme s'ils étaient toujours accessibles à travers leur assurance-vie. Pour cela, ils transmettent chaque semaine leurs arbitrages - fictifs - à la compagnie, mais par l'intermédiaire d'un huissier.
Absurde ? Pas tant que cela, car la justice va leur donner raison. Pas une fois, pas deux fois, mais... vingt fois en cour d'appel et neuf fois en Cour de cassation ! Cette dernière souligne « la violence morale exercée par l'assureur » lors de la signature des avenants.

Contrats jugés « altérés »
De façon récurrente, les juges considèrent que la compagnie, en supprimant unilatéralement certains supports, a profondément « altéré le contrat conclu » et la condamnent à exécuter le contrat initial.
De son côté, Aviva joue la carte de l'obstruction judiciaire avec un objectif : aller jusqu'au bout des procédures et, notamment, de celles permettant d'estimer les sommes qui doivent être restituées à ses clients. Au risque, pendant ce temps-là, de voir le montant des préjudices enfler chaque jour.
C'est le point le plus délicat. Pour le moment, personne ne connaît vraiment le montant du préjudice final. L'avocat de la compagnie d'assurances, le bâtonnier Bernard Vatier, estime que « les expertises n'ont pas permis d'aboutir à une estimation ». Faux, rétorquent les victimes, qui rappellent que plusieurs experts ont chiffré ces sommes en additionnant les opérations qu'ils ont réalisées, avec ou sans le consentement d' Aviva.
Et ces chiffres donnent le tournis : en 2005, un actuaire avait estimé la facture à 1,36 milliard d'euros. Or, depuis, ce montant a presque doublé tous les ans ! Jean-Louis Severini, un assuré qui a placé 4 millions de francs en 1993, estime que « la plus-value moyenne sur les contrats de ce type est de 100 % par an », et que son contrat vaut donc plusieurs dizaines de millions d'euros ! Il espère bien avoir confirmation de ses droits par une décision de la cour d'appel attendue pour septembre prochain, dit-il. Cette performance à peine imaginable a pourtant été confirmée en 2008 par une expertise réalisée pour le tribunal de grande instance de Paris.
A ce train-là, les sommes s'envolent : le préjudice d'une cliente qui avait investi 285 000 euros a ainsi été estimé par un expert judiciaire près la Cour de cassation à 15 millions d'euros pour la seule période 19972007. « Sur la base des 70 millions d'épargne que représentent mes 70 clients concernés, on arriverait à la somme - incroyable, je vous l'accorde - de 32 milliards d'euros de préjudices », avance l'avocat Nicolas Lecoq Vallon, qui souligne aussi que la compagnie « n'a provisionné ce litige qu'à hauteur d'une quarantaine de millions ».

Payer ou négocier
Après avoir joué le pourrissement du conflit pendant une douzaine d'années et accumulé les décisions de justice défavorables, l'assureur n'a plus beaucoup de marge : il va devoir payer... ou négocier. Dans les deux cas, cela risque de mettre à mal les résultats de ce groupe coté à la Bourse de Londres. Une perspective si explosive que ni Aviva Paris ni Aviva Londres n'ont voulu la dessiner et qu'ils ont refusé de répondre à nos questions.

LES FAITS

1987
Abeille Vie, rachetée depuis par Aviva, lance deux contrats multisupport avec des arbitrages « à cours connu ».

1997
Aviva interdit ces arbitrages.

1999
Des assurés veulent reprendre leurs arbitrages. La compagnie les bloque.

2000-2005
Condamnation de l'assureur par des tribunaux.

2008
Expertise décisive du TGI de Paris : hors avenant, le contrat aurait rapporté en moyenne 100 % par an.

2010
Quatre arrêts de la cour d'appel de Paris rejettent la prescription réclamée par Aviva et condamnent à nouveau l'assureur à restituer les supports.

D'autres assureurs ont éteint l'incendie

Abeille Vie (depuis, dans l'escarcelle d'Aviva) n'est pas la seule compagnie d'assurances à avoir commercialisé les contrats « à cours connu ». Pour attirer les clients haut de gamme, tous les grands assureurs ont à cette époque fait de telles propositions, notamment Axa et AGF (racheté plus t**d par le groupe Allianz). Mais, contrairement à Aviva, ces deux compagnies ont choisi d'éteindre l'incendie en rachetant un à un les contrats de leurs clients.

Ce jeune épargnant de 24 ans, titulaire d'un contrat depuis 1997 ouvert à son nom par son père, vient d'ailleurs d'obten...
06/05/2016

Ce jeune épargnant de 24 ans, titulaire d'un contrat depuis 1997 ouvert à son nom par son père, vient d'ailleurs d'obtenir une victoire par KO devant la Cour de cassation. La plus haute juridiction judiciaire a ainsi condamné Aviva à l'indemniser pour sa perte de chance de faire prospérer son épargne selon les termes du contrat initial. Max-Hervé George doit ainsi toucher 1,4 million d'euros pour la période jugée (1997 à 2007). Une paille pour l'assureur, mais qui pourrait rapidement mettre ses comptes en péril.

L'assureur pourrait devoir rapidement plus de 1 milliard d'euros à un jeune épargnant.

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