07/02/2026
⚠️ Faux courtiers en crédit immobilier : une escroquerie en forte progression
Depuis plusieurs mois, une nouvelle forme d’arnaque se développe dans le secteur du crédit immobilier, touchant de nombreux particuliers au moment clé de leur projet d’acquisition.
Comment fonctionne cette escroquerie ?
Le fraudeur se fait passer pour un courtier en crédit immobilier, parfois en utilisant un numéro ORIAS usurpé, ce qui renforce la crédibilité de la démarche.
1️⃣ Ciblage du client
Le faux courtier capte des candidats au crédit immobilier via internet, les réseaux sociaux ou des plateformes de leads.
2️⃣ Collecte des documents
Il demande l’ensemble du dossier de financement : pièces d’identité, avis d’imposition, compromis de vente, relevés bancaires…
3️⃣ Présentation d’un faux accord de prêt
Le client reçoit une fausse lettre d’accord bancaire, souvent assortie d’un taux particulièrement attractif, ce qui installe un climat de confiance.
4️⃣ Demande de versement de l’apport
Sous prétexte de “sécuriser l’opération” ou de “créer un compte de dépôt”, le fraudeur demande au client de verser son apport personnel sur un compte bancaire.
Une fois le virement effectué, l’escroc disparaît.
Résultat : le client perd son apport et se retrouve sans aucun recours, car l’opération ne correspond à aucun financement réel.
Comment se protéger ?
Vérifier systématiquement l’immatriculation ORIAS directement sur le site officiel (et non via un document transmis).
Ne jamais verser d’apport ou de fonds sur un compte tiers à la demande d’un courtier.
Les fonds liés à une acquisition immobilière transitent exclusivement par le notaire ou l’établissement prêteur.
Se méfier particulièrement des offres affichant des conditions “exceptionnelles” ou des taux anormalement bas.
Cette fraude est de plus en plus fréquente, et la vigilance des emprunteurs est aujourd’hui essentielle.
En tant que professionnel du courtage depuis de nombreuses années, je recommande à chaque acquéreur de faire vérifier toute proposition de financement en cas de doute. Une simple vérification peut éviter la perte de plusieurs dizaines de milliers d’euros.