06/09/2026
Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de Léon.
Derrière Septembre en Or, derrière le ruban jaune et les campagnes de sensibilisation, il y a des enfants.
Il y a aussi des parents, des frères, des sœurs, des grands-parents, des proches… Des familles entières dont la vie peut basculer en quelques heures.
Léon aura 6 ans le 12 octobre prochain.
Pourtant, cela fait déjà plus de deux ans que la maladie fait partie de son quotidien.
Il n’avait que 3 ans et 10 mois lorsque tout a commencé.
La famille était en vacances dans le sud de la France lorsque Léon a commencé à souffrir de vomissements et de maux de tête au réveil.
Ses parents ont d’abord pensé à une insolation.
Les médecins ont ensuite suspecté une méningite.
Puis un scanner a révélé ce qu’aucun parent ne voudrait jamais entendre, Léon avait une tumeur au niveau du cervelet.
Au moment du diagnostic, la famille était à l’hôpital de Lisieux.
C’était un vendredi.
À partir de cet instant, tout s’est enchaîné à une vitesse vertigineuse.
Une ambulance est venue chercher Léon pour l’emmener immédiatement au CHU de Caen, en réanimation pédiatrique.
Deux jours plus t**d, le dimanche, ce petit garçon de seulement 3 ans était opéré une première fois du cerveau.
Le jeudi suivant, il subissait une seconde opération.
Puis sont venues 30 séances de radiothérapie et neuf mois de chimiothérapie, des mots que l’on associe spontanément aux adultes et que l’on voudrait ne jamais avoir à prononcer lorsqu’on parle d’un enfant.
Malheureusement, malgré tous ces traitements, le cancer de Léon a récidivé très rapidement.
Depuis maintenant un an, il a repris la chimiothérapie.
Et pendant la maladie, la vie, elle, doit continuer. Ses parents travaillent,
Léon va à l’école lorsque son état le permet, et toute la famille doit composer avec les soins, la rééducation, les rendez-vous médicaux et les imprévus.
Grâce également à l’aide précieuse de leurs proches, ses parents ont réussi à trouver une organisation, une organisation qui peut être bouleversée à tout moment par la maladie.
Si j’ai souhaité vous raconter aujourd’hui l’histoire de Léon, c’est surtout pour transmettre un message important de sa maman.
Non, les cancers pédiatriques ne sont pas plus simples, moins douloureux ou moins difficiles à traiter que les cancers chez l’adulte.
Les enfants connaissent eux aussi les chimiothérapies et leurs effets secondaires, les examens, les hospitalisations, les opérations et les traitements lourds.
Pour la radiothérapie, la machine utilisée est d’ailleurs la même que pour les adultes.
Leur jeune âge ne les protège malheureusement pas de la violence des traitements.
Et lorsque l’on est parent, il faut aussi vivre avec des questions auxquelles personne ne peut encore vraiment répondre, quelles traces ces traitements laisseront-ils sur la croissance de son enfant, sur son développement et, plus t**d, sur sa vie d’adulte ?
Rien ne leur est véritablement épargné, si ce n’est cette immense bienveillance dont savent les entourer les médecins et les soignants.
Et pourtant, au milieu de tout cela, Léon reste un petit garçon.
Un petit garçon qui devrait simplement avoir à penser à jouer, apprendre, rire, aller à l’école, souffler ses bougies et grandir.
Comme beaucoup d’enfants confrontés à la maladie, il possède cette incroyable capacité à continuer de sourire et à profiter des bons moments lorsqu’ils se présentent.
Et c’est peut-être justement ce qui peut parfois nous tromper.
Parce qu’un enfant qui joue et qui sourit peut donner l’impression que ce qu’il traverse est moins difficile.
Mais leur sourire ne signifie pas qu’ils souffrent moins. Leur capacité à rire ne rend pas leurs traitements moins lourds.
Leur courage ne rend pas leur cancer moins grave.
Ils continuent simplement, malgré tout, à être des enfants.
Alors aujourd’hui, derrière le ruban jaune de Septembre en Or, je voulais mettre un prénom, Léon.
Un petit garçon qui aura bientôt 6 ans et qui, depuis l’âge de 3 ans, connaît déjà les opérations, la radiothérapie, la chimiothérapie et la récidive.
Pensons très fort à Léon, à ses parents et à tous ceux qui l’entourent.
Pensons également à tous ces enfants et à toutes ces familles qui vivent avec la maladie au quotidien.
Et lorsque nous voyons l’un de ces enfants sourire, n’oublions jamais une chose…derrière ce sourire, le combat, lui, est bien réel.