Arnaque au Bitcoin ou Cryptomonnaie

Arnaque au Bitcoin ou Cryptomonnaie Bitcoin et Cryptomonnaie coinmarketcap

10/01/2020

Nombreux d'entre vous, nous demandent des renseignements sur les crypto achetées depuis un compte Revolut. Nous ne pouvons pas vous renseigner et conseillons de ne pas utiliser ce genre de compte bancaire. Bonne continuation. L'équipe

09/07/2018

Message d'un de nos membres :
Bonjour.
Mes parents ont été victimes d'une arnaque du style dont vous parlez et j'aimerai savoir si vous connaissez quelqu'un qui connait la structure BILL DANMARK, et si oui que pouvez vous m'en dire (adresse, dirigeants, activité) tout ce qui pourrait m'être utille.

Merci à vous pour les informations que vous voudrez bien me donner

La PJ a reçu une quinzaine de plaintes de particuliers qui ont tout perdu en pensant spéculer sur la crypto-monnaie.Le p...
04/07/2018

La PJ a reçu une quinzaine de plaintes de particuliers qui ont tout perdu en pensant spéculer sur la crypto-monnaie.

Le propre des escrocs est de savoir s’adapter. L’arrivée des monnaies électroniques sur le marché et l’engouement qu’elles suscitent auprès d’un certain public, est une aubaine pour eux. Bitcoin, Dash, Euthereum, Ripple, etc, sont autant de nouvelles monnaies virtuelles ou crypto-monnaies proposées par des plates-formes d’échanges sur Internet. Ces monnaies électroniques ne sont pas garanties par les autorités et peuvent présenter beaucoup de risques pour de rares avantages.

Investir dans une crypto-monnaie après avoir été démarché sur la Toile ne serait donc pas forcément une bonne idée.

Les conseils pour éviter cela :

Une quinzaine d’épargnants girondins et de départements voisins viennent d’en faire l’amère expérience. « Les plaintes s’accumulent, observe le commissaire Paul Bousquet, chef de la division des affaires économiques et financières de la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Bordeaux. Ces personnes pensaient faire de bonnes affaires mais attention, la poule aux œufs d’or n’existe pas ! »

Plus de 700 000 euros perdus

La plupart des victimes ont perdu quelques milliers, voire dizaines de milliers d’euros. L’une d’entre elles a même anéanti tout son patrimoine : deux maisons pour un total de plus de 700 000 euros ont été vendues et la somme engloutie dans des bitcoins sur un site géré depuis l’étranger par des escrocs.

Le discours de ces derniers est bien rodé et la technique est souvent la même. Une fois la victime démarchée et après avoir mordu à l’hameçon, celle-ci est invitée à investir. Quelques semaines s’écoulent. Le rendement semble intéressant et c’est là que les escrocs passent à l’attaque en proposant d’effectuer de nouveaux versements. De façon très aimable, ils instaurent un climat de confiance, insistent sur la flambée des crypto-monnaies et font miroiter des rendements toujours plus attractifs de l’ordre de 4 à 5 %. « Ces discours sont trop beaux pour être vrais, il s’agit d’un leurre, prévient le commissaire Paul Bousquet. Ils sont l’apanage de réseaux mafieux. Ces escrocs maîtrisent parfaitement le vocabulaire de la finance et peuvent paraître crédibles au téléphone. »

L’argent viré par l’épargnant atterrit sur un compte domicilié au Portugal et repart ensuite en Israël ou en Chine. Impossible alors de récupérer les fonds et d’établir un contact avec vos interlocuteurs !

Pour se prémunir de toute mauvaise surprise, il est vivement conseillé avant de miser un euro de consulter la liste noire des plates-formes sur le site de l’autorité des marchés financiers www.amf-france.org.

« En cas de déconvenue, il faut déposer plainte très vite, insiste le commissaire Bousquet. Dans un laps de temps très court, on peut parfois récupérer l’argent. »

Robert Ophèle, président de l’AMF, a présenté le rapport annuel 2017 à la commission des finances de l’Assemblée nationale. Parmi les sujets évoqués : les missions et l’organisation de l’AMF, les enjeux de supervision européenne, de mise en place de nouvelles réglementations, de l....

http://canalz.levif.be/embed/video/807963
26/06/2018

http://canalz.levif.be/embed/video/807963

L'envol des cryptomonnaies ces derniers mois attirent les investisseurs en quête de plus-value rapide. Mais ce nouveau marché, non régulé, suscite également la convoitises de nombreux escrocs qui veulent profiter de cette nouvelle poule aux oeufs d'or. Dans le cadre de son bitcoin challenge, Gi...

Vidéo surprenante ATTENTION
25/06/2018

Vidéo surprenante
ATTENTION

Le Bitcoin, monnaie virtuelle, a pris énormément de valeur en quelques mois. Ce produit financier très spéculatif attire de nombreux épargnants, mais également des escrocs. En France, les plaintes se multiplient.

25/06/2018

C'est la monnaie virtuelle incontournable : le Bitcoin. Celle qui attire les épargnants, mais aussi les escrocs. Depuis plusieurs mois, de nombreux sites internet promettent des rendements jusqu'à 30%. Attiré par cet argent facile, ce retraité du Puy-de-Dôme décide de les contacter. Le retraité est mis en confiance par son conseiller et deux premiers profits virtuels. Il investit alors plus de 55 000 euros, qu'il verse sur des comptes à Malte et en Slovaquie, lorsque sa banque l'appelle. Malgré ses relances, le retraité ne reverra jamais ses économies et décide de porter plainte.
Plusieurs dizaines de plaintes enregistrées

Pourtant, le site internet, lui, existe toujours. L'entreprise serait officiellement basée près de Londres, au Royaume-Uni, dans un pavillon de banlieue. Nous les avons contactés en nous faisant passer pour de potentiels clients. Selon eux, il n'y a pas de crainte à avoir. Face à ces arnaques, les professionnels du Bitcoin, qui eux, ont pignon sur rue, appellent les utilisateurs à la plus grande prudence. Plusieurs dizaines de plaintes ont déjà été enregistrées. L'une des victimes a même perdu plus de 700 000 euros.

Nouvelles arnaques, Bitcoin, diamants, trading, quels recours possibles ?Dans la torpeur de l’été, un après-midi de juil...
25/06/2018

Nouvelles arnaques, Bitcoin, diamants, trading, quels recours possibles ?

Dans la torpeur de l’été, un après-midi de juillet, mon téléphone sonne. Le numéro qui s’affiche m’est inconnu mais commence par un indicatif étranger. +35 315 134 204. Dans le doute, je décroche. Si c’était un confrère journaliste, ou un client potentiel ? Non. J’entends un brouhaha de centre d’appel. Un jeune homme avec un fort accent germanique m’explique en anglais qu’il s’appelle Benjamin Goldfin (nageoire d’or en français, est-ce un pseudo ?). Il prétend appeler de Zurich, en Suisse, et travailler pour la société Trade Twenty Four (Trade24), qui forme des experts pour apprendre aux particuliers à investir sur le Forex, le marché des changes (foreign exchange = marché des devises). Ah bon ? Voilà qui est intéressant.

Je saute sur l’occasion et allume l’enregistreur de mon téléphone, en lui faisant répéter sa tirade. Nous avons une conversation assez surréaliste et néanmoins amusante, car Ben n’a pas compris que je connaissais ce sujet mieux que lui. Le jeune Goldfin m’interroge sur mes connaissances du Forex, mais je lui réponds en le questionnant sur le but et le contexte de son appel.

Pourquoi m’appelez-vous ? Que voulez-vous ? Que vendez-vous ? Why are you calling me, what do you want, what do you sell ?

Ben se démène comme un diable, pour tenter de me faire rentrer dans ses cases. Je le fais un peu tourner en rond mais il ne se décourage pas.

Nous allons vous apprendre le Forex, comment ça marche, le social trading. Nous avons différentes plateformes. Nous aidons les gens à investir. Nous ne touchons pas l’argent. Disons que vous investissez 100 euros. Le dollar baisse. Vous vendez des dollars, pour 100 euros, et vous encaissez des gains, juste comme le font les banques, mais vous le faites vous-même.

Hum, hum… C’est mignon ! (That’s cute ! je lui dis)

Au bout de neuf minutes je finis par lui faire dévoiler son jeu : il fait du démarchage téléphonique auprès de prospects tirés au sort, pour vérifier leurs connaissances du Forex avant de les passer à un de leurs experts, susceptible de leur faire ouvrir un compte pour spéculer sur les devises. En résumé, c’est un courtier qui vend un service de trading sur devises, bien qu’il n’en soit pas très sûr.

Après dix minutes de ce petit jeu exploratoire, Ben Goldfin, soulagé, peut enfin me mettre en contact avec un de ses « senior » (supérieur), à qui il résume mon profil. Nouvelle tranche de rigolade en perspective !

Hello Gilles ? Good afternoon ! C’est Nathan Matthews au téléphone, senior account executive à Trade Twenty Four, comment ça roule mon pote ! Le ton est donné (How is thing today buddy ?).

Je le calme tout de suite, c’est moi qui pose les questions.

J’ai mal entendu, vous pouvez épeler votre nom à nouveau ?

Il épèle N.A.T.H.A.N M.A.T.H.E.A.W.S. Si ce n’est pas un pseudo c’est en tout cas très pratique pour se fondre dans l’anonymat. Il y a 127 Nathan Matthews sur le réseau social professionnel Linkedin, aucun avec son orthographe. Combien de senior account executives à Trade24 ? Officiellement aucun. Nathan est un fake, bien sûr. C’est le Forex !

Gilles, enchanté de te rencontrer pour commencer ! Very nice to meet you, first of all, me lance Nathan avec un accent moyen-oriental collant parfaitement avec le personnage que j’imagine au bout du fil : un bonimenteur bling-bling et mythomane toujours bronzé, prêt à vendre sa mère si ce n’est déjà fait, et à se vanter de tout et n’importe quoi pour faire gober son arnaque à des épargnants naïfs mais flattés.

J’entends un bip, c’est quoi ce bruit ? S’inquiète Nathan. C’est un dispositif de surveillance, je lui dis. Vous êtes au travail maintenant ? Je suis toujours au travail, pas vous ? Toujours au travail ? Hein. Maintenant, parlez-moi du bip, je ne comprends pas.

Si vous êtes courtier, vos conversations doivent être obligatoirement surveillées.

Nathan commence à s’agacer.

Vous enregistrez notre conversation, oui ou non ? Vous l’enregistrez bien vous-même, n’est-ce pas ? Non, non, je vous demande si vous enregistrez, vous. Je vous pose une question simple, vous ne me répondez pas. Vous devez savoir que… NON, NON. Répondez, je vous pose une question simple. Vous ne me répondez pas et je commence à m’énerver.

I’m getting nervous. Rrrrrooorroaaaeehhhh… Le trader perd son sang froid. (minute 13’07 » de l’enregistrement)

Je le relance. Si vous enregistrez, quel est le problème, vous devez enregistrer n’est-ce pas ? Bien sûr que j’enregistre cette conversation, admet Nathan, mais vous, vous enregistrez ou non ? Répondez. Pourquoi vous ne m’avez pas dit que vous m’enregistrez, je lui demande. Parce que vous ne m’avez pas laissé l’opportunité de commencer à vous parler (il est gonflé). Mais si, vous avez parlé le premier. Vous m’avez même dit que vous étiez heureux de me rencontrer, bien que je ne me souvienne pas que nous nous soyons rencontrés.
OK, maintenant vous allez prétendre être plus rusé que moi ? (OK. Now you’re gonna pretend to be more clever than me ! @13’35 » on the tape).

[themoneytizer id= »3165-16″] Nathan s’énerve. Pour une fois que ce n’est pas lui qui prend les gens pour des imbéciles, mais un prospect qui le prend à son propre jeu de dupe !
Ça ne va pas marcher. Je le sens. Je sens que vous simulez, et je n’aime pas ça ! (It’s not gonna happen. I feel it. I feel that you’re pretending and I don’t like it ! tape@14’07 »)

Quelle est votre problème alors ? (What is your issue then ?).

OK c’est bien. Qu’est-ce qui est bien ? Non ce n’est pas bien. Si c’est bien que vous essayiez de comprendre que vous n’êtes pas complètement en conformité avec les réglementations du courtage et que vous vous en rendiez compte.
J’essaye de lui expliquer qu’il s’énerve car il sait qu’il fraude, le trader raccroche sans dire au revoir.

Toute proposition de trading Forex est une arnaque ! Les lecteurs de Deontofi.com le savent bien. Depuis 2013, le site de la déontologie financière a été le premier média a dénoncer catégoriquement et sans réserve les arnaques au trading Forex, qu’elles soient « légales » ou totalement frauduleuses.

Dans 99% des cas, les intermédiaires en trading Forex promettant des gains faciles sont des vitrines d’entreprises factices, arborant parfois un faux-nez de légalité en brandissant un agrément de l’autorité boursière chypriote leur permettant d’opérer en France grâce au passeport européen. Quant aux autres, ceux disons à peu près mieux régulés, une étude du gendarme boursier (Autorité des marchés financiers) a montré qu’ils plumaient autant leurs clients. Certains comme FXCM, grand annonceur publicitaire de médias sérieux, a même été interdit aux Etats-Unis début 2017.

En France, la lutte contre la publicité et le démarchage illicites pour les arnaques au trading Forex a été renforcée par la loi Sapin 2 du 9 décembre 2016 (lire ci-dessous).

Pourtant ça continue ! Pour mémoire, la publicité par voie électronique pour le trading a enfin été interdite par l’article 75 de la Loi Sapin 2 du 9 décembre 2016 créant l’Article L222-16-1 du Code de la consommation qui dispose que :
« La publicité, directe ou indirecte, adressée par voie électronique à des clients susceptibles d’être non professionnels, notamment des clients potentiels, relative à la fourniture de services d’investissement portant sur les contrats financiers définis à l’article L533-12-7 du code monétaire et financier est interdite.»
Pour mettre un terme aux opérations de propagande de la mafia du trading Forex par le biais de sponsoring sportif, déjà dénoncé avec vigueur sur Deontofi.com, ces publicités déguisées pour ces arnaques réelles sont aussi interdites depuis la Loi Sapin 2 du 9 décembre 2016 par l’article L222-16-2 du Code monétaire et financier.
....

https://deontofi.com/des-escrocs-du-trading-forex-deguises-en-gendarmes-boursiers/

ATTENTION SITE ARNAQUE
25/06/2018

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Intervenez et racontez-nous votre expérience. Celle-ci permettra à beaucoup d'entre nous de ne pas se faire arnaquer.Ces...
25/06/2018

Intervenez et racontez-nous votre expérience. Celle-ci permettra à beaucoup d'entre nous de ne pas se faire arnaquer.

Ces sociétés fictives n'ont qu'un seul but : Nous plumer.

Citez leurs noms commerciaux et sites internet, cela servira à beaucoup de futures victimes

Fausses monnaies, levées de fonds en crypto-monnaies bidons, minages factices… Les escroqueries inondent la toile malgré...
25/06/2018

Fausses monnaies, levées de fonds en crypto-monnaies bidons, minages factices… Les escroqueries inondent la toile malgré la vigilance et les avertissements de la communauté.

Les arnaques aux crypto-monnaies se suivent mais ne se ressemblent pas Fausses monnaies, levées de fonds en crypto-monnaies bidons, minages factices… Les escroqueries inondent la toile malgré la vigilance et les avertissements de la communauté.
Kia Rio

La communauté bitcoin s'agrandit : les fonds d'investissements commencent à miser dessus, la banque américaine Goldman Sachs envisage d'ouvrir un desk de trading dédié, Amazon vient d'acheter des adresses web liées aux crypto-monnaies... Mais cette popularité n'est pas sans danger. Les arnaques au bitcoin et autres crypto-monnaies continuent de fleurir sur le web malgré la vigilance de la communauté. Il est impossible de connaître l'ampleur de ce phénomène mais certains continents sont plus touchés que d'autres. "L'endroit du monde où les arnaques se diffusent le plus est l'Asie du Sud-Est, en particulier la Chine. La culture du jeu d'argent est très forte là-bas. C'est d'ailleurs pour cette raison que la Chine a une attitude sévère envers les crypto-monnaies. En Europe, il y a aussi des arnaques mais elles sont moins organisées qu'en Asie", assure Alexis Roussel, cofondateur de Bity, plateforme d'échanges de bitcoin et ether.

Avec un cours à plus de 7 000 dollars, et qui a été multiplié par sept en moins d'un an, le bitcoin n'est plus à portée de tous. "Aujourd'hui, l'aspect psychologique est le point de départ de ces arnaques. On vous dit : vous avez raté le bitcoin, on a mieux à vous proposer", explique Alexis Roussel. "On met "coin" à la fin de n'importe quoi et on dit que c'est une crypto-monnaie alors qu'il n'y a rien derrière", se désole Manuel Valente, directeur de la Maison du Bitcoin.

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Les arnaques aux crypto-monnaies se suivent mais ne se ressemblent pas

Charlie Perreau
JDN


Mis à jour le 08/11/17 15:46

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Les arnaques aux crypto-monnaies se suivent mais ne se ressemblent pas Fausses monnaies, levées de fonds en crypto-monnaies bidons, minages factices… Les escroqueries inondent la toile malgré la vigilance et les avertissements de la communauté.
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La communauté bitcoin s'agrandit : les fonds d'investissements commencent à miser dessus, la banque américaine Goldman Sachs envisage d'ouvrir un desk de trading dédié, Amazon vient d'acheter des adresses web liées aux crypto-monnaies... Mais cette popularité n'est pas sans danger. Les arnaques au bitcoin et autres crypto-monnaies continuent de fleurir sur le web malgré la vigilance de la communauté. Il est impossible de connaître l'ampleur de ce phénomène mais certains continents sont plus touchés que d'autres. "L'endroit du monde où les arnaques se diffusent le plus est l'Asie du Sud-Est, en particulier la Chine. La culture du jeu d'argent est très forte là-bas. C'est d'ailleurs pour cette raison que la Chine a une attitude sévère envers les crypto-monnaies. En Europe, il y a aussi des arnaques mais elles sont moins organisées qu'en Asie", assure Alexis Roussel, cofondateur de Bity, plateforme d'échanges de bitcoin et ether.

Avec un cours à plus de 7 000 dollars, et qui a été multiplié par sept en moins d'un an, le bitcoin n'est plus à portée de tous. "Aujourd'hui, l'aspect psychologique est le point de départ de ces arnaques. On vous dit : vous avez raté le bitcoin, on a mieux à vous proposer", explique Alexis Roussel. "On met "coin" à la fin de n'importe quoi et on dit que c'est une crypto-monnaie alors qu'il n'y a rien derrière", se désole Manuel Valente, directeur de la Maison du Bitcoin.
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"On met "coin" à la fin de n'importe quoi et on dit que c'est une crypto-monnaie alors qu'il n'y a rien derrière"

La plus célèbre de ces escroqueries est Onecoin. Créée en septembre 2015, le Onecoin a tout l'air d'une crypto-monnaie comme les autres sauf qu'elle est basée sur une pyramide de Ponzi. Cette technique notamment utilisée par Bernard Madoff consiste à rémunérer l'investissement des clients grâce aux fonds apportés par les nouveaux entrants. Les créateurs de Onecoin demandent aux internautes intéressés d'envoyer de l'argent contre des Onecoins. Une partie de l'argent empochée servirait à payer les montants que les autres victimes s'attendent à recevoir après avoir, elles aussi, acheté l'investissement en question. Autre problème dans le cas de Onecoin : cette "monnaie" n'est échangeable sur aucune plateforme de crypto-monnaies. "Les créateurs de OneCoin ont créé leur propre plateforme d'e-commerce qui fonctionne uniquement à l'intérieur de leur propre écosystème", indique Manuel Valente. Et la seule plateforme d'échange Xcoinx, créée en 2015, est toujours en maintenance… Malgré des interdictions dans plusieurs pays, les arrestations de certains membres et investisseurs, les avertissements de grands médias comme le britannique Mirror, Onecoin continue de fonctionner. "Il y a encore une sorte de fièvre qui pousse les gens à vouloir gagner plus d'argent avec les crypto-monnaies", regrette Manuel Valente.

Dans la série des faux, il existe aussi les fausses plateformes d'échanges de crypto-monnaies ou encore des faux portefeuilles Ethereum. Autre nouvelle arnaque : le minage en ligne. Pour sécuriser le réseau bitcoin et vérifier les transactions, des "mineurs" utilisent des machines dotées de puissance de calcul importantes (bien plus qu'un ordinateur ou un serveur d'entreprise). En échange, ils reçoivent des bitcoins nouvellement créés et les frais des transactions qu'ils confirment. Aujourd'hui, le minage n'est plus une activité rentable pour les particuliers en raison de la hausse de la concurrence. Seuls des entreprises et sites industriels, surnommées "fermes de minages", en ont la capacité technique et financière. Certains sites Internet proposent du minage en ligne aux particuliers, qui n'en est pas vraiment un.

"Au lieu d'acheter des machines que vous installez chez vous, vous créez un compte sur un site web, vous envoyez des bitcoins et eux utilisent ces bitcoin pour acheter des machines qu'ils gardent chez eux et qui minent à notre place. Ils gardent votre argent et vous ne gagnez rien", résume Manuel Valente.

Des ICO trompeuses
Les ICO (initial coin offering), ces levées de fonds en crypto-monnaies qui ont explosé cet été, ont aussi amené leurs lots d'arnaques. La majorité des projets ont collecté des dizaines de millions de dollars en quelques jours alors qu'aucun produit n'était encore sorti. Soit l'équipe en question met simplement du temps à développer sa technologie, soit elle profite de la folie ICO et n'a donc aucune intention de lancer un nouveau business. Andreas Antonopoulos, une figure renommée dans la communauté bitcoin, a récemment déclaré que 99,99% des ICO actuelles sont "de la camelote. Elles ne donneront aucun retour sur investissement."

Adresse

28 Rue De Lyon
Grenoble
38000

Site Web

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