28/04/2022
Inquiétudes grandissantes autour des phénomènes de corrosion dans les centrales nucléaires d’EDF !
Ce Vendredi 22 avril, l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a annoncé que le réacteur 3 de la centrale nucléaire de Cattenom, en Moselle (57), a été arrêté en mars. Un arrêt demandé par les autorités luxembourgeoises ; ces dernières s'inquiètent de la sécurité du site proche de ses frontières.
En effet, EDF a annoncé le 14 avril dernier, un problème de corrosion sous contraintes sur de nouveaux réacteurs (Cattenom 3, Chinon B3, Flamanville 2 et Golfech 1). Des contrôles ont donc été effectués sur les tuyauteries des réacteurs afin de connaître (i) l’origine du phénomène, (ii) la vitesse à laquelle il se produit (iii) mais aussi de pouvoir conforter les analyses de sûreté. Les résultats sont attendus dans le courant du mois de mai.
Si la suite de l’investigation venait à confirmer le problème de corrosion sous contraintes et que le cas s'avérait exact, confirmant potentiellement, par la même occasion, un défaut de série sur les réacteurs de 900 MégaWatts, pas moins de 32 réacteurs sur les 56 du parc nucléaire tricolore pourraient être touchés...
Un coup dur pour la production nucléaire française !
Alors même que l’Europe est plongée depuis 2 mois dans une crise géopolitique et énergétique majeure du fait du conflit russo-ukrainien, ces arrêts, déjà programmés pour certains jusqu’en 2024, auront pour conséquences inévitables :
--> Une baisse de production d’énergie électrique nucléaire à l’échelle nationale,
--> Un accroissement des achats sur les marchés européens,
--> Une flambée progressive des prix de l’énergie.
Sources : Les Échos / Le Figaro / EDF / Global Energy Partners