06/05/2025
POURQUOI l'assurance des véhicules électriques augmente-t-elle particulièrement en 2025 ? On vous explique :
1/ De nombreux propriétaires de véhicules électriques bénéficiaient d’une exonération partielle de la Taxe Spéciale sur les Conventions d’assurance (TSCA), ce qui permettait de réduire leur coût global d’assurance. Cette exonération avait un effet direct en réduisant le montant de la prime d’assurance d’environ 20%.
Cependant, depuis le début de l’année 2025, l’État a supprimé ce dispositif, ce qui entraîne une augmentation directe de la cotisation d’assurance.
Prenons deux véhicules assurés pour un contrat professionnel en tous risques, sans évolution du coefficient bonus-malus. L’un est un véhicule 100% électrique (éligible à l’exonération partielle en 2024) et l’autre un véhicule hybride (non-éligible à l’exonération partielle). Observons qu’en 2025, le véhicule hybride a subi une augmentation d’assurance d’environ 5,5%/, soit 115€ à l’année (environ 9€ TTC/mois). Tandis que le véhicule 100% électrique a connu une augmentation d’environ 22% soit 439,01€ TTC/an (environ 36€ TTC/mois).
Sans la suppression de l’exonération partielle de la TSCA, le véhicule 100% électrique aurait connu une augmentation d’environ 6% seulement sur son tarif TTC soit 133,71€ TTC/an (environ 11€/mois).
2/ La hausse de la taxe Cat-Nat en 2025
L’Etat a imposé aux assureurs une agmentation de 6 à 9% pour faire face à l’augmentation des sinistres liés aux phénomènes climatiques. Pour un véhicule électrique, comme pour tout autre type de voiture, cela accentue l’augmentation des cotisations.
3/ L’inflation des coûts de réparation et des pièces détachées : un problème bien réel
Un autre facteur contribuant à la hausse des primes d’assurance est l’inflation des coûts de réparation des véhicules et des pièces détachées, en particulier pour les véhicules électriques. En raison de l’augmentation des prix des matériaux, de la demande accrue de composants spécifiques, et des coûts logistiques, les réparations de véhicules électriques deviennent plus coûteuses. Par exemple, une batterie de voiture électrique peut représenter entre 10 000 € et 20 000 € de frais de réparation en cas de défaillance. Même si les véhicules électriques ont tendance à coûter moins cher à entretenir en dehors de ce type de panne, leur coût de réparation exceptionnellement élevé en cas de sinistre est un facteur que les assureurs doivent prendre en compte pour calculer leurs primes.
Les coûts des pièces détachées pour les véhicules électriques sont également plus élevés par rapport à ceux des véhicules thermiques. Une simple pièce comme un moteur électrique ou un système de gestion de batterie peut coûter plusieurs milliers d’euros, ce qui augmente considérablement la facture d’assurance en cas d’accident.
En résumé, les augmentations de vos cotisations d’assurance pour véhicules électriques ne sont pas uniquement le résultat de décisions prises par votre assureur, mais sont aussi le reflet de facteurs externes qui échappent à son contrôle. La suppression de l’exonération de la TSCA, la hausse de la surprime Cat-Nat et l’inflation des coûts de réparation et des pièces détachées sont autant d’éléments qui impactent directement votre cotisation.