10/12/2025
📝 Frais de notaire : de quoi parle-t-on vraiment ?
Quand on achète un bien, les « frais de notaire » ne constituent pas uniquement la rémunération du notaire, loin de là !
La somme réglée chez le notaire est largement reversée à l’État et aux collectivités :
~80 % : droits de mutation / taxes (Trésor public)
~10 % : débours (sommes avancées pour les pièces : urbanisme, cadastre, hypothèques, géomètre, etc.)
~10 % : émoluments du notaire (rémunération réglementée)
Ancien vs Neuf (ordre de grandeur)
Ancien : ~7 à 8 % du prix
Neuf soumis à TVA (VEFA, etc.) : ~2 à 3 %
Mini-lexique
Droits de mutation (~5,8 % base taxable dans l’ancien) : taxes d’enregistrement reversées au Trésor public.
Débours : frais payés par l’étude pour obtenir les documents obligatoires.
Émoluments : rémunération du notaire (sécurisation juridique, rédaction, publicité foncière), calculée par tranches selon un barème d’État.
🧭 À quoi servent ces montants ?
Droits & taxes : financent départements/communes + État (publicité foncière).
Émoluments : rémunèrent le service public notarial (sécurisation juridique de la vente).
CSI : enregistrement au service de publicité foncière (garantie et opposabilité).
En bref, ce que l’on appelle « frais de notaire » devrait en réalité être appelé « frais d’acquisition » ou « frais d’achat immobilier »
C'est un abus de language courramment utilisé.
En réalité, le notaire joue surtout un rôle de collecteur d’impôts pour l’État et les collectivités, et ne conserve qu’une fraction de ce que l’acquéreur verse au titre de ces frais.