15/10/2026
🔑 Bouquet, rente, DUH, aléa... le viager a son propre vocabulaire. Et si on le traduisait ?
Deuxième épisode de notre série : comment fonctionne un viager.
Le principe tient en une phrase : le vendeur cède son bien en échange d'une rente versée tant qu'il vit, avec ou sans bouquet.
Trois mots à retenir :
🔹 La rente : le cœur du viager. Un revenu régulier, versé chaque mois jusqu'au décès du vendeur.
🔹 Le bouquet : la somme versée à la signature. Il est facultatif : important, modeste, voire inexistant. Tout se construit selon les besoins du vendeur.
🔹 Le DUH (droit d'usage et d'habitation) : il permet au vendeur de rester chez lui, c'est le viager occupé. À l'inverse, en viager libre, l'acquéreur dispose du bien immédiatement.
Et c'est là que l'évaluation entre en jeu : en viager occupé, la valeur du DUH est déduite de la valeur vénale du bien, bouquet et rente se calculent donc sur cette valeur occupée.
Le vendeur garde son chez-lui, l'acquéreur investit à un prix qui tient compte de l'occupation. C'est tout l'intérêt de la formule, à condition que cette valeur soit estimée avec rigueur.
Reste l'aléa : personne ne sait combien de temps la rente sera versée.
C'est ce qui fait du viager un contrat aléatoire, et c'est aussi ce qui impose de bien le structurer.
C'est là que notre regard de CGP compte : choisir la formule qui correspond à la situation du vendeur, à ses besoins de revenus, à sa famille, et pas l'inverse. Notre boussole reste la même : la sécurisation des actifs de nos seniors.
Prochain épisode dans 15 jours : le droit d'usage et d'habitation (DUH) et l'avantage de la décote d'occupation, avec des exemples chiffrés selon l'âge du vendeur, seul ou en couple. 📅
Une question sur le viager, pour vous ou pour un proche ? Posez-la-nous en commentaire ou en message, nous y répondrons avec plaisir.