05/08/2022
ALERTE !!!
Le taux d'usure est calculé et fixé par la Banque de France, reprend le taux nominal du prêt et les couts annexes (assurance emprunteur, frais de dossier, frais de garantie et honoraires courtier). Au-delà de ce seuil, la banque préteuse ne peut le dépasser.
Aujourd'hui, nous sommes confrontés dans notre région Nord, au-delà des banques qui excluent de travailler avec les courtiers (CIC, CMNE, CA, LCL) ou qui ne veulent pas prêter à perte et qui ont stoppé leur activité en prêts immobiliers (CDN, SG, BNP, HSBC), à des refus bancaires pour cause usuraire.
Voici un exemple tout frais : un couple dont les revenus mensuels s'élèvent à 4.100 euros nous sollicite pour un emprunt de 210.000 € sur 20 ans, apport complet des frais (notaire, frais de dossier bancaire, frais de garantie et honoraires courtier). Nous soumettons le dossier auprès d'un des derniers établissement qui reste actif sur le marché, sur la base d'un prêt immobilier de 210.000 € sur 20 ans au taux nominal de 1,95% et une assurance emprunteur à hauteur de 100% sur chaque tête, normes d'endettement respectées à hauteur de 28%, un Reste à Vivre de 2.951 € pour une famille de 4 personnes et une épargne résiduelle après opération de l'ordre de 35.000 €. Retour de l'Ets bancaire : refus sur ce dossier car il est usuraire, il dépasse le fameux taux fixé par la BDF à 2,57%
Donc Mesdames, Messieurs du gouvernement et de la chambre des députés, il est grand temps réagir et d'agir rapidement. Non seulement les emprunteurs ne peuvent plus emprunter mais, aussi, c'est toute l'activité qui gravite autour de l'immobilier qui tombe dans une crise (appelons un "chat" un "chat") dont beaucoup ne vont pas se relever (agences immobilières, courtiers en crédits, diagnostiqueurs, marché des travaux,...) et cela dans très peu de temps, les jours sont comptés.