26/01/2026
Une petite rétrospective des taux d'intérêts bancaire depuis 1970.
Est-ce que les taux sont élevés aujourd'hui ? Comparons avec ce qui s'est passé depuis 55 ans.
Historique des taux de crédit immobilier : comprendre 40 ans d’évolution pour mieux emprunter en 2025
Les taux de crédit immobilier font régulièrement la une de l’actualité. Pourtant, pour bien comprendre les évolutions actuelles — et anticiper celles à venir — il est essentiel de prendre du recul et d’analyser l’historique des taux immobiliers sur le temps long.
Comment ont évolué les taux d’intérêt au cours des 40 dernières années ? Quels facteurs expliquent les phases de hausse ou de baisse ? Et surtout, que faut-il en retenir pour 2025 ?
L’essentiel à retenir
• 🔺 Années 1980 : des taux historiquement élevés, compris entre 10 % et 20 %
• 📉 Années 1990 et 2000 : une baisse progressive des taux, malgré la crise financière de 2008
• 🟢 Années 2010 : des taux historiquement bas, parfois sous la barre de 1 %
• 🔄 À partir de 2022 : retour de l’inflation et forte remontée des taux, au-delà de 4 % fin 2023
• 📉 2024 : amorce d’une baisse progressive des taux
• ⚖️ 2025 : stabilisation attendue des taux d’emprunt
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Historique des taux immobiliers : les années 1970
Les années 1970 sont marquées par une inflation élevée, amplifiée par les chocs pétroliers de 1973 et 1979. Face à cette flambée des prix, les banques centrales relèvent fortement leurs taux directeurs afin de freiner l’inflation.
Cette politique monétaire restrictive entraîne une hausse significative des taux d’intérêt et rend l’accès au crédit immobilier plus coûteux. La capacité d’emprunt des ménages se réduit, et les conditions de financement se durcissent.
Dans ce climat d’incertitude économique, l’immobilier conserve néanmoins son statut de valeur refuge, même si l’accès à la propriété devient plus complexe.
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Historique des taux immobiliers : les années 1980
Les conséquences des chocs pétroliers se prolongent au début des années 1980. Le prix du pétrole est multiplié par près de trois en quelques années, alimentant une inflation durablement élevée.
Pour y faire face, la Banque de France adopte une politique monétaire très restrictive. Les taux d’intérêt atteignent alors des niveaux records : entre 1982 et 1983, les taux immobiliers culminent autour de 16 %.
Dans la seconde moitié de la décennie, l’inflation recule progressivement. Les taux d’intérêt amorcent une baisse et se stabilisent autour de 9 % à la fin des années 1980.
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Historique des taux immobiliers : les années 1990
Au début des années 1990, les emprunteurs doivent encore composer avec des taux élevés : environ 9 % hors assurance. L’accès à la propriété est difficile, en particulier pour les primo-accédants. L’apport personnel devient un critère déterminant pour obtenir un financement.
Progressivement, la situation s’améliore. Les salaires augmentent, l’inflation est mieux maîtrisée et les taux d’intérêt poursuivent leur baisse. Dans le même temps, les prix immobiliers commencent à progresser, notamment dans les grandes agglomérations.
À la fin des années 1990, le taux moyen des crédits immobiliers tombe autour de 4 %, un niveau inédit à l’époque.
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Les taux de crédit immobilier depuis les années 2000
La baisse des taux se poursuit au début des années 2000, dans un contexte marqué par la création de la zone euro et une politique monétaire plus accommodante.
En 2006, il est possible d’emprunter à environ 3,5 % hors assurance, ce qui constitue une opportunité majeure pour les acquéreurs, notamment ceux ayant connu les taux à deux chiffres des décennies précédentes.
La crise financière de 2008 entraîne une remontée temporaire des taux autour de 5 %. Bien que cette crise soit liée aux subprimes américains — fondés sur des prêts à taux variables massifs — ses répercussions touchent l’ensemble de l’économie mondiale.
Les banques centrales interviennent alors massivement pour soutenir l’économie, contribuant à une nouvelle baisse des taux d’intérêt.
Les principaux facteurs qui influencent les taux immobiliers
Les taux de crédit immobilier dépendent notamment :
• du taux directeur de la Banque centrale européenne (BCE) ;
• du rendement des Obligations Assimilables du Trésor (OAT) à 10 ans ;
• de la durée du prêt ;
• des objectifs commerciaux et politiques de risque des banques.
Un emprunteur disposant d’un excellent profil peut ainsi négocier un taux inférieur à la moyenne du marché.
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Évolution des taux d’intérêt sur les 10 dernières années
Les années 2010 marquent un véritable âge d’or pour les emprunteurs. Les taux chutent progressivement de 5 % à environ 1 %, atteignant des niveaux historiquement bas en 2019–2021.
Les records sont observés en octobre 2019 :
• 0,80 % sur 15 ans
• 0,95 % sur 20 ans
• 1,25 % sur 25 ans
Les opérations de renégociation et de rachat de crédit se multiplient. Cette période de taux bas alimente également une forte hausse des prix immobiliers, notamment dans les métropoles.
La crise sanitaire et le développement du télétravail modifient les comportements : les acquéreurs s’orientent davantage vers les villes moyennes et les zones périurbaines.
En 2021, le marché atteint un sommet avec plus de 1,17 million de transactions et une production de crédit record dépassant 110 milliards d’euros au premier semestre.
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Hausse des taux immobiliers depuis 2022
Début 2022, la guerre en Ukraine provoque un choc énergétique majeur et relance l’inflation. En réponse, la BCE engage une série de dix hausses consécutives de ses taux directeurs à partir de mi-2022.
Les taux de crédit immobilier augmentent rapidement, d’environ +0,20 point par mois. Dès mai 2023, ils atteignent 3,5 % hors assurance, puis dépassent les 4 %.
Le mécanisme du taux d’usure devient un frein à l’octroi de crédit. Initialement protecteur, son mode de calcul — basé sur les taux des mois précédents — s’avère inadapté à une remontée rapide. La Banque de France instaure alors une actualisation mensuelle temporaire.
La production de crédit chute brutalement : -40 % entre avril 2022 et avril 2023. Malgré une légère baisse des prix immobiliers, le pouvoir d’achat immobilier des ménages recule fortement.
Bilan 2024 et perspectives pour 2025
L’année 2024 marque un tournant. Les taux d’intérêt amorcent une baisse progressive, passant de 4,24 % en début d’année à 3,37 % en novembre. Cette amélioration permet à de nombreux ménages de relancer leurs projets immobiliers.
Toutefois, la reprise reste freinée par la résistance de certains vendeurs à ajuster leurs prix.
Quelles perspectives pour 2025 ?
Pour 2025, les experts anticipent une stabilisation des taux :
• 2,8 % à 3 % sur 15 ans
• 3 % à 3,2 % sur 20 ans
• 3,2 % à 3,4 % sur 25 ans
Cette stabilité devrait soutenir progressivement le marché immobilier et favoriser le retour des investisseurs comme des primo-accédants.