La CAAR a été créée en 1963 en tant que Caisse d'Assurance et de Réassurance chargée de la cession légale dans le but de permettre à l'Etat Algérien de contrôler le marché des assurances. Les différentes phases de restructuration du marché algérien (monopole, fonctionnarisation du réseau, spécialisation, création de la Compagnie Centrale de Réassurance - C.C.R., création de la Compagnie Algérienne
des Assurances - C.A.A.T.) Depuis les réformes économiques introduites par les lois de 1988, la CAAR a été transformée en Société par actions dont le Ministère des Finances est l'unique actionnaire. Le capital social actuel est de l'ordre de 4 Milliards de Dinars entièrement libéré. Dans cet ordre d’idées, la récente promulgation de la Loi n°06-04 du 20 février 2006, modifiant et complétant l’ordonnance n°95 – 07 relative aux assurances, Vient conforter l’édifice législatif Algérien, avec une approche tendant à une prise en charge plus professionnelle des activités d’assurances en y introduisant de nouveaux instruments de régulation, d’organisation et de contrôle, faisant ainsi, de la sauvegarde des intérêts des clients et donc d’une meilleure couverture de l’Économie nationale Algérienne, la pierre angulaire de l’ensemble. Dans ce contexte, les dispositions de la nouvelle loi sur les assurances visent à assurer les conditions d’un marché favorisant une croissance réelle et une activité maîtrisée à travers les axes suivants :
La stimulation de l’activité par la diversification des produits d’assurance avec en particulier la promotion des assurances de personnes, mais également la diversification des modes de distribution des produits avec la possibilité donnée aux compagnies d’assurance de distribuer leurs produits par le biais du réseau bancaire. Le renforcement de la sécurité financière et de la gouvernance des sociétés d’assurance, avec l’exigence aux acteurs d’une bonne solidité financière et d’un management de qualité, ainsi qu’à travers les mesures de sauvegarde des intérêts des assurés. La réorganisation de la supervision des assurances avec l’institution de la Commission de supervision des assurances chargée de contrôler l’activité d’assurance et de réassurance. Depuis sa création, il y a plus de trente ans, la CAAR a eu à assumer de multiples missions qui se résument, entre autres :
- Au contrôle du marché des assurances par le biais de la cession légale
- Au monopole de l'Etat sur les opérations d'assurances.
- A la cession de son portefeuille des assurances transport à la CAAT en 1985
Le passage à l'autonomie des entreprises publiques ainsi que l'ensemble des réformes économiques menées depuis n'ont pas manqué d'avoir des répercutions sur le secteur des assurances parmi lesquelles il y a lieu de citer notamment :
La levée de la spécialisation, avec comme implication directe, une concurrence entre les différents opérateurs. Le désengagement de l'Etat sur la gestion des entreprises publiques avec tous les aspects liés à l'autonomie de l'entreprise. La libération de l'activité et les opportunités offertes au secteur privé d'exercer dans le secteur des assurances. La CAAR conformément à l'agrément obtenu du Ministère des Finances, a été habilitée à pratiquer toutes les opérations d'assurance y compris la réassurance. Dans le cadre de la concurrence et malgré les aléas du marché la CAAR a pu non seulement maintenir l'essentiel de son portefeuille mais également augmenter sa part du marché. La CAAR se situe, en terme de chiffre d'affaires à la deuxième place et à la première place en terme de résultats. La répartition de son portefeuille fait apparaître une forte proportion des risques industriels dont elle demeure le leader. Le réseau commercial de la CAAR comprend 5 succursales régionales, 125 agences dont 41 en intermédiation (agents généraux). La majorité des agences sont implantées dans des zones à forte densité de complexes industriels en raison de sa spécialisation. Ce n'est qu'après la levée de la spécialisation que la CAAR s'est efforcée d'accroître ses capacités de distribution en ouvrant plusieurs agences dans 13 nouvelles localités pour diversifier son portefeuille par des risques du particulier et des risques simples. Le réseau actuel ne couvre pas la totalité du territoire national. Le plan d'implantation d'agences a été corrigé et la préférence est désormais accordée aux agréments d'agent généraux. Actuellement, les agences sont classées en deux niveaux selon des paramètres techniques tels que la production, la productivité, la structure du portefeuille, les encaissements et la qualité de service. Cette classification est en cours de révision pour l'introduction d'autres paramètres d'appréciation en adéquation avec les exigences du marché et de la concurrence.