09/06/2022
AUX ORIGINES DES MENDOUM PAR SA’A
Tout commence après la traversée du fleuve Sanaga. Parmi ceux ayant effectués cette traversée se trouve un pêcheur de la tribu Yambassa nommé Longo. Cet homme pêchait à la nasse dans une petite rivière près de la Sanaga. Avec le poisson obtenu, il faisait du troc contre des poules car il n'y avait pas de monnaie à l'époque. Il échangeait ensuite ces poules contre une chèvre. Quand il eut obtenu un nombre important de chèvres, il se serait rendu à Mvele où il épousa une fille Ewondo (kólò) avec qui il a eu un enfant nommé Ndouma, d'où le nom de la tribu, Mendoum, en hommage à sa nasse qui lui servait d'instrument de pêche et qui lui avait tout donné. Ndouma signifie « nasse » en langue Manguissa (et en Eton aussi) et Longo répétait souvent « sans ma nasse aurais-je eu une femme ? ».
Après avoir grandi, Ndouma se maria avec la jeune Mani Ngani avec qui il fit quatre enfants, trois garçons et une fille. Les garçons s'appelaient : Essimi Mani, Engomo Mani, Nomo Mani. Et la fille se nommait Tsono Mani.
Tsono Mani se maria plus t**d avec Zogo Abena, un Mvog-Ambassa 1er et eut un enfant nommé Ambassa Tsono (d'où le nom de Mvog-Ambassa 1er porté par les habitants de Ebogo).
Quelques années plus t**d, Zogo Abena revint vivre dans son village avec sa femme et son fils car il ne voulait pas que son fils grandisse dans un environnement qui ne lui était pas familier, hors du village de son père.
Quand Ambassa Tsono est revenu, il s'est marié et a eu trois enfants dont Ambassa 1er, Elomo Belibi et Mvogo Mala.
Elomo Belibi et Mvogo Mala se sont rendus respectivement au Sud et au Littoral pour fonder leur propre famille car l'espace était insuffisant pour accueillir toute la descendance.
Ambassa 1er est resté et a eu plusieurs enfants dont Ambassa Lebogo. Ce dernier a aussi eu plusieurs enfants dont Manga Embolo.
Après la mort de leur père Ambassa Lebogo, Manga Embolo et ses frères décidèrent de se déplacer jusqu'au moment où ils arrivèrent à l'actuel Ebogo. Manga Embolo décida de rester mais ses frères quant à eux décidèrent de s'en aller.
Manga Embolo fit ensuite la guerre contre les clans Abam et les Meyembassa pour agrandir son territoire. Quand il réussit à les vaincre, il se lança dans d'autres conquêtes mais rencontra le chef des Mendoum, Tsogo Assené avec qui il fit équipe. Mais ils seront stoppés par Noah Ayina, un autre chef. Ils feront la guerre pendant plusieurs années mais les colons français viendront mettre fin à cette guerre.
En résumé :
- le fondateur des Mendoum est Longo,
- celui des Mvog-Ambassa 1er est Ambassa Tsono
- et Manga Embolo est celui qui a créé le village Ebogo.
Les habitants de Ebogo sont appelés les Mvog-Ambassa 1er et font partie de la grande famille Mendoum.
Le village Ebogo dépend de la commune de Sa’a. Commune qui a été créée le 17 Août 1952 par décret N° 537 du Haut-commissaire français au Cameroun. Elle est limitée :
- A l'Est par la Commune de Batchenga;
- A l'Ouest par la Commune d’Ebebda ;
- Au Nord et Nord-Ouest par le fleuve Sanaga ;
- Au sud par les Communes de Monatele et Obala.
La Commune de Sa’a est située dans la Région du Centre, Département de la Lekié. Elle s’étend sur le territoire de l’arrondissement de Sa’a, et couvre une superficie de 583, 9 km². Elle est située à près de 28 kilomètres de Monatele chef-lieu du département de la Lekié, et à environ 72 kilomètres de Yaoundé la capitale politique (Yaoundé), avec près de 62 kilomètres sur la route nationale N°4, et 10 kilomètres sur l’ancienne route Yaoundé-Bafoussam.
La Commune de Sa’a compte 84 (quatre-vingt-quatre) chefferies de 3ème degré dont cinq (05) qui constituent l’espace urbain ; organisée en 05 groupements et 02 cantons.
Les 5 groupements : ENGAB, KOUNA ODZOLO, LEBAMZIP, NKOLBOGO, NKOLMVAK.
Les 2 cantons :
- EBOMBO (Kokoe, Mbassila, Mbilmana, Mendouga - Mokala II, Mendouga Mokala I, Ndong Elang, Ndovolo, Nkol Angoung, Nkol Ebassimbi, Nkolndzomo, Nkolmgbana, Nsan Mendouga)
- SA’A (Ebogo, Ekoum-Douma, Elessogue, Koe, Nkolo, Nkolofoumbi, Polo).
Les principales communautés présentes sont les Eton et les Manguissa. On note par ailleurs une faible représentation des communautés Bassa, Bulu, Bamiléké, Ewondo, Sanaga et ressortissant étrangers que sont les Maliens, Nigérians et Nigériens.
La population de la Commune de SAA est estimée à plus de 110.000 habitants en 2019.