09/04/2026
🔔 La domination incontestée du format court
« La vidéo courte est une norme, plus une option » en 2026, annonce d’emblée PlayPlay. Ce basculement était engagé depuis plusieurs mois, sous l’effet d’une attention qui se fragmente. Et il est désormais impossible à ignorer pour les marques, estime l’éditeur. En juin 2024, une étude de Bain & Company révélait, par exemple, que 75 % des utilisateurs naviguaient sur les plateformes sociales en multitâche et ne s’engageaient pleinement avec un contenu qu’environ 10 % du temps.
Dans ce contexte, le snack content, facile à consommer et offrant une gratification immédiate, s’impose presque mécaniquement. Et les chiffres tendent à le confirmer : selon une étude de We Are Social, datant d’avril 2025, 87,5 % des internautes de plus de 16 ans visionnent chaque semaine des vidéos courtes sur TikTok, YouTube ou Instagram, contre 80,5 % pour les contenus longs.
Et les plateformes accompagnent ce mouvement. Comme le rappelle PlayPlay, elles s’engagent dans la bataille de l’attention en ajustant leurs algorithmes pour favoriser les contenus facilement consommables. Sur TikTok, en dehors des signaux d’engagement classiques, comme les likes ou les partages, le système de classement de ByteDance s’appuie aussi sur le temps de visionnage ou la répétition pour hiérarchiser les contenus. Plus une vidéo est rejouée, plus elle est valorisée. « Sur Instagram, même si les Reels sont mieux distribués, le principe est assez similaire », souligne PlayPlay. « L’algorithme prend en compte le temps de visionnage, le temps de complétion et le taux de complétion. Donc, plus le format est court, plus il bénéficie d’un coup de pouce. »
Cette évolution des usages change la donne pour les marques, « encore demain plus qu’aujourd’hui », souligne PlayPlay. D’abord, elles doivent apprendre à maîtriser l’art du hook, consistant à capter l’attention de l’utilisateur lors des trois premières secondes. Ensuite, à transmettre un message fort en moins de 30 secondes. Et enfin, à réinventer leurs prises de parole : « Les marques doivent apprendre à construire des récits fragmentés, en plusieurs volets, pour générer de l’engagement sur la durée », conclut PlayPlay.