25/05/2026
À force de discuter avec des centaines de personnes qui hésitent à se lancer, j'ai fini par identifier exactement les mêmes excuses qui reviennent à chaque fois.
Pas des raisons. Des excuses. Parce qu'une raison, ça se discute. Une excuse, c'est une manière de se mentir à soi-même pour éviter de faire ce qu'on sait qu'on devrait faire. Aujourd'hui, je vais te confronter aux cinq plus fréquentes.
La première, c'est "je n'ai pas assez d'argent pour commencer." Faux. Tu peux commencer à investir à la BRVM avec 50.000 FCFA, parfois moins. Il y a des actions qui coûtent quelques milliers de francs l'unité. Le vrai problème, ce n'est pas le manque d'argent, c'est que tu attends d'en avoir "beaucoup" pour commencer.
Mais ce moment n'arrive jamais. Celui qui commence avec 30.000 FCFA aujourd'hui sera toujours plus avancé dans deux ans que celui qui attend d'avoir 500.000 FCFA pour démarrer.
La deuxième, c'est "je n'y connais rien, c'est trop compliqué pour moi." Faux aussi. Tu n'es pas obligé de tout comprendre du premier coup. Personne ne naît investisseur. Tous ceux qui réussissent à la BRVM aujourd'hui ont commencé un jour sans rien y connaître. La différence entre eux et toi, c'est qu'ils ont accepté d'apprendre. Une journée de formation suffit pour avoir les bases solides. Continuer à dire "je n'y connais rien" alors que tu refuses de te former, ce n'est plus de l'ignorance, c'est de l'évitement.
La troisième, c'est "j'ai peur de perdre mon argent." Cette peur est légitime, mais mal placée. Tu as peur de perdre 50.000 FCFA dans un marché régulé, mais tu ne réfléchis pas une seconde quand tu dépenses 30.000 FCFA dans un week-end qui ne te rapporte rien. Tu as peur d'investir, mais tu ne te demandes jamais combien tu perds chaque année à cause de l'inflation qui grignote ton épargne. Le vrai risque, ce n'est pas d'investir. C'est de ne rien faire.
La quatrième, c'est "ce n'est pas le bon moment, j'ai trop de charges en ce moment." Cette excuse-là est la championne toutes catégories. Parce qu'elle peut durer toute une vie. Il y aura toujours des charges, toujours des imprévus, toujours quelque chose qui justifie d'attendre. Ceux qui réussissent ne sont pas ceux qui ont moins de problèmes. Ce sont ceux qui ont décidé de mettre de l'argent de côté pour investir avant même que les problèmes arrivent.
C'est une question de priorité, pas de circonstances.
La cinquième, c'est "je vais y réfléchir." C'est la plus dangereuse de toutes parce qu'elle ressemble à une réponse mature. Mais en réalité, "je vais y réfléchir" veut dire dans 99% des cas "je ne ferai rien." Tu n'as pas besoin de réfléchir à ce que tu sais déjà. Si tu lis ce post jusqu'ici, c'est que tu as déjà réfléchi. Ce qu'il te reste à faire, ce n'est pas réfléchir encore plus. C'est décider.
Ces cinq excuses, je les entends à chaque session. Et à chaque fois, je vois aussi les mêmes personnes revenir six mois plus t**d, un an plus t**d, avec exactement les mêmes excuses, dans exactement la même situation. Le temps passe. Les excuses, elles, restent.
Le samedi 30 mai et le samedi 6 juin, tu as deux dates pour arrêter de te raconter des histoires. Deux formations à Abidjan, deux occasions de passer à l'action concrète.
Et toi, sois honnête en commentaire : parmi ces cinq excuses, c'est laquelle qui te ressemble le plus ? La reconnaître, c'est déjà commencer à la dépasser.