30/03/2026
GENÈVE PAV : DU RÊVE VERTICAL À LA BOÎTE À EMPILER - CHRONIQUE D’UN RENONCEMENT TRÈS HELVÉTIQUE
En urbanisme en Suisse, surtout dans les villes, on a quelques décennies de retard… et là on avait entre les mains une vision, celle de Vincent Callebaut architecte de génie, un projet comme Archiboretum : organique, audacieux, presque insolent dans sa modernité et sa beauté surréaliste.
Une architecture qui respirait déjà le XXIe siècle pendant que d’autres hésitent encore à ouvrir les fenêtres, qui élevait, qui donnait envie d’habiter autrement que dans une boîte à chaussures subventionnée.
Et puis Genève a fait du Genève.
Laid. Technocratique. Terriblement prévisible… Hélas…
À la place du futur ? Des clapiers à esclaves standardisés, version XXIe siècle des barres à la Khrouchtchev, mais avec label énergétique et bonne conscience politique.
Le tout validé par une élite qui adore parler de mixité sociale… depuis ses quartiers soigneusement préservés.
Résultat : on empile, on densifie, on compresse et on appelle ça du progrès.
Le rêve, lui, a été classé sans suite ou prié d’attendre son tour… probablement vers 2345
Genève n’a pas raté un projet, elle a refusé une époque.
Il y a des projets qui donnent envie de croire que les villes peuvent encore avoir de l’ambition. Au milieu du grand chantier urbain Praille-Acacias-Vernets (PAV), un projet a brièvement laissé entrevoir ce que pourrait être une métropole du XXIᵉ siècle : Vincent Callebaut et Archiboretum