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Mobile money : qu’est-ce que c’est ?Vous ne possédez pas de compte en banque ? Pas de problème, un téléphone portable su...
28/01/2023

Mobile money : qu’est-ce que c’est ?
Vous ne possédez pas de compte en banque ? Pas de problème, un téléphone portable suffit désormais pour initier des transferts d’argent ! Désormais très prisé, le mobile money comporte de nombreux avantages : partons à sa découverte !

Très développé dans les pays africains et asiatiques, le mobile money séduit de plus en plus de clients. Mais comment expliquer son succès ? De multiples facteurs concourent à sa généralisation. Au premier rang d'entre eux, la simplicité d'utilisation est très appréciée : un simple téléphone suffit pour effectuer des opérations bancaire. En Afrique, 30% de la population est exclue du système bancaire traditionnel. Le mobile money permet donc de contourner ce fléau : 250 millions de personnes ont accès à des services monnaie grâce à leurs portables !

16/06/2019

Le Lareq : Laboratoire d'Analyse-Recherche en Economie Quantitative, invité à la conférence organisée par la Banque centrale du Congo [BCC] le 28 novembre 2013. Celle - ci a consisté à la présentation de 2 études :
* L’estimation de la fonction de la demande de monnaie pour l’économie de la République Démocratique du Congo : Application du modèle vectoriel à correction d’erreur.
* Estimation de la Règle de Taylor et le mécanisme d’ajustement du taux d’intérêt directeur par la Banque Centrale du Congo.
Trois des chercheurs proLaréq ont activement assisté à ladite conférence, dont : Cédric Tombola Muke ; Yves Boboy Togba ; Marina Mavungu Ngoma.

--
Laréq (http://www.lareq.com/)
Décembre 2013

21/04/2018

Confédération des cambistes du congo

Cocam
Siège social
Avenue des aviateurs N 12
Kinshasa gombe référence Hungary busta
Place Le château

Antenne de kinshasa

TShangu/Kimbanseke
Mont-amba / matete
Funa/ kasa vubu
Lukunga / gombe le château
Tous les chefs lieux des provinces

00243 999237135
00243823589139
[email protected]

I. Presentation de la cocam/rdc

Historique de la cocam

L’actuelle structure a été créée le 12 mars 1988 à Kinshasa par Monsieur Donat Lenghu Mpeya.
L’idée de créer la confédération des cambistes du Congo (COCAM/RDC) est née des récits oraux de la vie du chef Ngobila, un des chefs de peuple BANUNU BOBANGI. Il fut un grand commerçant entre les deux rives du fleuve séparant les deux capitales les plus proches du monde.
D’ailleurs, le nom actuel de Beach Ngobila est du chef BANUNU .BOBANGI.

Il convient de noter que les BANUNU BOBANGI, parfois appelé vrai Bangala, sont une ethnie congolaise partagée entre la République démocratique du Congo et entre le fleuve Congo (RDC).

Les BANUNU BOBANGI sont originaires de Bolobo, lLukolela, Yumbi, Tshumbiri et Missongo. Ils sont aussi parmi les occupants de la ville de Kinshasa. D’ailleurs, le nom de Kinshasa tire son origine de « NSASA » de BANUNU BOSANGI

Les BANUNU BISANGI étaient , dans le passé, non seulement de grands piroguiers et pêcheurs mais aussi des commerçants ou redoutables pirates.
Toute leur vie tournait autour des fleuves Congo (NZALE, ancienne appellation d’actuel fleuve Congo) et rivières. Ils contrôlaient le commerce fluvial au Nord du Pool Malebo durant la peridode precoloniale.

La langue lingala tire plus de quatre vingt dix mots dans la langue BOBANGI.
Le lingala a largement dépassé les limites de la communauté, et est parlé actuellement dans toutes l’Afrique centrale.
Il a considérablement évolué depuis ses origines étant devenu une langue véhiculaire. La musique congolais en lingala est très renommé.

Donc, avant l’arrivée des colons, le peuple BANUNU BOBANGI avait leurs monnaies appelé « NSEKE,LOTSI » pour les achats et faisait aussi le troc pour certains échanges des biens de valeurs. L’art plastique était aussi leur spécialité.

Il est aussi à signaler que derrière le concept cambiste, peu vulgaire, se cache des réalités très différentes qui peuvent influer sur le système financier de la RDCongo, si certaines conditions sont respectés. Ce concept d’origine grecque et phénicienne est une pratique qui influe sur les finances de beaucoup de pays et qui pèse également sur le système économique financier

II. COCAM

- Notion de définition — Objectifs — Missions — Avantages des membres effectifs.
2.1.Ideal

Un idéal, un esprit et une vision financière inclusive et intégrée de l’économie nationale ;
Un socle et un modèle de réseau, de l’entreprenariat financier congolais;
Une innovation structurée d’auto-prise en charge des entrepreneurs financiers privés congolais ;
Un syndicat de défense des intérêts des opérateurs financiers privés congolais ;
Un incubateur financier privé du secteur de change parallèle.

2.2 Objectif globaux

Organiser le marché du secteur privé de change parallèle et assainir son environnement ;
Redynamiser la profession du cambisme avec des formations permanentes pour leur promotion et formaliser le secteur ;
Transformer à therme la COCAM en une institution financière de proximité ;
Assouplir la qualité des services de change en vue de régulariser le mécanisme ;
Servir de palliatif de proximité à la stabilité de la monnaie nationale ;
Jouer le rôle d’interface des banques agrées et faciliter l’inclusivité financière de la petite bourgeoisie d’affaires;
Défendre les intérêts des entrepreneurs financiers privés du secteur
Harmonisation du droit des cambistes

2.3 Missions

Structuration et organisation en Corp de métier de change pour le développement des communautés de base
Sensibilisation et vulgarisation de la culture de l’entreprenariat privé local
Professionnalisation et formalisation du secteur privé de change manuel
Création des richesses et d’emplois
Conservation du Grémoir de l’intelligence locale en matière monétaire

2.4 Avantage des membres effectifs

Tout membre effectifs a droit à la :

Carte électronique PME de l’Office Promotion des petites et Moyennes Entreprises du Congo ;
Créances (Crédit) financière des services (structures) spécialisés du Ministère des PME et Classe moyenne ;
Bourse de perfectionnement en management d’affaires ;
Réduction des frais de formation pour le renforcement des capacités en gestion financière et d’entreprise, droit commercial, placement et investissement,...)
Assurance des fonds de commerce et de retraite

STRUCTURE DE L’ECHIQUIER DE COCAM:

—->COCAM FINANCE

—->BOURSE

—->BANQUE DE PROXIMITÉ

—->BUREAU D’ETUDE

—->COOPERATIVE MUTUELLE , PROTECTION SOCIALE ET ALIMENTAIRE

—->PME

—->ARTIISANT

IV RÔLE

« Notre devoir fondamentale est de veiller à la tenue de la monnaie nationale, afin que la préservation de sa valeur reflète le coût réel de la vie du congolais »

VI. RÉSULTAT :

- Par le labeur, nous réhabiliterons un système bancaire plus efficient qu’avant. En léguant à notre postérité un cadre et des conditions meilleures de création des richesses qui donneront au pays des Banquiers, des Bâtisseurs, des Entrepreneurs, des Businessmen et des Capitaines d’industries.
- Une économie restaurée

AFRIQUEFINANCE /CHANGELe Château,  la grande place  de la finance congolaise A Kinshasa, il n’existe pas de Bourse offic...
28/03/2018

AFRIQUE
FINANCE /CHANGE

Le Château,
la grande place
de la finance congolaise

A Kinshasa, il n’existe pas de Bourse officielle. Mais
l’endroit que l’on appelle « le Château » se comporte
comme un véritable marché financier. Plongée dans
le temple de la finance informelle le plus influent de
la République démocratique du Congo.

La nécessité des
devises se fait sentir
avec acuité lors de
l’arrivée des premiers
commerçants venus
d’Afrique de l’Ouest
et des voyages des
Congolais pour acheter
des marchandises. C’est
le début des grandes
opérations de change.

I
l fait chaud à Kinshasa en ce
jour de juillet. Sur le trottoir
du boulevard du 30-Juin,
l’épine dorsale du centre des
affaires, sous de gros parasols,
devant l’immeuble du Centenaire,
jadis surnommé «immeuble de la
rigueur», des hommes et des femmes
que l’on appelle communément les
«cambistes» guettent les clients
potentiels qui voudraient changer
des dollars contre des francs
congolais, la monnaie locale, très
instable car victime des inflations
diverses qu’a connues l’économie
congolaise au cours des deux
dernières décennies.
Au croisement des avenues
Isiro, du Plateau et Gécamines,
des changeurs de monnaie sont
installés sur des chaises en plastique
ou des tabourets. Ils disposent en
évidence des liasses de billets de
francs congolais. D’autres changeurs
apostrophent des passants pour
proposer leurs services. «Papa,
maman, change dollars? Euros?»
Une femme hèle les promeneurs
et accompagne ses paroles de
mouvements de doigts, comme si
elle comptait des billets de banque
virtuels. D’autres encore vous
saluent et sourient largement
comme de vieilles connaissances.
Histoire de marquer des points
face à leurs concurrents.
«Bienvenue à la place Le
Château... Nous sommes comme la
Bourse du Congo. Tout le monde
vient ici, dans cette espèce de
marché financier. Nous ne sommes ni
une banque, ni un bureau de change,
ni un organisme de microfinance.
Nous sommes tout ça à la fois», lance
fièrement Donat Lenghu, président
honoraire du comité professionnel
des changeurs de monnaie. «Le
Château est notre Wall Street,
affirme Marie-Josée, commerçante.
Avant d’ouvrir nos magasins au
grand marché, on se réfère d’abord
au Château pour connaître le taux du
dollar. Et nous suivons le mouvement
tout au long de la journée.»
Elle n’est pas la seule à avoir
ce réflexe. Michel Losembe,
actuel administrateur délégué
de la Banque internationale pour
l’Afrique au Congo (Biac), abonde
dans le même sens. «Quand j’étais
trader de monnaies étrangères à la
Citibank, j’appelais les changeurs
du Château pour déterminer le taux
que notre banque devait appliquer.

Je faisais pratiquement le même
travail qu’eux. La différence est
que je le faisais depuis un
bureau, avec un téléphone et
un ordinateur», explique-t-il.
UNE PLACE INFLUENTE
Cette «Bourse» ne dispose
d’
aucune salle de marché, ni d’écrans
géants comme toutes les autres
grandes places boursières du monde.
Elle a cependant toute son influence
sur les transactions financières. Pour
Donat Lenghu, le fonctionnement
du Château est comparable à celui
des Bourses classiques. «Nous
avons des forces en présence sur le
marché. Les sociétés brassicoles en
quête de liquidités, les sociétés de
panification, l’agroalimentaire et
même certaines banques en quête de
devises. Nous servons le plus offrant,
comme cela se passe en Bourse. Le
Château détermine le taux sur
lequel les opérateurs s’alignent.
Même les commerçants qui font
leurs business vers l’Asie viennent
s’approvisionner ici», observe-t-il.
Un jeune homme à l’allure
d’athlète extirpe de son sac de
sport plus de dix briques de billets
de 500 francs congolais qu’il
pose sur une table, entouré par
d’autres changeurs. Un rapide
calcul : c’est l’équivalent de plus de
3000 dollars qu’il vient de sortir
sans prendre aucune mesures de
sécurité. A ses côtés, une dame
manipule deux briques de nouvelles
coupures de 1000 francs congolais
posées sur un tabouret. Au taux
du jour (9100 francs congolais
pour 10 dollars américains), elle a
l’équivalent de plus de 2000 dollars.
«Sur les 17 milliards de francs
congolais qui circulent hors du
circuit bancaire, plusieurs millions
passent tous les jours entre les mains
des changeurs congolais, dont une
grande partie au Château. Entre 3
et 5 millions les jours des grosses
opérations», estime Donat Lenghu.
Difficile à vérifier, bien sûr, parce
qu’il n’existe aucun chiffre officiel.
Lors de fortes affluences, Tumba
Chico, président des changeurs du
Château et du bureau de change
Rabi, dit avoir déjà réalisé des
bénéfices de l’ordre de 40000 dollars
en une journée. Dans les années
1990, des sommes d’argent énormes
circulaient entre les mains des
cambistes. «Il y avait plusieurs
centres d’ordonnancement, plusieurs
points de sortie et beaucoup d’argent
en circulation. Certains changeurs
avaient des accointances avec
des hommes politiques qui leur
donnaient de l’argent pour jouer sur
les leviers de l’inflation», observe
Donat Lenghu. «A cette époque-là,
je pouvais me retrouver à la fin
d’une journée avec 5000 ou
8000 dollars de bénéfice», confie
madame Beya, elle aussi changeur.
Ils sont ainsi un peu plus de 1000
dont le change est le métier, répartis
entre les 11 cellules que compte Le
Château. Les plus importantes sont
le Parlement, Ami-Congo, Memling,
Savanana et Aile Belgique.
ORIGINES DU CHÂTEAU
Les origines du Château sont
méconnues Pour comprendre les
origines de la place et de ses activités,
un détour dans l’histoire s’impose.
Des années avant la colonisation,
autour du xvii eme
et du xviii eme
siècle, des deux côtés du fleuve Congo

Les populations s’adonnaient
déjà à des échanges à caractère
commercial. Et elles n’ont pas
attendu l’arrivée des banques
pour effectuer des opérations de
change. «C’est de la nécessité des
échanges internationaux qu’est né
le besoin d’opérations de change
entre les peuples des deux rives du
fleuve, explique Donat Lenghu. De
chaque côté du Congo, ce sont des
intermédiaires qui s’occupaient de
ces transactions. Les cambistes
sont par conséquent les ancêtres
des banquiers actuels.»
C’est vers le bas du Pool Malebo,
le lac qui va de Kwamouth à l’actuel
chantier naval de Kinshasa, que le
troc se faisait entre les commerçants
des rives du roi Makoko (Brazzaville)
et de celles du chef Ngaliema
(Kinshasa). Un peu en amont, des
baobabs, encore présents, servaient
à marquer les grandes places de troc.
«Avant la construction de la ville de
Kinshasa par les Belges, la place du
Château était sous contrôle du chef
Ngobila, dont le nom a été donné
au Beach
[port, NDLR]
qui relie les
deux capitales les plus rapprochées
du monde», relate Donat Lenghu,
qui n’hésite pas à exhiber de vieilles
photos des premiers maîtres
des lieux. Les comptoirs des
administrateurs et commerçants
occidentaux y auraient aussi
troqué vêtements, miroirs et
sels, contre de l’ivoire rapporté
par les populations locales.
L’arrivée de la monnaie a introduit
de nouvelles règles du jeu sur le
marché du troc. Les riverains ont
commencé à faire leurs premières
opérations de change de chaque
côté du fleuve Congo. La nécessité
des devises se fait sentir avec acuité
lors de l’arrivée des premiers
commerçants venus d’Afrique de
l’Ouest et des voyages des Congolais
qui cherchent à acheter des
marchandises. Il y a également à
cette époque un important commerce
de pagnes et de tissus indigo. C’est
Les début des premières grandes
opérations de change.
A leur arrivée, les colonisateurs
auraient construit un «château»
sur la place. Et c’est là que se
retrouvaient les premiers banquiers
de l’époque pour parler affaires
et se divertir. «Il y avait un bar,
une discothèque, des restaurants,
des magasins et bureaux dans le
Château. Et c’est non loin qu’a
aussi été construite la première
banque Rwanda-Urundi», explique
Donat Lenghu. Il parle du Château
avec enthousiasme, comme étant

un monument et le lieu où se
trouve l’âme de l’entrepreneuriat
congolais». Des discussions sont en
cours pour rebaptiser le Château en
place Hugo-Tanzambi (du nom de
l’un des célèbres changeurs, mort
pendant les violences électorales de
la présidentielle de 2006). Au risque
de voir l’histoire de cette place
disparaître avec ce changement,
ce que regrette Donat Lenghu.
DES PARTENAIRES ÉCONOMIQUES
Malgré le fait que le Château soit
historique
, les changeurs n’ont pas
toujours connu des jours paisibles.
Sous l’ère Mobutu, ils ont été traqués
par différents gouvernements

« On a été emprisonnés, on nous
a tiré dessus à bout portant et des
changeurs sont morts. Certains
gouvernements nous prenaient
pour des personnes qui bradent la
monnaie locale. Aujourd’hui, ce
n’est plus le cas. Nous travaillons
dans le calme», reconnaît Tumba
Chico, confortablement assis
dans son bureau de change.
Ces changeurs ont été qualifiés
de «cambistes», nom qui leur colle
à la peau, pour exprimer le fait
qu’ils contribuaient à la dévaluation
de la monnaie locale au profit des
devises étrangères. Ils étaient aussi
considérés comme des personnes
sapant les efforts du gouvernement
pour stabiliser le cadre macro-
économique. Le sens péjoratif de ce
nom n’a cependant rien à voir avec
son origine. «“Cambiste” vient de
l’italien
cambio,
qui veut dire table
du changeur de monnaie ou bureau,
croit savoir Donat Lenghu. Dans
les mentalités des Kinois, cette
image n’est plus négative.»
Les cambistes d’aujourd’hui se
considèrent comme des partenaires
économiques de l’Etat. C’est ainsi
que Donat Lenghu a souvent été
convié aux réunions stratégiques
avec le gouvernement et les
acteurs économiques.
Le parcours de ce changeur est
atypique. En 1980, à 17 ans, Donat
Lenghu, découvre par hasard le
travail du change. «Je faisais les
opérations de femmes qui venaient
vendre leur poisson fumé. Après
les ventes en monnaie locale, elles
me remettaient l’argent pour que
je puisse trouver des francs CFA
(utilisés dans les anciennes colonies
françaises de l’Afrique centrale
et de l’Ouest)», se souvient-il.
L’un de ses amis s’occupait des
femmes vendeuses de vêtements
entre le Congo-Brazzaville et
Kinshasa. Certains changeurs se
comportaient comme les banquiers
des différentes communautés.
Après avoir appris le métier de
change sur le tas, Donat Lenghu fait
des études pour mieux comprendre
le fonctionnement et l’esprit de
cette place financière. A l’université
Cardinal Malula, il obtient une
licence (niveau master 2) en banque
et opérations monétaires. Il travaille
sur la tentative de récupération
du marché parallèle de change
par l’économie formelle. C’est ce
travail qui aurait permis la création
des premiers bureaux de change.
Fièrement, il présente les diplômes
reçus durant ses formations
complémentaires. Formation au
patronat en 1990; dynamique
de groupe et solidarité en 1995;
certificat d’entreprise obtenu
en 2002 durant la première
formation des entrepreneurs.
Tumba Chico, l’actuel président
des changeurs du Château,
découvre quant à lui le métier en
1988 et se spécialise dans les devises
rares. «Beaucoup de gens faisaient
Le change des francs CFA. J’ai donc
commencé celui des Deutsche
Marks, des francs suisses, des francs
belges et des livres sterling pour
me démarquer. Jusqu’à avoir un
bureau aujourd’hui», raconte-t-il.
Madame Yolande, assise avec ses
collègues non loin d’un restaurant,
est dans la profession depuis vingt-
cinq ans. Elle a débuté ses activités
au Beach Ngobila, avant de s’installer
au Château. Quelques billets verts en
main, elle dit ne pas être capable de
faire autre chose que du change.
Aujourd’hui, les changeurs luttent
pour que le cambisme soit reconnu
comme une profession à part entière
et un métier respectable.
UNE RELATION DE CONFIANCE
De nos jours, l’activité des
changeurs n’
est plus aussi dense
qu’autrefois. La rareté des francs
congolais en circulation se fait
sentir. Les cambistes sont partagés.
«Comme il n’y a pas beaucoup
d’argent en circulation, nous avons
moins d’activité et faisons peu de
bénéfices. Ce n’est plus comme au
bon vieux temps», avoue une dame
assise devant ses briques de francs
congolais. Non loin, un homme
a un avis plus nuancé. «Grâce
aux nouvelles politiques, le cadre
macroéconomique est
maîtrisé», dit-il.
Le président
honoraire de

des
cambistes estime qu’eux aussi ont
contribué à cette stabilisation.
A l’heure où la ville de Kinshasa
voit plusieurs banques s’installer,
l’avenir des cambistes pourrait
être menacé. Mais pour l’heure,
la présence des banques n’a pas
changé considérablement le
comportement de bon nombre de
Kinois. Ils ont encore recours aux
cambistes pour des opérations de
change quotidiennes, alors que les
banques proposent le même service.
La raison? «Les gens se sentent
à l’aise avec les cambistes, qu’ils
connaissent depuis longtemps.
C’est une question de confiance.
Et chez les cambistes, il n’y a pas
autant de formalités que dans
les banques classiques. Nous
sommes les banquiers naturels de
la population», argumente Donat
Lenghu. Et si les
cambistes n’ont
pas encore de bâtiment dédié à
la domiciliation de l’argent,
l’idée circule parmi eux.
Donat Lenghu compare ceux
de sa profession à des banquiers
qui évoluent dans un système
financier à part entière. Un système
qu’il espère voir se raffermir un
jour. Il souhaite monter sa propre
banque, qui fonctionnera sur le
modèle du travail des cambistes.
Pour l’instant, il n’envisage pas
de mutualiser les moyens ou les
efforts avec d’autres acteurs de sa
profession pour réaliser son rêve.
Au gré des opérations de change, il
garnit son portefeuille. Il lui faudra
attendre encore longtemps avant
que sa banque puisse voir le jour.
Il doit se contenter de quelques
milliers de dollars et des services
de son associé qui n’a pour
seul guichet que son bureau
de change au Château.

Bien que les chiffres officiels soient inexistants,
le comité professionnel des changeurs de
monnaie estime que les sommes qui passent
quotidiennement entre les mains des
cambistes se montent à plusieurs millions
de francs congolais

doczz.fr/doc/949602/forbes-afrique-décembre-2013--incluant-un

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58 | FORBES AFRIQUE DÉCEMBRE 2013 // JANVIER 2014

29/04/2017

popafro.com/rdc-la-diaspora-a-envoye-93-milliards-usd-via-western-union-en-2014/

29/04/2017

http://siteresources.worldbank.org/INTCONGODEMOCRATIC/Resources/resilience-d-un-geant-africain_volume-i_contexte-historique-et-macroeconomique.pdf

29/04/2017

http://siteresources.worldbank.org/INTCONGODEMOCRATIC/Resources/resilience-d-un-geant-africain_volume-i_contexte-historique-et-macroeconomique.pdf

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