Dany Beaulieu - IG Gestion de Patrimoine

Dany Beaulieu - IG Gestion de Patrimoine Représentant en épargne collective, Services Financiers Groupe Investors Inc., cabinet de services financiers

Chez IG Gestion de patrimoine, nous savons que, de nos jours, il est plus important que jamais de bénéficier de judicieux conseils financiers. Nous croyons qu’un plan détaillé, revu et mis à jour régulièrement vous permettra d’accumuler les ressources financières nécessaires pour maintenir le cap et atteindre vos objectifs. J’y arrive en fournissant des conseils financiers dans six domaines clés :

les placements, la retraite, la planification hypothécaires, la fiscalité et la planification successorale. Depuis plus de 90 ans, nous sommes convaincus que l’établissement de relations à long terme constitue la façon de vous aider, vous et votre famille, à explorer les options financières qui vous conviennent le mieux à chaque étape de votre vie. Avis juridique - https://www.groupeinvestors.com/fr/juridique/avis-juridique

11/07/2022

Les marchés cette semaine, bonne lecture!

« La vie, c’est comme une marée : on doit suivre ses hauts et ses bas, mais en se détachant. Alors, elle devient facile. »

– Prem Rawat, auteur

Cette semaine, les marchés ont absorbé d’autres données économiques et chiffres sur l’emploi aux États-Unis. Il y avait plus de 10,7 millions de postes vacants fin septembre, soit une hausse de 437 000 par rapport au mois précédent. Le nombre plus élevé de postes vacants indique que l’économie se porte toujours bien dans certains secteurs, mais avec la hausse rapide du taux des fonds fédéraux, c’est une nouvelle douce-amère pour la Réserve fédérale, car ses intentions sont de ralentir l’économie.

Et cette semaine, la Fed s’est réunie. Comme d’habitude désormais, le marché a réagi négativement à la décision de relever les taux et surtout au discours. Ce qui avait commencé avec un ton plutôt conciliant s’est terminé différemment. Le président de la Fed, Jerome Powell, a déclaré que les taux d’intérêt pourraient culminer à des niveaux plus élevés que prévu, mais que le rythme des hausses pourrait commencer à ralentir dès la prochaine réunion en décembre. Il s’agit de la quatrième hausse de 75 points de base d’affilée, ce qui porte le taux des fonds fédéraux dans une fourchette de 3,75 à 4,00 %. Powell mentionne : « Depuis notre dernière réunion, les données entrantes portent à croire que le niveau ultime des taux d’intérêt sera plus élevé que prévu. » Il souligne également que la Fed est consciente du décalage important entre les décisions et leurs effets sur le marché. Néanmoins, cela n’a pas suffi à le dissuader, et il n’a pas suivi l’exemple du Canada et de l’Australie, qui étaient allés de l’avant avec des hausses plus faibles.

Du côté du Canada, la ministre des Finances, Chrystia Freeland, doit publier un mini-budget. Le déficit budgétaire était de 90,2 milliards de dollars pour 2021-2022. Pour 2022-2023, il devrait être de 25,8 milliards. Ces chiffres, quoiqu’astronomiques, sont nettement inférieurs aux prévisions.

Nous entrons dans la dernière ligne droite des résultats trimestriels. Cette semaine a été principalement dominée par les fabricants de puces et divers produits de consommation. Il n’y a pas eu d’orientation claire, toutefois, certains résultats étant meilleurs que prévu et d’autres pires. Dans le contexte actuel, nous dirions que cela peut être considéré comme positif.

Parlant de bonnes nouvelles, octobre s’est avéré être le deuxième mois le plus robuste pour les actions américaines depuis novembre 2020. Même si l’indice composé Nasdaq a gâché une partie du plaisir, le Dow Jones a connu son meilleur mois depuis 1976. Nous vivons certes à une époque volatile.

IG Gestion de patrimoine!

10/17/2022

Les marchés cette semaine, bonne lecture!

« Un navire au port est à l’abri, mais personne ne construit un navire pour le laisser à l’abri. »

— John A. Shedd, auteur américain

L’indice des prix à la consommation (IPC) des États-Unis a été publié cette semaine. En septembre, il a augmenté de 0,4 % pour atteindre 8,2 % en glissement annuel. L’inflation mesure la vitesse à laquelle les prix payés par les consommateurs pour un large éventail de biens et de services augmentent sur une période donnée. Le marché du travail américain étant toujours aussi dynamique, le rapport sur l’IPC de ce mois-ci était l’un des derniers grands ensembles de données publiés avant que la Réserve fédérale américaine ne se réunisse pour envisager une nouvelle hausse des taux de 75 points de base fin octobre. Par la suite, les électeurs américains se rendront aux urnes pour les élections de mi-mandat.

En septembre, l’inflation globale est restée élevée dans la plupart des catégories, notamment le logement, l’alimentation et les soins médicaux, tandis que les prix de l’essence et des voitures d’occasion étaient en baisse. Les consommateurs ont changé leurs comportements pendant qu’un nouvel équilibre s’établissait dans les biens et services.

En septembre, selon le Bureau of Labor Statistics des États-Unis, le prix des œufs a augmenté de plus de 30 %, tandis que celui des téléphones intelligents a baissé de 21 %.1 L’inflation a fait baisser la demande pour certains biens, alors que pour les produits de consommation courante, par exemple, la demande se maintient. Les gens peuvent reporter le renouvellement de leur iPhone, mais ils ne peuvent se passer de faire l’épicerie.

Le logement représente environ le tiers du panier global des prix à la consommation, et il a augmenté davantage que prévu le mois dernier. Il représente une part plus importante de l’IPC de base, et il est connu sous le nom d’équivalent du loyer pour les propriétaires.
L’économie et l’emploi sont au centre des préoccupations des électeurs. Beaucoup d’entre eux pourraient tenir les démocrates responsables de l’inflation élevée, qui a été stimulée par la masse monétaire et les stocks restreints de l’année dernière. Si l’on ajoute les prix de l’énergie qui ont frappé le portefeuille des consommateurs au cours de l’été, nous craignons que ce dernier facteur incite la Réserve fédérale américaine à appliquer les freins avec une nouvelle hausse de taux.

Si l’on considère les conteneurs, mesurés par l’équivalent vingt pieds (EVP), on voit que beaucoup de marchandises circulent dans le monde. Le coût de déplacement d’un EVP au plus fort de l’année 2021 était de plus de 10 000 $/EVP, et il est tombé à 4 000 $/ETP ce trimestre (bien que ce soit toujours le double du taux d’avant mars 2020). La chute des coûts globaux de transport, de même que la force du dollar américain qui ralentit la demande étrangère pour les produits fabriqués aux États-Unis, laissent entrevoir un repli de l’inflation. Si nous avons bel et bien passé le sommet de l’inflation et que nous nous dirigeons probablement vers une récession, nous sommes d’avis que ce risque a été largement pris en compte par les marchés boursiers.

IG Gestion de patrimoine

10/03/2022

Les marchés cette semaine, bonne lecture!

« Qu’il s’agisse de chaussettes ou d’actions, j’aime acheter des marchandises de qualité, lorsqu’elles sont bradées. »
— Warren Buffet, philanthrope et investisseur

Le meilleur remède à l’inflation, c’est l’inflation

Les marchés ont testé de nouveaux planchers et les prix des actifs ont baissé, le décrochage d’août étant dans le rétroviseur. La gu**le de bois de la réouverture rapide s’est répercutée sur les prix des actions et des obligations en septembre, qui est statistiquement un mois volatil à l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis, novembre et décembre offrant de bien meilleures occasions.

L’action d’Apple a tiré le S&P 500 vers le bas, entraînant avec elle certains de ses homologues du Nasdaq. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi les dépenses de consommation suscitent des craintes, car l’inflation mondiale, les conflits géopolitiques et la hausse des taux d’intérêt devraient réduire les dépenses à court terme. De plus, le dollar américain très fort par rapport aux devises étrangères laisse entrevoir une plus grande volatilité des revenus d’Apple.

Les craintes d’inflation mises à part, le chef des finances de Costco, Chris Galanti, affirme que vous pourrez toujours acheter un hot-dog et une boisson gazeuse dans ses établissements pour 1,50 $. Lors d’un appel sur les bénéfices la semaine dernière, il a déclaré : « Certaines activités dont la marge est bonne... nous aident à être plus agressifs dans d’autres domaines ou, comme vous l’avez mentionné, à maintenir le prix du hot-dog et de la boisson gazeuse... un peu plus longtemps - pour toujours. »

La nouvelle première ministre britannique, Liz Truss, et le chancelier, Kwasi Kwarteng, ont annoncé un vaste ensemble de réformes fiscales vendredi dernier, qui a entraîné la chute de la livre britannique. Beaucoup sont sceptiques quant à la capacité de ce pays d’emprunter pour contrer les effets de l’inflation. Une réduction des impôts qui mettrait plus d’argent dans les poches du consommateur est contre-intuitive lorsqu’il s’agit de réduire le coût de la vie au Royaume-Uni. L’IPC actuel au Royaume-Uni se situe à 9,1 %, mais l’inflation moyenne n’a été que de 1,8 % ces 10 dernières années, l’économie britannique ayant auparavant lutté contre la déflation.

Outre la chute de la livre, l’incertitude règne quant à la dépendance excessive de l’Europe au gaz russe, qui représente 30 à 40 % de la demande du continent. Cette dépendance s’avère coûteuse, Moscou intensifiant sa compression de l’offre dans le cadre de sa guerre contre l’Ukraine. L’Europe s’efforce d’élargir ses options d’approvisionnement en gaz naturel à court terme. Elle s’appuie fortement sur le marché mondial très concurrentiel du gaz naturel liquéfié pour les cargaisons de réserve et ne s’approvisionne qu’en quantités minimes en Norvège et en Afrique du Nord. La demande de gaz naturel pour la production d’électricité peut être partiellement atténuée par les remplacements de combustibles et le recours accéléré aux énergies renouvelables. La priorité étant donnée au chauffage, les industries restent vulnérables aux rationnements, ce qui semble probable si les flux russes continuent de diminuer.

En tant qu’investisseurs, nous devons faire la différence entre penser et trop penser. Si l’on considère les craintes de récession et les risques du marché au cours des dernières corrections, un investisseur avisé réfléchira aux moyens de tirer profit de cette incertitude. Viendra un moment où les investisseurs se sentiront plus confiants, et un autre rebond se produira. Les actions baissent de 30,3 % en moyenne durant une récession, et rebondissent de plus de 38 % en moyenne l’année suivante. Ajouter des actifs de qualité à un portefeuille d’investissement et réduire les achats importants financés par emprunt sont deux moyens de gagner en confiance par rapport à vos objectifs financiers. La peur nous fait trop penser, et les réactions instinctives à des changements brusques ne sont pas forcément dans votre intérêt.

IG Gestion de Patrimoine

09/26/2022

Les marchés cette semaine, bonne lecture!

« Ce qui compte c’est la piste, pas la fin de la piste. Voyagez trop vite, et vous ratez tout ce pour quoi vous voyagez. »

— Louis L’Amour, romancier américain

Comment ralentir une locomotive?

Mercredi, la Réserve fédérale américaine a relevé ses taux d’intérêt de 75 points de base pour la troisième fois de suite et prévoit un nouveau resserrement de 125 points de base d’ici la fin de l’année. La Fed a clairement indiqué qu’elle était prête à accepter une croissance plus lente comme remède nécessaire pour contrôler l’inflation. En ce qui concerne les consommateurs, les données confirment la nécessité de réduire la demande, car l’inflation s’est avérée persistante et généralisée.

Au Canada, le taux d’inflation a baissé en août, marquant le deuxième mois consécutif de ralentissement de l’inflation sur une base annuelle. L’indice des prix à la consommation (IPC) est tombé à 7 % en août par rapport à l’année précédente, en baisse par rapport à 7,6 % en juillet et à 8,1 % en juin (ce qui constituait alors un sommet en près de quatre décennies). Rappelons-nous que, après la vague initiale du variant Delta de la COVID-19, les habitudes étaient bien différentes; les consommateurs étaient plus réticents à sortir et à dépenser pour des biens et services. Les restaurants ouvraient leurs portes pour les repas en personne et les voyages commençaient à reprendre. Au quatrième trimestre de 2021, nous avons assisté à une réouverture rapide de l’économie, et l’augmentation rapide de l’inflation est certes inquiétante, mais c’est le résultat bien compréhensible d’une demande refoulée en matière de dépenses et de croissance des entreprises.

Selon Statistique Canada, sur une base annuelle, les prix de l’essence ont moins augmenté en août (+22,1 %) qu’en juillet (+35,6 %).1 Toutefois, sur une base mensuelle, les prix de l’essence ont diminué de 9,6 % en août, après une baisse de 9,2 % en juillet. Il s’agit de la plus forte baisse mensuelle depuis avril 2020.

Afin d’arrêter cette locomotive de l'inflation, regardons ce que les banques centrales du monde font depuis plus de six mois, c’est-à-dire utiliser l’augmentation des taux d’intérêt comme un levier pour ralentir l’économie. En Europe, nous assistons à un resserrement excessif des marchés du crédit, qui finira par entraîner un ralentissement de la croissance. Aux États-Unis, certaines entreprises risquent de voir leurs bénéfices se contracter, tandis qu’un ralentissement du marché immobilier se dessine au Canada. Compte tenu de toutes ces inquiétudes qui pèsent déjà sur les marchés boursiers à court terme, nous préférons les titres à revenu fixe aux actifs à risque pendant que nous analysons les données des entreprises à l’horizon 2023. Le démarrage de notre économie, comme celui d’une énorme locomotive, a nécessité beaucoup d’énergie (sous forme de mesures de stimulation), mais la locomotive est maintenant en marche et prend de la vitesse. Au lieu d’appuyer sur les freins, la solution est de réduire la vitesse, de maintenir notre trajectoire et d’attendre avec impatience notre destination ensoleillée.

IG Gestion de Patrimoine

08/12/2019

Les marchés cette semaine, bonne lecture !

La dévaluation de la monnaie chinoise bouscule les marchés

9 août 2019

Pendant que la plupart des Canadiens profitaient d’un long week-end, la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine s’est embrasée, ce qui a ébranlé les grandes places boursières mondiales. Les cours boursiers et pétroliers ont flanché, les cours de l’or ont bondi, et la fulgurante glissade des rendements des obligations d’État a avivé les craintes d’une récession mondiale. La Chine a laissé sa monnaie filer sous la barre des 7 yuans pour un dollar US, ce qui a essentiellement provoqué le dégagement de lundi; c’est donc grâce aux interventions menées plus t**d dans la semaine par la Chine pour stabiliser sa monnaie que les rendements et les marchés boursiers ont regagné une partie du terrain perdu. Au Canada, l’indice composé S&P/TSX, qui n’a pas été publié pour ce lundi férié, a même réussi à finir la semaine en hausse.

C’est le président américain Donald Trump qui avait déclenché la tempête à la fin de la semaine précédente en déclarant que les États-Unis sanctionneraient les biens chinois importés non encore tarifés. Durant la fin de semaine, la Chine a paru riposter non seulement en laissant baisser sa monnaie, mais aussi en déclarant qu’elle suspendait tous ses achats de produits agricoles américains. Quelques heures plus t**d, le département du Trésor américain accusait la Chine de « manipuler sa monnaie », ce qui ouvrait la porte à de nouvelles sanctions par l’entremise du Fonds monétaire international.

Ce tourbillon d’événements est pratiquement venu anéantir tout espoir d’un pacte commercial entre Washington et Beijing cette année, et l’inquiétude pour l’économie mondiale a pesé sur les marchés financiers. Même s’il a repris un peu de mieux, le cours du brut a flanché de 10 % dans les quatre dernières semaines. Profitant de la ruée sur les valeurs refuges, le cours de l’or a flambé à plus de 1 500 $ US l’once pour la première fois en plus de six ans. Or, c’est peut-être le marché obligataire qui a lancé les signaux d’alarme les plus évidents. Les rendements sur les bons du Trésor américain à 10 ans ont chuté à leur plus creux depuis octobre 2016, et les rendements des bons du Trésor à 30 ans se sont inscrits à moins de trois points de base d’un creux absolu. Au Canada, les rendements des obligations d’État à 30 ans ont effectivement atteint un creux sans précédent, alors qu’il ne manquait plus que 20 points de base aux obligations à 10 ans pour replonger à leur plus bas de 2016. Dans ces deux pays, les inversions des courbes de rendements se sont accentuées, ce qui presse davantage les banques centrales à abaisser leurs taux directeurs officiels. L’inflation maîtrisée aux États-Unis et la hausse du chômage au Canada sont d’autant plus de raisons militant pour une baisse des taux. La perspective d’un nouvel assouplissement des politiques monétaires a relancé les cours boursiers.

Pour ce qui est du TSX, la technologie a été particulièrement solide grâce à Shopify Inc., qui représente près de 40 % de ce secteur. Les actions de la société ont grimpé depuis qu’elle a déclaré des bénéfices plus élevés que prévu la semaine dernière. La hausse des cours de l’or a tonifié le secteur des matériaux. Les « quasi-obligations » sensibles au taux d’intérêt — services aux collectivités, immobilier et consommation de base— se sont envolées à la faveur du plongeon des rendements obligataires. À l’inverse, la finance s’est repliée, puisque la baisse des taux d’intérêt nuit généralement à la rentabilité de ce secteur. C’est le secteur de la santé qui a donné les pires résultats de l’indice, le producteur de ma*****na Aphria Inc. ayant rendu une partie des gains qu’il avait enregistrés plus tôt dans le mois lorsqu’il est devenu la première entreprise canadienne de cannabis à déclarer des bénéfices nets. Dans le S&P 500, l’immobilier et les services aux collectivités ont mené la performance sectorielle, alors que l’énergie et la finance ont décroché.

En Europe, toutes les grandes places boursières ont régressé. Au Royaume-Unis, les titres boursiers ont craqué quand les positions sur le Brexit ont paru se durcir et que le produit intérieur brut trimestriel s’est contracté pour la première fois en six ans, à la surprise de tous. En Italie, la Bourse a dévissé lorsque la coalition gouvernementale s’est fissurée et que le vice premier ministre Matteo Salvini a réclamé des élections. Les tirs de missiles en Corée du Nord et l’escalade du conflit entre l’Inde et le Pakistan ont attisé les tensions régionales en Asie. En revanche, la querelle qui couvait entre le Japon et la Corée du Sud s’est apaisée lorsque l’un a concédé à l’autre sa première licence d’exportation dans le cadre de son nouveau régime.

IG Gestion de Patrimoine

08/05/2019

Les marchés cette semaine, bonne lecture !

Taux d’intérêt et sanctions tarifaires : double coup dur pour la bourse

2 août 2019

En Amérique du Nord, les places boursières ont plongé après que la Réserve fédérale américaine (la Fed) ait décidé, à sa réunion tant attendue cette semaine, d’abaisser comme prévu les taux d’intérêt; or, les commentaires de Jerome Powell, président de la Fed, ont remis en cause la probabilité d’une autre baisse des taux. Dans la foulée des précisions apportées par M. Powell et grâce aux excellents bénéfices publiés par les sociétés, les titres boursiers ont paru reprendre du mieux, pour chuter à nouveau quand le président américain Donald Trump a annoncé de nouvelles sanctions tarifaires sur les biens chinois importés, ce à quoi la Chine a rapidement répliqué qu’elle prendrait des mesures de rétorsion.

Cette première baisse des taux de la Fed depuis 2008 se voulait une protection ou une « assurance » contre le ralentissement de la croissance mondiale et les risques commerciaux; les marchés s’attendaient à ce qu’il s’agisse de la première d’une série de baisses – peut-être deux ou trois –, dont la prochaine interviendrait en septembre. Cependant, dans ses premiers commentaires, M. Powell avait laissé entendre qu’il ne s’agissait pas du début d’un cycle de baisses, ce qui a douché les marchés boursiers. Les cours des titres ont regagné le plus gros du terrain perdu lorsque le président de la Fed a rassuré en précisant qu’il n’avait pas l’intention de télégraphier une baisse « sans lendemain ». En bourse, le rebond a été fortifié par la léthargie du secteur manufacturier, qui justifierait d’autres baisses de taux, ainsi que par les tendances plus solides qu’attendu dans les bénéfices du deuxième trimestre.

Les marchés ont replongé quand le président Trump a annoncé que le 1er septembre, des droits tarifaires de 10 % seraient imposés aux biens chinois importés qui ne sont pas encore sanctionnés. La multiplication des tensions commerciales et la menace qui pèse sur la croissance déjà lente de l’économie mondiale ont fait dégringoler le cours du pétrole. Les cours du brut s’étaient remis à monter après le recul plus important que prévu des stocks américains. L’annonce de nouvelles sanctions tarifaires a aussi plombé les rendements des obligations gouvernementales. Les taux des bons du Trésor américain à 10 ans se sont enfoncés à leur plus creux depuis les élections de novembre 2016. En Allemagne, c’est toute la courbe des taux, des titres à court terme jusqu’aux obligations à 30 ans, qui est tombée en territoire négatif, du jamais vu.

Au Canada, les rendements obligataires et les titres boursiers ont fléchi de concert avec ceux des Etats-Unis (dans une moindre mesure toutefois). Au début de la semaine, le produit intérieur brut (PIB) canadien pour mai a monté un peu plus que prévu, ce qui a dynamisé le consensus voulant qu’il soit moins probable que la Banque du Canada emboîte le pas des autres banques centrales et abaisse ses taux directeurs. Puisque les rendements obligataires ont baissé, les « quasi obligations » sensibles au taux d’intérêt ont pris du mieux. Les secteurs de l’indice composé S&P/TSX ont été menés par les services aux collectivités, les services de communications, la consommation de base et l’immobilier. Le secteur de la finance, dont la rentabilité est tendanciellement fragilisée par la baisse des taux, a plié. Les secteurs de la technologie et de l’industrie ont accusé les plus forts reculs, à la suite de l’annonce de résultats et de prévisions décevants par OpenText, Bombardier et SNC Lavalin. Pour le S&P 500 comme pour l’indice canadien, les secteurs défensifs sensibles aux taux d’intérêt se sont illustrés. L’immobilier et les services aux collectivités ont été les seuls secteurs à inscrire des gains. La finance, sensible à l’évolution des taux, de même que la technologie et la consommation discrétionnaire, sensibles aux mouvements du commerce, ont accusé les pires pertes.

En Asie et en Europe, toutes les grandes places boursières ont cédé du terrain, lestées par les vents contraires de la guerre commerciale et par la léthargie des statistiques économiques. Parmi les déceptions, la confiance a baissé en Allemagne, la croissance du PIB s’est ralentie plus qu’escompté en France, et la production industrielle s’est considérablement repliée au Japon. La chute des titres boursiers japonais a été amortie par le discours conciliant qu’a tenu la Banque du Japon, qui s’est engagée à intervenir en cas de ralentissement, mais les tensions croissantes avec la Corée du Sud continuent de peser sur les marchés des deux pays. À Hong Kong, les rumeurs d’intervention militaire chinoise pour mettre fin aux manifestations continuent de peser sur les titres boursiers.

IG Gestion de patrimoine

07/29/2019

Les marchés cette semaine, bonne lecture !

La bourse salue la hausse des bénéfices et le progrès des discussions commerciales

26 juillet 2019

Les bourses américaines se sont envolées après que les Etats-Unis aient annoncé que leur représentant au Commerce, Robert Lighthizer, et d’autres hauts fonctionnaires américains se rendraient en Chine lundi prochain pour participer aux premières négociations commerciales au sommet depuis presque deux mois. Les investisseurs américains ont aussi bien réagi à l’accord intervenu entre la Maison-Blanche et le Congrès pour désamorcer la crise du plafonnement de la dette, ce qui amoindrit les risques d’une paralysie du gouvernement d’ici la fin de l’année. Bien que la croissance du produit intérieur brut aux États-Unis ait dépassé les attentes au deuxième trimestre, elle demeure trop faible pour faire dévier la Réserve fédérale américaine d’une baisse des taux d’intérêts la semaine prochaine. Dans le même temps, la saison de publication des bénéfices du deuxième trimestre s’est accélérée et dans l’ensemble, les résultats ouvrent la voie à une croissance légèrement supérieure aux attentes, ce qui vient à nouveau dissiper les craintes d’une « récession des bénéfices ». Les marchés ont essentiellement fait peu de cas de la dégradation des prévisions du Fonds monétaire international sur la croissance mondiale.

Au Canada, l’indice composé S&P/TSX, qui a à peine crû, a continué de s’inscrire dans l’étroite fourchette de 1 % dans laquelle il a été empêtré tout le mois. Le secteur de la consommation de base a mené le bal, grâce à des gains importants pour les détaillants alimentaires. Le secteur des technologies a lui aussi brillé avec l’entreprise de services de fabrication Celestica Inc. et le fabricant de logiciels d’entreprise Kinaxis Inc. en tête de peloton. Même si le cours du brut a monté cette semaine, musclé par la flambée des tensions dans le golfe Persique lorsque l’Iran a arraisonné un pétrolier britannique, c’est le secteur de l’énergie qui a le plus lourdement pesé sur l’indice : d’après les bénéfices publiés, les cours du pétrole et l’engorgement des oléoducs continuent de peser sur la rentabilité du secteur. Le secteur relativement modeste, mais volatil de la santé a de nouveau glissé. Le producteur de cannabis CannTrust Holdings Inc. a perdu encore 20 % lorsque d’autres faits ont été révélés à propos de ses lacunes réglementaires.

Le S&P 500, qui a pulvérisé un autre record, a été dominé par les secteurs des services de communication et de la technologie. Alphabet Inc. (Google), qui pèse plus du quart de son secteur, a vu la valeur de son titre bondir de plus de 10 % après la publication de ses bénéfices. Les titres des fabricants de semi-conducteurs ont monté lorsque Texas Instruments a publié des bénéfices meilleurs qu’attendu et haussé ses prévisions. Les actions d’Apple Inc. ont inscrit un solide gain en prévision des résultats à publier la semaine prochaine. Les méga valeurs technologiques et Internet — dont Netflix et Facebook — ont également monté, même si ces sociétés ont eu mauvaise presse du point de vue réglementaire. Le géant des médias sociaux Facebook, en particulier, a accepté de verser une amende record de cinq milliards de dollars pour avoir enfreint ses engagements dans la protection de la vie privée des internautes, tandis que le ministère de la Justice a annoncé qu’il se penchait sur les infractions aux lois sur la concurrence qu’auraient pu commettre les géants des réseaux sociaux, de la recherche et du commerce en ligne. La finance et l’industrie ont elles aussi été solides, mais les services aux collectivités et l’énergie ont fléchi.

En Europe, la croissance économique s’est ralentie selon les statistiques, en particulier les indices des directeurs des achats de la région et l’indice allemand IFO du climat des affaires. Ce qui n’a pas empêché la plupart des marchés boursiers de progresser, d’autant plus que la Banque centrale européenne a officiellement ouvert la porte à l’assouplissement de sa politique monétaire. Son discours conciliant est manifestement le gage d’une baisse des taux d’intérêt en septembre. Le Royaume-Uni a été à la traîne des autres marchés importants. Élu à la tête du Parti conservateur et désigné comme premier ministre, Boris Johnson a promis de « mener à terme le Brexit», avec ou sans pacte, au plus t**d le 31 octobre, ce qui a multiplié les risques qu’un Brexit sans accord électrocute l’économie. Au Japon, la Bourse s’est envolée : en remportant une autre victoire électorale au Sénat, le premier ministre Shinzō Abe pourra hausser la taxe de vente en octobre. Sur les marchés développés de l’Asie, seul Hong Kong a plié. En effet, si la violence des manifestations n’a pas inquiété outre mesure les investisseurs, le vent a tourné quand des élus ont évoqué une éventuelle intervention militaire de la Chine.

IG Gestion de patrimoine

07/22/2019

Les marchés cette semaine, bonne lecture !

La Bourse est plombée par les bénéfices en berne et l’inertie des négociations commerciales

19 juillet 2019

L’envolée boursière du début de la semaine a de nouveau hissé les grands indices américains à des sommets sans précédent. Or, les titres boursiers ont fait marche arrière lorsque le président américain Donald Trump, en évoquant de nouvelles sanctions tarifaires contre la Chine, est venu rappeler aux investisseurs que les progrès sur un pacte commercial semblent être au point mort. Les cours boursiers ont continué de dériver à la baisse quand la saison de publication des bénéfices du deuxième trimestre, déjà bien engagée, en a déçu certains avec surprises à la hausse comme à la baisse. À la fin de la semaine, un mouvement de redressement faisant suite aux commentaires conciliants de deux responsables de la Réserve fédérale a vite été interrompu. En effet, un communiqué a par la suite précisé que ces commentaires n’avaient pas pour objet de donner un signal clair quant à la politique monétaire.

Le S&P/TSX a légèrement glissé, mais a tout de même mieux fait que les marchés américains après avoir été à la traîne dans chacune des six semaines précédentes. L’indice phare canadien a surtout été dynamisé par le secteur des matériaux : la hausse des cours des métaux précieux a galvanisé les producteurs. Le cours de l’or a gagné plus de 10 % dans les six dernières semaines pour culminer à son plus haut depuis plus de six ans. Le bond de l’action Shopify Inc. a porté le secteur de la technologie; si ce titre, qui pèse plus du tiers du secteur, a bondi, c’est parce que les analystes ont révisé leurs notes à la hausse et que l’entreprise s’apprêterait à publier de solides bénéfices à la fin du mois. L’énergie a offert la pire performance sectorielle du TSX. Les cours du pétrole ont brusquement chuté lorsqu’on a annoncé une hausse des stocks d’essence aux Etats-Unis et de la production de brut en en Russie, et que l’incessant conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine est venu alimenter les doutes sur la demande mondiale. L’aggravation des tensions dans le golfe Persique n’a pas vraiment pu freiner la chute des cours du brut.

Le secteur de l’énergie a compté parmi les grands perdants du S&P 500, comme il l’a été pour le TSX. Le secteur des services de communications a fortement dégringolé lorsque Netflix Inc. a déclaré avoir perdu des abonnés aux Etats-Unis et ralenti considérablement dans son développement international. Les statistiques économiques ont été contrastées. Les résultats publiés ont été décevants pour la construction résidentielle comme pour l’indice avancé du Conference Board. Pourtant, les ventes au détail ont fait mieux qu’espéré; l’enquête Empire State sur le secteur manufacturier et l’enquête de la Fed de Philadelphie sur la conjoncture économique se sont soldées par des résultats étonnamment vigoureux. Dans son Livre beige, la Réserve fédérale, toujours aussi évasive, s’est suffisamment inquiétée des vents contraires qui soufflent sur l’économie pour qu’une baisse des taux demeure très envisageable à la fin de juillet.

En Allemagne, l’indice DAX a mené les marchés européens à la baisse après que l’enquête ZEW sur les attentes des investisseurs ait atteint son plus creux depuis octobre 2018. En Italie, des rumeurs d’élections anticipées ont fait chuter le cours des actions. Au Royaume-Uni, où s’accentue le risque d’un Brexit sans accord, le Bureau de la responsabilité budgétaire a averti que l’on pouvait s’attendre à une « récession d’envergure », même si les ventes au détail du Royaume ont été au rendez-vous et que l’emploi a suffisamment crû pour maintenir le taux de chômage à un creux depuis 44 ans. Toutefois, Ursula von der Leyen, dont la nomination vient d’être confirmée à la présidence de la Commission européenne, a fait savoir qu’elle était prête à reporter l’échéance du Brexit. Or, ce report n’arrangerait rien, puisqu’il prolongerait l’incertitude et compliquerait, pour les entreprises, la planification de l’emploi, de l’investissement et de la production.

En Asie, la plupart des places boursières ont plongé : le PIB réel de la Chine a en effet comptabilisé le rythme de croissance le plus lent depuis 1992. Au Japon, les titres boursiers ont subi le pire recul de la région. Tributaire des exportations, ce pays est vulnérable non seulement au ralentissement de l’économie chinoise, mais aussi à l’escalade du conflit commercial et diplomatique avec la Corée du Sud, son troisième partenaire commercial (après la Chine et les Etats-Unis).

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