05/25/2026
Pour la semaine ayant pris fin le 22 mai 2026
Les marchés boursiers mondiaux se sont redressés au cours de la semaine ayant pris fin le 22 mai, portés par l’espoir que les États-Unis et l’Iran en arrivent à un accord de paix. Toutefois, les rendements ont été plutôt quelconques en raison du prix toujours exorbitant du pétrole. En effet, le détroit d’Ormuz demeure fermé, car les États-Unis et l’Iran ne s’entendent pas sur la mise en place d’un péage dans ce passage maritime crucial. Au Canada, l’indice composé S&P/TSX a été entraîné vers le haut par le secteur des technologies de l’information. Les actions états-uniennes ont progressé. Les rendements des obligations gouvernementales à 10 ans du Canada et des États-Unis ont baissé. Le prix du pétrole a diminué, celui de l’or n’a pour ainsi dire pas bougé.
Au Canada, l’inflation remonte en avril
• Au Canada, le taux annuel de l’inflation est passé de 2,4 % en mars à 2,8 % en avril, ce qui est inférieur aux prévisions des économistes.
• L’énergie a été le principal moteur de cette hausse, son prix ayant bondi de 19,2 % d’une année sur l’autre, largement en réponse au conflit persistant au Moyen-Orient, lequel a perturbé l’approvisionnement mondial en pétrole. Le prix du panier d’épicerie ayant coûté un peu moins cher à produire, l’inflation alimentaire a baissé à 3,5 % depuis 4 %. Le coût du logement est resté assez stable, à l’exception d’une légère hausse marginale.
• L’inflation de base (IPC-tronq et IPC-méd) a reculé à son point le plus bas en cinq ans, ce qui sous-entend que la pression généralisée sur les prix demeure relativement contenue.
• Au Canada, les ventes au détail se sont accrues de 0,9 % en mars. Cette troisième hausse de suite est imputable à l’augmentation du prix de l’essence. Cependant, sous ces chiffres, le volume des ventes s’est rapetissé, laissant entendre que le coût imposant de l’énergie entraîne la réduction des autres dépenses.
• Il se peut que la flambée du prix de l’énergie incite les Canadiens à se montrer plus prudents dans leurs dépenses, ce qui pourrait freiner la montée de l’inflation dans d’autres secteurs. En revanche, le recul de la demande risque de nuire à la croissance économique dans son ensemble.
Aux États-Unis, la vente de maisons augmente pour un troisième mois consécutif
• Aux États-Unis, les ventes de maisons existantes se sont accentuées pour un troisième mois consécutif en avril, cette fois de 1,4 %, surpassant les attentes des économistes.
• Ce troisième gain mensuel consécutif s’explique en partie par la baisse temporaire des taux hypothécaires qui a eu lieu au début du printemps et qui a attiré plus d’acheteurs sur le marché.
• Les taux ont repris leur ascension depuis avril. Selon la Mortgage Bankers Association of America, le taux fixe à 30 ans a grimpé à 6,56 % pendant la semaine ayant pris fin le 15 mai.
• Dans le même temps, les mises en chantier ont baissé de 2,8 % en avril, bien que les permis de construire aient augmenté de 5,8 %.
• Malgré la hausse encourageante des ventes, la plupart des économistes croient que l’activité de ce marché demeurera plutôt médiocre en 2026, car le loyer de l’argent et le prix des maisons restent élevés. L’augmentation des taux hypothécaires jumelée à l’incertitude économique et aux coûts considérables de l’énergie pourrait peser sur le marché de l’immobilier tout au long de l’année.
Au Royaume-Uni, le plafonnement du prix de l’énergie freine temporairement l’inflation
• Au Royaume-Uni, le taux annuel de l’inflation a fléchi à 2,8 % en avril contre 3,3 % en mars. Il s’agissait du pourcentage le plus bas en plus d’un an.
• Cette diminution s’explique surtout par la baisse marquée des frais liés au logement, due principalement au plafonnement du prix de l’énergie qui est entré en vigueur le 1er avril.
• Le prix du carburant a cependant continué à exploser, en avril de 23 % d’une année sur l’autre, une hausse inégalée depuis septembre 2022.
• Les aliments et les boissons non alcoolisées ont offert une petite pause aux consommateurs, avec un glissement à 3 % en avril comparativement à 3,7 % le mois précédent.
• La pause d’avril pourrait être de courte durée, car d’autres facteurs indiquent que l’inflation pourrait s’accentuer au fil de l’année. La Banque d’Angleterre prévoit que celle-ci remontera d’ici quelque temps. Elle a par ailleurs réaffirmé son intention d’adapter sa politique à l’évolution des prix et de l’économie du pays dans un contexte dominé par les tensions géopolitiques.
Au Japon, l’économie connaît son expansion la plus marquée en plus d’un an
• Selon une estimation préliminaire, l’économie du Japon s’est développée de 0,5 % pendant le premier trimestre de 2026, progressant de la croissance de 0,3 % enregistrée au dernier trimestre de 2025. Sur une base annualisée, l’économie du Japon s’est améliorée de 2,1 %.
• La progression du premier trimestre s’appuie sur les dépenses accrues des consommateurs et la forte remontée des exportations. Les consommateurs ont tiré profit de l’allégement des pressions inflationnistes et de l’augmentation des salaires.
• L’investissement de l’état dans les infrastructures est retourné en territoire positif après deux trimestres de repli, et la demande pour les autos et les produits technologiques du Japon ont fouetté les exportations.
• L’activité commerciale japonaise a connu un départ en force au deuxième trimestre. Les exportations ont prospéré de 14,8 % d’une année sur l’autre en avril, ce qui est au-dessus des prévisions et la plus forte hausse depuis janvier 2026. Les importations ont grimpé de 9,7 % d’une année sur l’autre en avril, ce qui est un peu moins qu’au moins précédent.
• Concernant l’avenir, la Banque du Japon a réduit ses prévisions annuelles quant à la croissance et prévenu que la recrudescence du prix du pétrole, due au conflit au Moyen-Orient, pourrait comprimer les profits des entreprises et le budget des ménages, en plus de troubler une reprise économique durable.