Groupe Plante - Financière Banque Nationale

Groupe Plante - Financière Banque Nationale (FBN). Ce site et les communications électroniques sont surveillés par la FBN à des fins de conformité.

Fondée par Cimon Plante, auteur de Riche et libre, Groupe Plante | Financière Banque Nationale gère plus de 1,5 G$ en actifs sous gestion et adopte une approche proactive axée sur la croissance du patrimoine et la réflexion stratégique. /*********/
Les opinions, les endossements et les recommandations exprimés dans mon profil ne reflètent pas nécessairement ceux de la Financière Banque Nationale Inc.

08/28/2026

ACHETER UNE MAISON EN 1980 VS EN 2026 : POUR QUI C’ÉTAIT LE PLUS DIFFICILE ?

Parfois lors d’une conversation en famille autour d’une table ce sujet peut créer de la friction, d’un côté : « Nous autres, on payait 18 % d'intérêt, arrêtez de vous plaindre. »
De l'autre : « Vous avez acheté votre maison pour le prix d'une Honda Civic. »

Pour clarifier les choses et attaquer des mythes, voici des chiffres en comparant un ménage moyen de 1980 à un ménage moyen de 2026.

Les données de départ:

1980 (au Québec) :
- Prix moyen d'une maison unifamiliale : environ 50 000 $
- Revenu moyen d'un ménage : environ 24 000 $
- Taux hypothécaire 5 ans : environ 14,5 % (il montera à 21 % en 1981)
- Mise de fonds minimale avec assurance SCHL : 10 %
- Mise de fonds conventionnelle : 25 %

2026 (au Québec) :
- Prix médian d'une maison unifamiliale : 505 000 $ (APCIQ, juillet 2026)
- Revenu moyen d'un ménage : environ 105 000 $
- Taux hypothécaire 5 ans : environ 4,5 %
- Mise de fonds minimale : 5 % sur les premiers 500 000 $, 10 % sur le reste
- Mise de fonds conventionnelle : 20 %

Premier constat : la maison coûtait 2,1 fois le revenu annuel du ménage en 1980. Elle en coûte 4,8 fois en 2026.

Mais attention, ce chiffre seul ne raconte pas toute l'histoire. Parce qu'une maison, ça s'achète en deux temps : le ticket d'entrée, puis les paiements.

LE PAIEMENT MENSUEL :

Avec une mise de fonds conventionnelle et un amortissement de 25 ans :

- 1980 : 454 $ par mois, soit 23 % du revenu brut du ménage
- 2026 : 2 236 $ par mois, soit 26 % du revenu brut du ménage

La première impression est que ceci est quasi-similaire : 23 % contre 26 %. Sur le paiement mensuel, les deux époques sont presque au même endroit. La chute des taux de 14,5 % à 4,5 % a absorbé presque toute l'explosion du prix.

Mais il y a un facteur qu’on oublie : en 1980, l'inflation était à 10 % et les salaires suivaient. En termes nominaux, l’IPC canadien a fait environ 10 % en 1980, 12,5 % en 1981 et 11 % en 1982. Les salaires hebdomadaires moyens ont progressé dans la même fourchette, autour de 10 à 12 % par an, grâce notamment aux clauses d’indexation dans les conventions collectives.

Ainsi, un paiement fixe qui représentait 23 % du revenu en année 1 tombait à environ 16 % en année 5, sans rien faire. L'inflation rongeait la dette. Aujourd'hui, à 2 ou 3 % d'inflation, votre 26 % reste 26 % pendant une plus longue période.

LE TICKET D'ENTRÉE :

Maintenant, regardons combien il fallait avoir dans son compte pour franchir la porte.

Mise de fonds conventionnelle :
- 1980 : 12 500 $, soit 6 mois de revenu brut du ménage
- 2026 : 101 000 $, soit 11,5 mois de revenu brut du ménage

Mise de fonds minimale :
- 1980 : 5 000 $, soit 2,5 mois de revenu
- 2026 : 25 500 $, soit 3 mois de revenu

Une note importante est que c'est en revenu brut. On épargne avec du revenu net. Avec un taux d'épargne réaliste de 10 % du revenu, le ménage de 1980 accumulait sa mise de fonds conventionnelle en 5 ans pendant que celui de 2026 y arrive en 10 ans. Tout en payant un logement moyen de plus de 1 900 $ par mois pendant qu'il épargne.

LE PIÈGE DE LA MISE DE FONDS MINIMALE

Vous vous dites : « Je vais prendre le 5 % et régler le problème. »

Avec la mise de fonds minimale, la prime d'assurance SCHL de 4 % s'ajoute à l'hypothèque. Le paiement grimpe à 2 760 $ par mois sur 25 ans, soit 31,5 % du revenu brut du ménage moyen. Avant les taxes municipales, l'assurance et le chauffage.

Mais le prêteur ne vous qualifie pas à 4,5 %. Il vous qualifie à un taux de résistance d'environ 6,5 %. À ce taux, le même paiement devient 3 336 $, soit 38 % du revenu et la limite acceptée est de 39 % en incluant taxes et chauffage.

Conclusion mathématique : le ménage moyen québécois ne se qualifie plus pour la maison unifamiliale médiane avec la mise de fonds minimale. En 1980, il se qualifiait avec de la marge.

CE QUE LE CALCUL NE DIT PAS (ET QU'IL FAUT DIRE)

Par souci d'honnêteté, quatre nuances.

1. Le produit n'est pas le même. La maison de 1980, c'est 1 100 pieds carrés, une salle de bain, pas de climatisation. Celle de 2026, c'est 1 800 pieds carrés et un code du bâtiment beaucoup plus exigeant.

2. Le produit d'entrée a changé. En 1980, le premier achat était l'unifamiliale. Aujourd'hui, c'est souvent le condo, dont le prix médian au Québec est d'environ 396 500 $, soit 3,8 fois le revenu du ménage plutôt que 4,8.

3. Le double revenu est déjà dans le calcul. Le ménage de 1980 comptait environ 1,3 travailleur. Celui de 2026 en compte environ 1,7. Par travailleur, l'écart est encore plus grand que ce que je montre pour un acheteur seul.

4. Le taux de propriété a monté. Il était d'environ 53 % au Québec en 1981. Il était de 59,9 % au recensement de 2021. Le narratif « c'est impossible » est contredit par les données. Cependant, la vraie histoire, c'est que ça reste possible, mais plus t**d, avec plus de dette, souvent avec un condo d'abord et de plus en plus avec l'aide des parents. Ce dernier point est peut-être le plus important car l'accès à la propriété est devenu un facteur d'inégalité entre les jeunes eux-mêmes, selon que les parents peuvent aider ou non.

Au moins, le ménage de 2026 dispose d'outils qui n'existaient pas en 1980 : le RAP, le CELIAPP, l'amortissement de 30 ans pour les premiers acheteurs, la mise de fonds à 5 %. Ils ne règlent pas le problème du prix, mais ils déplacent la limite de l’accès à un certain niveau.

Je donne une dernière précision : ces chiffres sont une moyenne provinciale. Dans la région de Montréal, où vit la moitié des Québécois, le prix médian de l'unifamiliale est de 650 000 $ et tous les ratios sont plus lourds. Le portrait provincial est donc la version conservatrice de l'histoire.

CE QU'IL FAUT RETENIR

Le débat intergénérationnel est mal posé. Les jeunes ont raison sur le ticket d'entrée, qui a presque doublé en proportion du revenu et sur la qualification qui est devenue le vrai obstacle.

Ce n'est pas tant le coût du crédit qui a changé le jeu. C'est le prix de l'actif par rapport au revenu et ça, aucune génération ne l'a choisi mais la cohorte des nouveaux acheteurs doit se poser la question si l’achat une maison unifamiliale est vraiment importante pour elle, car l’impact de ce choix aura plus de conséquences sur vos finances personnelles par rapport à vos parents.

Je ne suis pas là pour proposer des solutions politiques. Mais ce débat est important, parce que la génération qui arrive sur le marché a souvent grandi dans une maison unifamiliale, avec une cour et des voisins et rêve simplement de reproduire l’environnement dans lequel elle a été élevée. Ce rêve n’a rien d’extravagant. Il coûte juste beaucoup plus cher qu’avant.

La situation peut changer. Elle a déjà changé une fois, dans l’autre sens, en quarante ans. Espérons que la prochaine fois, ce sera dans le bon.

Sources : APCIQ, Association canadienne de l'immobilier, Statistique Canada, Banque du Canada, SCHL. Le prix de 1980 est une moyenne (la médiane n'est pas disponible pour cette époque); la distribution étant plus resserrée à l'époque, ce choix joue en faveur de 1980, pas de 2026. Les revenus de 1980 et de 2026 sont des estimations fondées sur les recensements. Les paiements sont calculés avec la composition semestrielle canadienne. Ce texte est à but éducatif et ne constitue pas une recommandation financière.

La Presse rapportait que Transat discute avec le gouvernement fédéral pour obtenir une aide supplémentaire. Après deux m...
08/27/2026

La Presse rapportait que Transat discute avec le gouvernement fédéral pour obtenir une aide supplémentaire. Après deux mois, le programme de 150 M$, annoncé en juin pour aider les transporteurs à absorber la flambée du carburant, s'avère déjà insuffisant pour la compagnie.

Transat est un voyagiste intégré verticalement. Son cœur, c'est Air Transat. Autour de la ligne aérienne oeuvre la vente de forfaits, un réseau d'agences de voyages et des services à destination. Plus de 5 000 employés, une flotte d'une quarantaine d'Airbus avec deux grands marchés : le Sud en hiver, l'Europe en été.

J'ai pris le temps de relire le dernier rapport trimestriel pour comprendre le contexte de cette demande.

Au deuxième trimestre, Transat a généré des revenus de 1 G$, ceci est stable par rapport à l’an dernier. Mais la facture de carburant a bondi de 46 %, soit 63 M$ de plus en un seul trimestre, conséquence directe des tensions dans le détroit d'Ormuz qui font pression sur les marchés mondiaux de l'énergie. Ainsi, la compagnie a essuyé une perte d'exploitation de 80 M$, alors que la même période l'an dernier affichait un profit de 37 M$.

Les capitaux propres sont négatifs de 753 M$. La dette totale s'élève à 1,6 G$. La trésorerie atteint 390 M$, mais les dépôts de clients pour des voyages à venir totalisent 955 M$, une réalité comptable propre aux voyagistes qui encaissent avant de livrer.

Il faut dire que l'entreprise ne reste pas les bras croisés. Son programme d'optimisation Élévation, conclu ce trimestre, a livré l'impact visé de 100M$ sur le résultat d'exploitation. Elle a remboursé 80 M$ de dettes depuis le début de l'exercice, ajusté sa capacité sur les liaisons moins rentables, suspendu Cuba en raison de problèmes d'approvisionnement en carburant sur place et ajouté trois nouvelles destinations d'hiver au départ de Montréal. Elle compose aussi avec un enjeu qui échappe à son contrôle : cinq de ses A321 sont cloués au sol par les problèmes de moteurs de Pratt & Whitney.

Le coeur du dossier, c'est la relation avec Ottawa. Le gouvernement fédéral est le principal créancier de Transat depuis la pandémie, avec des ententes de crédit de 334 M$ et 13 M& de bons de souscription en garantie. Le prêt carburant de juillet, une première tranche de 125 M$ sur quatre ans à 3,91 %, s'ajoutait à cette structure.

La suite dépendra de trois variables : l'évolution des prix du carburant, la saison estivale en cours dont les indicateurs de réservation sont d'ailleurs légèrement supérieurs à l'an dernier et la réponse du gouvernement Carney. Un dossier à suivre, autant pour l'industrie aérienne canadienne que pour le Québec.

Source : La Presse, Transat A.T. inc. annonce ses résultats du deuxième trimestre de l'exercice 2026

Cette publication est à visée éducative uniquement. Elle ne constitue ni une recommandation d'achat, ni une recommandation de vente sur aucun titre mentionné ou suggéré. Chaque décision d'investissement doit tenir compte de votre situation personnelle, de vos objectifs et de votre tolérance au risque. Les titres ou les secteurs mentionnés dans cette publication ne s’adressent pas à tous les types d’investisseurs et ne devraient en aucun cas être considérés comme une recommandation. Veuillez consulter votre conseiller en gestion de patrimoine afin de vérifier si ce titre ou secteur vous convient et pour avoir des informations complètes, incluant les principaux facteurs de risque. Certains titres ou secteurs mentionnés dans cette publication peuvent ne pas être suivis par les analystes de la FBN.

Comment lire un communiqué de presse avec un cas concret cette semaine. Groupe Prime Drink (PRME) a annoncé une lettre d...
08/26/2026

Comment lire un communiqué de presse avec un cas concret cette semaine.

Groupe Prime Drink (PRME) a annoncé une lettre d'intention pour acquérir Beach Day Every Day. Certains d'entre vous m'ont écrit à ce sujet, c’est pour cela que je fais cette publication.

Je ne vais pas vous dire quoi faire avec ce titre. Je n'ai aucune position, ni personnellement ni pour mes clients et ceci n'est pas une recommandation. Mais cette transaction est un excellent cas pédagogique, parce qu'elle illustre trois concepts que tout investisseur devrait maîtriser. Tout ce qui suit provient du communiqué officiel de la société, disponible publiquement.

1. L'opération avec une personne apparentée

Le communiqué l'indique lui-même : des administrateurs siègent à la fois chez l'acheteur (Prime) et chez le vendeur. En droit des valeurs mobilières, ça s'appelle une « opération avec une personne apparentée » (Règlement 61-101). Ce n'est pas illégal, c'est fréquent et encadré. Mais ça veut dire une chose simple, c’est que les mêmes personnes sont des deux côtés de la table. Le prix n'a pas été négocié entre parties indépendantes l’une de l’autre.

2. L'exemption du vote des minoritaires

Normalement, ce type de transaction exige une évaluation formelle et un vote des actionnaires minoritaires. Ici, la société indique s'attendre à être exemptée des deux, parce que la valeur versée aux initiés reste sous 25 % de la capitalisation boursière. La lettre d’intention prévoit tout de même un rapport d’évaluation indépendant comme condition de clôture, c’est mieux que rien, mais ce n’est pas l’évaluation formelle encadrée par le Règlement 61-101, dont la société s’attend à être exemptée. Encore une fois c’est parfaitement légal. Mais concrètement, si vous êtes un petit actionnaire, vous n'aurez pas à approuver cette transaction. Votre seule protection est le rapport d'évaluation indépendant exigé comme condition de clôture et c'est d'ailleurs un bon point de la structure, tout comme l'escrow de 24 mois sur les actions émises au vendeur.

3. La dilution

Le financement prévoit un minimum de 80 millions d'actions à 0,05 $, chacune accompagnée d'un bon de souscription à 0,10 $. Faites le calcul du nombre d'actions en circulation avant et après. Quand vous détenez un titre, votre pourcentage de detention de l'entreprise compte autant que le prix de l'action. Une entreprise peut croitre, mais on peut être diluée par l’émission de nouvelles actions. Si la dilution de l’entreprise est plus importante que sa croissance, vous perdez en tant qu’actionnaire.

Le contexte compte aussi. Deux éléments du dossier public méritent une attention car la société est actuellement sous une ordonnance d'interdiction d'opérations de la direction (MCTO) en raison d'états financiers annuels en ret**d et 1 M$ du financement servira à finaliser une entente avec des créanciers. Une transaction, aussi excitante soit-elle, se lit toujours dans son contexte.

Avant d'investir dans n'importe quelle situation semblable, pas juste celle-ci, demandez-vous : Qui vend et qui achète? Le prix a-t-il été établi de façon indépendante? Vais-je être dilué et de combien? Les états financiers sont-ils à jour? Est-ce que j'achète une entreprise ou une histoire?

L'enthousiasme d'un fondateur pour son projet est légitime et souvent sincère. Mais votre travail d'investisseur, c'est de séparer l'histoire des chiffres. Les deux peuvent être vrais en même temps mais c'est à vous de peser le pour et le contre.

Cette publication est à visée éducative uniquement. Elle ne constitue ni une recommandation d'achat, ni une recommandation de vente sur aucun titre mentionné ou suggéré. Chaque décision d'investissement doit tenir compte de votre situation personnelle, de vos objectifs et de votre tolérance au risque. Les titres ou les secteurs mentionnés dans cette publication ne s’adressent pas à tous les types d’investisseurs et ne devraient en aucun cas être considérés comme une recommandation. Veuillez consulter votre conseiller en gestion de patrimoine afin de vérifier si ce titre ou secteur vous convient et pour avoir des informations complètes, incluant les principaux facteurs de risque. Certains titres ou secteurs mentionnés dans cette publication peuvent ne pas être suivis par les analystes de la FBN.

08/25/2026

Le premier réflexe de tout le monde devant un titre : regarder le graphique. Rendement faible sur cinq ans? Dossier fermé. Pourtant, un titre qui a stagné, c’est parfois une entreprise qui était simplement trop chère et dont les profits ont rattrapé le prix. Le graphique montre où le titre était. Le travail d’un investisseur, c’est de savoir où l’entreprise s’en va.

*****

Cette publication est à visée éducative uniquement. Elle ne constitue ni une recommandation d'achat, ni une recommandation de vente sur aucun titre mentionné ou suggéré. Chaque décision d'investissement doit tenir compte de votre situation personnelle, de vos objectifs et de votre tolérance au risque. Les titres ou les secteurs mentionnés dans cette publication ne s’adressent pas à tous les types d’investisseurs et ne devraient en aucun cas être considérés comme une recommandation. Veuillez consulter votre conseiller en gestion de patrimoine afin de vérifier si ce titre ou secteur vous convient et pour avoir des informations complètes, incluant les principaux facteurs de risque. Certains titres ou secteurs mentionnés dans cette publication peuvent ne pas être suivis par les analystes de la FBN.

08/25/2026

L’IA est prometteur mais en faire un profit en Bourse est autre chose.

Source : Wall Street Journal

****
Cette publication est à visée éducative uniquement. Elle ne constitue ni une recommandation d'achat, ni une recommandation de vente sur aucun titre mentionné ou suggéré. Chaque décision d'investissement doit tenir compte de votre situation personnelle, de vos objectifs et de votre tolérance au risque. Les titres ou les secteurs mentionnés dans cette publication ne s’adressent pas à tous les types d’investisseurs et ne devraient en aucun cas être considérés comme une recommandation. Veuillez consulter votre conseiller en gestion de patrimoine afin de vérifier si ce titre ou secteur vous convient et pour avoir des informations complètes, incluant les principaux facteurs de risque. Certains titres ou secteurs mentionnés dans cette publication peuvent ne pas être suivis par les analystes de la FBN.

Lassonde est une entreprise de Rougemont que tout le monde consomme sans nécessairement bien la connaître.L'entreprise e...
08/25/2026

Lassonde est une entreprise de Rougemont que tout le monde consomme sans nécessairement bien la connaître.

L'entreprise est devenue un des plus grands producteurs de jus et de boissons de fruits en Amérique du Nord. Si vous consommez un produit comme Oasis, Rougemont, Fruité, Del Monte, les soupes Canton et même les sauces du Choix du Président, vous êtes un consommateur de Lassonde.

Ce qui rend la société intéressante, c'est la façon dont elle a bâti son avantage concurrentiel. Dans une industrie de produits de commodité où les marges sont minces, elle a construit trois avantages concurrentiels.

Le premier est la dominance de ses marques au Canada. Oasis est le leader incontesté de sa catégorie ici. Quand ta marque est le réflexe du consommateur depuis deux générations ou plus, l'épicier ne peut difficilement se permettre de ne pas t'avoir sur ses tablettes.

Le deuxième avantage est la double stratégie marques nationales et marques privées. Lassonde fabrique aussi les jus de marque maison des grandes chaînes. Ça semble contre-intuitif de fabriquer pour son propre concurrent, mais ça remplit les usines, ça crée une relation profonde avec les détaillants et ça donne une échelle de production et une économie d’échelle que les petits joueurs ne peuvent pas atteindre.

Le troisième point est la discipline d'acquisition. Clement Pappas en 2011, Apple & Eve en 2014, Summer Garden en 2024. L'entreprise a méthodiquement construit une plateforme américaine qui représente aujourd'hui la majorité de ses ventes, en payant des prix raisonnables et en les intégrant patiemment.

D'où viendra la croissance future? Trois vecteurs sont dignes de mention: le service alimentaire d'abord, où l'entreprise gagne du terrain auprès des distributeurs américains et vient de lancer une ligne d'emballage aseptique qui approvisionne déjà une grande chaîne de restauration rapide canadienne. Les aliments de spécialité ensuite, avec des sauces premium comme G. Hughes, numéro un de son créneau aux États-Unis et surtout la nouvelle usine du New Jersey, un investissement d'environ 96 M$ US, le plus important de son histoire, qui doit entrer en service entre la fin 2026 et la mi-2027 et rapprocher la production des grands marchés de la côte Est.

Un mot sur la gouvernance, après 50 ans sous la présidence de Pierre-Paul Lassonde, l'entreprise a confié en septembre 2024 la direction générale à Vince Timpano, un gestionnaire de carrière passé par Coca-Cola Canada. Nathalie Lassonde est devenue présidente exécutive du conseil. C'est le modèle classique des grandes entreprises familiales qui durent avec la famille garde le contrôle et l'horizon de temps, mais confie l'exécution à des professionnels ayant connu la grande entreprise. Les résultats récents suggèrent que la transition fonctionne.

D’ailleurs, au deuxième trimestre 2026, les ventes ont légèrement reculé à 737,7 M$, mais la marge brute a augmenté de 16 % pour atteindre 30,8 % des ventes, contre 26,4 % l'an dernier. Le bénéfice par action ajusté est passé de 5,47 $ à 7,45 $, une hausse de 36 %. Comment on explique ça? La baisse du prix du concentré d'orange après des sommets historiques, des hausses de prix qui ont tenu et une décision assumée d'abandonner des volumes non rentables. La direction le dit clairement dans son commentaire trimestriel, elle priorise la rentabilité des ventes plutôt que la croissance du volume.

Le trimestre n'est pas parfait, il y a eu une perte de valeur de 30,2 M$ liée à la modification d'un contrat client aux États-Unis qui a réduit le bénéfice net comptable. Mais plus de la moitié du volume perdu pour 2027 est déjà remplacée et des négociations avancées couvrent un autre quart.

Un signal important reste l’annonce que l'entreprise a l’intention de racheter jusqu'à 6,5 % de ses actions en circulation, en affirmant que le titre est sous-évalué. Avec une dette nette à seulement 1,22 fois le BAIIA, elle a les moyens de ses convictions. Quand une famille qui pense en générations rachète ses propres actions, ça mérite au minimum notre attention.

Souvent, les investisseurs commentent sur les même entreprises. Pendant ce temps,
Lassonde fait son chemin sous les radars. C'est peut-être exactement pour ça qu'elle mérite qu'on s'y att**de.

Source: Lassonde, Présentation aux investisseurs, Deuxième trimestre terminé le 27 juin 2026.

Cette publication est à visée éducative uniquement. Elle ne constitue ni une recommandation d'achat, ni une recommandation de vente sur aucun titre mentionné ou suggéré. Chaque décision d'investissement doit tenir compte de votre situation personnelle, de vos objectifs et de votre tolérance au risque. Les titres ou les secteurs mentionnés dans cette publication ne s’adressent pas à tous les types d’investisseurs et ne devraient en aucun cas être considérés comme une recommandation. Veuillez consulter votre conseiller en gestion de patrimoine afin de vérifier si ce titre ou secteur vous convient et pour avoir des informations complètes, incluant les principaux facteurs de risque. Certains titres ou secteurs mentionnés dans cette publication peuvent ne pas être suivis par les analystes de la FBN.

La Presse a rapporté en fin de semaine une étude de Desjardins qui frappe fort. Au Québec, un couple qui gagne le revenu...
08/24/2026

La Presse a rapporté en fin de semaine une étude de Desjardins qui frappe fort.

Au Québec, un couple qui gagne le revenu médian et qui veut passer du groupe le moins fortuné au groupe du milieu devait épargner 15 % de son salaire brut pendant 9 ans en 1999. Aujourd'hui? Ça prend plus de 20 ans et l'écart entre le milieu et le sommet est passé à prendre environ 50 ans... à près de 90 ans d'épargne.

Je comprends que ça décourage. Quand la cible s'éloigne plus vite qu'on avance, le réflexe naturel, c'est de se dire « à quoi bon ».

Mais regardez bien le graphique de l'étude.

Si l'écart se creuse, ce n'est pas parce que les plus riches épargnent plus fort que vous. C'est parce que leur argent est investi dans des entreprises, des placements, de l'immobilier, etc. La dernière décennie a offert un rendement supérieur à sa moyenne historique et ces actifs grossissent tout seul, année après année, même pendant qu'ils dorment.

Autrement dit : eux avancent à deux vitesses, leur salaire PLUS leurs placements. Celui qui épargne sans investir avance à une seule vitesse : sa paie.

C'est ça, la vraie leçon de l'étude si l’on veut rester optimiste. La question n'est pas juste combien vous mettez de côté. C'est ce que votre argent fait une fois mis de côté.

Mais voici ce qui me frappe le plus après 20 ans dans ce métier, même chez les plus fortunés, je vois régulièrement des portefeuilles mal construits. Trop d'argent qui dort, un manque d’exposition aux actions, peu de stratégie et d’analyses. Avoir de l'argent et bien l'investir, ce sont deux compétences différentes.

L'écart peut rétrécir ou même se rattraper par la qualité de l'investissement. Pas par des paris risqués, pas en jouant au cowboy avec des titres à la mode mais par l’audace mesuré, l’éducation financière, la discipline d’être parfois à contre-courant, la patience et le temps bien utilisé.

La bonne nouvelle? Cette compétence-là, elle s'apprend et c’est mon objectif personnel derrière mes publications.

Source : La Presse / Desjardins, Études économiques

Cette publication est à visée éducative uniquement. Elle ne constitue ni une recommandation d'achat, ni une recommandation de vente sur aucun titre mentionné ou suggéré. Chaque décision d'investissement doit tenir compte de votre situation personnelle, de vos objectifs et de votre tolérance au risque. Les titres ou les secteurs mentionnés dans cette publication ne s’adressent pas à tous les types d’investisseurs et ne devraient en aucun cas être considérés comme une recommandation. Veuillez consulter votre conseiller en gestion de patrimoine afin de vérifier si ce titre ou secteur vous convient et pour avoir des informations complètes, incluant les principaux facteurs de risque. Certains titres ou secteurs mentionnés dans cette publication peuvent ne pas être suivis par les analystes de la FBN.

Vous ne connaissez probablement pas Delphine Rainville. Pourtant, vous croisez son entreprise chaque été.La bonbonne de ...
08/23/2026

Vous ne connaissez probablement pas Delphine Rainville. Pourtant, vous croisez son entreprise chaque été.

La bonbonne de propane que vous échangez au dépanneur avant d'allumer le barbecue, c'est RapidGaz. Une entreprise québécoise qu'elle dirige avec rigueur avec entre autres des membres de sa famille.

Mais Delphine ne se contente pas de bâtir son entreprise. Cette semaine, RapidGaz était l’un des présentateurs principaux de la 17e édition du tournoi de golf de l'Association de la Colonie de vacances de Granby, qui permet à des enfants de vivre un été de camp qu'ils ne pourraient pas s'offrir autrement. Elle aurait pu signer un chèque mais à la place elle était sur place impliquée.

J'en ai profité pour faire un don à l'encan et repartir avec deux beaux souvenirs : les chandails signés de Lane Hutson et d'Ivan Demidov. Un peu comme dans un portefeuille boursier, il y a la valeur sûre qui a fait ses preuves et le jeune talent dans lequel on investit pour son potentiel.

Je côtoie beaucoup d'entrepreneurs dans mon travail et les meilleurs ont souvent ce point en commun : ils comprennent que la réussite d'une entreprise et la santé de sa communauté sont indissociables.

La prochaine fois que vous échangerez votre bonbonne, vous saurez qu'il y a derrière ce geste anodin une entrepreneure qui se soucis de sa communauté.

08/23/2026

Le consommateur américain demeure l’un des principaux moteurs de l’économie mondiale et cette semaine, plusieurs données nous donnent de nouveaux indices sur son état de santé.

Les ventes au détail, les résultats de plusieurs grands détaillants et certains développements récents en matière de tarifs douaniers semblent, à première vue, envoyer des signaux contradictoires.
Alors, le consommateur américain commence-t-il réellement à s’essouffler?

*Cette publication est à visée éducative uniquement. Elle ne constitue ni une recommandation d'achat, ni une recommandation de vente sur aucun titre mentionné ou suggéré. Chaque décision d'investissement doit tenir compte de votre situation personnelle, de vos objectifs et de votre tolérance au risque. Consultez votre conseiller en placement avant toute décision.

Vendredi soir les négociations entre le Canada et les États-Unis ont échoué. Des tarifs de 50 % sont entrés en vigueur s...
08/22/2026

Vendredi soir les négociations entre le Canada et les États-Unis ont échoué. Des tarifs de 50 % sont entrés en vigueur sur environ 28 G$ de produits canadiens et Ottawa veut riposter au dollar près. Les manchettes sont inquiétantes et plusieurs investisseurs vont passer la fin de semaine à se demander s'ils devraient vendre ou réduire leur exposition au actions canadiennes lundi matin.

Avant de faire quoi que ce soit, je vous invite à vous poser une seule question : est-ce que la valeur des entreprises que vous détenez a réellement changé depuis vendredi?

Regardez d'abord la liste des produits visés : du miel, des produits laitiers, des bâtons de hockey, du ciment. C'est douloureux pour les secteurs touchés, réellement. Mais 28 G$, c'est une fraction du commerce entre les deux pays et l'essentiel des échanges conformes à l'ACEUM continue de circuler.

Ensuite, rappelons une distinction que trop d'investisseurs oublient : la Bourse de Toronto n'est pas l'économie canadienne. Les grandes entreprises inscrites au Canada sont des banques, des assureurs, des chemins de fer, des entreprises de services et de technologie qui tirent une part importante, parfois majoritaire, de leurs revenus des États-Unis et d'ailleurs dans le monde. Un tarif douanier s'applique à des marchandises qui traversent une frontière. Il ne s'applique pas à une entreprise de services qui opère directement chez son client, avec ses employés et ses installations sur place. Quand un titre canadien recule parce que « le Canada est touché par les tarifs », il arrive souvent que l'entreprise derrière ce titre n'exporte rien du tout. C'est précisément dans ces moments que le prix et la valeur se séparent et c'est là que l'investisseur patient trouve son avantage.

On a déjà vu ce scénario, en 2018 avec l'acier et l'aluminium et en 2025 avec la première vague de tarifs. Chaque fois, les manchettes annonçaient le pire, les marchés ont eu leurs soubresauts, puis les négociateurs sont revenus à la table. Parce que la réalité économique finit toujours par revenir avec deux voisins qui échangent des centaines de milliards par année ont plus à perdre à ne pas s'entendre qu'à s'entendre.

L'investisseur qui vend lundi matin ne vend pas ses entreprises, il vend avec ses émotions et historiquement, c'est la transaction la plus coûteuse qui existe.

Source : La Presse

Cette publication est à visée éducative uniquement. Elle ne constitue ni une recommandation d'achat, ni une recommandation de vente sur aucun titre mentionné ou suggéré. Chaque décision d'investissement doit tenir compte de votre situation personnelle, de vos objectifs et de votre tolérance au risque. Les titres ou les secteurs mentionnés dans cette publication ne s’adressent pas à tous les types d’investisseurs et ne devraient en aucun cas être considérés comme une recommandation. Veuillez consulter votre conseiller en gestion de patrimoine afin de vérifier si ce titre ou secteur vous convient et pour avoir des informations complètes, incluant les principaux facteurs de risque. Certains titres ou secteurs mentionnés dans cette publication peuvent ne pas être suivis par les analystes de la FBN.

Adresse

1 Place Ville-Marie, Bureau 1700
Montreal, QC
H3B2C1

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Groupe Plante - Financière Banque Nationale publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Raccourcis

Partager