09/08/2026
Les ventes résidentielles reculent de 13 % à Montréal
Les acheteurs avaient davantage de choix dans la région de Montréal en août, mais les prix ont continué de progresser, la plupart des segments demeurant favorables aux vendeurs.
Le marché immobilier montréalais a continué de ralentir en août, alors que les ventes ont diminué et que le nombre de propriétés offertes a augmenté dans l’ensemble de la région.
Au total, 2 853 propriétés ont changé de mains au cours du mois, soit 13 % de moins qu’en août 2025, selon l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ). Sur une base désaisonnalisée, les ventes ont également reculé de 2 % par rapport à juillet.
Parallèlement, les inscriptions en vigueur ont augmenté de 18 % sur un an pour atteindre 20 128, tandis que les nouvelles inscriptions ont progressé de 7 % pour s’établir à 5 874.
L’augmentation de l’offre a été particulièrement marquée à l’extérieur de l’île de Montréal, les inscriptions en vigueur ayant bondi de 28 % sur la Rive-Sud et de 26 % sur la Rive-Nord.
« Avec une activité en baisse et une offre en croissance dans l’ensemble de la région métropolitaine, les résultats d’août confirment que le marché résidentiel montréalais continue de se rééquilibrer », a déclaré Camille Laberge, directrice adjointe et économiste principale à l’APCIQ.
Malgré la hausse de l’offre et le ralentissement des ventes, les prix médians ont progressé dans les trois catégories de propriétés. Celui d’une maison unifamiliale a augmenté de 3 % pour atteindre 650 000 $, celui d’une copropriété de 4 % à 437 250 $ et celui d’un plex de 2 % à 856 000 $.
Selon l’APCIQ, la plupart des secteurs du marché demeurent favorables aux vendeurs, bien que le segment des copropriétés se rapproche plus rapidement de l’équilibre. Sur l’île de Montréal, ce marché se situe maintenant près du seuil séparant un marché équilibré d’un marché favorable aux acheteurs.
Les ventes de copropriétés ont reculé de 18 % sur un an, tandis que le délai de vente moyen a augmenté de 12 jours pour atteindre 62 jours. Selon Mme Laberge, le centre-ville de Montréal et l’arrondissement du Sud-Ouest affichent maintenant les niveaux d’inscriptions les plus élevés jamais enregistrés dans le système Centris, les unités de plus petite taille étant généralement plus difficiles à vendre.