05/25/2026
La semaine du 25 mai sera dominée par une même question : les banques centrales peuvent elles encore envisager des baisses de taux alors que l’inflation reste alimentée par l’énergie et les tensions géopolitiques ? Entre le pétrole, les rendements obligataires et les données d’inflation à venir, le marché commence à comprendre que plusieurs institutions pourraient devoir rester plus restrictives plus longtemps que prévu.
Aux États Unis, toute l’attention sera tournée vers l’inflation PCE, l’indicateur préféré de la Fed. Une inflation encore élevée, combinée à des dépenses des consommateurs qui résistent malgré des revenus réels plus faibles, renforcerait l’idée que les taux américains pourraient rester élevés plus longtemps, voire remonter. Pendant ce temps, le marché immobilier continue de montrer les effets des taux hypothécaires élevés, avec une demande plus fragile malgré les efforts des constructeurs pour soutenir les ventes.
L’Australie, la Nouvelle Zélande, le Japon, la zone euro et le Canada feront aussi face au même dilemme : contenir une inflation encore forte sans fragiliser davantage une croissance déjà sous pression. L’inflation australienne, la posture restrictive de la RBNZ, la faiblesse persistante du yen, les difficultés économiques européennes et la dépendance du Canada au pétrole pourraient fortement influencer les devises cette semaine. Dans ce contexte, le marché ne réagira pas seulement aux chiffres eux mêmes, mais surtout à ce qu’ils changent dans les attentes de taux des banques centrales.
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