03/29/2026
LES VENTS DE LA PÉNITENCE
VERSET 56 : Douegz (partie 3)
Une fois, c’est que le soir, la petite Mila, elle raconte sa journée à son père, et elle explique qu’elle a perdu le combat singulier contre l’autre, là, Saphira. Son père, il écoutait vaguement. Il regardait sa fille en pensant à Milla JOVOVICH (voir image). C’est pour ça qu’il l’avait appelée Mila, sa fille. Mais il y avait juste un « L » dans son nom à sa fille, donc c’était pas pareil que avec Milla JOVOVICH. Et son père, c’était de sa faute, il avait fait une erreur. Et il la regrettait – pas sa fille, là; elle, il l’aimait beaucoup. Non, il regrettait son erreur. Parce que sa fille, à cause de ça, elle ne serait jamais à la hauteur de son idole, au père. Et il savait que c’était de sa faute, à lui et juste à lui, à personne d’autre, parce qu’il avait mal dit, mal écrit son nom, à la naissance. Mais même si elle ne serait jamais celle qu’il aurait voulue, son père, il allait la défendre. Ou au moins essayer de comprendre, un peu. « C’est pareil, dans le fond… », qu’il se dit.
Mais pour la défendre, son père, à la petite Mila, il fallait qu’il en sache plus. C’est qui, cette Saphira-là, qu’il entendait parler ? Mais c’est assez dur, avoir une conversation avec une petite fille de première année comme Mila, parce qu’elle prend tellement son temps pour arriver à quelque chose qu’elle n’arrive à rien, finalement, et se met à raconter d’autre chose. Si on était là, on lui dirait, au père de la petite Mila, qu’il va falloir diriger la discussion un peu plus, là, sinon on va être encore là demain et on ne sera pas plus avancés. « Elle a l’air de quoi, là, Saphira ? », qu’il lui demande. « Ah, bien, elle est très foncée, elle a de grandes oreilles et un gros nez. », qu’elle répond, la petite Mila. Son père, il se dit qu’elle doit être vraiment laide, Saphira, et que peut-être qu’elle est méchante avec les autres, comme sa fille, la petite Mila, justement, parce qu’elle est jalouse de sa beauté et de son intelligence, et qu’elle veut se venger contre TOUTE.
Mais là, tout d’un coup, son père, il a un doute. « Si c’était un animal, Saphira, à lequel elle ressemblerait le plus ? », qu’il demande. La petite Mila, elle prend à peine le temps d’y penser, c’est vraiment court. Elle répond, avec la grande certitude : « À une pieuvre, je dirais. ». Une pieuvre ?! Bien voyons, quel enfant peut ressembler à une pieuvre ? La petite Mila, elle voit que son père, il ne comprend pas, parce que il fait une face qui veut dire « what the f**k… ? ». Fait que elle arrête de lui expliquer, c’est sûr qu’il comprendra pas, c’est juste un papa. Donc, elle se lève et va vers sa chambre – mais il l’arrête. Et il insiste : « Comment ça tu penses à ressemble à une pieuvre ? ». La petite Mila, elle n’aime pas bien bien ça jaser, elle a de la misère à expliquer les affaires. « C’est parce que, Saphira, elle a la peau douce et lisse, comme une pieuvre. », qu’elle lui dit. Son père, à Mila, il est un peu troublé; il commence à dissocier. Fait que la petite Mila, pour elle, la conversation est finie. Elle repart dans sa chambre.
Là, son père, il n’est pas sûr. Parce que les petites filles, elles ont pas mal toutes la peau douce et lisse, à cet âge-là me semble que c’est normal. Et là, il se remet à penser à Milla JOVOVICH, qui, elle aussi, a déjà eu la peau douce et lisse. Il aimerait vraiment ça que la mère, à Mila, elle soit encore là. C’est dans ce temps-là ça que ça sert, les mères. Il peut pas gérer ça tout seul, des discussions de même avec sa fille, c’est bien trop compliqué. Une pieuvre ?! What the f**k…