K-Y, le cousin lointain à Pierre-Yves qui connaît f**kall mais qui s'essaie

K-Y, le cousin lointain à Pierre-Yves qui connaît f**kall mais qui s'essaie Non sérieux en vrai cé Kéveun-Yolo McSWEEN mais K-Y MC SWING cé mon nom dartisse

OK ouen là j'ai compris
05/08/2026

OK ouen là j'ai compris

LES VENTS DE LA PÉNITENCEVERSET 58 : Douegz (partie 4, en reprise)Une fois, c’est qu’on s’est un peu éloignés avec l’éme...
04/19/2026

LES VENTS DE LA PÉNITENCE

VERSET 58 : Douegz (partie 4, en reprise)

Une fois, c’est qu’on s’est un peu éloignés avec l’émeute des boulangers, fait que on n’a pas vraiment parlé du sujet du titre du verset. Donc on va laisser de côté cette histoire-là, et on va parler de d’autre chose. Comme, du sujet du titre du verset. Fait que on ne saura pas ce qui va se passer tout de suite avec Madame Céleste et Cannelle. C’est un suspense, comme qu’on dit.

Bien en fait, je pense à ça, là… non, on ne peut pas arrêter ça là, parce que sinon, l’histoire avec Saphira, on ne peut pas la raconter, on a besoin de Madame Éléonore. Donc on va continuer, va falloir fermer cette parenthèse-là. On va faire ça vite, c’est sûr-sûr-sur.

Donc, c’est ça, Madame Céleste, elle décide de faire faire un « tour de machine », comme qu’ils disaient dans l’ancien temps, pour calmer Cannelle. Et, aussi, pour ne pas que les boulangers en grève puissent les suivre, parce que Madame Céleste, elle habite genre à deux coins de rue. Elle se dit que s’ils sont assez fâchés pour mettre le feu dans un commerce et flamber l’appartement du dessus jusque parce qu’il appartient à une Exo-Felidae, bien, elle juge que c’est dangereux. Peut-être que, une fois réchauffés par le fâché, ils vont vouloir continuer à faire brûler des affaires, genre, la Audi R8 à Madame Céleste et le bloc où elle habite. Et, réchauffés par la vodka, aussi, parce que y’avait quand même au moins une charlotte molotov qui a été lancée, donc on ne serait pas surpris s’ils s’en sont pris quelques shots vite fait entre deux slogans.

Et là, pendant le « tour de machine », Madame Céleste et Cannelle, elles discutent (voir image). « Qu’est-ce qu’ils te voulaient ? », qu’elle demande, Madame Céleste. « Ce n’est pas juste contre moi. Ils sont en grève, en colère, parce qu’ils pensent que c’est de la faute des Exo-Felidae si leur chiffre d’affaires baisse. », qu’elle répond, Cannelle. « Tu penses quoi de ça ? », qu’elle demande, Madame Céleste, avant rétrograder (note de la rédaction : « downshifter » dans la version originale) sauvagement la Audi R8 pour l’arrêter à un feu rouge. « Bien, moi, j’ai une boulangerie, et dans la ville, eux, ils en ont au moins quinze. Il y en a juste trop pour la grosseur de la ville. J’ai rien à voir là-dedans, c’est dur pour moi aussi. », qu’elle explique, Cannelle. Pendant que Madame Céleste s’amuse à faire monter les rpm de son moteur en attendant la lumière verte, Cannelle, elle continue : « Ce que je n’aime pas là-dedans, c’est qu’ils nous en veulent, à nous, les Exo-Felidae, mais c’est nous qui a montré aux Humains à faire le pain quand on est venus la deuxième fois, à la date -8000. ». Et là, elle fait le mouvement du pétrissement, avec ses pattes, pour lui montrer. Madame Céleste, elle regarde le mouvement du pétrissement – c’est un peu bizarre, mais assez satisfaisant à regarder. Et là, elle se fait klaxonner, parce que la lumière est devenue verte entre-temps et que quelqu’un qui s’impatiente en arrière. Madame Céleste, elle lance sa Audi R8 à pleine puissance, et l’autre, il n’a même pas réalisé encore mais il est rendu juste un petit point dans son miroir, à Madame Céleste.

Là, le « tour de machine » est pas mal fini. Ce serait surprenant que les boulangers puissent les retracer. Madame Céleste, elle retourne au bloc d’appartements avec Cannelle, qui est encore pas mal traumatisée, qui porte son gros sac blanc de misère avec, justement, pas mal de misère.

LES VENTS DE LA PÉNITENCEVERSET 57 : Douegz (partie 4)Une fois, c’est que Madame Éléonore, elle a un peu de la misère av...
04/08/2026

LES VENTS DE LA PÉNITENCE

VERSET 57 : Douegz (partie 4)

Une fois, c’est que Madame Éléonore, elle a un peu de la misère avec la petite Saphira, fait que sur l’heure du dîner, elle croise Madame Céleste et décide de l’inviter chez elle pour souper, question de se changer les idées. « OK, je vais aller chercher un pain à boulangerie, sur le coin. », qu’elle propose, Madame Céleste. Madame Éléonore, elle est contente, parce qu’elle aime beaucoup le pain. C’est juste que sortir de chez elle, travailler toute une journée dans l’école primaire, c’est beaucoup pour son psychiatrique. Fait qu’elle essaie de se ménager, un peu, Madame Éléonore. Donc la boulangerie, c’est de trop; elle laisse Madame Céleste y aller.

Madame Céleste, le soir après l’école, elle stationne sa Audi R8 à l’appartement, et elle s’en va vers la boulangerie de quartier. C’est celle que la boulangère, c’est une Exo-Felidae – celle du VERSET 39. À chaque fois qu’elle va là, elle repense à la boulangère, comment qu’elle s’appelle, déjà ? Cannelle, c’est ça. On ne l’avait pas décidé, mais là elle s’appelle Cannelle. Maintenant, on le sait. C’est que les Exo-Felidae, nous, les Humains, on n’est pas capables de prononcer leurs noms, alors on leur donne des surnoms. Cannelle, pour une boulangère, ça peut marcher.

Mais là, elle peut pas se rendre, parce qu’il y a de l’agitation dans la rue. Madame Céleste, elle entend une foule, qui crie : « En grève ! En grève ! Les boulangers en grève ! ». Et là, elle voit une manifestation de boulangers, avec des pancartes de chats dessus, un peu comme sur l’image. Il y a quelqu’un, en avant de la foule, qui gu**le fort, il dit : « Depuis que eux-autres, les Exo-Felidae, ils sont venus ouvrir des boulangeries, on est toutes en train de faire faillite ! ». On entend un pas-rapport qui se fait aller la corde vocale sensible, un peu plus loin. « Concurrence déloyale ! », qu’il dit avec le désespoir. Non mais as-tu vu ça, toi, le nombre de boulangers sur l’image ? Je veux dire, je veux bien croire que les Exo-Felidae leur font de la concurrence, mais genre 25 boulangeries dans une petite ville en Estrie, bon, peut-être que ça marcherait à Bromont parce que c’est, genre, touristique style surfait (note de la rédaction : « overraté » dans la version originale), mais on n’est clairement, clairement pas à Bromont, là. Impossible.

Quand elle arrive sur les lieux, Madame Céleste, la paysannerie boulangère, elle est pas mal crinquée. Fait que ils sont en avant de la boulangerie, puis il commence à y avoir de la casse, avec des coups de racloir et de pelle à pain. Quand elle voit de quel bord c’est en train de virer, Madame Céleste, elle retourne en courant à l’appartement, elle prend sa Audi R8, elle te met ça en première et c’est pas long qu’elle est de retour à la boulangerie, le rpm à 8500, elle enterre la manifestation au grand complet, et je te dis qu’elle se tasse, la paysannerie. Madame Céleste, elle voit que Cannelle est en train de paniquer, qu’elle ramasse des affaires et des pains, aussi, dans un gros sac blanc. Parce que là, il y a un pâtissier crinqué qui a envoyé une charlotte molotov dans la vitrine cassée, et le feu est en train de pogner. Madame Céleste, elle passe devant la porte avec sa Audi R8, elle baisse sa fenêtre, et elle lui dit, à Cannelle : « T’as-tu soupé ? ». Fait que avec ses talents secrets d’agente secrète, Madame Céleste, elle embarque Cannelle vite fait. Ouff, c’est intense.

LES VENTS DE LA PÉNITENCEVERSET 56 : Douegz (partie 3)Une fois, c’est que le soir, la petite Mila, elle raconte sa journ...
03/29/2026

LES VENTS DE LA PÉNITENCE

VERSET 56 : Douegz (partie 3)

Une fois, c’est que le soir, la petite Mila, elle raconte sa journée à son père, et elle explique qu’elle a perdu le combat singulier contre l’autre, là, Saphira. Son père, il écoutait vaguement. Il regardait sa fille en pensant à Milla JOVOVICH (voir image). C’est pour ça qu’il l’avait appelée Mila, sa fille. Mais il y avait juste un « L » dans son nom à sa fille, donc c’était pas pareil que avec Milla JOVOVICH. Et son père, c’était de sa faute, il avait fait une erreur. Et il la regrettait – pas sa fille, là; elle, il l’aimait beaucoup. Non, il regrettait son erreur. Parce que sa fille, à cause de ça, elle ne serait jamais à la hauteur de son idole, au père. Et il savait que c’était de sa faute, à lui et juste à lui, à personne d’autre, parce qu’il avait mal dit, mal écrit son nom, à la naissance. Mais même si elle ne serait jamais celle qu’il aurait voulue, son père, il allait la défendre. Ou au moins essayer de comprendre, un peu. « C’est pareil, dans le fond… », qu’il se dit.

Mais pour la défendre, son père, à la petite Mila, il fallait qu’il en sache plus. C’est qui, cette Saphira-là, qu’il entendait parler ? Mais c’est assez dur, avoir une conversation avec une petite fille de première année comme Mila, parce qu’elle prend tellement son temps pour arriver à quelque chose qu’elle n’arrive à rien, finalement, et se met à raconter d’autre chose. Si on était là, on lui dirait, au père de la petite Mila, qu’il va falloir diriger la discussion un peu plus, là, sinon on va être encore là demain et on ne sera pas plus avancés. « Elle a l’air de quoi, là, Saphira ? », qu’il lui demande. « Ah, bien, elle est très foncée, elle a de grandes oreilles et un gros nez. », qu’elle répond, la petite Mila. Son père, il se dit qu’elle doit être vraiment laide, Saphira, et que peut-être qu’elle est méchante avec les autres, comme sa fille, la petite Mila, justement, parce qu’elle est jalouse de sa beauté et de son intelligence, et qu’elle veut se venger contre TOUTE.

Mais là, tout d’un coup, son père, il a un doute. « Si c’était un animal, Saphira, à lequel elle ressemblerait le plus ? », qu’il demande. La petite Mila, elle prend à peine le temps d’y penser, c’est vraiment court. Elle répond, avec la grande certitude : « À une pieuvre, je dirais. ». Une pieuvre ?! Bien voyons, quel enfant peut ressembler à une pieuvre ? La petite Mila, elle voit que son père, il ne comprend pas, parce que il fait une face qui veut dire « what the f**k… ? ». Fait que elle arrête de lui expliquer, c’est sûr qu’il comprendra pas, c’est juste un papa. Donc, elle se lève et va vers sa chambre – mais il l’arrête. Et il insiste : « Comment ça tu penses à ressemble à une pieuvre ? ». La petite Mila, elle n’aime pas bien bien ça jaser, elle a de la misère à expliquer les affaires. « C’est parce que, Saphira, elle a la peau douce et lisse, comme une pieuvre. », qu’elle lui dit. Son père, à Mila, il est un peu troublé; il commence à dissocier. Fait que la petite Mila, pour elle, la conversation est finie. Elle repart dans sa chambre.

Là, son père, il n’est pas sûr. Parce que les petites filles, elles ont pas mal toutes la peau douce et lisse, à cet âge-là me semble que c’est normal. Et là, il se remet à penser à Milla JOVOVICH, qui, elle aussi, a déjà eu la peau douce et lisse. Il aimerait vraiment ça que la mère, à Mila, elle soit encore là. C’est dans ce temps-là ça que ça sert, les mères. Il peut pas gérer ça tout seul, des discussions de même avec sa fille, c’est bien trop compliqué. Une pieuvre ?! What the f**k…

LES VENTS DE LA PÉNITENCEVERSET 55 : Douegz (partie 2)Une fois, c’est que la petite Saphira, dans la classe de Madame Él...
03/26/2026

LES VENTS DE LA PÉNITENCE

VERSET 55 : Douegz (partie 2)

Une fois, c’est que la petite Saphira, dans la classe de Madame Éléonore, en première année, elle continue de faire du trouble jour après jour, et ça commence à être un problème.

Comme là, on est le lendemain du verset d’avant, et à la récréation, la petite Saphira, elle s’est battue. Tout le monde est rentré de la récréation, sauf elle. Là, elle est bien trop excitée, elle court partout dans la cour d’école en riant, pas moyen de la faire revenir même en l’appelant. Finalement, avec trois TES et Madame Stéphanie, la directrice de l’école, elles finissent par arriver à quelque chose. La petite Saphira, elle se retrouve dans un bureau de TES pas trop loin de l’entrée, dans un local d’isolement fermé, pour qu’elle se calme. Mais elle ne se calme définitivement pas. Non, parce qu’elle est toute seule dans le noir, et comme elle est pas mal foncée, elle ne se voit plus. Et ça l’angoisse, un peu. Fait que elle gratte dans la porte, elle hurle mais c’est tellement intense que ça a l’air du gros drame (note de la rédaction : « de l’esti de drama stagé, faké » dans la version originale), et elle continue de courir en rond dans le mini-local. Éventuellement, elle prend une pause, un peu. Rendue à quatre pattes, elle s’étire en bâillant, et elle lâche accidentellement un flatule. Le genre de bruit de fuite de gaz sèche, très brève, avec un son court et aigu. « Mais d’où est-ce qu’il vient, ce son-là ? », qu’elle se demande. Mais à cause du noir, elle ne se voit pas; elle pense qu’elle n’existe plus, alors : qui, ou pire – quoi – a fait ce bruit ? Et, ensuite : l’odeur. L’odeur. L’ODEUR !! Parce que le local d’isolement, là, ça le dit, c’est isolé. Fait que si tu étais là, tu ne pourrais pas sortir. Et la petite Saphira non plus, dans l’histoire, elle ne peut pas. Et comme ce n’est pas ventilé, l’odeur de son flatule, elle ne sort pas non plus. Donc, « D’où elle vient, cette odeur-là, en plus ? », qu’elle se demande. À force de se poser toutes ces questions, elle s’est comme auto-distraite de son excite, et elle se calme, un peu. L’intervention des TES va pouvoir avancer, on sort enfin de la crise; c’est long !

Entre-temps… « Mila, qu’est-ce qui s’est passé ? », qu’elle demande à son élève, Madame Éléonore. Elle fait l’intervention, parce que les TES sont occupées avec Saphira. « C’est parce que Saphira, elle voulait ma b***e, et là, je l’ai attrapée avant elle, et là, elle me courait après, et là, elle m’a rattrapée, et là, elle me grognait après, et là, je l’ai tassée, et là, elle m’a mordue, et là, je lui ai donné un coup de pied dans les gosses, et là, on s’est battues... », qu’elle explique, la petite Mila. Madame Éléonore, elle est perplexe, parce que Saphira, c’est une fillette, et les fillettes, elles n’ont pas de gosses. Dans le Québec Futur, à cause des radiations et de plein d’autres affaires, il y a des phénomènes bizarres. Des fois, les petites filles, par exemple, il leur pousse des ailes, mais elles les perdent plus t**d, comme Madame Isabelle et ses amies (voir VERSET 32). Mais des testicules, ça, non – en tous cas, pas des testicules visibles que tu peux y aller à grands coups de pieds pour faire mal quand tu haïs le masculin dans son ensemble (note de la rédaction : cependant, voir : https://shorturl.at/ZrN4E). Madame Éléonore, elle sort de ses fantasmes violents contre les hommes, et elle examine Mila un peu plus. C’est clair que… ce n’est pas elle qui a gagné le combat (voir image). Fait que elle la console, un peu, et elle s’organise pour ne pas avertir ses parents; pourquoi leur faire peur pour rien… ?

LES VENTS DE LA PÉNITENCEVERSET 54 : Douegz (partie 1)Une fois, c’est que, dans la classe de Madame Éléonore, qui rempla...
03/18/2026

LES VENTS DE LA PÉNITENCE

VERSET 54 : Douegz (partie 1)

Une fois, c’est que, dans la classe de Madame Éléonore, qui remplace Madame Isabelle en première année, il commence à y avoir du trouble tout le temps avec la même élève. Parce que la petite Saphira, elle est tannante, de plus en plus. À chaque récréation, à chaque dîner, il se passe quelque chose. Et, bien sûr, flatu-gestion exige, devinez quoi ? Elle se fait pèter dessus.

Comme, à la récréation du matin, la petite Saphira, elle se fait dénoncer, parce que les enfants de première année, ils passent leur temps à faire ça. Là, c’est Madame Céleste qui surveille dans le coin. Fait que : « Madame Céleste, c’est parce que Saphira, elle arrête pas de me licher… », qu’il lui dit, le petit Arnaud. « Bon, Saphira, si tu veux licher les amis, il faudrait que je te montre la technique, mais tu n’es pas rendue là. Ce qu’il faut que tu saches, c’est que tu dois leur demander la permission, avant. », qu’elle intervient, Madame Céleste. La petite Saphira, elle est un peu perdue, mais maintenant, elle comprend qu’elle a la permission de licher tous les amis.

Et même dans la classe, aussi, des fois, la petite Saphira, elle fait des problèmes. Comme là, présentement, au lieu d’écouter les consignes de Madame Éléonore, elle court partout, la langue sortie qui pendrait sur le côté si elle ne courait pas aussi vite. Mais là, sa langue, elle flotte dans le vent. « Saphira ? SAPHIRA ! À ta place, maintenant ! », qu’elle lui exige, Madame Éléonore. La petite Saphira, elle comprend son nom, c’est déjà ça. Mais elle s’en sacre. Fait que elle fait semblant de s’intéresser à autre chose, elle erre un peu dans la classe, elle fait sa senteuse. Mais quand elle voit que tout le monde attend après elle, elle fait encore semblant, mais elle se retrouve « par hasard » à son bureau, et elle s’assoit. Enfin, là, on vas-tu finir par y arriver ?

L’avant-midi se termine, puis les enfants vont dîner. Ils ont l’excite pas mal, les enfants de première année. Ça va leur faire du bien d’aller dehors, un peu. Plus t**d, Madame Éléonore, elle revient en classe, après le dîner. Elle est contente de revoir ses élèves. Même la petite Mila, qui prend trois éternités pour manger à chaque midi, il faut dire qu’elle n’est pas vite-vite dans rien. Tellement que son spaghetti, là, elle va probablement se l’étirer jusque après la récréation de l’après-midi (voir image). Sauf que là, la petite Mila, elle a une raison pour ne pas le manger, son spaghetti, c’est qu’elle a quelque chose à raconter. Bon, c’est pas vraiment une raison, parce qu’elle a toujours de quoi à raconter, et ça n’aboutit jamais à rien, on croirait Lucien qui rappe (note de la rédaction : référence culturelle à : https://tinyurl.com/y7fspsxt). Calice de Lucien. Mais là, on revient à Mila; Lucien, y’a pas rapport là-dedans... « Madame É-lé-o-no-re, c’est parce que Saphira, elle a mangé le compost… », qu’elle lui dit, la petite Mila. Bien voyons donc ! Impossible ?! Madame Éléonore, elle vérifie; et le compost, il est VIDE.

Les élèves, ils se retournent vers Saphira, parce qu’ils entendent un bruit qui vient d’elle. Une série de glourgk-glourgk-glourgk de son fond profond. Tout le monde regarde sans rien faire; ce bruit-là, c’est vraiment drôle. Et toujours est-il que la petite Saphira, soudainement, elle leur vomit le gallon de compost semi-post-digéré au complet, à la grandeur du plancher, à grands jets. Il a fallu que Madame Éléonore, elle évacue la classe. Le concierge, il ne sera pas content.

LES VENTS DE LA PÉNITENCEVERSET 53 : Le débreffage (« debriefing ») à troisUne fois, c’est que le soir même, Madame Céle...
03/01/2026

LES VENTS DE LA PÉNITENCE

VERSET 53 : Le débreffage (« debriefing ») à trois

Une fois, c’est que le soir même, Madame Céleste, elle invite sa cousine Madame Cassandrea et sa voisine Madame Éléonore chez elle, pour parler de la journée. Elle veut savoir comment ça s’est passé pour ses deux recrues. Et elles, elles veulent savoir comment va Madame Céleste.

Question que son deuil, qui a commencé hier, finisse à soir, parce que « Déjà que d’y avoir passé la journée, c’est bien en masse. », qu’elle se dit, Madame Céleste. Donc, elle décide de faire la recette de grilled-cheese à sa mère pour souper (voir image) avec ses invitées; c’est comme un hommage. Ses invitées, elles arrivent de l’école après le travail; Madame Céleste a demandé à Madame Cassandrea de lui ramener Madame Éléonore… et la Audi R8, aussi.

Donc, elles arrivent, et là, Madame Céleste, elle décide que c’est tout de suite l’heure du souper ou de son deuxième dîner, parce qu’elle veille t**d. Elle sert le grilled-cheese, et ça fait sensation. Dans le genre, faire sensation, comme, si tu arrives dans un endroit et que tu penses que tu es bien habillé, mais que tu est habillé comme Daniel (note de la rédaction : référence culturelle à https://shorturl.at/WLBh7). Surprenant, hein ? Oui, ça me surprend, moi aussi. « Heille, c’est la recette de ta mère ! », qu’elle se souvient, Madame Cassandrea. « Te souviens-tu, quand on avait 14 ans, elle nous en faisait, juste avant qu’on plonge dans rivière en se crissant en bas du pont ? ». C’étaient des beaux souvenirs, ça, pour Madame Céleste. L’arrestation par la police, aussi; ça, c’était moins le fun, mais c’est drôle, quand on y repense plus t**d dans sa vie. « Elle est morte de quoi, déjà ? », qu’elle demande, Madame Éléonore, avec pas tellement de transition. « Cancer généralisé. Elle disait que c’était le cancer colon-rectoral qu’elle se battait contre, mais quand elle disait ça, elle parlait du médecin. Elle essayait tout le temps qu’il aille ailleurs, elle le trouvait vulgaire pour un ancien boss d’université. Je l’ai rencontré et c’est ça, un vieux médecin qui reste juste parce qu’il a besoin d’une dernière passe de cash avant sa retraite, parce que sa pension d’ex-professeur ne paie pas assez. J’étais rendue trop chère pour lui, fait qu’il est retourné médecin. », qu’elle explique, Madame Céleste.

Madame Éléonore, elle a un peu décroché; elle écoute à moitié en pensant à Ster Trek : Hell. Elle va sûrement en écouter un ép*sode en revenant chez elle, tantôt. Madame Céleste et Madame Cassandrea, elles continuent la conversation. « Et comment ça s’est passé, ta première journée de remplaçante ? », qu’elle lui demande, Madame Céleste. « J’ai faite qu’est-ce que tu m’as dit, puis c’était correct. Sauf, je sais pas, la secrétaire d’école, là… A me rappelle la secrétaire quand j’allais à l’école, on dirait sont toutes bêtes p*s fatigantes, les secrétaires d’école… », qu’elle répond, Madame Cassandrea. « OK, mais les élèves ? », qu’elle lui demande, Madame Céleste. « Bah, les enfants, sont fatigants à la base, mais en cinquième année, sont parlables. Et si tu pètes assez, ils écoutent. Une fois que t’as compris ça... », qu’elle précise, Madame Cassandrea. « C’est de même que ça finit, on revient tout le temps à ça. Même ma mère, son dernier souffle, il est sorti de son cul. », qu’elle conclut, Madame Céleste. « C’est de famille chez vous. », qu’elle rajoute par-dessus, Madame Éléonore, qui écoutait, finalement.

LES VENTS DE LA PÉNITENCEVERSET 52 : 6-7Une fois, c’est que Madame Céleste, sa mère, elle est morte.  Elle a droit à un ...
02/28/2026

LES VENTS DE LA PÉNITENCE

VERSET 52 : 6-7

Une fois, c’est que Madame Céleste, sa mère, elle est morte. Elle a droit à un congé, c’est toujours bien ça. Avant, c’était une semaine, mais à force de conventions collectives imposées par décret, ce n’est plus ça. Madame Céleste, elle appelle la secrétaire de l’École primaire des Loyalistes pour dire son absence. Dans le Québec Futur, les écoles sont quasiment tap*ssées d’enseignantes non légalement qualifiées; il en reste même plus pour la suppléance. Puis les vraies enseignantes diplômées dans le Québec Futur, comme Madame Isabelle, c’est assez rare.

La secrétaire de l’école, on pourrait l’appeler, disons, Nicole. Elle, Nicole, elle n’a pas droit au « Madame ». C’est comme le concierge. Fait que c’est juste : Nicole. Quand Madame Céleste l’appelle, Nicole, elle lui passe Madame Stépanie, la directrice. Fait que, Nicole, là, elle entend la conversation. C’est sûr, elle est juste à côté. Donc, la conversation, oui mais rien que du bord de Madame Stéphanie. Parce que Madame Céleste, elle n’est pas là; elle est à l’autre bout de la ligne, elle peut pas l’entendre. Nicole, elle écoute : « Quoi ? Ta mère est morte hier ? Ah, euh, mes sympathies, Cél. (…) Oui, tu as droit à une journée de congé; c’est conventionné. (…) Aujourd’hui ? Il est déjà 8h… (…) Ah, une remplaçante est en route ?! Super ! OK, bien, pas de problème, prends-là ta journée. ». Nicole, elle fait un signe à Madame Stéphanie : elle a compris l’essentiel. Madame Stéphanie, elle fait confiance à Madame Céleste pour les remplaçantes, elle a comme un passe-droit depuis qu’elle a recruté Madame Éléonore (voir VERSET 43), sa voisine.

En fait, Madame Céleste, elle a envoyé sa cousine, c’est Cassandrea qu’elle s’appelle. Elle est un peu comme elle, en plus coriace (note de la rédaction : « tough » dans la version originale). Elle a accepté de la remplacer, à condition qu’elle lui prête sa Audi R8. On voit que c’est arrivé, à cause de l’image. Fait que Cassandrea, là, elle sonne à la porte de l’école quelques minutes après que Madame Céleste elle a appelé. Nicole, la secrétaire, elle l’accueille, lui donne des clés et lui dit c’est où le local de classe. Cassandrea, elle se dirige vers là, avec son déhanchement.

Cassandrea, elle entre dans la classe de cinquième année. Les jeunes sont déjà là, elle est limite en ret**d. « Salut, moi c’est Cassy ! Je remplace Céleste. », qu’elle se présente. Fait que là, Noah, il se lève, il fait un mouvement des doigts bizarre, désarticulé, et trop lentement pour que ça surprenne parce qu’il s’aide avec son autre main, et il dit : « Cas-sy’x Seveun ! ». Et là, dans toute la classe, ça rit, ça s’excite. Cassandrea, elle leur fait une face d’attitude de post-adolescente, parce que c’est pas mal ça qu’elle est. Les jeunes de la classe, ils rient encore plus, parce qu’elle a l’air d’une grande sœur blasée que tu peux achaler facilement. Cassandrea, elle se souvient que sa cousine, Madame Céleste, lui avait prédit que de quoi du genre arriverait. Elle aurait espéré que tout se passerait bien, mais non; Madame Céleste, elle avait eu raison. Fait que, résignée à imposer la discipline, elle se met devant la classe, se retourne, s’écarte bien comme il faut, et expulse un flatule que même la classe de cinquième année d’en-face entend. « Moi, c’est MADAME Cassandrea, et je remplace MADAME Céleste. », qu’elle recommence. « Cassy69, c’est mon nom d’artiste. », qu’elle leur apprend, parce qu’elle a confondu 67 et 69.

LES VENTS DE LA PÉNITENCEVERSET 51 : Un moment mère-fille touchantUne fois, c’est que Madame Céleste, sa mère, elle est ...
02/27/2026

LES VENTS DE LA PÉNITENCE

VERSET 51 : Un moment mère-fille touchant

Une fois, c’est que Madame Céleste, sa mère, elle est en train de mourir. Fait que elle va la voir à l’hôpital avant qu’il ne soit trop t**d (voir image). Parce que il ne lui reste plus beaucoup de temps. Genre que hier c’était supposé être des mois, à matin c’était rendu des semaines; et à soir, après l’école, c’est rendu des jours. Le temps d’arriver à l’hôpital, et ce sera sûrement rendu une question d’heures. Le temps passe vite en mautadine dans cet hôpital-là, on dirait.

Madame Céleste, elle arrive dans le stationnement de l’hôpital avec sa Audi R8, « son cârosse » comme elle l’appelle. Il n’est pas très t**d, peut-être 18h30, sinon 19h45 (note de la rédaction : référence culturelle à : https://tinyurl.com/ykshp7wp). Elle va dans la chambre de sa mère. C’est un genre de salle commune un peu aménagée en dortoir, avec des rideaux de do**he pour séparer des lits qui ressemblent pas mal à des civières. Si le designer aurait voulu qu’on ne soit pas capables de faire la différence, il n’aurait pas pu faire mieux.

« Madame Céleste… », qu’elle lui dit, sa mère. … euh, bien non, elle ne va pas l’appeler « Madame », c’est sa fille ! Sa mère, elle n’est pas une de ses élèves; c’est sa mère. Non, mais, ce n’est pas parce que tu es enseignante que tout le monde, dans la société, va te vouvoyer et t’appeler « Madame »; juste tes élèves. Il aurait fallu que le Directorat de l’Éducation le dise, l’écrive quelque part, parce que même pour moi, ce n’est pas si évident que ça. Donc, sa mère, elle lui dit : « Céleste… ». « Oui, c’est moi, maman. », qu’elle lui répond. « Je le sais que c’est toi, calice d’épaisse… je suis pas aveugle; j’ai la phase terminale de cancer. », qu’elle rectifie, sa mère, « Mais t’es là, c’est ça l’important. », qu’elle ajoute. Madame Céleste, elle a un moment de surprise; sa mère est intense, mais même en phase terminale, ça, c’est quand même un peu surprenant. « Bon, écoute, là, j’ai juste hâte de calicer mon camp; cette calice de morphine qui embarque pas, j’ai mal partout, surtout dans le cul, c’est colon-rectoral, mon affaire. », qu’elle explique, sa mère. « Tu fais plus de cash que j’en ai jamais eu, p*s anyway, j’en ai pas. J’ai rien à te léguer. Fait que ça va finir de même, sauf que j’ai un conseil à te dire. Essaie de le suivre, celui-là. », qu’elle continue. Madame Céleste, elle attend la suite avec juste un peu d’intérêt. « Pète autant que tu peux. C’est le secret pour pas avoir le cancer colon-rectoral. C’est pas mon médecin qui m’a dit ça, mais moi, c’est ça que je pense. Ah, et puis, pendant qu’on est dans le sujet, m’a te donner ma recette de grilled-cheese. ». La mère à Madame Céleste, elle lui donne un vieux papier ramolli à force d’avoir été manipulé, avec une écriture limite lisible.

Madame Céleste, elle était sur le point de dire à sa mère qu’elle travaille maintenant dans l’éducation, qu’elle a un emploi respectable qui lui permet de péter autant qu’elle veut – elle est payée pour ça. Elle lui dirait aussi, à sa mère, qu’elle peut mourir sans s’inquiéter pour elle, à cause de ça et aussi de la Audi R8. Mais sa mère, à Madame Céleste, elle n’était pas dans le genre à l’écouter. Fait que juste avant, elle se tourne de côté, lâche un long flatule gras, et dit : « Calice, y’a faite mal celle-là ! ». Et la mère de Madame Céleste, ça a été ses derniers mots. « A meurt comme elle l’a vécue, sa vie; en me chiant dessus. », qu’elle pense, Madame Céleste.

LES VENTS DE LA PÉNITENCEVERSET 50 : QuoicoubehUne fois, c’est que Madame Sandrine, l’enseignante de troisième année, el...
02/25/2026

LES VENTS DE LA PÉNITENCE

VERSET 50 : Quoicoubeh

Une fois, c’est que Madame Sandrine, l’enseignante de troisième année, elle surveille à la récréation. Et le petit Martin, un de ses élèves, il vient la voir. Elle est un peu découragée, Madame Sandrine, parce que en plus de devoir l’endurer dans la classe, maintenant, elle va l’endurer en supplémentaire à la récréation. Il est là; il la regarde et il attend. « Alors, euh, oui, enfin, Martin, qu’est-ce qu’il y a, du coup ? », qu’elle demande, Madame Sandrine, parce que elle a quitté la France Future il y a quelques années pour enseigner au Québec. Elle voulait aller dans le nord vivre la grande aventure de la neige et des chiens de traîneau; donc, en Estrie.

Le petit Martin, il lui dit, à Madame Sandrine : « Quoicoubeh ! ». Madame Sandrine, elle a le confus, comme on peut voir sur l’image. « Quoi… ? », qu’elle demande, parce que ce mot-là, il existe peut-être depuis longtemps, mais il a gardé toute son insignifiance malgré que pas mal d’années ont passé. Le petit Martin, il répond : « Quoicoubeh ! ». Alors Madame Sandrine, elle renchérit : « Peux-tu répéter, Martin ? Je ne comprends pas, enfin. ». Le petit Martin, de plus en plus excité, il poursuit : « Quoicoubeh !! ». Et le va-et-vient oral – je veux dire, verbal, entre les deux, il se poursuit pendant une bonne dizaine de minutes. Avec, d’un côté, de plus en plus d’excitation et de rires et, de l’autre côté, de plus en plus de « enfin » et de « du coup ». La situation a attiré d’autres enfants, qui commencent, eux aussi, à s’exciter et à rire, un peu.

Mais Madame Sandrine, à un moment donné, elle doute. Paraîtrait que quelque part en 2022 ou en 2023, ce « Quoicoubeh », propos vide de sens s’il en est un, était apparu. Et toute une génération d’enseignantes avait vu son mental chavirer un peu plus vers le psychiatrique pendant quelques mois. Ça chiâlait dans les salles du personnel à la grandeur de la province. À Madame Sandrine, ça lui rappelle de vagues souvenirs – une mise en garde du temps de son lointain parcours dedans l’université de France Future. Ça disait que quand d’anciennes plaisanteries reviennent à la mode, c’est souvent d’anciennes plaisanteries des parents qui sont passées d’une génération à l’autre. Ou bien, c’est juste une variante des mêmes plaisanteries.

Mais avant qu’elle puisse intervenir, Madame Sandrine, la grande Élodie, celle qui court vite et qui a décidé qu’elle passerait le reste de sa vie d’enfant à se venger du petit Martin, elle te fait le sprint du 100 mètres en un temps record… pour une élève de troisième année. Et juste au bon moment, en arrivant, avec le momentum du 100 mètres au grand complet, elle te lui ramasse un sévère coup de pied, au petit Martin, qui lui défonce le milieu – de l’os du cul jusque au nombril. Parce qu’elle a de grands pieds, Élodie, c’est à cause de ça qu’elle court vite, peut-être. « Tiens, mon sale !!! Là, on est quittes ! », qu’elle lui dit, Élodie. Le petit Martin, il pleurerait, mais il a perdu sa respiration. Là, les enfants attendent une réaction de Madame Sandrine. Toute sérieuse, elle s’agenouille devant le petit Martin et fait un flatule bien fromagé, à la française. L’attroupement se dissipe, parce que, bon… un flatule, tu sais. Sauf Martin, immobilisé par la grande douleur, qui le subit au complet. Et Madame Sandrine, elle dit : « Ouais, Élodie !! TRUC DE OUFF !!! ». Personne croira le petit Martin ni la grande Élodie quand ils vont raconter ça.

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