Robert Aubé, Pl Fin - IG Gestion de patrimoine

Robert Aubé, Pl Fin - IG Gestion de patrimoine Planificateur financier
IG Gestion de patrimoine Inc. Ccbinet en planification financière
Division des fonds de placements

Au Groupe Investors, nous savons que, de nos jours, il est plus important que jamais de bénéficier de judicieux conseils financiers. Nous croyons qu’un plan détaillé, revu et mis à jour régulièrement vous permettra d’accumuler les ressources financières nécessaires pour maintenir le cap et atteindre vos objectifs. J’y arrive en fournissant des conseils financiers dans six domaines clés : les place

ments, la retraite, les prêts hypothécaires, les assurances, la fiscalité et la planification successorale. Depuis plus de 90 ans, nous sommes convaincus que l’établissement de relations à long terme constitue la façon de vous aider, vous et votre famille, à explorer les options financières qui vous conviennent le mieux à chaque étape de votre vie. Notices juridiques : http://investorsgroup.com/fr/4117.aspx

06/13/2023

LA BANQUE DU CANADA SURPREND AVEC UNE HAUSSE DE TAUX

- La Banque du Canada surprend avec une hausse du taux du financement à un jour de 25 points de base, ce qui le porte à 4,75 %.

- Le huard gagne du terrain avant les décisions d’autres banques centrales concernant l’inflation.

- La Réserve fédérale américaine doit se réunir la semaine prochaine.

Le marché était divisé sur la question de savoir si la Banque du Canada relèverait ses taux ou maintiendrait le statu quo cette semaine. D’après le ton de sa déclaration officielle, la Banque a été ferme dans sa décision d’augmenter le taux du financement à un jour de 25 points de base. Selon nous, elle laisse aussi la porte ouverte à d’autres hausses potentielles.

« La politique monétaire n’était pas suffisamment restrictive pour rétablir l’équilibre entre l’offre et la demande et assurer un retour durable à la cible d’inflation de 2 % », a déclaré la Banque, invoquant l’« accumulation des données », ce qui comprend une croissance de la production plus forte que prévu au premier trimestre, une légère hausse de l’inflation en avril et un rebond de l’activité immobilière. La Banque semble s’inquiéter que l’inflation se maintienne obstinément dans la fourchette de 3,5 % à 4 %. La décision de relever les taux implique une volonté d’accepter une économie potentiellement plus lente, sachant que la Banque peut toujours revenir à des réductions de taux dans l’avenir, si nécessaire.

L’impact sur les consommateurs canadiens n’est pas encore totalement connu, car près des deux tiers des prêts hypothécaires canadiens sont bloqués à des taux inférieurs et n’arriveront à échéance que dans trois à cinq ans. L’impact de la hausse de taux sur le budget des consommateurs canadiens n’a donc pas encore été pleinement perçu.

À court terme, nous prévoyons une remontée du dollar canadien comparativement au dollar américain. Bien que cette perspective augure bien pour les voyageurs canadiens et rende les importations plus abordables, elle représente un défi pour les exportateurs canadiens. À mesure que notre monnaie se renforce, nos exportations deviennent moins concurrentielles internationalement. Même si la vigueur du huard n’est généralement pas bénéfique pour l’économie canadienne, elle tend à exercer une pression à la baisse sur l’inflation, puisque la majorité de nos importations proviennent des États-Unis.

La semaine prochaine, nous attendons avec impatience l’annonce de la Réserve fédérale américaine pour voir si elle adoptera une approche ferme semblable, ou si la décision de la Banque du Canada représente un effort pour s’aligner plus étroitement sur les récentes hausses de la Fed et rattraper nos voisins du Sud.

06/05/2023

UN ATTERRISSAGE EN DOUCEUR DE L'ÉCONOMIE SE PROFILE-T-IL À L'HORIZON ?

L’économie canadienne a affiché une croissance plus forte que prévu au premier trimestre de 2023.

Aux États-Unis, les postes vacants ont dépassé les 10,1 millions.
L’économie mondiale a été confrontée à une contraction manufacturière, notamment aux États-Unis.

Au premier trimestre de 2023, l’économie canadienne a progressé à un taux annualisé de 3,1 %, ce qui est supérieur aux estimations consensuelles de 2,5 % et à la prévision de 2,3 % de la Banque du Canada. Les données sur le produit intérieur brut (PIB) ont marqué le pas à la fin de l’an dernier, mais le rebond du premier trimestre témoigne de la résilience de l’économie. Le rapport sur le PIB fait aussi état d’un redressement du marché du logement et d’un comportement de consommation sain. Les dépenses annualisées des ménages ont augmenté de 6,1 % pour les biens (stimulées par les ventes de véhicules à moteur et de vêtements) et de 5,3 % pour les services (tirées par la nourriture, l’alcool et les voyages).

Aux États-Unis, les postes vacants ont dépassé les 10,1 millions, soit plus de 350 000 emplois de plus qu’il y a un mois. La demande de travailleurs continue de dépasser l’offre, notamment dans les secteurs du commerce de détail, de la santé et des transports, ce qui fait augmenter les salaires et l’inflation. La forte croissance du PIB au Canada et le resserrement de l’offre de main-d’œuvre aux États-Unis pourraient indiquer une autre hausse possible des taux de la part des banques centrales. Or, l’incertitude engendrée par le drame du plafond de la dette américaine, ainsi que les tensions dans le secteur bancaire, pourrait inciter certains responsables de la Réserve fédérale américaine à maintenir les taux à leur niveau actuel. La semaine prochaine, nous attendons la décision de la Banque du Canada concernant les taux, suivie de celle des États-Unis la semaine suivante.

Par ailleurs, aux États-Unis, les données de l’Institute for Supply Management (ISM) sur le secteur manufacturier en mai montrent que l’activité des usines s’est contractée pour le septième mois consécutif en raison de la baisse des nouvelles commandes. L’indice s’est établi à 46,9 (une contraction), ce qui est cohérent avec les données manufacturières plus faibles d’autres parties du monde. Au cours de la dernière année, la hausse des dépenses de consommation touchait davantage les services que les biens.

En Europe, nous avons assisté à un recul de l’inflation : la France a rejoint l’Allemagne et de nombreux autres pays dans le ralentissement de la croissance des prix sur 12 mois. Nombre de ces pays ont observé une baisse des coûts de l’énergie comparativement à l’an dernier, lorsque les prix avaient grimpé en raison de l’invasion de l’Ukraine. Les données sur l’inflation sont une bonne nouvelle pour la zone euro, car la Banque centrale européenne pourrait approcher de la fin de son cycle de resserrement, avec une dernière hausse possible avant une pause.

En Chine, le ralentissement de la croissance économique en mai a suscité la prudence quant aux perspectives à court terme. Même si l’activité manufacturière s’est contractée rapidement et que l’expansion des services s’est modérée, il est important de noter que la reprise post-COVID en Chine s’est caractérisée par un rebond progressif (une expérience bien différente de celle de nombreuses économies développées). On envisage des initiatives visant à stimuler l’économie et à renforcer la confiance, notamment des baisses potentielles des taux d’intérêt et des réductions des réserves obligatoires des banques.

Dans l’ensemble, l’incertitude entourant la négociation récente du plafond de la dette aux États-Unis ainsi que la faiblesse des données manufacturières, conjuguées au plein emploi et à la croissance positive des salaires, laissent entrevoir un atterrissage en douceur de l’économie.

05/29/2023

UN OPTIMISME PRUDENT À L'AUBE DE L'ÉTÉ

R***e des Marchsé pour la semaine se terminant le 26 mai :

- Les ventes de logements aux États-Unis ont augmenté en avril en raison d’une demande soutenue, malgré les embûches économiques et des taux hypothécaires plus élevés.

- L’inflation persistante au Royaume-Uni et aux États-Unis préoccupe les banques centrales.

- Nvidia a dépassé les attentes au T1, grâce à l’attention que suscite l’intelligence artificielle.

Malgré les embûches économiques, les ventes de maisons ont continué d’afficher une vigueur surprenante aux États-Unis : les ventes d’unifamiliales neuves ont augmenté de 4,1 % en avril, bien que le prix médian ait reculé de 8,2 % par rapport à l’année précédente pour se situer à 420 800 $ US. Les taux hypothécaires ont beau être deux fois plus élevés qu’à la fin de 2021, les constructeurs constatent une demande soutenue. Le sous-indice américain des constructeurs d’habitation, le S&P Composite 1500 Homebuilding, a gagné plus de 26 % depuis le début de l’année, et plus de 43 % depuis 12 mois, en raison de la pénurie de logements et de l’arrivée croissante de millénariaux sur le marché des premiers acheteurs. Fait intéressant, il y a eu un changement dans la composition des logements offerts, puisque le tiers sont maintenant de nouvelles constructions, contre un dixième historiquement. Cela s’explique principalement par le fait que les propriétaires ne souhaitent pas renoncer à leurs taux hypothécaires, qui sont plus bas que ceux du marché actuel.

Les données pour avril de l’indicateur d’inflation privilégié de la Réserve fédérale américaine, l’indice des dépenses de consommation personnelles (PCE), se sont avérées un peu plus élevées que prévu, avec une augmentation de 0,4 % à la fois du déflateur PCE global et du déflateur PCE de base. Dans un tel contexte, le comité de politique monétaire de la Fed (le FOMC) pourrait envisager de hausser son taux directeur de 25 points de base à sa prochaine réunion. Cependant, nous restons d’avis que, vu la crise de confiance récente à l’égard des banques régionales et la possibilité d’un accord de dernière minute sur le relèvement du plafond de la dette, la Fed préférera plutôt faire une pause dans les hausses de taux en ce début d’été.

Au Royaume-Uni, les données sur l’inflation ont été publiées cette semaine, montrant une légère baisse de 10,1 % en mars à 8,7 % en avril, mais celle-ci reste plus élevée que prévu. La Banque d’Angleterre n’aura donc pas tellement d’autre choix que d’augmenter encore ses taux directeurs en juin. À plus long terme, on s’attend à ce que l’indice des prix à la consommation britannique poursuive son mouvement à la baisse, et on espère que la hausse envisagée pour juin sera la dernière; le taux directeur se situe actuellement à 4,5 %, contre 1 % il y a seulement un an.

Dans le secteur technologique, Nvidia, un leader mondial de la fabrication de puces, a publié des résultats remarquables cette semaine. Surclassant les attentes des analystes, ses ventes au T1 se sont chiffrées à 7,19 G$ US, en hausse de 19 % sur le trimestre précédent. Ces résultats s’expliquent en grande partie par l’importance stratégique accordée par l’entreprise au développement de l’intelligence artificielle dans ses grands centres de données. Le PDG de la société a en effet annoncé un plan ambitieux de mise à niveau de son infrastructure de centres de données pour accueillir des outils de pointe en intelligence artificielle, comme ChatGPT. Voilà qui met en évidence le rôle transformateur de l’intelligence artificielle dans la trajectoire de croissance de Nvidia. Les prévisions de la société ont entraîné une remontée notable du cours de son action, après la publication de ces résultats. L’appréciation du cours de l’action de Nvidia depuis le début de l’année dépasse 164 %, ce qui récompense le positionnement efficace de la société face à la prometteuse révolution de l’IA et la consolidation de sa position dans le secteur. Vu la forte demande pour l’IA et les grands modèles de langage, cette composante du secteur technologique connaît une croissance plus forte que le reste du marché. Nous notons que de nombreuses autres entreprises technologiques du secteur s'y intéresseront vivement afin de développer leurs avantages concurrentiels.

Pour en savoir davantage, écoutez notre balado sur l’énorme influence des « huit poids lourds » , dans lequel nous parlons des incidences d’un marché à forte concentration, les huit plus grandes sociétés accaparant 25 % de la valeur du S&P 500. -

05/25/2023

L’INFLATION AU CANADA EST TENACE. COMMENT LA BANQUE DU CANADA VA-T-ELLE RÉAGIR ?

R***e hebdomadaire des Marchés, semaine se terminant le 19 mai 2023 :

La Banque du Canada a publié cette semaine sa R***e du système financier, qui examine les risques dans le système bancaire canadien. Le rapport indique que les retombées au Canada des récentes turbulences dans les banques régionales américaines ont été limitées. La Banque du Canada s’est également penchée sur les risques d’un endettement croissant pour les ménages canadiens, étant donné que les coûts d’emprunt ont augmenté depuis l’année dernière.

L’indice des prix à la consommation (IPC) du Canada pour le mois d’avril est ressorti à 4,4 % par rapport à l’année précédente, soit une augmentation de 0,7 % d’un mois sur l’autre. Cette légère accélération est surtout attribuable à l’augmentation des coûts du logement. En effet, les coûts des intérêts hypothécaires ont bondi de 28,5 % sur une base annuelle et davantage de propriétaires subissent les effets de cette hausse. Quant aux loyers, ils ont augmenté de 6,1 % par rapport à l’année précédente. Cela pose un défi intéressant à la Banque centrale et à sa lutte contre l’inflation. Le taux d’inflation plus élevé d’un mois sur l’autre est une conséquence de la hausse des taux d’intérêt de la Banque du Canada. Par conséquent, cette modeste hausse de l’inflation devrait être largement ignorée à notre avis et l’inflation devrait de ce fait poursuivre sa trajectoire descendante.

Le débat sur le plafond de la dette américaine continue de tourmenter les investisseurs. Bien que nous soyons persuadés que le Congrès et la Maison-Blanche finiront par s’entendre, l’attentisme et les retards potentiels sèment le doute dans l’esprit des investisseurs. Malgré les risques évidents, les marchés boursiers ont continué de progresser, testant le niveau de résistance de 4200 sur l’indice S&P 500.

Le regain d’intérêt pour les valeurs technologiques stimule plus que jamais les marchés. Cette vague d’investissements est principalement axée sur les valeurs technologiques de grande capitalisation et les valeurs liées à l’intelligence artificielle, qui retiennent de plus en plus l’attention des investisseurs. Cette année, le NASDAQ a nettement surpassé le S&P 500 et le Russell 2000, une tendance qui s’est poursuivie cette semaine. Il reste toutefois à déterminer à quel moment les préoccupations en matière de valorisation commenceraient à peser sur cet indice dominé par les valeurs technologiques.

Au cours des prochaines semaines, nous attendrons des signes selon lesquels la Banque du Canada maintiendra sa pause sur les taux d’intérêt en juin, avant la publication des données sur le PIB et le chômage.

05/09/2023

LA FED RELÈVE SON TAUX DIRECTEUR ,ET LES BANQUES RÉGIONALES AMÉRICAINES SONT SCRUTÉES À LA LOUPE

R***e hebdomadaire des marchés, semaine se terminant le 5 mi 2023

La Réserve fédérale américaine augmente le taux des fonds fédéraux de 25 pdb.

La First Republic Bank est saisie par les autorités réglementaires et vendue à JPMorgan Chase.

Dans le secteur des produits de base, les prix du pétrole se contractent en raison d’un léger ralentissement des économies mondiales.

La Réserve fédérale américaine a annoncé une hausse de 25 points de base de son taux directeur, qui passe dans une fourchette de 5 % à 5,25 %. C’était largement anticipé par le marché, puisque la Fed est déterminée à poursuivre sa lutte contre l’inflation et que le marché du travail demeure solide (avec des taux de chômage historiquement bas). La décision de relever les taux, dans un contexte économique de plus en plus incertain, survient en même temps qu’un ralentissement des dépenses de consommation, ce qui porte à croire que de nombreux consommateurs deviennent plus prudents devant la hausse des prix et des coûts d’emprunt. Par ailleurs, le secteur manufacturier poursuit son recul, l’indice de l’ISM s’établissant à 47,1 en avril, en raison de la baisse des nouvelles commandes et de la hausse des coûts d’emprunt.

Malgré la solidité du marché du travail (qui compte 1,7 emploi par personne sans emploi aux États-Unis), les offres d’emploi ont tendance à diminuer, ce qui indique que les employeurs commencent à faire preuve de prudence dans leurs décisions d’embauche vu le ralentissement de la croissance économique mondiale. L’économie américaine continue de croître, mais à un rythme plus lent, avec une croissance annualisée du PIB de 1,1 % au premier trimestre (en deçà des prévisions de 2 %).

Le président de la Fed, Jerome Powell, estime que les faillites bancaires récentes inciteront probablement d’autres banques à resserrer leurs prêts pour éviter de subir le même sort. Cela pourrait entraîner une réduction des prêts, qui pourrait faire ralentir l’économie, freiner l’inflation et réduire la nécessité pour la Fed d’augmenter encore les taux. L’inflation a reculé depuis son sommet de 9,1 % en juin de l’an dernier; de nouvelles données sur l’IPC sont attendues la semaine prochaine. La Fed a également déclaré que sa série de hausses de taux n’avait pas assez ralenti l’économie, le marché de l’emploi ou l’inflation, et que toute décision de suspendre les hausses signalerait un changement dans la politique monétaire actuelle.

Les investisseurs continuent de suivre les turbulences bancaires régionales aux États-Unis. La First Republic Bank a été saisie par les autorités réglementaires et vendue à JPMorgan Chase. First Republic n’était pas exposée à des risques systémiques en particulier, mais une baisse des dépôts en mars l’a menée à sa perte. JPMorgan Chase devrait reprendre ses dépôts restants de 92 milliards de dollars américains et la plupart de ses actifs, dont 173 milliards en prêts et 30 milliards en titres.

Le secteur de l’énergie a reculé, le pétrole se négociant en dessous des niveaux historiques. C’est attribuable aux craintes d’une contraction accrue de l’économie mondiale et aux signes que la demande et la croissance rapides attendues en Chine à la suite de la réouverture ont été moins importantes que prévu. Mentionnons aussi les vents contraires persistants découlant du resserrement du crédit. De nouvelles données sur l’inflation et l’immobilier aux États-Unis sont attendues la semaine prochaine.

05/01/2023

LES GÉANTS DE LA TECHNOLOGIE ÉBLOUISSENT

R***e hebdomadaire des Marchés, semaine se terminant le 28 avril 2023 :

La saison des résultats pour les actions américaines bat son plein, et près de la moitié des sociétés ont déjà publié leurs résultats pour le premier trimestre. À l’ouverture du marché jeudi, pas moins de 81 % des 232 sociétés ayant publié leurs résultats avaient dépassé les attentes. Fait marquant de cette saison des résultats : la performance impressionnante des géants de la technologie. Microsoft a vu ses bénéfices augmenter de 10 %, principalement grâce aux ventes stimulées par l’IA, selon le commentaire de l’entreprise. Alphabet (Google) a dévoilé un programme de rachat d’actions colossal de 70 milliards de dollars américains et a fièrement annoncé que sa division d’infonuagique avait franchi le seuil de rentabilité pour la toute première fois. Meta, anciennement Facebook, a également connu un trimestre solide, avec des améliorations sur tous les plans. Ces résultats mettent en évidence la résilience du marché boursier, malgré des données macroéconomiques peu reluisantes.

La publication récente des résultats de la First Republic Bank rappelle que la crise bancaire est loin d’être terminée, et fait ainsi écho aux avertissements de Warren Buffet et Jamie Dimon. La banque a révélé une perte stupéfiante de 100 milliards de dollars américains en dépôts au cours du dernier trimestre, ce qui a fait chuter son action à des creux inégalés et douché les espoirs d’une sortie de crise rapide.

Sur le plan macroéconomique, les données du secteur manufacturier se sont révélées décevantes cette semaine. Bien que les résultats de l’indice de l’État de New York (Empire) de la semaine dernière aient éveillé l’optimisme quant à d’éventuelles surprises, les données ultérieures de Philadelphie, Dallas et Chicago sont restées nettement en deçà des attentes.

Jeudi, les chiffres du produit intérieur brut (PIB) américain se sont avérés modestes (1,1 %) et légèrement inférieurs aux prévisions. En outre, les dépenses de consommation personnelle, qui constituent la mesure préférée de l’inflation de la Réserve fédérale américaine (la Fed), se sont légèrement repliées à 4,2 % (la prévision étant de 4,1 %), ce qui vient corroborer la thèse d’un ralentissement de l’inflation globale. Bien que ce ralentissement soit une bonne nouvelle en soi, la cible de 2 % n’est toujours pas atteinte, ce qui témoigne d’une persistance de l’inflation dans certaines parties de l’économie. Malgré ces vents contraires, les dépenses de consommation restent robustes, soutenues par un marché du travail résistant. L’affaiblissement du PIB est principalement imputable aux problèmes de stocks. Ces données permettraient de croire que la Fed relèvera une nouvelle fois les taux d’intérêt à sa prochaine réunion, mais les problèmes dans le secteur bancaire pourraient plutôt l’inciter à faire une pause. Les acteurs du marché suivront la décision de la Fed avec un vif intérêt.

04/19/2023

L’INFLATION CÉDERA-T-ELLE AVANT L'ÉCONOMIE ?

R***e des Marchés, semaine se terminant le 14 avril 2023 :

La Banque du Canada (BdC)a maintenu son taux d’intérêt de référence à 4,5 % mercredi, interrompant sa campagne d’augmentation des coûts d’emprunt qui dure depuis un an, tout en laissant la porte ouverte à d’autres hausses de taux si l’inflation ne ralentit pas aussi rapidement que prévu. La BdC s’attend à ce que l’inflation tombe à 3,0 % d’ici le milieu de l’année, ce qui est conforme à notre prévision de 3,6 % d’ici l’été.

À mesure que l’inflation diminue au Canada, la prochaine mesure de la BdC pourrait être une réduction des taux; cependant, la déclaration du gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, a atténué les espoirs d’une réduction à court terme. La principale préoccupation de la banque centrale semble être de s’assurer que l’inflation atteindra son objectif, plutôt que d’atténuer le risque d’une récession au Canada. Dans sa déclaration, la BdC a notamment souligné qu’« il pourrait s’avérer plus difficile de ramener l’inflation à 2 % », ce qui laisse supposer que les taux resteront inchangés pour le moment.

La déclaration reconnaît la faiblesse potentielle des économies américaine et canadienne, mais maintient une position de fermeté à l’égard de l’inflation. La BdC oppose l’économie à l’inflation pour voir laquelle des deux cédera la première. Elle mise sur la vigueur du marché de l’emploi pour donner l’avantage à l’économie.

Aux États-Unis, l’indice des prix à la consommation (IPC) a été publié. Il a augmenté de 0,1 % sur un mois, soit un peu moins que les 0,2 % attendus. L’inflation annuelle s’est établie à 5 %. L’IPC de base, qui exclut les denrées alimentaires et l’énergie, a augmenté de 0,4 %, conformément aux attentes. Les données relatives à l’IPC étaient généralement favorables, l’inflation énergétique étant devenue négative, l’inflation alimentaire s’étant stabilisée et l’inflation liée au logement s’étant ralentie. Il semble que la Réserve fédérale américaine (Fed) soit sur la bonne voie pour réduire l’inflation malgré la vigueur du marché de l’emploi. Le cycle de hausse de taux ne cessera que lorsque l’économie connaîtra un ralentissement significatif, ce qui est ironiquement le moyen le plus efficace d’éliminer l’inflation. Nous pensons que la Fed va probablement suspendre ses hausses de taux, mais le marché semble plus ou moins convaincu. Nous avons noté que l’inflation de base persiste, mais que ses principaux catalyseurs s’affaiblissent depuis quelques mois.

Les données ne tiennent pas encore compte des facteurs postérieurs aux difficultés bancaires et du resserrement potentiel des conditions de crédit, et c’est pourquoi nous pensons que la Fed pourrait se montrer plus patiente. Un Federal Open Market Committee (FOMC) pourrait jouer de prudence en prolongeant sa position de taux élevés, afin que les attentes en matière d’inflation ne repartent pas à la hausse vu l’impact potentiel des récentes réductions de production annoncées par l’OPEP+. Les responsables de la Fed sont confrontés au défi de freiner l’inflation tout en stabilisant le secteur bancaire. Nous serons très attentifs à la prochaine saison des résultats, qui a débuté cette semaine.

Même si nous ne pensons pas que des baisses de taux soient nécessaires pour le moment, plus les banques centrales restent fermes sur les taux ou même sur les messages concernant les taux actuels, plus elles sont susceptibles de commettre une erreur de politique.

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ROBERT AUBÉ Pl. Fin.
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04/10/2023

LA RÉDUCTION DE L'OFFRE DE PÉTROLE ÉCLIPSE LES GAINS DES MARCHÉS.

R***e hebdomadaire des marchés, semaine se terminant le 7 avril 2023 :

La semaine dernière a marqué la fin du premier trimestre de 2023, au cours duquel les actions canadiennes ont gagné 3,69 %, et le S&P 500, 7,03 %. Les actions internationales ont également connu un bon trimestre, l’indice MSCI EAEO ayant progressé de 7,65 % (en $ US). Les obligations se sont bien comportées à l’échelle mondiale, l’indice Barclay’s Global Aggregate Bond ayant enregistré un rendement de 3,01 % et l’indice des obligations gouvernementales FTSE Canada ayant gagné 3,37 %. Pourtant, après avoir commencé en force en janvier, le trimestre s’est terminé dans la volatilité, en raison d’inquiétudes dans le secteur bancaire.

Cette semaine, l’OPEP+ a accepté de réduire sa production de pétrole de 1,6 million de barils supplémentaires par jour jusqu’à la fin de l’année pour soutenir les prix du brut en prévision de la faiblesse de l’économie et de l’augmentation des stocks. La réduction comprend la baisse de 500 000 barils annoncée précédemment par la Russie. Si la hausse des prix du pétrole peut profiter aux producteurs et aux investisseurs à court terme, elle pourrait poser des problèmes aux consommateurs en alimentant l’inflation, que les banques centrales tentent de combattre depuis des mois. Le bon côté du resserrement de la production? L’augmentation des prix du brut profite aux producteurs de pétrole et aux investisseurs en actions canadiennes.

Les offres d’emploi aux États-Unis sont tombées sous la barre des 10 millions pour la première fois depuis mai 2021. Cette baisse indique un ralentissement de la demande de main-d’œuvre dans certains secteurs. Le ratio des offres d’emploi par rapport aux personnes sans emploi, qui était d’environ 1,2 avant la pandémie, a glissé à 1,67, un creux depuis novembre 2021, contre environ 1,9 en janvier.

L’indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier de l’ISM a montré une baisse de la demande aux États-Unis, marquant le cinquième mois consécutif de contraction. Les commandes de biens durables ont chuté pour le deuxième mois d’affilée, la moitié d’entre elles étant tirée vers le bas par une réduction des dépenses de défense. La tendance à la baisse de l’activité manufacturière et la réduction des nouvelles commandes ne manqueront pas de nuire aux marchés boursiers américains au cours du second semestre de l’année, la probabilité d’une récession étant en hausse.

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L’EFFET DE PROJECTEURR***e hebdomadaire des Marchés, semaine se terminant le 24 mars 2023 : Tous les regards étaient tou...
03/27/2023

L’EFFET DE PROJECTEUR

R***e hebdomadaire des Marchés, semaine se terminant le 24 mars 2023 :

Tous les regards étaient tournés vers la Réserve fédérale américaine et son président Jerome Powell cette semaine, aux prises avec une inflation persistante et une crise de confiance dans le secteur bancaire américain. La décision de la Fed d’augmenter son taux directeur de 25 points de base prenait en compte l’inflation élevée de 6,0 % publiée en février, qui continue de baisser comparativement à son pic de juin dernier.

La Fed a relevé les taux pour faire ralentir les dépenses des consommateurs et des entreprises. Nous sommes d’avis que la hausse des taux, conjuguée au resserrement des normes de prêt pour les banques, exercera également une pression sur la création de crédit à court terme, ce qui permettra à la Fed d’en surveiller les effets au cours des prochains mois. Un incident dans le secteur bancaire est très certainement un catalyseur pour une inflation plus faible.

Jerome Powell a souligné que le système bancaire américain est solide et résilient, réitérant que le Federal Open Market Committee (FOMC) utilisera tous ses outils pour maintenir la stabilité. Il a aussi admis que les récentes turbulences bancaires sont susceptibles d’entraîner un resserrement des conditions de crédit pour les ménages et les entreprises, ce qui aurait à terme une incidence sur les résultats économiques. Mais il a ajouté qu’il était trop tôt pour savoir comment la politique monétaire devrait réagir.

Il a également déclaré que la Fed avait envisagé une pause dans ses hausses de taux en raison des turbulences bancaires récentes, mais que le consensus en faveur d’un relèvement était fort, puisque des données récentes montrent que les pressions inflationnistes continuent d’être élevées.

En Europe, nous avons assisté à la reprise de Credit Suisse par UBS Group le week-end dernier. La transaction a été négociée par la Banque nationale suisse pour 3,25 milliards de dollars américains. Récemment, les scandales, les problèmes judiciaires et les bouleversements dans sa gestion ont sapé la confiance des investisseurs dans Credit Suisse. L’acquisition forcée a été soutenue par le gouvernement suisse, qui a débloqué plus de 9 milliards de dollars américains pour couvrir les pertes qu’UBS pourrait subir en rachetant Credit Suisse. La Banque nationale suisse a également fourni plus de 100 milliards de dollars américains en liquidités à UBS pour faciliter l’opération. Les autorités suisses ont subi des pressions pour que l’opération se réalise, puisque l’autre option aurait été une liquidation de Credit Suisse, processus de longue haleine sous l’égide d’un organisme de réglementation.

Inflation au Canada : l’inflation va-t-elle augmenter ou diminuer?
Au Canada, nous constatons que la Banque du Canada a réussi à ramener l’inflation de son pic de 8,1 % en juin dernier à 5,2 % en février. Notre analyse des données sur une base annualisée de six mois montre que l’inflation est passée de 12,7 % en juin 2022 à 2,5 % actuellement.

D’après la tendance de la croissance de la masse monétaire, nous pensons que l’inflation continuera de se maintenir dans cette fourchette inférieure sur une base annualisée, l’indice annuel atteignant entre 2 et 3 % d’ici la même période l’an prochain. Ainsi, nous pensons que la Banque du Canada a peut-être atteint la fin de son cycle de resserrement.

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