Adisco

Adisco ADISCO est une ONG locale de droit burundais qui promeut le développement intégral et la solidarité sur les collines du Burundi.
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ADISCO accompagne l’émergence et le développement d'un mouvement social national capable de porter son propre développement et d'influencer les politiques au profit des couches modestes de la population. Cette vision se réalise à travers l'appui-accompagnement des coopératives multifilières et multifonctionnelles, les mutuelles communautaires de santé et les artisans.

Le Pelum et d’autres acteurs unissent leurs forces pour faire avancer l’agroécologie au BurundiMembre actif du réseau Pe...
13/05/2026

Le Pelum et d’autres acteurs unissent leurs forces pour faire avancer l’agroécologie au Burundi

Membre actif du réseau Pelum Burundi, Adisco a pris part, du 29 au 30 avril 2026 à Bujumbura, à un atelier stratégique consacré à la capitalisation des recherches, études et initiatives agroécologiques déjà menées au Burundi. Organisée par Pelum Burundi en synergie avec le Groupe de Plaidoyer Agricole (GPA), cette rencontre a réuni de nombreux acteurs engagés pour bâtir une agriculture durable, résiliente et respectueuse de l’environnement.

Face aux défis croissants liés à la sécurité alimentaire, à la dégradation des sols et aux changements climatiques, l’agroécologie s’impose progressivement comme une réponse durable pour les communautés rurales burundaises. C’est dans cette dynamique que Pelum Burundi, avec l’appui du GPA, a commandité un important travail de compilation des recherches, études et expériences déjà réalisées au Burundi dans le domaine de l’agroécologie.
Ce travail de capitalisation vise à constituer une base de connaissances stratégique pouvant servir d’outil de plaidoyer, de référence technique et de cadre d’orientation pour les partenaires intéressés par l’agroécologie. Il permettra également d’identifier les acquis, les défis persistants ainsi que les pistes de recherches encore peu explorées.

Durant deux jours, l’atelier organisé dans les enceintes de l’hôtel-Restaurant La Détente a rassemblé des participants issus de divers horizons : cadres du Ministère de l’Agriculture, de l’Environnement et de l’Elevage, paysans chercheurs, organisations de la société civile, partenaires techniques et financiers, décideurs politiques, services techniques, médias, universités et ainsi que autres acteurs impliqués dans la promotion de systèmes agricoles durables. Les échanges ont porté sur l’état des lieux de l’agroécologie au Burundi, les expériences réussies déjà mises en œuvre sur le terrain ainsi que les mécanismes à renforcer davantage pour consolider ce mouvement. Les participants ont également enrichi le document de compilation à travers leurs contributions, leurs expériences et leurs recommandations.

Les membres du Pelum Burundi ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une agriculture durable capable d’améliorer les conditions de vie des producteurs locaux tout en protégeant les ressources naturelles. En effet, l’agroécologie représente non seulement une approche agricole innovante, mais aussi un levier essentiel pour renforcer la résilience des communautés rurales et promouvoir une souveraineté alimentaire durable au Burundi.

Cet atelier marque ainsi une étape importante dans la consolidation du mouvement agroécologique au Burundi et dans la mobilisation des différentes parties prenantes autour d’une vision commune : produire autrement aujourd’hui pour garantir l’alimentation et la préservation des écosystèmes demain.

L’insuffisance de latrines en milieux publics devient une urgence silencieuseAu Burundi, l’insuffisance des infrastructu...
30/04/2026

L’insuffisance de latrines en milieux publics devient une urgence silencieuse

Au Burundi, l’insuffisance des infrastructures d’assainissement dans des espaces publics constitue une menace silencieuse pour la santé, la dignité et l’environnement. Face à ce défi, Join For Water et ses partenaires, ont commandité une étude approfondie dont la présentation des résultats a eu lieu en date du 21 avril 2026 à King’s Conference Centre. Les résultats de cette étude font froid au dos !

La présentation des résultats de cette étude intervient au moment où une réalité trop souvent reléguée au second plan continue pourtant de peser lourdement sur le quotidien des populations : la mauvaise utilisation des infrastructures d’assainissement dans les établissements publics. Derrière les murs de nombreuses écoles, centres de santé, marchés et administrations, l’accès à des latrines fonctionnelles, propres et adaptées reste un défi majeur et cela malgré les efforts consentis par l’Etat et ses partenaires. Cette carence, loin d’être anodine, expose les usagers à des risques sanitaires considérables. Elle favorise la propagation de maladies hydriques telles que la diarrhée, le choléra ou encore diverses infections parasitaires qui frappent avec une particulière sévérité les enfants et les femmes.

Mais au-delà des conséquences sanitaires, c’est aussi la dignité humaine qui est mise à l’épreuve. Le manque d’installations adéquates des latrines accentue les inégalités de genre, freine la fréquentation scolaire (notamment pour les jeunes filles) et détériore la qualité de l’environnement comme l’a indiqué dans son discours de circonstance Mme Fabiola Nshimirimana, Directeur de la Promotion des Ressources en Eau et des Forêts au sein du Ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage.

Des données qui interpellent

Selon Fabiola Nshimirimana, les chiffres disponibles dressent un constat sans appel et appellent à une prise de conscience collective. Plus de 81 % des ménages burundais continuent de recourir à des latrines traditionnelles, souvent rudimentaires et peu hygiéniques, tandis qu’à peine 13 % bénéficient de latrines améliorées répondant aux normes de salubrité. Cette disparité est encore plus marquée en milieu rural, où l’accès à des installations adéquates des latrines reste très limité. Une telle situation expose une grande partie de la population à des risques sanitaires considérables, favorisant la propagation de maladies des mains sales ou liées à l’eau insalubre et à de mauvaises conditions d’hygiène. Dans ce contexte, les maladies hydriques et diarrhéiques demeurent parmi les principales causes de morbidité au Burundi, affectant particulièrement les enfants de moins de cinq ans, estimée à plus de 20% des décès infantiles liés aux maladies évitables selon les données sanitaires nationales et comme l’a signalé Fabiola Nshimirimana.

Poursuivant son discours, Mme Nshimirimana souligne que les épidémies récurrentes de choléra, étroitement liées à l’insuffisance des infrastructures d’assainissement, illustrent l’ampleur du défi à relever. L’absence ou le mauvais état des latrines, notamment dans les lieux publics tels que les écoles, les marchés ou les centres de santé, ne constitue pas seulement un déficit d’équipements, mais bien une menace directe pour la santé publique et la stabilité socio-économique du pays. Face à cette réalité préoccupante, elle réaffirme la détermination du Gouvernement du Burundi à accélérer les efforts en faveur d’un accès universel à des services d’assainissement sûrs, dignes et durables.

Une bonne gestion des latrines existantes s’impose

L’atelier de validation des résultats de cette étude ne s’est pas seulement limité à un simple exercice technique. Il s’est imposé comme un véritable espace de dialogue et de co-construction où se dessinent les contours de solutions concrètes et partagées. Car au-delà des chiffres et des constats, c’est bien l’amélioration des conditions de vie, la protection de la santé publique et le respect de la dignité humaine qui sont en jeu. Au cours de cet atelier, les participants ont demandé qu’il faut améliorer la gestion des latrines déjà existantes. Un appel vibrant a été lancé à l’endroit des adultes qui doivent prêcher par l’exemple dans ce travail qui demande un sens de responsabilité accru. D’autres ont formulé le vœu de privatiser la gestion des latrines publiques.

Plus qu’un défi, l’accès à des infrastructures d’assainissement décentes au Burundi apparaît aujourd’hui comme une priorité incontournable, un levier essentiel pour bâtir un avenir plus sain, plus équitable et durable pour tous. Après échanges et débats, l’étude a été validée.

Des boisements domaniaux en péril : Louvain Coopération et ses partenaires appellent à une gestion collective Le cadre l...
30/04/2026

Des boisements domaniaux en péril : Louvain Coopération et ses partenaires appellent à une gestion collective

Le cadre légal burundais qui encourage la gestion participative à travers les Groupes de Gestion Forestière (GGF) offre des perspectives prometteuses. Toutefois, sa mise en œuvre révèle encore des défis qui nécessitent des ajustements et des innovations pour garantir une appropriation effective par toutes les parties prenantes. C’est dans ce contexte qu’une étude approfondie a été menée sur l’impact de la gestion participative des boisements domaniaux sur leur durabilité et la biodiversité. Afin de donner toute sa portée aux enseignements de cette étude et d’en favoriser une appropriation collective, un atelier national de restitution s’est tenu le 23 avril 2026 dans les enceintes de l’hôtel King’s Conference Centre à Bujumbura, après ceux organisés à Kirundo, Bubanza, Makamba et Rutana.

Bien plus qu’une simple présentation de résultats, cette rencontre au niveau national a offert un véritable espace de réflexion, mettant en lumière les retombées prometteuses de l’approche adoptée, aussi bien sur le plan écologique que socio-économique. Elle a également permis d’identifier, avec lucidité, les leviers indispensables pour en amplifier les effets positifs. Dans une atmosphère propice au dialogue franc et constructif, les représentants des institutions publiques, organisations de la société civile et certaines ONG comme IRC ont croisé leurs regards et enrichi le débat.

L’objectif de cet atelier était de contribuer à une gouvernance plus efficace et inclusive des boisements domaniaux au Burundi. Pour y parvenir, les participants ont exploré en profondeur la méthodologie et les conclusions de l’étude, les ont soumises à un regard critique, puis les ont consolidées à travers des échanges nourris avant la validation du contenu de ladite étude. Ce processus participatif a permis non seulement de valider les acquis mais aussi d’affiner les recommandations, tout en ouvrant la voie à un dialogue autour d’une gestion concertée et durable des ressources forestières.

Pour un développement durable et inclusif

Dans un contexte marqué par l’urgence croissante de préserver les ressources naturelles, cette initiative apparaît comme une réponse concrète à un défi devenu national. S’inscrivant pleinement dans cette dynamique, Louvain Coopération qui assure le lead du consortium, à travers le projet PASCALE B IBIDUKIKIJE mis en œuvre par ADISCO, AGDB, AVEDEC, Join For Water, UCODE-AMR et soutenu par l’Union européenne, réaffirme avec force son engagement en faveur d’un développement à la fois inclusif et durable. A travers cette initiative, l’ambition est claire : renforcer le rôle de la société civile dans la gouvernance environnementale et promouvoir une gestion durable et concertée des ressources naturelles, au bénéfice des générations présentes et futures.

Des menaces pèsent sur les boisements domaniaux

Au fil d’échanges riches et de témoignages empreints de vécu, une réalité préoccupante s’est dessinée avec netteté : les boisements domaniaux, pourtant essentiels à l’équilibre écologique, demeurent vulnérables à cause d’une délimitation encore incertaine et insuffisamment matérialisée. Cette fragilité ouvre la voie à de multiples pressions qui, jour après jour, grignotent ces espaces censés être protégés pour l’intérêt public. Parmi les menaces les plus marquantes relevées par les participants à l’atelier, l’essor des constructions modernes occupe une place de choix. Les habitations en étages, de plus en plus répandues, nécessitent d’importantes quantités de bois, notamment pour les échafaudages, accentuant ainsi la pression sur des ressources forestières déjà limitées. Ce constat partagé avec gravité a suscité une réflexion collective orientée vers des solutions concrètes et durables.

Il faut agir avant que le pire n’arrive

Ainsi, plusieurs pistes ont été proposées, traduisant une volonté commune de concilier développement et préservation. Il s’agit notamment d’encourager l’importation de matériaux métalliques destinés aux échafaudages en envisageant des mesures incitatives telles que des exonérations fiscales. Une telle approche permettrait de réduire significativement la dépendance au bois dans le secteur de la construction. Parallèlement, les participants à cet atelier ont insisté sur la nécessité de promouvoir, voire d’imposer, l’usage de ces alternatives métalliques afin d’ancrer progressivement de nouvelles pratiques plus respectueuses de l’environnement.

Enfin, au-delà des solutions techniques, un appel fort a été lancé en faveur du renforcement des mécanismes de protection des boisements domaniaux encore existants. Ces espaces, devenus rares, sont appelés à jouer un rôle crucial en tant que réserves naturelles, véritables poumons verts à préserver pour les générations futures. Plus qu’un simple plaidoyer, c’est une invitation à l’action collective où chaque acteur est interpellé à prendre part à la sauvegarde d’un patrimoine naturel aussi précieux que menacé.

Adisco et ses partenaires rallument la flamme du combat pour les droits de la femme A l’occasion de la célébration de la...
09/03/2026

Adisco et ses partenaires rallument la flamme du combat pour les droits de la femme

A l’occasion de la célébration de la journée internationale des droits de la femme, Adisco s’est associée à ses partenaires pour célébrer la journée des droits de la femme. Cette célébration a été une occasion de réaffirmer l’importance de l’égalité des genres et de rappeler le rôle essentiel des femmes dans le développement des communautés. Les cérémonies marquant cette journée ont été organisées dans les enceintes de l'Hôtel-Restaurant La détente. Ça été une occasion d’évaluer l’état des lieux dans la mise en œuvre des recommandations issues de l’atelier du 8 mars 2025.

Dans son mot d’ouverture, Libère Bukobero, Secrétaire Général d’Adisco, a rappelé que la promotion des droits de la femme constitue un levier essentiel pour le développement durable. Il a également salué l’engagement des partenaires qui œuvrent aux côtés de l’organisation pour soutenir les initiatives visant l’amélioration des conditions de vie des femmes, particulièrement celle du milieu rural. Les participants ont échangé sur le thème national retenu cette année : « Les droits. La justice. L’action. Pour toutes les femmes et les filles ». Ce thème invite les acteurs de développement, les organisations de la société civile et les institutions publiques à renforcer leurs actions pour garantir le respect des droits fondamentaux des femmes.

Les participants ont également suivi un théâtre forum illustrant de manière concrète les barrières culturelles, juridiques et sociétales qui entravent encore l’autopromotion de nombreuses femmes burundaises. A travers l’histoire de « Ngirente », une femme diplômé mais sans emploi mais qui est déterminée à entreprendre, la scène a mis en lumière les obstacles auxquels les femmes sont souvent confrontées dans leur propre foyer et au sein de leur communauté.
Bien qu’ayant terminé ses études et disposant d’un projet générateur de revenus, « Ngirente » se heurte au refus de son mari, un enseignant disposant pourtant d’un compte bancaire, qui lui refuse de domicilier son salaire dans une microfinance pouvant permettre à son épouse d’accéder à un crédit. Il refuse également de lui remettre le titre de propriété comme garantie. Comme si cela ne suffisait pas, sa propre famille lui dénie le droit de vendre une portion de sa parcelle pour financer son initiative. Tout cela montre à quel point certaines femmes burundaises accèdent difficilement au crédit car elles n'ont pas d'hypothèque. Cette mise en scène a suscité de vives réactions parmi les participants qui ont été invités à réfléchir collectivement aux solutions pour lever ces obstacles et promouvoir l’autonomisation économique des femmes.

A travers différentes activités organisées à cette occasion, les participants ont souligné les avancées déjà réalisées en matière de promotion des droits des femmes, tout en reconnaissant les défis qui persistent. Les échanges ont notamment mis en lumière la nécessité de renforcer les actions en faveur de l’autonomisation économique des femmes, de l’accès équitable aux ressources et le droit à la succession.

Pour Adisco et ses partenaires, cette journée constitue non seulement un moment de célébration, mais aussi une opportunité de renouveler leur engagement en faveur d’une société plus juste et inclusive où les femmes peuvent pleinement exercer leurs droits et contribuer activement au développement socio-économique du pays.

En se joignant à ses partenaires pour commémorer la journée internationale des droits des femmes, Adisco réaffirme ainsi sa détermination à poursuivre son combat visant la promotion de l’égalité des genres et l’autonomisation de la femme afin de bâtir des communautés plus équitables et résilientes, l'égalité en tout comme l'a souligné M. Bukobero dans son allocution de clôture des activités.
Avant de se quitter, les participants se sont fixés des priorités notamment la mise en place d’un outil de conscientisation et de sensibilisation sur le genre.

Du bureau à l’aventure : immersion au cœur des merveilles du Burundi ! Pendant deux jours riches en découvertes, en appr...
19/02/2026

Du bureau à l’aventure : immersion au cœur des merveilles du Burundi !

Pendant deux jours riches en découvertes, en apprentissages et en convivialité, l’équipe de la Direction Administrative et Financière d’ADISCO a quitté les bureaux pour une excursion exceptionnelle à travers quelques-uns des sites touristiques emblématiques du Burundi. Entre histoire, nature et cohésion d’équipe, cette visite a été une véritable bouffée d’oxygène et une source d’inspiration collective.

Dans le cadre du renforcement de l’esprit d’équipe et du bien-être du personnel, le Secrétariat Général d’ADISCO a organisé une excursion de deux jours à la découverte des trésors naturels et historiques du pays. Les participants à cette excursion étaient l’équipe de la Direction Administrative et Financière d’ADISCO et de l’Université Populaire Haguruka.

Il est 9h07min au siège social d’ADISCO. L’équipe monte à bord d’un bus TOYOTA Coaster flambant neuf appartenant à la Régie Nationale des Postes ; direction Rutovu, province Burunga. En quittant Bujumbura, les collines surplombant la capitale se dressaient majestueusement baignant dans la lumière douce du matin. Le bus a bravé la spectaculaire montée de Nyamutenderi, l’une des routes les plus spectaculaires du Burundi. La pente se redressait brusquement, comme un défi lancé aux pneus et aux moteurs tandis que le bus avançait lentement mais sûrement, grignotant chaque mètre avec persévérance. Arrivée au niveau de Buhonga, la route sinueuse menant vers Ijenda dévoilait à chaque virage de nouveaux panoramas : vallées profondes, cultures en terrasses, cours d’eau d’une blancheur sans égale et le tout enveloppé par l’air frais et parfumé de la campagne. En traversant Matana, les montagnes semblent jouer avec le ciel, leurs sommets se fondant parfois dans les nuages légers comme pour annoncer la grandeur des paysages à venir. Bientôt, Rutovu se profile au loin, fièrement gardée par la pyramide symbolisant la source la plus méridionale du Nil. Chaque kilomètre parcouru est une invitation à s’émerveiller, à respirer profondément et à se laisser porter par la beauté brute et sereine du Burundi.

Première étape de cette excursion : à la découverte de la source la plus méridionale du Nil située à Rutovu. Ce site historique, connu comme la source la plus méridionale du Nil, constitue un symbole fort du patrimoine géographique africain. Les membres de l’équipe ont eu l’occasion de suivre l’historique fascinant de ce lieu emblématique, marqué notamment par la présence d’une pyramide érigée en 1938 sur le mont Gikizi par l’explorateur allemand Burkhart Waldecker, en hommage à cette découverte majeure. Ce moment a été à la fois éducatif et inspirant, rappelant l’importance de la connaissance, de la recherche et de la préservation de notre patrimoine.

Emerveillement aux chutes de Mwishanga

L’équipe a ensuite poursuivi son périple vers les magnifiques chutes de Mwishanga, nichées au cœur d’une réserve naturelle. Dans un décor verdoyant et apaisant, les excursionnistes ont pu apprécier la beauté brute de ces chutes, symbole de la richesse naturelle du Burundi. Cette immersion en pleine nature a offert un moment privilégié de détente et de ressourcement. Sous une fine pluie qui dansait avec le vent, les membres de l’équipe se sont approchés des chutes de Mwishanga. L’eau, tombant en rideaux d’argent, éclaboussait la roche et scintillait comme des perles au soleil caché par les nuages. Chaque goutte semblait murmurer les secrets de la nature et le fracas des chutes résonnait comme une mélodie sauvage, enveloppant l’équipe dans une atmosphère à la fois vivifiante et envoûtante. Après les chutes de Mwishanga, la délégation a ensuite franchi un pont suspendu reliant deux collines de cette localité. Chaque pas résonnait au-dessus du vide, offrant des sensations de légèreté et d’aventure tandis que la vallée s’étendait majestueusement en dessous, enveloppée par la forêt et le murmure de l’eau.

Après les chutes de Mwishanga, cap sur la réserve naturelle de la Ruvubu

Le point d’orgue de l’excursion a été la visite du parc national de la Ruvubu, un véritable joyau écologique du pays. Ce parc qui existe depuis la période coloniale était à l’origine occupé par des habitants avant que l’espace ne soit progressivement transformé en zone protégée. Il a été officiellement inauguré en 1980 sous la présidence de Jean-Baptiste Bagaza, devenant un symbole de la préservation de la biodiversité burundaise et un site majeur pour le tourisme local.
En parcourant ses sentiers, les participants à cette excursion ont découvert une diversité impressionnante d’écosystèmes : savanes, forêts, la rivière Ruvubu et points de vue spectaculaires. A travers une visite guidée, la Délégation a pris connaissance des espèces animales et végétales du parc qui mettent en lumière l’importance de protéger cet environnement fragile. Des buffles, des traces furtives d’antilopes mâles et femelles, des singes et différentes espèces d’oiseaux ont ponctué la promenade, offrant aux visiteurs un spectacle vivant de la faune locale.
La nature enveloppante du parc (le bruissement des feuilles, le chant des oiseaux et l’odeur de la terre humide) a créé une atmosphère apaisante et régénératrice. Au-delà de la découverte écologique, cette visite a renforcé la cohésion de l’équipe, en mêlant émerveillement et partage, tout en rappelant l’importance de la conservation pour les générations futures. Aujourd’hui, le parc national de la Ruvubu attire des milliers de visiteurs chaque année, offrant à chacun l’occasion de se reconnecter à la nature et de contempler la richesse exceptionnelle du patrimoine naturel burundais.

Au-delà des visites, cette excursion a été un moment fort de partage, de solidarité et de renforcement des liens professionnels. Ces instants vécus ensemble, en dehors du cadre formel du travail, contribuent à consolider l’esprit d’équipe et à nourrir une dynamique collective positive. A la fin de cette excursion, Libère Bukobero, Secrétaire Général d’ADISCO en même temps chef de la Délégation, a indiqué que cette escapade rappelle l’importance de promouvoir et préserver les richesses naturelles qu’il faudrait inculquer aux générations futures.

11/02/2026

🌍 𝗡𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗺𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗯𝗼𝘂𝗰𝗹𝗶𝗲𝗿 𝗳𝗮𝗰𝗲 𝗮𝘂𝘅 𝗱𝗲́𝗳𝗶𝘀 𝗰𝗹𝗶𝗺𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 ? 𝗟𝗮 𝗽𝗿𝗼𝘁𝗲𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗮𝗹𝗲.

Sans protection sociale solide, la transition risque d’accentuer les inégalités plutôt que de les réduire. Pourquoi justice climatique et justice sociale doivent avancer ensemble ? 👉 À lire dans cet article de Solsoc publié par Soralia : urlr.me/DfvVe3

© Fabrice Mbonankira-Solsoc / Burundi 2025

ADISCO ouvre ses Journées Bilan 2026 à Gitega : trois jours pour évaluer, apprendre et se projeterDans le cadre de son e...
11/02/2026

ADISCO ouvre ses Journées Bilan 2026 à Gitega : trois jours pour évaluer, apprendre et se projeter

Dans le cadre de son engagement continu pour l’amélioration de ses actions et le renforcement des capacités de ses équipes et partenaires, l’Association Appui au Développement Intégral et à la Solidarité sur les Collines (ADISCO en sigle) organise, du 11 au 13 février 2026, un atelier des Journées Bilan 2026 à l’hôtel Magnificat au chef-lieu de la province Gitega.

Cet atelier de trois jours a vu la participation des cadres d’ADISCO ainsi que d’autres cadres issus des organisations faîtières partenaires notamment La Maison de l’Entrepreneur, l’Université Populaire Haguruka, La Fédération des Mutuelles des Caféiculteurs du Burundi ainsi que l’Union Haguruka des Coopératives Multifilières, la Coopérative d’Amélioration de l’Habitat Rural (CAHR en sigle).

Dans son mot d’accueil aux participants, Libère BUKOBERO, Secrétaire Général d’ADISCO, il a indiqué que ces journées bilan constituent un espace privilégié de réflexion collective, d’évaluer des réalisations, de partage d’expériences et d’apprentissage mutuel. C’est une occasion d’analyser les réalisations, d’identifier les défis rencontrés, de tirer des leçons utiles et de dégager des perspectives communes permettant de renforcer l’impact de nos interventions, a-t-il renchéri. Il a terminé en invitant tous les participants à se préparer à bien suivre les activités de ces journées bilan car la contribution de tout un chacun permettra de se fixer de nouveaux objectifs. Il n’a pas manqué à adresser ses remerciements aux partenaires limitrophes qui ont bien voulu répondre à l’invitation leur adressée.

Au-delà de l’aspect technique et stratégique, cet atelier vise également à consolider la synergie, la cohésion institutionnelle et l’esprit d’équipe entre ADISCO et ses partenaires, dans une dynamique de solidarité et de développement inclusif.

Les travaux seront officiellement clôturés dans la soirée du 13 février 2026 par une cérémonie d’échange de vœux, moment convivial marquant le renforcement des liens humains et professionnels entre les participants.

La filière café sous suivi et contrôle accrus : le Burundi s’aligne sur les règles vertes de l’Union Européenne Une délé...
21/01/2026

La filière café sous suivi et contrôle accrus : le Burundi s’aligne sur les règles vertes de l’Union Européenne

Une délégation de haut niveau composée de représentants de l’Union européenne et de la GIZ a effectué, en date du 14 janvier 2026, une visite de terrain à Nyarugunda, commune Ngozi de la province Butanyerera afin d’évaluer les réalisations du Projet d’Appui à la Mise en Conformité EUDR du Secteur Café (PAMICESCA)-IKAWA YACU et du projet SUSTAINABLE AGRICULTURE FOR FOREST ECOSYSTEMS (SAFE), des projets

importants pour l’avenir de la filière café au Burundi.
Cette visite s’inscrivait dans un contexte particulier marqué par l’application du règlement de l’Union européenne sur la déforestation au mois de décembre 2025, qui interdit l’accès au marché européen aux produits agricoles (dont le café) issus de champs ayant contribué à la déforestation. Face à ces nouvelles exigences, le projet PAMICESCA mis en œuvre par ADISCO et Broederlijk Delen sous le financement l’Union Européenne, accompagne les producteurs dans l’adoption des mécanismes innovants garantissant une production durable et conforme aux normes internationales.

Au cours de cette visite, les membres de la délégation ont suivi avec intérêt l’état des lieux du processus de géolocalisation des champs de café, une étape stratégique présentée par Fidèle Niyonizigiye, Secrétaire Général adjoint de l’Organisation Appui au Développement Intégral et à la solidarité sur les Collines (Adisco en sigle). Il a révélé que cette activité consiste à localiser avec précision les parcelles caféières afin de prouver que leur mise en place a respecté les règles liées à la protection des forêts.
L’objectif est clair : tracer et exclure du circuit d’exportation le café provenant de champs où une déforestation a été constatée, conformément au règlement européen sur la déforestation (EUDR).
Selon ce responsable du projet, la géolocalisation des champs caféicoles constitue une étape essentielle pour la traçabilité du café, c’est un outil de transparence et de responsabilité environnementale, permettant de protéger les forêts tout en sécurisant l’accès du café burundais aux marchés européens. Les champs conformes sont ainsi valorisés, tandis que ceux présentant des risques sont accompagnés pour développer des mécanismes correctifs.

Sa présentation a été suivie par celle des bonnes pratiques agricoles appliquées dans les champs de café, présentée par les producteurs agricoles accompagnés par l’organisation KAHAWATU Foundation Burundi, un des partenaires de la GIZ à travers le projet SAFE financé lui aussi par l’UE. Cette séance pratique a mis en avant des techniques favorisant une production durable, notamment l’entretien adéquat des caféiers, la conservation des sols, l’agroforesterie et le respect de l’environnement, autant d’éléments clés pour améliorer la productivité tout en luttant contre la dégradation des écosystèmes. A travers le champ-école, cette démonstration a été faite dans un champ modèle sis à Nyarugunda et qui compte 700 pieds de café appartenant à Marcel Barengayabo.

Cette visite à Ngozi illustre ainsi la volonté commune des partenaires et des acteurs locaux de faire du café burundais un produit compétitif, traçable et respectueux des forêts, capable de conserver sa place sur le marché international.

25/12/2025
Gitega : Célébration de la foire agricole et forum paysan édition 2025Ça a été une belle occasion de célébrer le génie d...
23/10/2025

Gitega : Célébration de la foire agricole et forum paysan édition 2025

Ça a été une belle occasion de célébrer le génie des terres burundaises

Chaque année le Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de l’Environnement organise, en collaboration avec ses les organisations des producteurs et celles d’appui, une foire agricole couplée au forum national paysan. Cette année, les deux évènements ont été organisés dans la ville de Gitega, capitale politique du pays. Les producteurs agricoles ont eu l’opportunité non seulement de faire la promotion de leurs produits, mais aussi de tisser des liens entre eux. L’une des grandes recommandations issues du forum est qu’il y ait création d’une radio agricole.

Dès les premières heures de la matinée du 16 octobre 2025, le terrain d’exposition grouillait déjà d’activités. Sous les tentes colorées, les producteurs rivalisaient d’ingéniosité pour attirer les visiteurs : plusieurs variétés de semences de haricots soigneusement disposés dans des paniers tressés à la burundaise, de la farine de maïs transformée par la coopérative TERUJIMBERE, de la farine de bouillie fortifiée, des produits frais comme l’ananas, le maracuja, les prunes de Japon, l’avocat, les semences paysannes, du miel doré, des produits transformés à base de champignons, du vin de banane, etc. Chaque stand racontait une histoire : celle d’une communauté qui cultive, élève, transforme et innove malgré les aléas climatiques.

Organisée par le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de l’Environnement, en collaboration avec divers partenaires au développement, les organisations paysannes ainsi que plusieurs entrepreneurs œuvrant dans le secteur privé, cette foire a été, non seulement un simple marché agricole mais aussi un lieu de rencontre, de partage et de découverte, une vitrine du génie paysan burundais. « Nous ne venons pas seulement vendre. Nous venons apprendre, échanger et montrer que le monde rural bouge », confie fièrement Jeanine Nziruhire, présidente de la coopérative TERUJIMBERE de Giheta.

Dans son discours de circonstance, Emmanuel Niyungeko, Assistant au Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de l’Environnement, il a réaffirmé que le ministère ayant l’agriculture fera tout pour promouvoir l’agroécologie sans oublier les projets mis en œuvre par différentes organisations qui accompagnent les agriculteurs burundais. Emmanuel Niyungeko a saisi cette opportunité pour lancer un appel vibrant aux producteurs agricoles pour qu’ils se regroupent en associations afin d’accroître la production, ce qui nous permettra d’atteindre la vision du Burundi, pays émergent en 2040 et pays développé en 2060.

Le Forum paysan, un carrefour d’idées et d’engagements

Pendant que les visiteurs circulaient entre les stands, l’une des salles de réunions de l’hôtel MATERGO, accueillait des échanges animés. Le Forum paysan, organisé en parallèle, a permis aux participants de débattre sur les grandes questions qui façonnent l’avenir du secteur agricole. Six thèmes ont été développés lors de ce forum :
1. Conservation, transformation et Commercialisation
2. Gestion des infrastructures et équipements de transformation
3. Financement direct des ménages
4. Recherche action (Bonnes pratiques résilientes au changement climatique, résultats de l’étude sur le rôle et la prise en compte du changement climatique dans les politiques et stratégies.
5. Gouvernance foncière (les enjeux sur la certification foncière, dialogue multi acteurs sur la gouvernance foncière.
6. Agroécologie et pratiques pour une agriculture durable
Beaucoup ont insisté sur la nécessité de rendre accessibles les intrants de qualité, de renforcer les capacités techniques des producteurs et de favoriser la transformation locale des produits agricoles. « L’avenir de notre agriculture dépendra de notre capacité à innover tout en préservant nos sols et nos ressources naturelles », a souligné l’un des participants qui s’est confié à la Rédaction de La Voix des Collines.

Les agriculteurs sont à l’œuvre malgré les défis

Comme l’a souligné Jean Marie Niyongabo, président du Forum des Producteurs Agricoles du Burundi (Fopabu en sigle) lors de son discours au nom des producteurs agricoles, ces derniers se donnent corps et âme pour contribuer à l’augmentation de la production agricole. Mais, force est de constater qu’ils font face à d’innombrables défis. Il a cité entre autre le changement climatique qui paralyse la production agricole et cela fait qu’ils éprouvent des difficultés à rembourser les crédits contractés auprès des institutions bancaires. Aussi, il s’observe un grand re**rd dans le processus de livraison des intrants agricoles, ce qui profite à certains commerçants qui vendent ces intrants à des prix très élevés. Un autre défis et pas des moindres que M. Niyongabo a révélé, c’est l’exiguïté des terres arables due au fait que des gens s’arrogent le droit de construire des maisons là où il fallait cultiver. Il terminé en demandant à l’Etat de revoir à la hausse le budget alloué au secteur agricole qui est le poumon de l’économie nationale.

Une vision partagée pour une agriculture durable

Au fils des échanges, une conviction s’est dégagée : le développement du Burundi passera par une agriculture forte, diversifiée et durable. Les autorités locales et nationales ont réaffirmé leur engagement à soutenir les producteurs à travers des programmes d’accès aux semences, d’appui à la transformation et de promotion de la recherche agricole.

Au terme de ces deux journées, un sentiment d’espoir planait sur Gitega

La foire agricole et le forum paysan 2025 n’ont pas seulement célébré les récoltes : ils ont ravivé l’esprit de solidarité et d’innovation qui anime le monde rural burundais.
De stand en stand, de débat en débat, chacun a pu constater que l’agriculture burundaise avance malgré les défis auxquels elle fait face, portée par la détermination de ses dignes filles et fils qui, chaque jour, remuent la terre afin de nourrir le pays tout en préservant sa terre.

Signalons que le thème de cette année était « Intensification agro-pastorale, valorisation et commercialisation des produits agricole et d’élevage, pilier pour atteindre la vision du Burundi, pays émergent en 2040 et pays développé en 2060 ».

Address

Commune NTAHANGWA, Zone BUTERERE, Quartier KIYANGE I-Population
Bujumbura
2695

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