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Fiscalité à bon essient ! Bon calcul à tous...

10/03/2019

La proposition de loi relative aux professions d’expert-comptable et de conseiller fiscal adoptée en Commission de l’Economie
C’est ce mardi après-midi 19/02 que la Commission parlementaire de l’Economie a pu aborder la discussion à propos du texte de la proposition de loi. Comme vous le savez, nous travaillons depuis de nombreuses années sur ce texte en collaboration avec le monde politique et les administrations fédérales.
Les parlementaires ont pu analyser le texte et poser leurs questions aux députés ayant déposé le texte au parlement. À l’issue de la discussion générale, tous les articles ont été adoptés à l’unanimité. La commission a ensuite approuvé la proposition de loi.
L’IPCF et l’IEC tiennent à remercier les députés qui ont approuvé cette modernisation nécessaire de nos professions. Cette évolution est un pas en avant non seulement pour chaque professionnel mais aussi pour tous les entrepreneurs. Le nouvel institut ICE sera au service de tous les membres. Les préoccupations liées à l’avenir des petits cabinets seront l’une des priorités. Le futur Institut sera particulièrement attentif à leurs attentes spécifiques.
Une grande attention sera évidemment apportée aux futurs professionnels avec un accès unifié à la profession. L’IEC et l’IPCF ont également à cœur de remercier toutes les personnes qui se sont investies dans ce projet, notamment les ministres compétents : le Vice-Premier Peeters et le Ministre Ducarme, ainsi que le SPF Economie.

Dernière mise à jour le 20/02/2019 13:05:51

20/11/2018

Emmanuel Degrève, Partner chez Deg & Partners
Passer en société : l’intérêt fiscal est évident
Finances Bon nombre d’indépendants en personne physique hésitent à passer en société. L’intérêt fiscal est pourtant évident dans bien des cas, comme en témoigne Emmanuel Degrève, Partner chez Deg & Partners.
Emmanuel Degrève,
Partner chez Deg & Partners
Est-il globalement intéressant de passer en société ?
Emmanuel Degrève : « Oui, cela l’est très fort dans bien des cas…mais pas dans n’importe quelle situation ni à n’importe quel prix ! Généralement, on obtient plus de revenus nets en créant et en utilisant par exemple une société de management pour exploiter une activité ou la piloter qu’en restant indépendant en personne physique. »
Comment expliquez-vous cela ?
E. D. : « Par le fait tout d’abord qu’une partie des leviers de cette meilleure performance est logée dans ce que l’on appelle les outils de patrimonialisation. Il s’agit par exemple d’un engagement individuel de pension, d’une vente de clientèle ou de l’achat d’un immeuble. Ces opérations transfèrent toutefois de « l’argent d’aujourd’hui » vers de « l’argent demain ». Autrement dit, on peut ne pas ou ne plus disposer d’autant de cash que lorsqu’on reste indépendant en personne physique. Et, bien évidemment en l’occurrence, tout le monde n’est pas capable de patrimonialiser ; tout dépend du train de vie de chacun. Quelqu’un qui dépense beaucoup de cash au quotidien a bien sûr moins de possibilités de se projeter dans le futur. Cela ne sert donc à rien d’établir un schéma fiscalement intéressant sur papier si vous n’avez pas la capacité de vivre celui-ci au quotidien. »
Un principe fondamental du passage en société
est d’essayer d’ajuster la pression fiscale sur le travail.
Indépendamment de la patrimonialisation, quels sont les autres avantages fiscaux ?
E. D. : « Un principe fondamental du passage en société est d’essayer d’ajuster la pression fiscale sur le travail. En dépit des mesures prises actuellement par le gouvernement, comme le Tax Shift, cette pression est très élevée en Belgique. Le dernier classement de l’OCDE nous place toujours en très mauvaise position en matière de coin fiscal, autrement dit en ce qui concerne ce qui reste en net pour le travailleur. Cette situation risque fort de ne pas évoluer positivement à l’avenir étant donné que la quote-part de l’impôt des personnes physiques (IPP) et des cotisations sociales est très élevée dans le budget de l’Etat. »

En quoi le passage en société permet-il de palier cette situation ?
E. D. : « L’usage au passage en société de management va permettre de moduler la pression fiscale sur le travail en transformant une partie des revenus professionnels en des revenus d’une autre nature, par exemple des revenus mobiliers (des dividendes). C’est un vrai levier de modération que l’Etat ne peut pas actuellement rencontrer dans le cadre de son taxshift car les revenus issus de l’impôt des personnes physiques pèsent très lourd dans les recettes budgétaires. Exemple : accorder une quotité exemptée additionnelle à un contribuable à concurrence de 100 euros bruts rapporte net 2 à 2,5 euros par mois au contribuable mais coûte 100 millions aux caisses de l’Etat. Le passage en société est donc en quelque sorte un taxshift naturel pour les « entrepreneurs ».
Pour revenir sur le schéma le plus classique - qui est de passer d’une rémunération avec profit ou bénéfices en tant qu’indépendant à une rémunération de dirigeant d’entreprise auxquels s’ajoutent des bénéfices (une partie de la rémunération antérieure) transformés en dividendes -, l’avantage de ce simple mécanisme permet de créer de 0 à 37 % de revenus supplémentaires. On voit ici très clairement tout l’intérêt de passer en société. Mieux : dans le cadre de la réforme fiscale envisagée par le gouvernement actuel, l’avantage moyen pourrait passer de 15 à 88 %. Ce mécanisme d’optimisation aurait à mes yeux de véritables effets positifs sur l’entrepreneuriat et les entrepreneurs. »
C’est en fait un moindre IPP qui explique ce bénéficie pour le dirigeant d’entreprise…
E. D. : « Effectivement ! Si vous gagnez 100.000 euros, une bonne partie de ceux-ci sont dans la 5eet dernière tranche d’imposition et soumis à 50 % de l’IPP. Grâce au mécanisme de passage en société, cette tranche est potentiellement transformée en distribution de dividendes. Les 4 premières tranches sont maintenues pour la rémunération des dirigeants d’entreprise. Relevonsque lorsquela 5e tranche est soumise à l’IPP, s’ajoutent encore des centimes additionnels… on tourne au final autour de 53,5 % ! »
C’est bien plus élevé que l’imposition de dividendes ?
E. D. : « Oui, celle-ci va de 24,98 à 33,99 %. Il faut toutefois aussi tenir compte, lorsqu’on est en société, du précompte mobilier, qui va de 15 à 30 %. A tout cela, il faut aussi ajouter le calcul des cotisations sociales, sachant que les dividendes présentent l’avantage supplémentaire de ne pas être soumis au calcul des cotisations sociales. Il faut prendre en compte tous ces pourcentages, tous ces montants et leur comparaison avec l’IPP à 53,5 % pour décider ou non de passer en société. Un dernier élément à prendre en considération est le calcul des cotisations sociales : les dividendes présentent l’avantage supplémentaire de ne pas être soumis au calcul de ces cotisations. En clair, le montant de celles-ci peuvent également baisser lors du passage en société. »
Et ce ne sont pas là les seuls avantages…
E. D. : « Au niveau social ou patrimonial, il existe en effet encore de nombreuses autres possibilités de mécanismes d’optimalisation complémentaires, notamment en matière mobilière, immobilière ou autre. Ces éléments renforcent encore l’intérêt de passer en société. Revenus de droits d’auteur, acquisition immobilière démembrée, plan d’option, cession de clientèle, engagement individuel de pension, avantages de toute nature, avantages extra-légaux… la liste est longue, les opérer un art ! »


Tax Shelter : un incitant pour optimiser sa fiscalité
Le Tax Shelter est un incitant fiscal permettant à une société belge soumise à l’impôt des sociétés d’effectuer un placement dans une œuvre audiovisuelle éligible, et de bénéficier en contrepartie d’un rendement fiscal et d’un rendement financier.

01/11/2018

La Justice aura désormais accès à toutes les pistes financières
31 octobre 201801:00

©BELGA
Qu’il s’agisse d’un portefeuille géré par un gestionnaire de patrimoine, d’un paiement par carte de crédit ou par SMS.
Désormais, la Justice pourra enquêter sur toutes les traces financières laissées par les citoyens. Il pourra tout aussi bien s’agir d’un portefeuille géré par un gestionnaire de patrimoine, d’achats réalisés à l’aide d’une carte de crédit, de transactions effectuées via les nouveaux services de paiement comme Google Pay, que d’un ticket de parking payé par SMS. Les autorités judiciaires n’auront besoin d’aucune autorisation d’un juge d’instruction. Les procureurs pourront introduire directement ces demandes d’informations auprès des entreprises concernées.
Feu vert
Le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) a reçu le feu vert du conseil des ministres pour cet élargissement de la loi. Le Parlement devrait pouvoir examiner le dossier avant la fin de l’année. Dès que les avis nécessaires – notamment celui du Conseil d’Etat – auront été rendus.
La loi s’appliquera aussi aux nouvelles apps et services de paiement
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La Justice pourra exercer ces nouvelles compétences dans toutes les enquêtes portant sur des délits susceptibles d’entraîner une peine d’un an d’emprisonnement. Il ne s’agit donc pas uniquement d’enquêtes sur des fraudes ou de la criminalité financière, mais aussi sur de nombreuses infractions, allant des cambriolages aux escroqueries, en passant par le terrorisme et les assassinats. Car dans tous ces dossiers, l’analyse des mouvements d’argent pourrait se révéler très utile aux enquêteurs et servir de preuve matérielle.
Aujourd’hui, les procureurs se heurtent encore trop souvent à des murs lorsqu’ils enquêtent sur les flux financiers car la loi est obsolète et date de l’époque à laquelle la quasi-totalité des transactions financières étaient encore réalisées via les banques. À l’heure actuelle, les procureurs ne peuvent s’adresser qu’aux banques et institutions de crédit pour obtenir des informations sur des comptes, coffres-forts et autres instruments financiers traditionnels détenus par un suspect, comme des actions et des obligations.
Nouvelles apps
La nouvelle loi s’appliquera à tous les fournisseurs de services de paiement: gestionnaires de cartes de crédit et de débit, de patrimoine, sociétés de Bourse et bureaux de transfert d’argent et agents de change. Mais la loi s’appliquera aussi aux nouvelles apps et services de paiement en ligne comme PayPal, aux plateformes de devises virtuelles et aux paiements via SMS ou autres applications pour smartphones et/ou ordinateurs.
Les entreprises qui proposent leurs services en Belgique à partir de l’étranger tomberont également sous le coup cette nouvelle loi, quelles que soient les clauses de confidentialité qui les lient à leurs clients. Elles devront également respecter le secret de l’instruction. Par ailleurs, la Justice ne pourra jamais aller à la pêche d’informations, mais devra poser des questions ciblées sur certains suspects et sur des périodes précises.
Lars Bové
Source: L'Echo
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01/10/2017

Séminaire DELOITTE ce 5 octobre 2017 "Réforme fiscale 2017" airport Hôtel Charleroi. 8h00

Adres

Rue D'Havré, 37/1/1
Mons
7000

Openingstijden

Maandag 09:00 - 13:00
Dinsdag 09:00 - 13:00
Woensdag 09:00 - 13:00
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