GMP Capital

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Société de gestion de portefeuille de valeurs mobilières spécialisée en Private Equity & Venture Capital, dédiée au financement et à l’accompagnement des entreprises.

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25/08/2026

L’équipe de GMP Capital vous souhaite un Mouled Moubarak 🌙✨
Que cette occasion vous apporte paix, bonheur et bénédictions. 🤍

Appel à projets – FCPR ADVANCED FUNDDonnez une nouvelle impulsion à votre entreprise avec le fonds d'investissement FCPR...
24/08/2026

Appel à projets – FCPR ADVANCED FUND

Donnez une nouvelle impulsion à votre entreprise avec le fonds d'investissement FCPR ADVANCED FUND.
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OPCVM en Tunisie : une dynamique de croissance des actifs netsÀ la suite de la publication par le Conseil du Marché Fina...
21/08/2026

OPCVM en Tunisie : une dynamique de croissance des actifs nets

À la suite de la publication par le Conseil du Marché Financier des « Statistiques OPCVM – Physionomie des OPCVM au 31/07/2026 », publiée le 3 août 2026, GMP CAPITAL propose une lecture de l’évolution du marché des OPCVM à travers une comparaison des données de 2024, 2025 et juillet 2026.

Cette analyse met en évidence l’évolution des actifs nets, la dynamique des différentes catégories d’OPCVM ainsi que la répartition entre SICAV et FCP, sans se limiter à l’analyse d’un véhicule particulier.

Une progression accélérée des actifs nets

Le marché tunisien des OPCVM poursuit sa progression, avec une hausse significative des actifs nets (Voir image ci-dessous) :
* 2024 : les actifs nets s’élèvent à 7 004,4 MD ;
* 2025 : ils atteignent 8 496,6 MD, soit une progression de 21,3 % ;
* Juillet 2026 : les actifs nets atteignent 11 479,2 MD, soit +35,1 % par rapport à fin 2025 et +63,9 % par rapport à fin 2024.

Cette accélération en 2026 confirme une progression importante des actifs nets du marché des OPCVM.

SICAV et FCP : une structure différenciée du marché
La comparaison entre les SICAV et les FCP fait apparaître une structure différente selon les catégories d’OPCVM :
* Les OPCVM obligataires comptent 53 véhicules, dont 33 SICAV et 20 FCP ;
* Les OPCVM mixtes comptent 70 véhicules, dont 12 SICAV et 58 FCP ;
* Les OPCVM actions comptent 4 véhicules, dont 1 SICAV et 3 FCP ;
* Les OPCVM monétaires comptent 1 véhicule, sous la forme d’un FCP.

Ainsi, sur les 128 OPCVM recensés en juillet 2026, on compte 46 SICAV et 82 FCP. Les FCP représentent donc environ 64 % des véhicules, contre 36 % pour les SICAV.

Cette répartition montre que les SICAV occupent notamment une place importante dans les OPCVM obligataires, tandis que les FCP présentent une présence plus significative dans certaines catégories, notamment les OPCVM mixtes et actions. (Voir la photo ci-dessous)

Les OPCVM obligataires restent largement dominants
Les OPCVM obligataires demeurent le principal segment du marché :
* 6 025,3 MD en 2024 ;
* 7 253,5 MD en 2025, soit +20,4 % ;
* 9 605,4 MD en juillet 2026, soit +32,4 % par rapport à fin 2025.

Malgré cette prédominance, les autres catégories affichent des rythmes de progression plus soutenus.

Une progression dynamique des OPCVM mixtes et actions

*Les OPCVM mixtes enregistrent une progression importante :
962,9 MD en 2024 ;
* 1 222,0 MD en 2025, soit +26,9 % ;
* 1 833,9 MD en juillet 2026, soit +50,1 % par rapport à fin 2025.

Les OPCVM actions, bien que représentant encore une part limitée des actifs nets, affichent la progression relative la plus forte :
* 16,2 MD en 2024 ;
*21,2 MD en 2025, soit +30,9 % ;
* 39,7 MD en juillet 2026, soit +87,3 %.

Les OPCVM monétaires commencent à apparaître
Les OPCVM monétaires apparaissent dans la structure du marché en juillet 2026 avec 1 véhicule et 0,1 MD d’actifs nets, contre aucun OPCVM monétaire en 2024 et 2025.

Leur poids reste très limité, mais cette évolution constitue un élément de diversification des catégories d’OPCVM.

Des encours en forte progression malgré un nombre d’OPCVM stable
La hausse des actifs nets intervient alors que le nombre total d’OPCVM évolue peu :
* 127 OPCVM en 2024 ;
* 126 OPCVM en 2025 ;
* 128 OPCVM en juillet 2026.

La croissance du marché s’explique ainsi principalement par l’augmentation des encours, plutôt que par une forte augmentation du nombre de véhicules.

Les principaux enseignements
L’évolution entre 2024 et juillet 2026 fait ressortir plusieurs tendances :
* une progression significative des actifs nets ;
* une accélération marquée en 2026 ;
* une prépondérance persistante des OPCVM obligataires ;
* une progression plus dynamique des OPCVM mixtes et actions ;
* l’apparition des OPCVM monétaires en 2026 ;
* une structure différenciée entre SICAV et FCP selon les catégories ;
* une évolution relativement stable du nombre total d’OPCVM.

Les chiffres à retenir des OPCVM en Tunisie
7 004,4 MD en 2024 → 8 496,6 MD en 2025 → 11 479,2 MD en juillet 2026

En deux ans, les actifs nets des OPCVM ont ainsi progressé de 63,9 %, confirmant le renforcement des encours de la gestion collective en Tunisie.

La dynamique reste principalement portée par les OPCVM obligataires, tandis que les segments mixtes et actions affichent des rythmes de croissance plus élevés. Parallèlement, l’apparition des OPCVM monétaires et la prédominance des FCP témoignent d’une diversification progressive de la structure du marché.

📌 Source : Conseil du Marché Financier – « Statistiques OPCVM : Physionomie des OPCVM au 31/07/2026 », 3 août 2026 :
https://www.cmf.tn/sites/default/files/pdfs/statistiques/opcvm/physionomie_s_opcvm_juillet_2026.xlsx

Nouvelle publication de la BVMTLa Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis (BVMT) vient de publier une étude intitulée :« ...
21/08/2026

Nouvelle publication de la BVMT
La Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis (BVMT) vient de publier une étude intitulée :
« Dynamique des IPO à l’échelle mondiale et en Tunisie : Tendances et perspectives »

Cette étude analyse l’évolution des introductions en bourse (IPO) à l’échelle mondiale et tunisienne, les principales tendances observées, les sorties de la cote ainsi que les enjeux et perspectives
de développement du marché.

A ce propos, nous reviendrons sur les principaux enseignements de cette étude.

Dynamique des IPO à l’échelle mondiale
Tendances mondiales des IPO

* L’essor post-pandémie (2020-2021) : porté par des conditions monétaires exceptionnellement favorables et une abondante liquidité, le marché des IPO atteint un niveau record en 2021, avec 2 766 opérations et 508,9 Mds $ levés.
* Le ralentissement (2022-2024) : le resserrement des politiques monétaires et les incertitudes macroéconomiques entraînent un net repli de l’activité, poussant certaines entreprises à privilégier les marchés privés.
* Le redressement en 2025 : 1 293 IPO (+4 %) et 171,8 Mds $ levés (+39 %), dans un contexte de plus grande sélectivité des investisseurs.
* Perspectives 2026 : favorables, notamment dans la technologie, l’énergie et les infrastructures, avec plusieurs projets d’introduction d’acteurs majeurs du secteur technologique.

Une géographie des IPO en mutation
* États-Unis et Chine : principaux moteurs du marché mondial des IPO.
* Inde et Moyen-Orient : émergence de nouveaux pôles de croissance.
* Europe : recul relatif de son activité boursière.
* Chine : 222 IPO – 54,8 Mds $.
* États-Unis : 223 IPO – 45,5 Mds $.
* Europe : 102 IPO – 17 Mds $.

Secteurs dominants : le règne de la Tech et des transitions sociétales
* Technologie et intelligence artificielle : principaux moteurs du marché.
* Aérospatial et défense : dynamique soutenue par l’augmentation des dépenses publiques et des investissements stratégiques.
* Sciences de la vie et industrie : attractivité grâce à leurs perspectives de croissance et à leur caractère défensif.
* En 2025, la technologie représente 206 opérations et 34,9 Mds $.
* Plus importante IPO : Contemporary Amperex Technology (CATL) – 5,3 Mds $.
* Plus grande opération européenne : Verisure – 4,2 Mds $.

IPO et sorties de la cote
* Malgré la reprise des IPO en 2021 puis en 2025, le nombre de sociétés cotées dans le monde continue de diminuer, les radiations dépassant progressivement les nouvelles introductions.
* Les IPO atteignent un sommet en 2021 après le ralentissement observé au début des années 2010.
* Les marchés avancés concentrent davantage les IPO et les sorties de cote, tandis que les marchés émergents et en développement évoluent de manière plus stable.
* Les sorties de cote présentent une trajectoire globalement plus stable, avec des pics en 2016 et 2021-2023.
* Les retraits liés aux fusions-acquisitions (M&A) représentent 71,8 % dans les marchés avancés contre 56,4 % dans les marchés émergents et en développement.
* Les retraits volontaires représentent respectivement 8,0 % et 19,5 %.

Dynamique des IPO en Tunisie
Les IPO en quête de relance
* 41 IPO entre 2008 et 2025, soit une moyenne de 2,3 opérations par an.
* Le marché a connu un pic en 2012-2013, porté par un fort engouement des entreprises pour le marché financier.
* Depuis 2017, le rythme des introductions s’est progressivement ralenti, pour atteindre environ une opération par an.
* 2023 et 2024 : aucune introduction en bourse.
* 2025 : une nouvelle introduction avec BNA Assurances.

Introductions et sorties de la cote
* Entre 2008 et 2025 : 41 introductions contre 16 sorties de la cote, soit un solde net de +25 sociétés.
* En moyenne, 2,6 entrées en bourse sont enregistrées pour chaque société retirée de la cote.
* Les sorties se répartissent entre retraits involontaires (44 %), fusions-acquisitions (31 %) et retraits volontaires (25 %).
* 56 % des sorties résultent d’opérations stratégiques de fusion-acquisition ou de retrait volontaire et ne reflètent donc pas uniquement des difficultés financières.

Les IPO par marché
* Le marché alternatif, réformé en 2019 et désormais réservé aux investisseurs avertis, n’a enregistré aucune introduction depuis sa réorganisation.
* Une réflexion pourrait être engagée sur les conditions nécessaires à sa relance et à son rôle dans le financement des PME.

Des procédures d’introduction peu diversifiées
* L’Offre à Prix Ferme (OPF) reste la procédure privilégiée, représentant près de 93% des introductions.
* L’Offre à Prix Ouvert (OPO) reste peu utilisée, notamment en raison de la faible présence des investisseurs institutionnels.
* L’inscription directe demeure exceptionnelle : en 2025, BNA Assurances a rejoint la cote sans émission ni cession de titres.

Une représentation sectorielle encore incomplète
* Plusieurs secteurs sont représentés : santé, agroalimentaire, services financiers, etc.
* La distribution reste toutefois le secteur le plus prépondérant avec 8 sociétés.
Certains secteurs économiques importants restent absents de la cote, notamment les télécoms, l’énergie et les mines, alors qu’ils pourraient contribuer à dynamiser la cote et attirer de nouveaux investisseurs.

Des IPO orientées vers le financement de la croissance

* Les opérations de Cash In représentent le premier choix des entreprises introduites, avec 49 % des opérations.
* 20 % des sociétés ont opté pour une opération mixte combinant émission d’actions nouvelles et cession d’anciennes.
* Près d’une IPO sur deux vise ainsi principalement à financer la croissance de l’entreprise, confirmant le rôle de la Bourse comme outil de financement.

Une concentration des montants levés
* Les 10 plus importantes IPO concentrent 927 MD, soit près de 64 % des 1 451 MD levés entre 2008 et 2025.
* Le nombre de souscripteurs dépend notamment de l’attractivité de l’opération et du mode de répartition des titres.
* Les opérations les plus attractives ont permis de mobiliser un nombre élevé d’investisseurs et de générer des niveaux de souscription importants.

Ouverture du capital
* Plus de la moitié des IPO ont porté sur une ouverture du capital comprise entre 30 % et 40 %.
* Cette concentration reflète notamment l’impact des incitations fiscales historiquement liées au seuil minimum de flottant.

Perspectives et enjeux
* Le marché tunisien des IPO conserve un potentiel de développement, malgré le ralentissement des dernières années.
* Les principaux leviers sont : l’élargissement de la cote à de nouveaux secteurs, le renforcement de la présence des investisseurs institutionnels et la redynamisation du marché alternatif.
* L’enjeu porte également sur le maintien durable des sociétés cotées, grâce à une liquidité suffisante, une meilleure profondeur du marché et un environnement attractif pour les émetteurs.
* La suppression en 2025 de l’avantage fiscal accordé aux sociétés s’introduisant en bourse pourrait peser sur les prochaines introductions.
* Une adaptation du cadre réglementaire et un réexamen des dispositifs d’incitation à la cotation pourraient renforcer l’attractivité de la place financière tunisienne.

2026 : une fenêtre d’opportunité pour relancer les IPO ?
* 29,8 Mds DT de liquidité en circulation au 4 août 2026.
* Baisse des taux d’intérêt, favorable au financement et à la prise de risque des investisseurs.
* Inflation à 5,1 % en juillet 2026, contre 5,3 % en juin.
* Tunindex : +44,92 % au 17 août 2026.
* Capitaux traités sur les titres de capital : 2 532 MD, contre 1 233 MD un an auparavant, soit +105 %.

Trois chiffres à retenir

41 IPO → 1 451 MD levés → 16 sorties → +25 sociétés nettes

Dans un contexte de marché boursier plus favorable, la relance des introductions en bourse constitue une opportunité pour renforcer le rôle de la Bourse de Tunis dans le financement de l’économie. Sa concrétisation passera toutefois par des réformes visant à améliorer durablement l’attractivité, la liquidité et la profondeur du marché financier.

🔗 Source : BVMT – Études & Analyses, août 2026 :https://tunis-stockexchange.com/sites/default/files/2026-08/Pr%C3%A9sentation%20IPO%2019-8-2026.pdf

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20/07/2026


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Appel à projets – FCPR ADVANCED FUND
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GMP Capital a eu le plaisir de participer à l'atelier de haut niveau « ESG 2.0 : ESG, valorisation des entreprises et ma...
20/07/2026

GMP Capital a eu le plaisir de participer à l'atelier de haut niveau « ESG 2.0 : ESG, valorisation des entreprises et marchés de capitaux », organisé le vendredi 17 juillet 2026, par la Bourse de Tunis à son siège. GMP Capital y était représentée par son CEO, M. Hsan Bedhief.
Animé par M. Monaem Ben Lellahom, expert international en ESG et en finance durable, cet atelier a mis en lumière l'évolution du rôle des critères ESG dans les marchés de capitaux, en démontrant leur impact sur la valorisation des entreprises, l'accès au financement, la gestion et la tarification des risques, les relations avec les investisseurs ainsi que la création de valeur durable.
Les échanges ont notamment porté sur :
La création de valeur économique par l'ESG
Pourquoi les marchés financiers intègrent progressivement la performance ESG dans la valorisation des entreprises
L'ESG comme levier de création de valeur et non comme simple exigence de conformité
Construire une proposition de valeur ESG convaincante pour les investisseurs (ESG Equity Story)
L'intégration des critères ESG dans les décisions d'investissement
L'utilisation des données ESG au service de la valorisation des entreprises
ESG et coût du capital
ESG et tarification du risque
ESG, relations investisseurs et perception du marché
Finance durable et évolutions des marchés de capitaux
L'avenir de l'ESG dans les sociétés cotées : du reporting à la création de valeur.
Cette rencontre a constitué une excellente opportunité d'échanger sur les meilleures pratiques internationales et les nouvelles approches permettant d'intégrer les enjeux ESG au cœur des stratégies d'investissement et de développement des entreprises.
Chez GMP Capital, nous sommes convaincus que l'intégration des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance constitue un levier essentiel pour une finance responsable, une meilleure gestion des risques et une création de valeur pérenne au bénéfice des investisseurs et des entreprises accompagnées.
GMP Capital

Rapport AVCA 2026 : le Venture Capital en Afrique du Nord entre maturité du marché et nouvelles opportunités d'investiss...
14/07/2026

Rapport AVCA 2026 : le Venture Capital en Afrique du Nord entre maturité du marché et nouvelles opportunités d'investissement
Une dynamique contrastée pour l'Afrique du Nord
Les données du rapport African Venture Capital Association (AVCA) montrent que l'Afrique du Nord représente 20 % du nombre total des opérations de capital-risque réalisées en Afrique au premier trimestre 2026, contre 24 % en 2025 et 22 % en moyenne sur la période 2020-2024. En revanche, sa part en valeur recule à 8 %, contre 22 % en 2025. Cette baisse ne doit toutefois pas être interprétée comme un désengagement des investisseurs. Elle s'explique principalement par l'impact d'une opération exceptionnelle réalisée à l'échelle multirégionale, qui concentre à elle seule une part significative des capitaux levés sur le continent. L'Afrique du Nord continue ainsi de représenter un marché actif en nombre de transactions, même si les montants levés restent plus modestes que dans d'autres régions.
Au-delà des statistiques, cette situation met en évidence un enjeu majeur pour les écosystèmes nord-africains : accompagner davantage de startups vers des phases de croissance avancées (Series B et Series C). La région dispose d'un pipeline entrepreneurial dynamique, mais doit encore renforcer sa capacité à faire émerger des entreprises de taille régionale ou internationale capables d'attirer des levées de fonds plus importantes.
Le marché entre dans une phase de maturité
Au-delà des chiffres, le rapport traduit une évolution du cycle du capital-investissement africain. Après plusieurs années marquées par une forte abondance de capitaux et des valorisations élevées, le marché semble entrer dans une phase de normalisation. Les investisseurs privilégient désormais une approche plus sélective, fondée sur la qualité des projets, la solidité des équipes dirigeantes et la capacité des entreprises à démontrer un modèle économique durable. Cette évolution témoigne d'une maturation progressive de l'écosystème, où la discipline d'investissement reprend une place centrale.
Cette évolution devrait également modifier les pratiques des sociétés de gestion. Au-delà du financement, elles seront amenées à renforcer leur accompagnement stratégique, à développer des expertises sectorielles et à créer davantage de valeur opérationnelle au sein de leurs participations. Le rôle du fonds évolue progressivement, passant d'apporteur de capitaux à celui de partenaire de transformation.
Une nouvelle hiérarchie sectorielle
L'un des enseignements majeurs du rapport réside dans l'évolution des secteurs financés. Historiquement dominé par les services financiers, le marché connaît aujourd'hui un rééquilibrage. Les industries deviennent le premier secteur en nombre d'opérations, représentant 21 % des transactions, devant les services financiers (18 %). Cette progression est principalement portée par les activités liées au transport, à la logistique, aux véhicules électriques et aux nouvelles solutions de mobilité. Cette évolution traduit une transformation des priorités des investisseurs, qui s'intéressent désormais davantage aux infrastructures permettant d'accompagner la croissance économique et la transition numérique du continent.
Pour l'Afrique du Nord, cette tendance est particulièrement intéressante. Grâce à sa base industrielle, à ses infrastructures logistiques en développement et à sa proximité avec l'Europe, la région pourrait devenir un terrain favorable au développement de startups spécialisées dans la mobilité, les chaînes d'approvisionnement intelligentes et les technologies industrielles. Ces secteurs pourraient progressivement compléter la place historiquement occupée par la FinTech.
La HealthTech et la ClimateTech confirment leur montée en puissance
Le rapport met également en évidence la progression de secteurs répondant à des enjeux structurels. La HealthTech représente désormais 13 % des opérations, contre 8 % en moyenne sur la période 2020-2024. Cette évolution reflète l'intérêt croissant des investisseurs pour les solutions innovantes destinées à améliorer l'accès aux soins, à digitaliser les services de santé et à répondre aux besoins d'une population en forte croissance.
Parallèlement, les investissements dans la ClimateTech continuent de progresser. Les technologies liées aux énergies renouvelables, à la gestion de l'eau, à l'efficacité énergétique et à l'économie circulaire deviennent progressivement des axes prioritaires d'investissement. Pour l'Afrique du Nord, confrontée aux enjeux du stress hydrique, de la transition énergétique et de la sécurité alimentaire, ces secteurs pourraient constituer l'un des principaux moteurs du capital-investissement au cours des prochaines années.
L'intelligence artificielle devient un thème d'investissement majeur
L'une des évolutions les plus marquantes concerne la progression de l'intelligence artificielle. En 2026, les startups intégrant des solutions d'IA représentent 24 % des opérations réalisées dans les entreprises technologiques, contre 18 % en 2025, réduisant progressivement l'écart avec la FinTech. Cette progression traduit un changement profond dans les stratégies d'investissement. L'intelligence artificielle n'est plus perçue comme un secteur de niche, mais comme une technologie transversale capable d'améliorer la compétitivité de nombreux secteurs, notamment les services financiers, la santé, l'industrie, la logistique ou encore l'agriculture.
Pour l'Afrique du Nord, cette évolution constitue une véritable opportunité. La région bénéficie d'un important vivier d'ingénieurs, d'une montée en puissance des formations spécialisées en intelligence artificielle et d'un coût de développement compétitif. L'enjeu sera désormais de transformer ces compétences techniques en entreprises innovantes capables d'attirer des investisseurs internationaux.
La FinTech reste un pilier, mais son rôle évolue
Si la FinTech demeure le premier segment des startups technologiques avec 27 % des opérations, son leadership tend progressivement à se réduire face à l'émergence de nouvelles verticales technologiques. Cette évolution ne traduit pas une perte d'intérêt des investisseurs, mais plutôt une maturité accrue du secteur. Après plusieurs années de forte croissance, les investisseurs privilégient désormais des modèles économiques plus solides, une rentabilité démontrée et une capacité de développement à long terme.
Cette évolution est particulièrement visible en Afrique du Nord, où les solutions de paiement, les services financiers digitaux et les technologies bancaires ont déjà connu un développement important. Les prochaines opportunités devraient davantage se concentrer sur des solutions intégrant l'intelligence artificielle, la cybersécurité, la finance durable ou encore les infrastructures financières destinées aux PME et aux investisseurs institutionnels.
Quelles perspectives pour l'Afrique du Nord ?
Les tendances observées dans le rapport AVCA montrent que l'avenir du capital-investissement en Afrique du Nord reposera moins sur une augmentation du nombre d'opérations que sur une montée en qualité des projets financés. Les investisseurs internationaux recherchent aujourd'hui des entreprises capables de démontrer une gouvernance solide, une stratégie ESG crédible, un potentiel de croissance régionale et une capacité à intégrer les nouvelles technologies dans leur modèle économique.
Dans ce contexte, les sociétés de gestion auront un rôle déterminant. Au-delà de leur fonction de financement, elles devront accompagner les entreprises dans leur structuration, leur internationalisation et leur transformation digitale. Les fonds capables de développer une expertise sectorielle dans des domaines tels que l'intelligence artificielle, la HealthTech, la ClimateTech, l'Agritech ou les technologies industrielles disposeront probablement d'un avantage compétitif dans les années à venir. Pour l'Afrique du Nord, l'enjeu ne sera donc pas uniquement d'attirer davantage de capitaux, mais de construire un écosystème capable de transformer ces investissements en entreprises régionales performantes et créatrices de valeur durable.
Source : Q1 2026 Venture Capital in Africa Report https://www.avca.africa/media/2vzpqvjd/avca25-20-vc-q1-2026_3.pdf

GMP CAPITAL
Bochra GARI
Analyste financier junior

GMP Capital a eu le plaisir de participer au webinaire « Intelligence Artificielle & Entreprises : Risques et Opportunit...
09/07/2026

GMP Capital a eu le plaisir de participer au webinaire « Intelligence Artificielle & Entreprises : Risques et Opportunités pour une Croissance Durable et Responsable », organisé par le UN Global Compact Network Tunisia en partenariat avec le UN Global Compact Network Indian Ocean, le 6 juillet 2026.
Cette rencontre a permis d’explorer les opportunités offertes par l’intelligence artificielle pour accompagner la transformation des entreprises, renforcer l’innovation, améliorer la performance et soutenir le reporting ESG, tout en abordant les enjeux essentiels liés à la gouvernance, à l’éthique et à l’utilisation responsable des technologies.
À travers cette participation, GMP Capital réaffirme son engagement en faveur d’une finance responsable, de l’innovation durable et de l’intégration des enjeux ESG dans ses approches d’investissement et d’accompagnement des entreprises.
Nous remercions le UN Global Compact Network Tunisia et le UN Global Compact Network Indian Ocean pour l’organisation de cet échange enrichissant ainsi que l’ensemble des intervenants pour la qualité des discussions.
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Création de valeur post-investissement : le véritable moteur de la performance d'un investissementInvestir ne constitue ...
30/06/2026

Création de valeur post-investissement : le véritable moteur de la performance d'un investissement

Investir ne constitue pas une finalité, mais le début d'un partenariat
L'obtention d'un financement est souvent perçue comme l'aboutissement d'un long processus de sélection, de négociation et de structuration. Pourtant, dans le capital-investissement, la véritable création de valeur débute après l'investissement.
Au-delà de l'apport de capitaux, la réussite d'une entreprise repose sur sa capacité à transformer ces ressources en croissance durable, en amélioration de sa performance et en création de valeur pour l'ensemble de ses parties prenantes.
C'est durant cette phase que l'investisseur joue pleinement son rôle de partenaire stratégique, en accompagnant l'entreprise dans ses décisions structurantes et son développement.
Transformer un investissement en levier de croissance
L'apport financier permet à une entreprise d'accélérer son développement, mais il ne garantit pas, à lui seul, la réussite du projet.
La création de valeur post-investissement consiste à mettre en œuvre les conditions nécessaires pour atteindre les objectifs fixés lors de l'investissement :
renforcer la gouvernance de l'entreprise ;
structurer les processus de décision ;
définir des indicateurs de performance adaptés ;
accompagner l'exécution du plan de développement ;
optimiser l'utilisation des ressources financières.
L'objectif est d'assurer une croissance maîtrisée tout en maximisant la valeur créée sur le long terme.
Sécuriser les étapes clés du développement
Après une levée de fonds, les entreprises connaissent généralement une phase d'accélération marquée par :
le recrutement de nouveaux talents ;
l'ouverture de nouveaux marchés ;
le développement de nouveaux produits ou services ;
l'augmentation des investissements et des charges opérationnelles.
Cette période offre de nombreuses opportunités mais comporte également des risques : tensions sur la trésorerie, difficultés organisationnelles, ralentissement de l'exécution ou perte de priorité stratégique.
Un accompagnement régulier permet d'anticiper ces défis, d'identifier rapidement les points de vigilance et de favoriser une prise de décision efficace.
Accélérer la création de valeur opérationnelle
La création de valeur repose également sur l'amélioration continue des performances de l'entreprise.
Elle peut se traduire par :
Sur le plan opérationnel
optimisation des processus internes ;
amélioration de la productivité ;
structuration des équipes ;
mise en place d'outils de pilotage et de reporting.
Sur le plan commercial
développement de nouveaux marchés ;
renforcement de la stratégie commerciale ;
création de partenariats stratégiques ;
amélioration du positionnement de l'entreprise.
Sur le plan financier
suivi régulier des indicateurs clés ;
maîtrise de la trésorerie ;
optimisation de la rentabilité ;
préparation des futures étapes de financement.
L'ensemble de ces actions contribue à renforcer durablement la compétitivité de l'entreprise.
Apporter une expertise au-delà du financement
La valeur ajoutée d'un investisseur ne se limite pas au capital apporté.
Son expérience lui permet d'accompagner les dirigeants dans leurs réflexions stratégiques grâce à :
une vision externe et objective ;
un retour d'expérience sur des projets similaires ;
un réseau de partenaires, d'experts et d'acteurs économiques ;
une capacité à identifier de nouvelles opportunités de développement.
Cette expertise constitue un véritable accélérateur de croissance pour les entreprises en phase de développement.
Construire une relation de confiance durable
La réussite d'un investissement repose également sur la qualité de la relation entre les dirigeants et leurs investisseurs.
Une collaboration efficace s'appuie sur plusieurs principes :
une communication transparente ;
un alignement des objectifs ;
une gouvernance claire ;
un dialogue constructif face aux défis rencontrés.
Dans cette approche, l'investisseur devient un partenaire engagé, capable d'accompagner les dirigeants dans leurs décisions stratégiques tout au long du cycle d'investissement.
La création de valeur : une vision de long terme
La performance d'un investissement ne dépend pas uniquement de la qualité du projet sélectionné, mais également de la capacité à accompagner son développement dans la durée.
La création de valeur post-investissement repose sur une combinaison de facteurs : gouvernance, expertise, discipline financière, excellence opérationnelle et vision stratégique.
Pour les entreprises, cet accompagnement favorise une croissance plus solide et plus durable. Pour les investisseurs, il contribue à renforcer la performance des participations et à maximiser la valeur créée sur l'ensemble du cycle d'investissement.
Plus qu'un apport de capitaux, le capital-investissement est avant tout un partenariat construit autour d'un objectif commun : accompagner les entreprises dans leur développement et créer de la valeur durable.

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GMP Capital
Bochra Gari
Analyste financier junior

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