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Le Retour des Pièces : L’Équité au Cœur de Nos ÉchangesDans les marchés de N’Djaména ou d’Abéché, sortir un billet de 50...
27/04/2025

Le Retour des Pièces : L’Équité au Cœur de Nos Échanges

Dans les marchés de N’Djaména ou d’Abéché, sortir un billet de 500 francs pour un thé ou une galette est devenu normal. Les petites pièces ? Elles ont presque disparu, emportant avec elles la fluidité des échanges quotidiens.

Sans monnaie fractionnaire, les prix s’envolent en silence. Le commerçant, incapable de rendre l’appoint, arrondit à la hausse. Un verre du lait à 400 francs devient 500. Ce n’est pas anodin : ces centimes perdus pèsent lourd sur les ménages, surtout les plus modestes. L’inflation avance, masquée.

Pourtant, les pièces sont bien plus qu’un bout de métal. Elles assurent des transactions justes, empêchent les abus et stabilisent les prix. Elles sont le ciment de l’équité dans nos marchés.

La Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) l’a compris et lance les pièces "Type 2024". L’objectif ? Redonner vie aux échanges et freiner cette inflation sournoise.
Mais frapper des pièces ne suffira pas. Il faudra les distribuer dans chaque marché, convaincre commerçants et clients de les adopter, et restaurer la confiance. Car une pièce ignorée reste un simple souvenir.Chaque détail compte en économie. Réintroduire les pièces, c’est rendre aux Tchadiens le droit de payer le prix juste. C’est offrir à nos marchés un souffle d’équilibre.

Ces nouvelles pièces ne sont pas qu’un bout de métal. Elles portent l’espoir d’une économie plus équitable. À nous, commerçants, clients, Tchadiens, de les faire vivre dans chaque transaction. La petite monnaie, c’est notre combat pour un marché plus juste.

Le Commerce au Tchad : Décryptage en Chiffres RéelsLe commerce est au cœur de l’économie tchadienne, mais il repose sur ...
18/03/2025

Le Commerce au Tchad : Décryptage en Chiffres Réels

Le commerce est au cœur de l’économie tchadienne, mais il repose sur un équilibre fragile. Entre une dépendance écrasante au pétrole, des importations vitales et un secteur informel omniprésent, le pays tente de trouver sa place dans un marché mondial en perpétuelle évolution. Malgré une croissance de 4,3 % en 2023, portée par le secteur pétrolier, l’économie reste vulnérable aux fluctuations des cours internationaux. Avec une inflation de 4,8 %, bien au-dessus du seuil recommandé par la CEEAC, le pouvoir d’achat des ménages est sous pression, et l'accès aux biens essentiels demeure un défi quotidien pour de nombreux Tchadiens.

Un Commerce Tourné Vers l’Extérieur

Le Tchad vend peu, mais il achète beaucoup. 97 % des exportations reposent sur le pétrole brut, un pari risqué dans un monde où les prix de l’or noir jouent au yo-yo. Cette dépendance met le pays à la merci des crises internationales, comme en 2020, lorsque l’effondrement du prix du baril a plongé l’économie dans l’incertitude.

À l’inverse, les importations ne cessent d’augmenter. Le Tchad dépend de l’étranger pour des biens essentiels :

L’alimentation : riz, blé, sucre… autant de produits qui viennent massivement du Cameroun, du Nigeria ou encore de la France.

L’énergie : ironie du sort, malgré ses réserves pétrolières, le Tchad importe une grande partie de ses carburants.

La santé : médicaments et équipements médicaux proviennent en majorité d’Europe et d’Asie.

En 2023, le Cameroun a exporté vers le Tchad 278 700 tonnes de marchandises, soit 3,8 % de son commerce extérieur. Une dépendance qui souligne le manque de production locale et la nécessité de renforcer l’industrie nationale.

Un Commerce à Deux Vitesses : Entre Officiel et Informel

Sur le papier, le Tchad affiche un déficit commercial persistant. Mais la réalité est plus complexe. Une grande partie des échanges échappe aux radars officiels. Dans les marchés de N’Djamena, dans les postes-frontières du Cameroun ou du Nigeria, une autre économie se joue, plus discrète, mais tout aussi essentielle.

Le secteur informel représente une part énorme du commerce. Du bétail vendu sans déclaration fiscale aux marchandises importées via des circuits parallèles, il structure la vie économique quotidienne. Officiellement, le Tchad fait partie de la CEMAC, mais en réalité, les échanges régionaux sont faibles : moins de 5 % des exportations vont vers les pays voisins. Les taxes élevées, la paperasse administrative et la corruption freinent le commerce intra-africain, obligeant les commerçants à chercher des solutions alternatives, souvent en dehors des circuits officiels.

Un Avenir à Construire

Le commerce au Tchad est un paradoxe : riche en ressources, le pays importe pourtant l’essentiel de ce qu’il consomme. Le pétrole lui apporte des revenus, mais il reste une carte fragile dans une économie mondiale incertaine. Pendant ce temps, le commerce informel pallie les lacunes du système, mais prive l’État de ressources cruciales pour le développement.

Dans ce contexte, une question demeure : comment le Tchad peut-il transformer ce commerce éclaté en un levier de croissance durable ? Pour l’instant, la réponse reste en suspens, entre défis structurels et opportunités encore à saisir.

Réseaux sociaux au Tchad : Une révolution numérique en marcheLe paysage numérique tchadien connaît une transformation ra...
05/03/2025

Réseaux sociaux au Tchad : Une révolution numérique en marche

Le paysage numérique tchadien connaît une transformation rapide. TikTok s’impose comme le réseau social le plus utilisé avec 1,6 million d’utilisateurs, enregistrant une croissance de 72 % en un an. Cette évolution reflète un changement profond dans les habitudes des internautes, notamment chez les jeunes.

Pendant ce temps, Facebook, longtemps dominant, évolue vers un usage plus professionnel et commercial. De son côté, X (ex-Twitter) reste encore marginal mais se développe comme un outil d’influence et de réseautage.

Cette expansion des plateformes numériques représente une formidable opportunité pour l’entrepreneuriat et la création de contenu. Toutefois, elle s’accompagne de défis : désinformation, sécurité en ligne et manque de formation au digital. Il devient essentiel de structurer cet écosystème en développant des cadres adaptés et en encourageant l’éducation numérique.

L’essor du digital peut être un levier puissant pour l’économie tchadienne. Encadrer l’usage des réseaux sociaux, faciliter les paiements en ligne et promouvoir l’entrepreneuriat numérique sont des priorités pour tirer parti de cette révolution.

Et vous, comment utilisez-vous les réseaux sociaux pour innover et créer de la valeur ?


́seauxsociaux

FIDIT 2025 : Une étape importante pour les infrastructures au TchadLe Forum International du Développement des Infrastru...
25/02/2025

FIDIT 2025 : Une étape importante pour les infrastructures au Tchad

Le Forum International du Développement des Infrastructures du Tchad (FIDIT) a récemment pris fin avec des annonces qui laissent entrevoir des progrès dans le domaine des infrastructures. Parmi les projets évoqués, le bitumage de la route Aïti-Oum-hadjer, la réhabilitation des avenues Félix Malloum, De Gaulle et du 10 octobre à N'Djamena, ainsi que le financement de la Banque Africaine de Développement (BAD) pour la route Kyabé-Singako et un pont à Djouna, sont des étapes significatives pour le pays.

Ces initiatives témoignent de la volonté du gouvernement de moderniser et de renforcer les infrastructures, un élément clé pour soutenir la croissance économique. Toutefois, il est essentiel que ces efforts soient poursuivis et multipliés pour faire face aux défis persistants.

Éclairer le Tchad, une urgence économique !Lors du Sommet africain de l’énergie à Dar es Salaam, le gouvernement tchadie...
12/02/2025

Éclairer le Tchad, une urgence économique !

Lors du Sommet africain de l’énergie à Dar es Salaam, le gouvernement tchadien a présenté son Pacte national énergétique, un plan ambitieux visant à atteindre 90 % d’électrification d’ici 2055. Mais en attendant cette échéance lointaine, comment survivra l’économie locale ?

Aujourd’hui, seulement 11,1 % de la population a accès à l’électricité, un taux parmi les plus bas du monde (moins de 3 % en milieu rural, selon la Banque mondiale). Sans électricité, aucun secteur économique ne peut prospérer :

🔴 Les entreprises locales étouffent sous le coût élevé des groupes électrogènes, freinant la production et la création d’emplois.
🔴 Les PME et commerçants peinent à se développer faute d’un accès fiable à l’énergie, ce qui limite les investissements et ralentit l’économie.
🔴 Les écoles et hôpitaux souffrent d’un manque d’éclairage et d’équipements fonctionnels, mettant en péril l’éducation et la santé publique.

Des promesses, mais quelles solutions immédiates ?

Le Pacte national énergétique fixe des objectifs à long terme, mais les besoins sont urgents. Le gouvernement doit agir maintenant avec des solutions concrètes :

✅ Développer rapidement des mini-réseaux solaires pour alimenter les villes et les zones rurales.

✅ Favoriser les investissements privés et établir des partenariats avec des entreprises spécialisées en énergies renouvelables, tout en mettant en place un cadre réglementaire clair et attractif pour faciliter le financement de projets énergétiques.

✅ Réduire les coûts de l’électricité pour les entreprises et ménages afin de stimuler la production locale.

Sans une accélération des efforts, attendre 2055 signifiera 30 ans de stagnation économique, de chômage et de dépendance aux importations. L’électricité n’est pas un luxe, c’est la base du développement !

💡 Pensez-vous que le Tchad peut rattraper son re**rd énergétique ?


Exonération des taxes à l’importation des denrées alimentaires : une vraie solution ou un cadeau aux commerçants ?Le gou...
06/02/2025

Exonération des taxes à l’importation des denrées alimentaires : une vraie solution ou un cadeau aux commerçants ?

Le gouvernement tchadien vient de prendre une décision qui aurait pu être une bouffée d’oxygène pour la population : l’exonération des droits et taxes à l’importation sur plusieurs denrées alimentaires essentielles jusqu’au 31 décembre 2025. En clair, les céréales comme le blé, le maïs, le sorgho ou encore le riz, ainsi que la farine et le sel, devraient coûter moins cher.

Mais soyons réalistes. Va-t-on réellement voir une baisse des prix sur les marchés ? Malheureusement, on sait tous comment ça se passe : les commerçants opportunistes vont profiter de cette mesure pour gonfler leurs marges au lieu de répercuter la baisse sur les consommateurs. L’histoire se répète : les aides et exonérations finissent souvent dans les poches de quelques-uns, pendant que les citoyens continuent à payer le prix fort.

✅ L’État a fait son travail en supprimant ces taxes.
❌ Mais sans contrôle strict des prix, cette initiative risque d’être inutile pour la majorité des Tchadiens.

Alors, la vraie question est : le gouvernement mettra-t-il en place un mécanisme efficace pour surveiller les prix et empêcher ces abus ? Car sans cela, cette exonération ne servira qu’à enrichir les plus voraces, pendant que les familles luttent toujours pour se nourrir.

Qu’en pensez-vous ? Les prix vont-ils réellement baisser ou est-ce encore une illusion ? 👇💬

Ministère des Finances, du Budget, de l’Économie et du Plan - TCHAD

Le Ministère des Finances, du Budget, de l’Économie et du Plan a pris une mesure importante en faveur de la population t...
05/02/2025

Le Ministère des Finances, du Budget, de l’Économie et du Plan a pris une mesure importante en faveur de la population tchadienne. À travers l’Arrêté N°014/MFBEP/SE/SG/DGDDI/2025, signé le 5 février 2025, l'État a décidé d’exonérer les droits et taxes à l’importation de plusieurs denrées alimentaires essentielles jusqu’au 31 décembre 2025.

Produits concernés par l’exonération :

✔ Froment (blé)
✔ Maïs
✔ Sorgho
✔ Sarrasin, millet, alpistes et autres céréales
✔ Riz
✔ Farine de céréales autres que le froment
✔ Farine de froment
✔ Semoules
✔ Sel

Cette initiative vise à réduire la pression inflationniste sur les denrées de base et à garantir un meilleur accès à l’alimentation pour les ménages tchadiens, en particulier dans un contexte économique marqué par la hausse des prix.

Une décision favorable aux consommateurs
L’exonération des droits et taxes devrait contribuer à une baisse des prix de ces produits sur le marché et soutenir le pouvoir d'achat des populations. Cependant, son effet réel dépendra de son application effective et du contrôle des prix au niveau des commerçants.

Que pensez-vous de cette mesure ? Aura-t-elle un impact positif sur le marché ? Partagez vos avis en commentaire !

Les Dettes Extérieures du Tchad – Un État Alarmant.En 2023, la dette extérieure du Tchad atteint 1780 milliards de FCFA ...
27/01/2025

Les Dettes Extérieures du Tchad – Un État Alarmant.

En 2023, la dette extérieure du Tchad atteint 1780 milliards de FCFA selon le Ministère des Finances, soit 54 % de l’encours total de la dette publique. Si le ratio dette/PIB semble baisser (passant de 43,4 % en 2021 à 36,4 % en 2023, FMI 2024), cette amélioration masque des dysfonctionnements profonds. Entre gaspillage des fonds, corruption systémique et priorités économiques contestables, la dette extérieure menace plus qu’elle ne soutient le développement.

Les emprunts extérieurs, censés financer des infrastructures clés, peinent à produire des résultats tangibles. Le projet d’alimentation en eau d’Abéché, financé par un prêt de 15 millions dollars, illustre cette inefficacité : après des années de travaux, 77 % des zones rurales n’ont toujours pas accès à l’eau potable (Banque mondiale 2023). Pire, des contrats opaques, comme celui lié à Glencore (219,6 milliards de FCFA), soulèvent des soupçons de surfacturation et de détournements (Cour des comptes 2022).

La corruption aggrave la situation. En 2022, un audit officiel révèle que 15 % des dépenses publiques sont détournées ou mal utilisées (Cour des comptes 2022). Ces fuites privent des secteurs vitaux de ressources : la santé, où 1 enfant sur 5 meurt avant 5 ans (UNICEF 2023), ne reçoit que 4,2 % du PIB, contre 15 % pour le service de la dette (FMI 2024).

Les priorités budgétaires semblent inversées. En 2023, le service de la dette extérieure absorbe 87,2 milliards de FCFA (MFBEP 2024), soit près de 50 % du budget santé annuel. Pendant ce temps, l’éducation, avec un taux d’analphabétisme de 55 % chez les adultes, ne capte que 2,3 % du PIB (Banque mondiale 2023).

Les dépenses somptuaires amplifient le problème. Les frais de protocole et les cérémonies officielles engloutissent 5 % du budget de l’État (FMI 2024), tandis que la multiplication des ministères (32 portefeuilles en 2023) alourdit les coûts administratifs sans améliorer les services publics.


Le Tchad reste prisonnier de sa dépendance au pétrole, qui génère 67 % des recettes d’exportation (FMI 2024). La chute des cours en 2023 a creusé le déficit courant à 0,7 % du PIB, tandis que 52 % de la dette extérieure libellée en USD expose le pays aux fluctuations monétaires. Les réserves de liquidités, réduites à 1,1 % du PIB en 2024 (FMI), limitent la capacité à répondre aux crises climatiques et aux afflux de réfugiés.

La dette extérieure du Tchad n’est pas une fatalité, mais elle exige des réformes urgentes. Transparence, rationalisation des dépenses et diversification économique sont des pistes incontournables. Pour découvrir des solutions concrètes et chiffrées, restez connecter pour lire notre second article : « Dette Extérieure du Tchad : Les Voies pour une Sortie de Crise ».

Sources : FMI (2024), Banque mondiale (2023), UNICEF, MFBEP (2023), Cour des comptes (2022), BADEA (2023).

25/01/2025

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