MBS AC Cabinet d'expertise comptable et d'audit

30/08/2022

R***e du poste " actifs biologiques " lors d'une mission d'audit comptable et financier d'une entité agricole :

Rappelons que le SYSCOHADA dispose que les actifs biologiques, comme tous les autres actifs, sont à classer en fonction de leur destination économique :

- en investissements, actif immobilisé lorsqu'ils servent de façon durable à l'entité tels les plantations fruitières, les animaux reproducteurs ou de garde ;

- en stocks, lorsqu'ils interviennent dans le cycle d'exploitation pour être, exclusivement, vendus après transformation ou non tels les pépinières, les animaux à l'engrais.

Donc, à l’entame de ses travaux, l’auditeur devra s’assurer du correct classement de ces actifs biologiques.

Il devra ensuite :

- vérifier la méthode pratiquée par l’entité pour l’évaluation de ces actifs lors de leurs acquisitions ou productions et à la date de clôture ;

- s'assurer que les dépenses d'amélioration qui modifient les caractéristiques initiales de l'immobilisation, accroissent sa valeur ou sa durée de vie sont prises en compte dans les comptes d'immobilisations concernés ;

- vérifier les mouvements de l’exercice (entrées et sortie) par l'examen des documents justificatifs et de la régularité des imputations comptables.

L’agriculture et l’élevage étant strictement liés, beaucoup d’entités du secteur agricole disposent d’un cheptel composé en général de bœufs, de chèvres ou de moutons. Cependant la majeure partie d’entre elles ne le prennent pas en compte dans leurs patrimoines et ceci par ignorance.

L’auditeur devra donc vérifier si le bétail est inventorié et intégré dans les immobilisations de l’entité. Il s’assurera également de l’existence de documents attestant de la propriété juridique de ces actifs. Si aucune documentation n’est disponible, il peut se référer au marquage ou au tatouage.

Les opérations dites de "crédit-recouvrement" pratiquées dans la Vallée du Fleuve SénégalEn début de campagne, les produ...
25/07/2022

Les opérations dites de "crédit-recouvrement" pratiquées dans la Vallée du Fleuve Sénégal
En début de campagne, les producteurs n’ayant pas accès aux crédits des institutions financières pour diverses raisons acceptent de signer avec les industriels des contrats dits « contrats de crédit-recouvrement ».
Il consiste pour l’industriel à financer les besoins du producteur en intrants (semences, produits phyto...) et parfois en fonds de roulement. Le remboursement se fera en fin de campagne non pas en numéraires mais en nature (en général riz paddy).
Ce système constitue particulièrement un avantage pour l’industriel du fait qu’il lui assure une disponibilité de matières premières pour ses usines.
A la fin de la campagne, la récolte du producteur est déposée au niveau de l’industriel en guise de remboursement des intrants livrés ou des fonds prêtés.
Le produit récolté constitue une matière première pour l’entité qui doit l'enregistrer dans ses comptes comme "Achat de matières premières et fournitures" (602).
D'autres opérations spécifiques à ce secteur sont également pratiquées dans la zone et leur traduction comptable pose d'énormes difficultés à certains comptables que nous avons rencontrés. Parmi ces opérations nous pouvons citer : les prestations de services payées en nature, l'utilisation du moyen de paiement appelé BLP, la tierce détention, l'acompte sur salaire effectué en riz, l'autoconsommation, les achats de pièces de rechange, de carburant... payés en nature...

Adresse

Cité Fauvert/Liberté 6 Cité CPI
Saint-Louis

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Mardi 08:30 - 17:30
Mercredi 08:30 - 17:30
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