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CHRONIQUE DE GUESSL’OUVERTURE AU CAPITAL ÉTRANGER N’EST PAS UNE PERTE DE SOUVERAINETÉ La vente d’une partie du capital d...
28/12/2024

CHRONIQUE DE GUESS

L’OUVERTURE AU CAPITAL ÉTRANGER N’EST PAS UNE PERTE DE SOUVERAINETÉ

La vente d’une partie du capital de la SEDIMA à un groupe étranger a suscité l’inquiétude d’une certaine opinion quant à la perte de ce fleuron national. Cette information si elle est avérée, peut être perçue comme l’aboutissement d’un long processus de maturation d’une entreprise qui dans son paradigme actuel, aurait atteint sa limite de développement.

En effet, la prise de participation de multinationales ou de fonds d’investissement est souvent bénéfique pour les entreprises familiales qui ont atteint leur plafond de croissance.

À défaut d’une entrée à la bourse pour mobiliser l’épargne publique nationale, ce procédé d’ouverture au capital étranger présente les avantages suivants:

1. Mettre en place un nouveau paradigme de management basé sur la transparence

2. Adopter des process Groupe plus performants et éprouvés qui améliorent la rentabilité de l’entreprise

3. Financer de nouveaux investissements sans recourir à l’emprunt pour le développement de l’entreprise et accéder à de nouveaux marchés

4. Assurer la pérennité de l’entreprise surtout dans le contexte sénégalais où les entreprises familiales ne survivent pas à leur fondateur

Ainsi, La notion d’entreprises étrangères doit aujourd’hui être nuancée car la plupart de ces entreprises souvent cotées à la bourse, ont un actionnariat très diversifié.

De même, l’histoire a montré que le capital des grandes entreprises familiales devenues des multinationales, est détenu de manière minoritaire par la famille originelle.

Par conséquent, Il faut souhaiter que SEDIMA, NMA et peut-être CSE, EMG et autres CCBM deviennent les géants de l’Afrique grâce à l’ouverture de leur capital au secteur privé étranger ou par leur entrée en bourse.


POUR RÉUSSIR L’AGRICULTURE, IL FAUT ORGANISER LE MARCHE Produire c’est bien mais bien vendre c’est encore mieux.La souve...
21/12/2024

POUR RÉUSSIR L’AGRICULTURE, IL FAUT ORGANISER LE MARCHE

Produire c’est bien mais bien vendre c’est encore mieux.

La souveraineté alimentaire est la base du référentiel de politique agricole des nouvelles autorités. À cet effet, l’Etat a identifié des filières prioritaires pour servir de locomotive à notre agriculture. Force est de constater que nos politiques publiques mettent l’accent plutôt sur la production que sur le marché.

En effet, la réussite de notre politique agricole repose sur le triptyque FINANCEMENT-PRODUCTION-MARCHE.

L’AGRICULTURE est le parent pauvre des banques en raison du profil de risques des entreprises agricoles lié aux contraintes de production ( matériel végétal non performant, maladies, intempéries) mais aussi et surtout les contraintes liées à l’inorganisation du marché.

Si les avancées technologiques permettent de plus en plus de maîtriser la production avec l’utilisation de variétés hybrides très performantes, les abris serres qui assurent une meilleure protection des cultures face aux maladies et intempéries, la maîtrise du marché reste le maillon faible des filières agricoles.
Le marché des produits agricoles est incertain en terme de disponibilité des produits et de formation des prix.

Le producteur et son banquier n’ont souvent aucune maitrise a priori sur les quantités et les prix de vente, car les lois du marché sont viciés par les contraintes logistiques et l’asymétrie de l’information entre le producteur et le marché. D’où le peu d’intérêt des institutions financières à soutenir le secteur.

Il faut le reconnaître, on ne réussira jamais une agriculture performante sans le soutien d’un secteur bancaire maîtrisant les risques liés à la production et à l’écoulement des produits sur le marché.

Pour arriver à concilier la production, le marché et le financement, nous explorons ici quelques pistes de réflexion :

1. Créer un marché de gros des produits agricoles qui met face à face une offre et une demande de produits agricoles en temps réel. Le marché d’intérêt national dispose de toutes les infrastructures pour créer cette bourse des produits agricoles qui bannit le diktat des intermédiaires acheteurs bords champs.

2. Mettre en place des infrastructures de stockage et une chaîne logistique pour réguler le marché des produits agricoles surtout en cas de surproduction par rapport aux besoins du marché. Le développement du système de récépissé d’entrepôt qui permet de sécuriser les stocks et de les faire valoir auprès des institutions financières pour la levée de fonds.

3. Revoir notre dispositif prudentiel en développant des schémas de financement innovants et des mécanismes de garantie crédibles (fonds de garantie de l’Etat, nantissement de stocks, ventes à terme) afin d’inciter les banques à financer les filières stratégiques.

Enfin, Pour réussir notre agriculture, il faut gagner le pari du financement en organisant nos marchés sous la régulation de l’Etat. C’est tout l’intérêt de la mutualisation de la commercialisation par la mise en place de coopératives de ventes basées sur les filières et non sur les communes.


GRAND TRANSFERT D’EAU, UN TOURNANT DANS LE DÉVELOPPEMENT AGRICOLE AU SÉNÉGAL Le Sénégal vient de lancer le projet GTE qu...
01/11/2024

GRAND TRANSFERT D’EAU, UN TOURNANT DANS LE DÉVELOPPEMENT AGRICOLE AU SÉNÉGAL

Le Sénégal vient de lancer le projet GTE qui consiste à approvisionner les zones arides à partir du Lac de Guiers. Ce projet est le deuxième plus grand projet d’hydraulique rurale après le barrage de Diama sur le Fleuve Sénégal.

Il s’agit là d’un véritable tournant pour l’agriculture senegalaise dans son ambition de nourrir les sénégalais, de doter les industries agroalimentaires de matières premières agricoles et enfin de pourvoir des emplois ruraux aux jeunes.

Mieux, le Sénégal pourra se positionner à terme en exportateur net de produits alimentaires.

Je l’ai toujours soutenu, l’investissement dans l’hydraulique rurale est plus impactant pour le développement inclusif que les infrastructures de désengorgement de nos villes dont le niveau de saturation est vite atteint.

Il faudra toutefois prendre la précaution d’investir dans l’aménagement des terres tout le long de ces autoroutes de l’eau pour permettre aux investisseurs privés (petits producteurs et agri businessmen) d’exploiter de manière optimale.

En effet, la principale contrainte au développement agricole réside dans la cherté des aménagements hydroagricoles, comme constaté dans la vallée du Fleuve Sénégal, sur les 408.000 hectares de surface amenageable, seul 52% ont été aménagés.

Au Senegal, sur les 128.000 hectares aménagés (hors Compagnie Sucrière) seul 93.300 hectares sont effectivement mis en valeur. (source: Omvs).

À cela s’ajoute les contraintes au financement qui font tomber les superficies emblavées de manière effective à moins de 100.000 hectares.
Ainsi, pour un développement agricole inclusif, l’Etat doit aller au-delà des autoroutes de l’eau et investir dans l’aménagement des bassins tout le long de ces autoroutes.
À l’image du Maroc, les petits producteurs auront besoin d’un accompagnement dans l’équipement en irrigation sous forme de subventions et de matériel agricole.

Le projet GTE est certes un premier pas important pour le développement agricole de notre pays. Il devra être suivi de mesures d’accompagnement pour rentabiliser ce grand investissement structurant qui constitue une rupture avec les infrastructures de prestige auxquelles nos régimes successifs nous ont habitué.

LE CYCLE DU SOUS DÉVELOPPEMENT Les temps difficiles créent des hommes forts. Les hommes forts créent des périodes de pai...
16/10/2024

LE CYCLE DU SOUS DÉVELOPPEMENT

Les temps difficiles créent des hommes forts. Les hommes forts créent des périodes de paix et les periodes de paix créent des hommes faibles. Les hommes faibles créent des périodes difficiles.

Cette citation souvent attribuée à Ibn Khaldoun traduit bien la situation de notre pays.

Les temps difficiles sous ajustement structurel d’Abdou Diouf ont créé les hommes forts sous Abdoulaye Wade.

Les hommes forts sous Abdouoaye Wade ont créé une période de paix.

La période de paix a créé les hommes faibles sous Macky Sall.

Les hommes faibles sous Macky Sall auraient-ils créé des périodes difficiles pour que le cycle soit bouclé ?

Espérons que les périodes difficiles sous Diomaye créent définitivement des hommes forts en …2050.

En attendant, serrons la ceinture, car nous sommes des hommes forts pour ne pas dire des hommes morts.

Saaga baaxul. Bayilene saaga. Tappe xol yi ta ñu booloo defar rewmi
03/10/2024

Saaga baaxul. Bayilene saaga. Tappe xol yi ta ñu booloo defar rewmi

15/09/2024

Tivaouane : Le livre : «Seydi El Hadj Malick Sy, érudit et soufi africain du début du 20e siècle» présenté au public; Premier site d'informations de l'Afrique de l'ouest | seneweb.com

CHRONIQUE DE GUESS LE VOILE UN VRAI FAUX DÉBAT La déclaration du PM sur l’interdiction du port du voile dans certaines é...
04/08/2024

CHRONIQUE DE GUESS

LE VOILE UN VRAI FAUX DÉBAT

La déclaration du PM sur l’interdiction du port du voile dans certaines écoles au Sénégal a suscité des réactions passionnées de religieux catholiques comme musulmans.

Le port du voile en milieu scolaire est un débat français à caractère purement social que nous sommes en train d’importer pour le faire glisser subrepticement vers le religieux.

Une affaire franco-française viens ainsi polluer notre vivre ensemble.

Je n’en ferais pas plus de commentaires.
Juste un appel à la sérénité aux leaders religieux de tous bords.

PENDANT CE TEMPS
Serigne Mboup est en train de ressusciter une des industries moribondes que compte le pays.

En effet, Toutes les entreprises de textiles qui ont existé dans les années 70 à 90 ont disparu (SOTIBA, ICOTAF,NSTS, etc.). D’ailleurs on n’en retient que les noms d’arrêt bus bien connu des usagers de « Cars rapides ». Arrête SOTIBA ou ICOTAF.

Les industries de pêche ont suivi la même trajectoire quand elles ne sont pas rachetées par des entreprises asiatiques.

Nos industries ne savent pas traverser les crises. Seules quelques-unes qui sont détenues par les occidentaux et libano-syriens arrivent à tirer leur épingle du jeu à l’exception de quelques sénégalais (Sedima, Nma et Senico). À dire que les sénégalais n’arrivent pas à gérer les entreprises industrielles.

En réalité, l’Etat a laissé mourir un grand nombre d’industries pour défaut de politique industrielle et de mécanismes de soutien aux entreprises en difficulté.

Par exemple, Lorsque Takamoul Food a connu un incendie en 2021, le seul soutien venant de l’Etat était un moratoire de deux ans sur les dettes fiscales et douanières. Insuffisant pour remettre sur pied une industrie sinistrée.

Il faut beaucoup de courage et d’abnégation pour se lancer dans l’industrie, raison pour laquelle on trouve peu de sénégalais dans le secteur.
Alors Bravo à Serigne Mboup pour son courage entrepreneurial!

Histoire de limogeage

Pendant ce temps, On a assisté au premier limogeage post alternance du Gouvernement Ousmane SONKO1. Quel que soit le motif de limogeage, un signal fort a été donné à tous ceux qui occupent des positions nominatives face au JUB JUBAL JUBBANTI.

En attendant, je vais aller planter mon arbre à Touba… zut! À Tivaouane.

N’est ce pas Aziz Mbacke Majalis?

Bon week-end

CHRONIQUE DE GUESSÉMIGRATION ET IRRATIONALITÉ ÉCONOMIQUEL’émigration clandestine est un fléau qui traverse les régimes e...
28/07/2024

CHRONIQUE DE GUESS

ÉMIGRATION ET IRRATIONALITÉ ÉCONOMIQUE

L’émigration clandestine est un fléau qui traverse les régimes et les générations avec une responsabilité plus ou moins partagée.
La responsabilité est d’abord etatique avec des politiques d’emplois inappropriés qui se sont succédé depuis l’indépendance.

Elle est ensuite collective avec une société exerçant une pression sur ces membres au nom de la réussite sociale.

Elle est enfin individuelle quand la personne est psychologiquement atteinte par le profond désir de sortir d’une situation économique tendue exacerbée par la pression sociale qu’exerce la famille.

Le TEKKI est devenu un objectif social qui a fini de dévoyer le désir ardent de réussite et le maintien du système de prise en charge sociale des personnes âgées.

Ainsi, pour réussir sa vie, il faudra être capable de se prendre en charge mais aussi prendre en charge ses proches en l’absence d’un système de protection sociale adéquate pour les personnes retraitées ou sans revenus.

Le TEEKI est surtout dévoyé par les réussites du NAWLE, cet alter ego social qui entre en concurrence tacite avec soi et dont les réussites comme les échecs sont lorgnés.

QUOI FAIRE?

Il faudra d’abord reconsidérer la notion de RÉUSSITE dans notre société qui ne se résume pas à la satisfaction de ses besoins économiques PROPRES mais plutôt en comparaison avec les acquis du NAWLE.

Tout le monde ne peut pas avoir de maison.
Avec un certain niveau de revenus, il est plus rationnel économiquement d’être en location.

Tout le monde ne peut pas avoir de voiture. Le transport public et le covoiturage sont parfois des solutions plus efficaces que l’acquisition d’un véhicule.

On ne demande pas à l’Etat de créer des revenus, il faut juste qu’il mette en place les conditions de vie acceptable pour la création de revenus par les entreprises et lesbmenanges, la mise place d’infrastructures de santé et d’éducation adéquates, assurer la mobilité avec des infrastructures de transport modernes au lieu d’une privatisation à outrance des services sociaux de base. L’hôpital, l’école et le transport public doivent reprendre leur place d’antan pour assurer un service décent.

De même, L’Etat doit mettre en place un système de protection sociale aussi bien pour les personnes sans revenus que pour les personnes âgées. Ne faudrait-il pas réfléchir sur un schéma d’allocation de ressources aux personnes sans revenus pendant une période d’une à deux années de chômage sous certaines conditionnalités (formation, auto emploi ou recherche d’emploi)?

PENDANT CE TEMPS, la conjoncture économique demeure pesante pour les ménages et pour les entreprises.il faut vite desserrer l’étau sinon « DEMAIN NOUS SERONS TOUS MORTS » comme disait Keynes, ou NOUS NOUS SERONS TOUS PARTIS en pirogue.

Bon week-end

CHRONIQUE DE GUESS DES HISTOIRES DE FAMILLELa nomination de certaines personnes à des emplois civils par le PR Bassirou ...
21/07/2024

CHRONIQUE DE GUESS

DES HISTOIRES DE FAMILLE

La nomination de certaines personnes à des emplois civils par le PR Bassirou Diomaye Faye fait jaser au sein de l’opposition. Quoi de plus normal pour une opposition qui s’est vu reprocher la même chose avec le régime précédent.

Un PR qui use de son pouvoir discrétionnaire pour nommer un ou une citoyenne à un emploi civil ou militaire, quoi de plus normal.

Que cette personne soit de sa famille ou de la famille d’un de ses collaborateurs, c’est peut-être là où le bât blesse. Mais quoi de plus normal si elle répond à tous les critères de compétence et de probité requis pour occuper le poste.

De toute manière, On retrouve ce phénomène dans les plus grandes démocraties avec toujours les mêmes accusations de népotisme.

Jean Christophe Mitterand alias PAPAMADIT (papa m’a dit) a travaillé dans le cabinet de son père alors Président de la République.

John kennedy avait nommé son frère Bob procureur général occasionnant l’adoption d’une loi anti-népotisme interdisant aux agents publics d’embaucher des membres de leur famille.

Trump avait nommé son gendre Kushner conseiller spécial remettant sur la table cette loi.

Chez nous, Senghor avait nommé son neveu Adrien du même nom, Ministre, tandis qu’Abdou Diouf avait fait de même pour propre frère Magued.

On se rappelle bien du Minsitre de la terre, du ciel et de la mer pour désignerKarim Meissa Wade sous le magistère de son père.

Macky a suivi leurs pas en désignant son beau-frère ministre tout puissant après avoir résisté pendant longtemps avec son frère Aliou Sall avant de céder en le nommant DG de la CDC.

Comme on dit en wolof : « du fi mbañ »

Mais souvent, il s’agit juste de stigmatisation. La fille d’Aminata Tall avait bien occupé un poste à la Francophonie et s’en est sortie de belle manière. Alors pourquoi pas Une Sophie Nzinga Sy (que je trouve d’ailleurs très Design… 👀)un Fadilou Keita dont les seules fautes sont d’être fille ou fils de….

La stigmatisation des fils de … ou frère de… est une vieille pratique dans le management de la chose publique.

Sous nos cieux, elle cache souvent la compétence ou l’incompétence du stigmatisé. et devient malheureusement contreproductive.

Les sénégalais conçoivent mal que l’on puisse servir l’Etat lorsqu’on est déjà servi de par ses liens avec l’Etat. Souvent, on ne rend pas service à la personne nommée quelle que soit sa compétence. Une injustice me dirait-on.

Donnons la chance aux fils de… qui en souffrent le long de leur carrière et jugeons les aux résultats

Pendant ce temps, la CEDEAO, outil d’intégration des peuples ou syndicat des chefs d’Etat, est en train de se DÉSINTÉGRER. La différence des cultures cède la place à la différence des cultures démocratiques.

Après la sortie du Mali, du Niger et du Burkina, voilà qu’au sein du Parlement de la CEDEAO, on constate des divergences, voire des échauffourées entre représentants des différents pays.

Si d’aucun parle de respect et d’exigence diplomatique entre pays, d’autres, à l’image de notre Guy Marius Sagna national alias Mohamed, sont en train de donner un coup de pied dans la fourmilière.

Si les élites n’agissent pas vite, les peuples le feront peut-être à leur place, mais pas les peuples mal représentés.

À bon entendeur salut!

Bonne fin de semaine

CHRONIQUE DE GUESSDES CHIFFRES QUI FONT FROID AU DOS Les statistiques c’est comme un … bikini (astaghfiroulah). Ça montr...
12/07/2024

CHRONIQUE DE GUESS

DES CHIFFRES QUI FONT FROID AU DOS

Les statistiques c’est comme un … bikini (astaghfiroulah). Ça montre tout et ça cache l’essentiel. Cette affirmation est illustrée par la dernière note de presse de l’ANSD qui disait que 9 senegalais sur 10 n’ont aucune formation professionnelle dans la tranche d’âge de 15 à 59 ans. L’Ansd a été moins sadique en disant qu’un sénégalais sur 10 a subi une formation professionnelle. C’est un euphémisme.

Lorsqu’on recoupe ces chiffres au taux de réussite au bac qui est de l’ordre de 50% dans notre pays, on peut se poser la question à savoir quel est l’intérêt d’aller jusqu’au bac pour voir la moitié des élèves se faire recaler et perdre ainsi plusieurs années de leur vie.

Par pédantisme ou par mimétisme au système français, on a voulu faire du bac la clé de la vie de l’étudiant alors qu’une spécialisation professionnelle précoce aurait permis un taux d’employabilité plus important chez nos jeunes apprenants.

Même le système français que nous reproduisions à l’aveuglette a instauré une spécialisation avant le bac en abandonnant les séries fourre-tout qui bourrent les étudiants.

Le monde du travail est devenu de plus en plus exigeant et la compétition s’érige en règle. Il vaut mieux savoir beaucoup de quelque chose qu’un peu de tout.
Mais, Nous sénégalais aimons être experts en tout et finissons d’être ignorants en beaucoup de choses. Il suffit d’écouter nos chroniqueurs à longueur de journée s’épancher sur divers sujets allant de l’économie au droit en passant par le sport. Moi y compris.

Nous sommes tous juristes pendant les procès et tous entraîneurs durant les grands tournois de foot. L’economie n’a pas de secret pour nous.

Cependant, nous ne fabriquons même pas une aiguille. Même les cure-dents sont importés à moins d’aller couper un « sothie soumpe » les petites branches du dattier du désert utilisées pour se curer les dents.

La réforme de notre système éducatif est un impératif pour faire monter en compétence nos jeunes tout en assurant une éducation aux valeurs. Cela nous permettra peut-être de rattraper les générations à venir car nous autres sommes déjà perdus.

Bon week-end

CHRONIQUE DE GUESS100 JOURS DE POUVOIRQue représentent 100 jours dans la vie d’une nation serait-on tenté de dire après ...
06/07/2024

CHRONIQUE DE GUESS

100 JOURS DE POUVOIR

Que représentent 100 jours dans la vie d’une nation serait-on tenté de dire après un trimestre d’exercice du pouvoir pour le Président Bassirou Diomaye Faye. Le symbolisme des 100 jours au pouvoir nous vient d’Amerique avec Franklin Roosevelt qui, au sortir de la crise de 1929, avait lancé le « New Deal » pour relancer en urgence l’économie américaine.

Sommes-nous véritablement dans l’urgence pour subir la tyrannie du temps?

100 jours suffisent-ils pour tracer la voie à emprunter pour créer des emplois pour les plus jeunes?
Poser les jalons de la souveraineté alimentaire et lutter contre l’inflation?
Faire un état exhaustif des lieux et poser les bases d’une gouvernance saine?

100 jours n’auraient peut-être pas suffi pour tracer la voie au PROJET.

Il faut prendre le temps de concevoir car « ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement et … les actions qui le sous-tendent s’exécutent aisément ».

Mais À 100 jours de pouvoir, j’aurais annoncé un portefeuille de 100 projets à présenter lors d’une grande messe des investisseurs locaux et étrangers, des projets qui s’articulent autour de 3 grands axes:

- la souveraineté alimentaire
- la création d’emplois
- le contenu local dans les chaînes de valeur Oil & Gas.

Lorsqu’on est embarqué dans un bus en partance pour St Louis, on est en droit de se poser des questions si le chauffeur prend la direction de Mbour. Mais attendons d’arriver à Diamniadio. À 100 jours, On est juste à Thiaroye.

Pendant ce temps, la question fiscale revient souvent dans les discussions entre État et secteur privé. Analysons ce qui peut pousser une entreprise à ne payer ses impôts même si rien ne peut justifier une telle attitude.

En pratique la TVA encaissée doit être reversée déduction faite de la TVA supportée . Cependant les entreprises formelles peuvent contracter avec des entreprises informelles (artisans et commerçants) et ne peuvent donc pas récupérer la TVA à l’achat qui devient une charge pour l’entreprise.
Exemple : l’entreprise A vend un produit X à 1000 f TTC. Pour produire X, il lui faut dépenser 800 f TTC. Elle doit reverser à l’Etat 18% de 1000 f soit 180f moins 18% de 800 f soit 144 f = 36f de tva
Mais si le fournisseur est une entreprise informelle non assujettie à la tva, l’entreprise X va reverser 180f à l’Etat au lieu de 36 et supporter les 144 f comme charge.
Finalement, l’entreprise gagnera 20 f de marge au lieu de 164 f.
Au Sénégal, le taux d’imposition sur le revenu varie de 0 à 40% selon sa catégorie socioprofessionnelle et son statut informel ou pas.

Pour un système plus équitable, il faut pousser tout le secteur informel à se formaliser
Tel est mon Avis d’inexpert.

Demain c’est autour de mon quartier Ouakam pour le cleaning day.
Je prépare mon balai.

Bon set setal !

Mon interview Lejecos Journal de L'économie en marge du forum Afrique Développement organisé à Casablanca par Attijariwa...
04/07/2024

Mon interview Lejecos Journal de L'économie en marge du forum Afrique Développement organisé à Casablanca par Attijariwafa Bank

Le directeur général de Takamoul agro, entreprise sénégalaise qui s’active dans l’agroalimentaire trouve, dans l’organisation du Forum international Afrique développement (Fiad), une opportunité de renforcer ses relations avec la CBAO, membre du groupe Attijariwafa bank mais, également ...

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