28/12/2024
CHRONIQUE DE GUESS
L’OUVERTURE AU CAPITAL ÉTRANGER N’EST PAS UNE PERTE DE SOUVERAINETÉ
La vente d’une partie du capital de la SEDIMA à un groupe étranger a suscité l’inquiétude d’une certaine opinion quant à la perte de ce fleuron national. Cette information si elle est avérée, peut être perçue comme l’aboutissement d’un long processus de maturation d’une entreprise qui dans son paradigme actuel, aurait atteint sa limite de développement.
En effet, la prise de participation de multinationales ou de fonds d’investissement est souvent bénéfique pour les entreprises familiales qui ont atteint leur plafond de croissance.
À défaut d’une entrée à la bourse pour mobiliser l’épargne publique nationale, ce procédé d’ouverture au capital étranger présente les avantages suivants:
1. Mettre en place un nouveau paradigme de management basé sur la transparence
2. Adopter des process Groupe plus performants et éprouvés qui améliorent la rentabilité de l’entreprise
3. Financer de nouveaux investissements sans recourir à l’emprunt pour le développement de l’entreprise et accéder à de nouveaux marchés
4. Assurer la pérennité de l’entreprise surtout dans le contexte sénégalais où les entreprises familiales ne survivent pas à leur fondateur
Ainsi, La notion d’entreprises étrangères doit aujourd’hui être nuancée car la plupart de ces entreprises souvent cotées à la bourse, ont un actionnariat très diversifié.
De même, l’histoire a montré que le capital des grandes entreprises familiales devenues des multinationales, est détenu de manière minoritaire par la famille originelle.
Par conséquent, Il faut souhaiter que SEDIMA, NMA et peut-être CSE, EMG et autres CCBM deviennent les géants de l’Afrique grâce à l’ouverture de leur capital au secteur privé étranger ou par leur entrée en bourse.