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Cuba se dit prête à faire face à une éventuelle agression américaine sur fond de crise énergétique.Le vice-ministre cuba...
23/03/2026

Cuba se dit prête à faire face à une éventuelle agression américaine sur fond de crise énergétique.

Le vice-ministre cubain des Affaires étrangères Carlos Fernández de Cossío a déclaré dimanche que son pays se préparait à l’éventualité d’une agression militaire des États-Unis, dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes et de profonde crise énergétique affectant l’île.

S’exprimant lors d’une interview accordée à NBC News, le responsable cubain a affirmé que les forces armées de son pays « sont toujours prêtes » et qu’il serait « naïf » de ne pas envisager un tel scénario au regard de l’évolution récente de la situation internationale. Il a toutefois précisé que La Havane ne considère pas une confrontation militaire comme probable et a insisté sur le fait que le gouvernement cubain espère éviter toute escalade armée.

Cette déclaration intervient dans un climat de détérioration continue des relations entre Cuba et les États-Unis, marqué notamment par un renforcement des pressions économiques américaines. Selon les autorités cubaines, ces mesures ont contribué à aggraver une crise énergétique déjà sévère, caractérisée par des pénuries de carburant et des coupures d’électricité récurrentes affectant l’ensemble du pays.

Depuis le début de l’année 2026, l’île fait face à une situation critique liée à un blocus énergétique de facto, notamment après les perturbations des approvisionnements en pétrole en provenance du Venezuela. Cette crise a entraîné des difficultés majeures dans les secteurs du transport, de la santé et de l’alimentation, tout en accentuant la vulnérabilité économique et sociale du pays.

Dans ce contexte, les autorités cubaines dénoncent une stratégie de pression visant à fragiliser le régime en place, tout en réaffirmant leur volonté de maintenir un dialogue avec Washington. Cuba se présente ainsi comme un acteur non agressif, affirmant ne représenter aucune menace pour les États-Unis, mais revendiquant pleinement son droit à la défense face à toute éventuelle intervention extérieure.

Ces développements s’inscrivent dans une dynamique géopolitique plus large où la question cubaine redevient un point de friction majeur dans les relations internationales, rappelant les tensions historiques entre les deux pays, sur fond de rivalités stratégiques, de sanctions économiques et de recomposition des alliances régionales.

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L’armée malienne annonce la destruction de bases terroristes à Kayes et la libération de 12 otages.L’état-major général ...
23/03/2026

L’armée malienne annonce la destruction de bases terroristes à Kayes et la libération de 12 otages.

L’état-major général des armées du Mali a annoncé, dans un communiqué officiel relayé par l’agence APAnews, la neutralisation de plusieurs bases terroristes dans la région de Kayes, à l’ouest du pays, à l’issue d’une opération militaire menée du 14 au 21 mars.

Selon les autorités militaires maliennes, les forces armées ont localisé puis détruit plusieurs refuges de groupes armés, dont deux bases jugées importantes dans le secteur de Médina-Kayes. Le communiqué précise que ces opérations ont permis de neutraliser une quarantaine de combattants terroristes, parmi lesquels un chef qualifié de notable.
L’état-major indique également que douze otages ont été libérés au cours de cette offensive, sans fournir davantage de détails sur leur identité ou les conditions de leur détention.

Par ailleurs, les forces engagées ont saisi un matériel militaire composé d’armes, de munitions ainsi que de drones kamikazes, selon les informations officielles communiquées.
Ces éléments constituent le bilan opérationnel communiqué par l’armée malienne à l’issue de cette semaine d’interventions dans la région de Kayes.

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RDC–Angola : un contentieux pétrolier offshore de longue durée, entre souveraineté, pertes économiques et impératif de c...
22/03/2026

RDC–Angola : un contentieux pétrolier offshore de longue durée, entre souveraineté, pertes économiques et impératif de coopération stratégique.

Depuis plus de vingt-cinq ans, un différend structurel oppose la République démocratique du Congo et l’Angola autour de l’exploitation des hydrocarbures offshore situés au large de Muanda, à l’embouchure du fleuve Congo. Cette zone constitue le seul accès maritime de la RDC et concentre des enjeux énergétiques, économiques et géopolitiques majeurs dans le golfe de Guinée, une région qui représente environ 5 à 6 % de la production pétrolière mondiale selon les données de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole.

Le cœur du contentieux repose sur la délimitation des frontières maritimes et sur l’exploitation de blocs pétroliers offshore, notamment les blocs 14 et 15, exploités historiquement par des majors internationales sous juridiction angolaise. Selon les données officielles de l’U.S. Energy Information Administration, l’Angola produit en moyenne entre 1,1 et 1,3 million de barils par jour, dont une part significative provient de champs offshore situés à proximité de la frontière avec la RDC.

Kinshasa soutient que certains de ces gisements sont transfrontaliers et qu’ils devraient faire l’objet d’une exploitation conjointe selon le principe d’unitisation, reconnu dans le droit international pétrolier. Ce principe est notamment encadré par la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, qui recommande la coopération entre États lorsque des ressources naturelles s’étendent au-delà des juridictions nationales.

En revanche, Luanda affirme que les blocs concernés se situent entièrement dans ses eaux territoriales, sur la base des accords de délimitation maritime hérités des années 1970 et consolidés après les indépendances. Cette divergence d’interprétation a contribué à maintenir une tension latente entre les deux pays, malgré des relations diplomatiques globalement stables.

Les enjeux financiers sont considérables. Des estimations relayées dans les cercles institutionnels congolais évoquent des pertes cumulées de plusieurs dizaines de milliards de dollars pour la RDC en raison de l’exploitation unilatérale des gisements contestés. Ces montants doivent être mis en perspective avec le PIB de la RDC, estimé à environ 64 milliards de dollars en 2024 selon la Banque mondiale, ce qui souligne l’impact potentiel de ce différend sur les capacités de financement public et de développement du pays.

Face à cette situation, des avancées ont néanmoins été enregistrées. En 2021, la RDC et l’Angola ont signé un accord officiel de coopération visant à développer une zone d’intérêt commun pour l’exploitation conjointe de certains blocs offshore, notamment autour du bloc 14. Cet accord, salué par des institutions comme la Banque africaine de développement, constitue une première étape vers une gestion concertée des ressources, bien qu’il ne règle pas l’ensemble des litiges.

Au-delà du différend juridique, ce dossier révèle des enjeux structurels plus profonds liés à la gouvernance des ressources naturelles en Afrique centrale. La RDC, malgré un potentiel énergétique important, reste un producteur marginal avec une production inférieure à 25 000 barils par jour selon les données de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, en raison notamment de contraintes institutionnelles, technologiques et sécuritaires.

Dans ce contexte, l’intérêt stratégique d’une « collaboration intelligente » entre la RDC et l’Angola apparaît comme une nécessité opérationnelle et non plus seulement diplomatique. Une telle approche impliquerait la mise en place de mécanismes conjoints de gouvernance des ressources, intégrant le partage des données géologiques, la transparence des flux financiers, la coordination des politiques énergétiques et la sécurisation commune des infrastructures offshore.

Elle pourrait également s’appuyer sur des instruments innovants tels que des autorités de régulation binationales, des systèmes de monitoring satellitaire partagés et des cadres fiscaux harmonisés, afin de maximiser les revenus tout en réduisant les risques de conflit. Cette logique s’inscrit dans les recommandations de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, qui plaide pour une gestion intégrée et souveraine des ressources naturelles africaines à travers des coopérations régionales renforcées.

En définitive, le contentieux pétrolier entre la RDC et l’Angola dépasse la simple question de délimitation maritime. Il constitue un test majeur de la capacité des États africains à transformer des rivalités historiques en opportunités de co-développement, dans un contexte international marqué par la compétition accrue pour les ressources énergétiques. Une gouvernance collaborative, fondée sur l’intelligence stratégique et la transparence, pourrait ainsi convertir un différend coûteux en levier de puissance régionale durable.

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La crise iranienne ravive les tensions sur le gaz et fragilise la rupture énergétique de l’Europe avec la Russie. La str...
03/03/2026

La crise iranienne ravive les tensions sur le gaz et fragilise la rupture énergétique de l’Europe avec la Russie.

La stratégie européenne de réduction de la dépendance au gaz russe s’inscrit dans un cadre institutionnel clairement établi depuis 2022. À la suite du conflit entre l’Ukraine et la Russie, la Commission européenne a présenté en mai 2022 le plan REPowerEU, visant à diminuer rapidement les importations d’énergies fossiles russes, à diversifier les fournisseurs et à accélérer le développement des énergies renouvelables. L’objectif affiché par les institutions européennes est de mettre fin à la dépendance aux combustibles fossiles russes « bien avant 2030 ».
Selon les données d’Eurostat et de la Commission européenne, la part du gaz russe dans les importations totales de gaz de l’Union européenne est passée d’environ 40 % en 2021 à environ 15 % en 2023, en tenant compte du gaz acheminé par gazoduc et du gaz naturel liquéfié. Cette baisse s’explique par la réduction des flux via les grands gazoducs russes et par une diversification accélérée des approvisionnements.
Dans ce contexte, la Norvège est devenue en 2022 et 2023 le premier fournisseur de gaz naturel de l’Union européenne. Les données officielles de la Commission indiquent que le gaz norvégien représente désormais la plus grande part des importations européennes par gazoduc. Le ministre norvégien de l’Énergie, Terje Aasland, a à plusieurs reprises souligné publiquement l’importance de la stabilité des marchés énergétiques européens et le rôle accru de la Norvège dans la sécurité d’approvisionnement du continent.
Les marchés européens du gaz sont structurés autour du hub néerlandais TTF, principal point de référence pour les contrats à terme en Europe. En 2022, dans le contexte de la guerre en Ukraine et de la réduction des livraisons russes, les prix du gaz au TTF ont atteint des niveaux historiques, dépassant ponctuellement 300 euros par mégawattheure en août 2022 selon les données d’ICE Endex et largement relayées par les principales agences financières internationales. Depuis lors, les prix ont fortement fluctué en fonction des niveaux de stockage, de la demande industrielle et des tensions géopolitiques.
Au niveau mondial, le détroit d’Hormuz demeure un point stratégique pour les flux énergétiques. D’après les données de l’Energy Information Administration américaine, environ un cinquième du commerce mondial de pétrole transite par ce passage maritime. Pour le gaz naturel liquéfié, une part significative des exportations du Qatar emprunte également cette route. Le Qatar figure parmi les trois plus grands exportateurs mondiaux de GNL, aux côtés des États-Unis et de l’Australie, selon les statistiques de l’Agence internationale de l’énergie.
L’ensemble de ces données met en évidence une réalité structurelle : malgré la réduction mesurable de la dépendance au gaz russe depuis 2022, l’Union européenne reste exposée aux dynamiques du marché mondial du gaz et aux risques géopolitiques affectant les principales routes d’approvisionnement. Les chiffres officiels disponibles confirment à la fois les progrès réalisés en matière de diversification et la sensibilité persistante des prix européens aux tensions internationales.

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Sources :
Reuters
Anadolu Ajansı
europe1
Anadolu Ajansı
consilium.europa

03/03/2026
23/01/2025

TotalEnergies Mali Change de Mains : Coly Energy Mali Assure la Relève et Maintient les Emplois

Le Général Tiani accuse les états français et nigérian de terrorisme.Le général Tiani accuse la France et le Nigeria d’u...
31/12/2024

Le Général Tiani accuse les états français et nigérian de terrorisme.

Le général Tiani accuse la France et le Nigeria d’un complot terroriste.
Le général de brigade Abdourahamane Tiani, dirigeant du Niger, a accusé la France et le Nigeria de complot terroriste dans une interview accordée à RTN le 25 décembre 2024. Selon lui, Paris chercherait à déstabiliser le Niger en finançant des bases militaires au Nigeria et au Bénin.

La France accusée de soutenir Boko Haram

Le général Tiani affirme que la France a injecté plusieurs milliards de francs CFA au profit de Boko Haram. Ces fonds auraient été utilisés pour soutenir des activités terroristes dans les régions de Sokoto, Zamfara, Kebbi au Nigeria, ainsi qu’à l’intérieur du Bénin.

Il accuse également Ahmed Abubakar Rufai, ancien chef des renseignements nigérians, d’être un acteur central dans la formation, l’approvisionnement et le financement liés au terrorisme.

Le Nigeria réagit avec fermeté
Le 26 décembre, les autorités nigérianes ont qualifié ces accusations d’« imaginations débridées ». Mohammed Idris Malagi, ministre de l’Information, a publié un communiqué affirmant que ces allégations sont infondées. Il a appelé le Niger à favoriser un dialogue constructif et une collaboration renforcée.

« Le gouvernement fédéral du Nigeria rejette fermement les allégations formulées par le général Abdourahamane Tiani, » a-t-il déclaré. Le ministre a exhorté le Niger à ne pas propager de fausses informations susceptibles de nuire aux relations bilatérales.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a également réagi en qualifiant les déclarations du Niger d’« infondées ». Elle a appelé à une coopération accrue entre les pays pour résoudre les problèmes de sécurité dans la région.

Conséquences sur la stabilité régionale

Alors que la situation reste volatile, les observateurs soulignent l’importance d’un dialogue diplomatique pour éviter une escalade. Une approche collaborative pourrait être la clé pour maintenir la paix et la stabilité dans la région.
Westaf Media.

  AES SAHEL. le Mali, le Burkina Faso et le Niger déboutent la Cédéao au sujet de la période de transitionLe Burkina Fas...
31/12/2024

AES SAHEL.
le Mali, le Burkina Faso et le Niger déboutent la Cédéao au sujet de la période de transition
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont rejeté le délai de six mois qui leur a été accordé par la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) afin qu’ils puissent réintégrer l’organisation. Cette dernière a acté le 15 décembre la décision des trois pays, qui forment l’Alliance des États du Sahel (AES), de se retirer de l'organisation, fait savoir Le Soleil. Ainsi, ils cesseront officiellement d’être membres de la Cédéao à partir du 29 janvier prochain, mais disposent d’une période de transition, jusqu’au 29 juillet.
L’AES a fustigé cette décision en rejetant ce délai de six mois et en accusant directement la France d’en être à la manœuvre, constate le média dans un article du 23 décembre.
"Depuis l’adoption de cette nouvelle posture stratégique portée par des aspirations légitimes à la liberté et à la paix, la junte française impérialiste, sentant ses intérêts menacés, appuyée par certains chefs d’État de la sous-région, tente désespérément de porter un coup d’arrêt à la dynamique émancipatrice enclenchée par l’AES"
indique la déclaration du collège des chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel. Pour les trois pays, c’est
"une énième tentative qui permettrait à la junte française et à ses supplétifs de poursuivre la planification et la conduite des actions de déstabilisation contre l’AES".
Les autorités du Burkina Faso, du Mali et du Niger ne font aucune annonce diplomatique, comme le rappel de leurs fonctionnaires qui travaillent pour l’institution et se concentrent sur les questions sécuritaires, note encore le journal sénégalais. Avant de conclure: la Cédéao envisageait une poursuite
"des médiations menées notamment par le Togo et le Sénégal"
mais l’AES "semble fermer cette porte diplomatique".
📰Le Soleil.

Réforme du FCFA : Le Sénégal engage des échanges pour une souveraineté monétaire.https://bres-octagone.com/Lors de sa dé...
31/12/2024

Réforme du FCFA : Le Sénégal engage des échanges pour une souveraineté monétaire.
https://bres-octagone.com/
Lors de sa déclaration de politique générale ce vendredi 27 décembre 2024 à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé que le gouvernement, sous la direction du président Bassirou Diomaye Faye, travaille activement à la réforme du Franc CFA.

Selon Ousmane Sonko, cette réforme est une étape essentielle pour garantir la souveraineté monétaire de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA). « Notre gouvernement a eu des échanges avec la BCEAO sur l’état actuel et les perspectives de mise en œuvre de la réforme du Franc CFA », a-t-il affirmé devant les députés.

Cette initiative s’inscrit dans une vision panafricaine assumée, visant à renforcer l’autonomie économique et financière des États membres de l’UMOA. Pour le Premier ministre, la souveraineté monétaire est un levier indispensable pour accélérer le développement économique, réduire la dépendance extérieure et mieux répondre aux besoins des populations.

La réforme du Franc CFA intervient dans un contexte où de nombreux pays africains expriment leur volonté de rompre avec des systèmes monétaires hérités de la colonisation. Les discussions entre le gouvernement sénégalais et la BCEAO montrent une volonté d’agir dans un cadre concerté et structuré pour éviter les turbulences économiques.

Cette annonce a été bien accueillie par une partie de la société civile et des économistes favorables à une indépendance monétaire accrue. Toutefois, elle suscite également des interrogations sur les modalités pratiques de la réforme, notamment sur la transition vers une monnaie nouvelle et les impacts économiques à court et moyen terme.

Le gouvernement sénégalais, en prenant l’initiative de discussions avec la BCEAO, s’engage dans une voie ambitieuse qui pourrait transformer durablement la politique monétaire de l’UMOA. Cependant, le succès de cette réforme dépendra de la capacité des États membres à se coordonner et à établir une feuille de route claire pour une transition réussie.

Pour le Sénégal, cette réforme pourrait être une étape décisive dans son positionnement comme acteur clé du renouveau monétaire en Afrique de l’Ouest.

Le 27 Décembre 2024
Souveibou Sagna

Sénégal : Vers un Retrait Définitif des Bases Militaires Françaises pour une Souveraineté Sécuritaire Totale.https://bre...
31/12/2024

Sénégal : Vers un Retrait Définitif des Bases Militaires Françaises pour une Souveraineté Sécuritaire Totale.
https://bres-octagone.com/informations/
Déclaration du Premier ministre Ousmane Sonko : Le Sénégal prépare le retrait des bases militaires françaises.
Lors de sa déclaration de politique générale ce vendredi 27 décembre 2024 à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ousmane Sonko a fait une annonce de grande envergure concernant la souveraineté sécuritaire du Sénégal.
Selon lui, le gouvernement, dirigé par le président de la République Bassirou Diakhar Diomaye Faye, travaille activement pour le retrait définitif des bases militaires françaises sur le territoire national.
https://bres-octagone.com/informations/
Cette décision s’inscrit dans une vision assumée d’une souveraineté renforcée et d’une politique panafricaine. « Nous préférons désormais une orthodoxie diplomatique en renforçant la présence de diplomates de carrière sénégalais dans tous les pays partenaires, notamment en Afrique », a précisé Ousmane Sonko.
Le Premier ministre a souligné que cette démarche marque une volonté claire de repositionner le Sénégal dans un contexte géopolitique où plusieurs pays africains, tels que le Mali, le Burkina Faso et le Niger, ont déjà expulsé les forces militaires françaises.
Cette déclaration pourrait créer des tensions avec la France, longtemps alliée stratégique du Sénégal.
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Toutefois, pour le gouvernement sénégalais, cette transition reflète une politique de sécurité et de diplomatie ambitieuse, dans le cadre d’une souveraineté renforcée et d’une collaboration entre pays africains.
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La démarche du président Bassirou Diakhar Diomaye Faye et de son gouvernement vise également à promouvoir une gestion autonome et durable des affaires sécuritaires nationales, tout en renforçant les liens avec les pays voisins et les autres partenaires internationaux.
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Le discours du Premier ministre, qui s’inscrit dans un contexte de montée du sentiment panafricaniste à travers le continent, pourrait devenir un tournant dans les relations entre le Sénégal et ses partenaires étrangers, notamment la France.
Le 27 décembre 2024.
Souveibou SAGNA

La RDC et la RCA renforcent leur coopération militaire pour stabiliser l’Afrique centrale.Le 18 octobre 2024, un accord ...
22/10/2024

La RDC et la RCA renforcent leur coopération militaire pour stabiliser l’Afrique centrale.

Le 18 octobre 2024, un accord de coopération militaire a été signé entre la République Démocratique du Congo (RDC) et la République Centrafricaine (RCA), marquant un tournant dans leur collaboration stratégique. Conclu à Kinshasa en présence de hauts responsables des deux pays, cet accord vise à répondre aux défis sécuritaires communs et à renforcer la paix et la stabilité dans une région vulnérable aux conflits armés. Ce partenariat reflète un besoin plus large pour l’Afrique de développer des mécanismes de coopération militaire opérationnelle, face aux menaces transfrontalières que représentent les mouvements rebelles, les groupes terroristes, et les réseaux criminels.

Les deux pays partagent une frontière de plus de 1 600 kilomètres, souvent exposée aux violences, notamment en raison de l’activisme des groupes armés centrafricains tels que la Seleka et les éleveurs Mbororo. Cette coopération militaire vise à répondre directement à ces défis en renforçant la surveillance des frontières et en luttant contre les activités illégales qui déstabilisent la région. Les zones frontalières, comme le Bas-Uélé en RDC, ont historiquement été des foyers de tension à cause des incursions rebelles, ce qui souligne l’urgence de sécuriser ces territoires pour empêcher qu’ils ne deviennent des bases arrière pour des mouvements déstabilisateurs.

Les objectifs de ce partenariat militaire sont clairs : renforcer la coopération bilatérale à travers l’échange d’informations et de renseignements, mettre en place des stratégies conjointes pour sécuriser la frontière commune, et poursuivre les opérations militaires communes pour lutter contre les groupes armés. La volonté partagée de ne jamais permettre que leurs territoires respectifs servent de base arrière pour des forces visant à déstabiliser l’autre a été réaffirmée lors de la signature de l’accord par le ministre centrafricain de la Défense, Rameaux-Claude Bireau.

Cet accord s’inscrit dans le cadre des efforts continentaux pour renforcer la sécurité régionale, en particulier dans des zones comme l’Afrique centrale, où les conflits armés ont des répercussions considérables sur la stabilité politique et socio-économique. La coopération entre la RDC et la RCA permet de renforcer les capacités collectives de réponse aux crises, un besoin essentiel face aux menaces transnationales telles que les milices armées et le trafic illicite. En stabilisant la région, cette coopération militaire ouvre aussi des perspectives de développement, car la sécurité est un préalable fondamental à l’investissement et à la croissance économique. Les deux gouvernements ont exprimé leur volonté de lier les questions de sécurité au développement, en créant un environnement propice à la prospérité socio-économique.

Il est impératif que ce type d’accord contribue non seulement à la défense de la souveraineté des deux nations, mais également à la protection de leur intégrité territoriale contre les acteurs non étatiques qui menacent la paix régionale. À l’instar de la coopération militaire des États du Sahel, cet accord entre Kinshasa et Bangui pourrait servir de modèle pour d’autres pays africains confrontés à des menaces similaires. La coopération militaire entre États voisins est cruciale pour pallier les limites des armées nationales face aux conflits transfrontaliers. Ce type de partenariat répond au besoin croissant pour l’Afrique de mettre en place des mécanismes de défense collective, qui ne se contentent pas de réagir aux crises, mais cherchent à les prévenir en renforçant les capacités opérationnelles et en assurant une sécurité durable à l’échelle régionale.

Les acteurs régionaux et internationaux pourraient également jouer un rôle clé dans ce processus, notamment à travers des partenariats avec des organisations comme l’Union Africaine et des États partenaires non impérialistes, qui soutiennent les efforts de paix et de stabilité en Afrique centrale. Toutefois, il est crucial que les forces militaires extérieures au continent n’interfèrent pas dans cette dynamique en tentant de contrôler ou d’intégrer cette initiative, qui doit rester une solution africaine aux problèmes africains. Par cet accord, la RDC et la RCA posent les bases d’une approche proactive et commune pour assurer la sécurité de leurs populations et soutenir le développement durable de leurs territoires.

SIRAS THINK-TANK.
https://bres-octagone.com/2024/10/22/afrique-securite-regionale-la-rdc-et-la-rca-renforcent-leur-cooperation-militaire-pour-stabiliser-lafrique-centrale/

Les compagnies Sky Mali et Air Sénégal scellent un partenariat pour desservir Bamako sept jours sur sept au départ de Da...
20/10/2024

Les compagnies Sky Mali et Air Sénégal scellent un partenariat pour desservir Bamako sept jours sur sept au départ de Dakar.
Le jeudi 17 octobre 2024, sous l’égide de sa directrice générale, Haïdara Aïcha Doucouré, la direction de Sky Mali a organisé un Workshop à Bamako à l’attention de ses agences de voyage partenaires ; dans le cadre de son partenariat avec Air Sénégal.

Ce partenariat entre Sky Mali et Air Sénégal s’inscrit dans une dynamique stratégique de renforcement de la connectivité aérienne en Afrique de l’Ouest, avec une augmentation notable du nombre de vols et l’ouverture de nouvelles destinations. Cette collaboration permettra non seulement de passer de trois à sept vols hebdomadaires entre Dakar et Bamako, mais aussi d’offrir de nouvelles liaisons entre Bamako et des villes clés comme Ouagadougou et Abidjan, à raison de quatre fois par semaine.

Cette collaboration va faciliter le positionnement des deux compagnies comme des acteurs majeurs dans la sous-région, en consolidant leur réseau sous-régional et régional. L’interligne prévu entre Sky Mali et Air Sénégal facilitera l’accès des agences de voyage à l’ensemble du réseau des deux compagnies, simplifiant ainsi l’achat de billets pour les passagers sur des itinéraires partagés.

Ce renforcement du réseau pourrait avoir un impact significatif sur le développement des échanges économiques, culturels, et touristiques dans la région, en facilitant la mobilité entre les pays et en augmentant les opportunités de voyages d’affaires et dans divers secteurs.

SIRAS THINK-TANK
https://bres-octagone.com/2024/10/20/les-compagnies-sky-mali-et-air-senegal-scellent-un-partenariat-pour-desservir-bamako-sept-jours-sur-sept-au-depart-de-dakar/

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