01/10/2026
Il y a des endroits où l’on ne vient pas pour fuir le monde..
On vient pour s’en souvenir autrement..
Face à l’immensité, le bruit s’éteint..
Les ambitions, les blessures, les attentes, les illusions, tout semble soudain beaucoup plus petit..
J’ai longtemps cru qu’il fallait aller plus loin, faire plus, comprendre davantage, chercher quelque chose que je n’arrivais même pas à définir..
Puis j’ai compris que certaines réponses n’apparaissent que lorsque l’on cesse de poser des questions..
Le silence ne donne aucune explication.
Il ne promet rien..
Il ne cherche pas à nous rassurer..
Il nous met simplement face à nous-mêmes..
Et c’est peut-être ça, le plus difficile..
Parce que lorsque le monde devient silencieux, on entend enfin ce que l’on essayait de couvrir par le mouvement, les rencontres, les projets, les distractions..
Alors on réalise que certaines choses ne méritaient pas notre énergie..
Que certaines personnes n’étaient que des passages..
Que certaines pertes étaient nécessaires pour retrouver une partie de soi que l’on avait abandonnée en chemin..
L’eau devant moi ne bouge presque pas, mais sous sa surface, tout existe encore..
Comme nous..
On peut paraître calme tout en portant des tempêtes entières..
Mais avec le temps, j’ai appris que la paix ne consiste pas à ne plus avoir de tempêtes..
Elle consiste à ne plus avoir peur de les traverser..
Alors aujourd’hui, je ne cherche plus à dominer le monde..
Je cherche à me maîtriser suffisamment pour ne plus avoir besoin qu’il me valide..
Parce qu’au bout du chemin, la véritable liberté n’est peut-être pas d’aller où l’on veut, mais de ne plus avoir besoin de fuir ce que l’on est..