01/11/2020
En 1810 Cameroontown (Douala) comprend de nombreux quartiers construits le long des berges du fleuve Wouri sur les plateaux qui le dominent.
A cette époque l'explorateur britannique Richard Mother Jackson appelle "quartiers" les villages regroupant les différents sous lignages des lignages des descendants d’un même ancêtre: « Ewalè a Mbedi », Ewalè qui est l’éponyme de Douala.
Les villages de chaque sous lignage sont disposés en bandes perpendiculaires au fleuve, sur le plateau appartenant au lignage regroupé en clan.
Au moment où les Allemands s’installent à Cameroontown en 1884, ils constatent que les habitants sont divisés en trois clans:
- Le clan Bonanjo qui occupe le plateau Joss
- Le clan Bonaku qui occupe le plateau Akwa
- Le clan Bonébéla qui occupe le plateau Deido
Les autres villages au-delà se réclament du clan Bonaku.
Hickorytown devint un quartier de Cameroontown et prit le nom de Bonabéri.
En 1901, Cameroontown fut débaptisé pour redevenir Douala, son nom originel en langue locale et en référence à l’ancêtre Ewalè fondateur de la ville.
A cette époque, Douala comprenait alors trois quartiers sur la rive gauche: le quartier Joss (Bonanjo), le quartier Akwa et le quartier Deido. Ces trois quartiers étaient construits sur les plateaux qui surplombaient le Wouri et se trouvaient dans le ressort territorial de l’actuelle commune de Douala 1er. Le quatrième quartier de Douala, Bonabéri deviendra Douala IVème en 1987.
Sous les colonisations allemande et française, la commune de Douala sur la rive gauche va s’étendre en direction de l’est et englober les quartiers Bali, Koumassi, Nkongmondo, les nouveaux lotissements réalisés en faveur des Bonapriso, des Bonadouma et des Bonadoumbè.
En 1985, New Bell sera intégré à la commune de Douala et deviendra en 1987 une commune à part entière appelée Douala II.
La ville continuera à s’étendre toujours en direction de l’est vers les territoires des Bassa et des Bakoko qui seront eux aussi intégrés dans la commune de Douala IIIème et en 1993 les communes de Douala IVème et Vème.
Après l’indépendance le territoire de chaque clan deviendra un canton avec à sa tête un chef traditionnel de premier degré, descendants des « kings » de l’époque coloniale.