30/10/2018
Dans son dernier article sur le Bitcoin, ZDNet n'y va pas par quatre chemins en relayant une étude de l'Université d'Hawaï (Ah, les chanceux chercheurs surfeurs :D) qui projette dans le futur les conséquences de l'évolution du minage du Bitcoin.
La destruction du monde est à nos portes. Pas moins. ( https://www.zdnet.fr/actualites/le-bitcoin-menace-reellement-de-detruire-le-monde-39875779.htm?fbclid=IwAR3F2kQolKp_nK2pnJCnIu3DQpBQU7O43QZVeDykhL9yqIV87B1Y3Rbzglg )
Ceci notamment lié à une potentielle augmentation de la température globale de plus de deux degrés (ce qui serait effectivement calamiteux).
En y regardant d'un peu plus près, les universitaires ont projeté les données existantes concernant le minage en les corrélant avec l'augmentation estimée des transactions en BTC, liées à une adoption plus massive.
La méthode en vaut bien une autre. Ce qui est intéressant de constater, c'est que la méthode se base sur une croissance exponentielle des transactions en BTC (Amen :) ), et sur un modèle où :
1. Le matériel de minage (des ASICS, évidemment) aurait des coûts énergétiques du même ordre à l'avenir. Un tableau comparatif intéressant des matériels existant est d'ailleurs fourni conjointement à l'étude, où l'on découvrira par exemple que les populaires Antminers de Bitmain ne seraient pas forcément la panacée, le matériel de chez Ebit, notamment, offrant des performances a priori légèrement supérieures.
2. Le coût énergétique et environnemental du minage est largement dominé par une activité de minage prédominant en Chine, et conjointe à une utilisation massive d'une électricité provenant en majorité des centrales à charbon.
Là où en parallèlle, l'impact du minage suédois ou islandais est jusqu'à vingt fois moindre, grâce à des conditions climatiques particulières et une électricité majoritairement hydraulique.
Une redistribution future de la carte du minage, associée à l'emploi d'une électricité plus eco-friendly, et à des matériels plus performants pourrait donc totalement invalider ce scénario catastrophe. Sans compter une éventuelle évolution du protocole de consensus de la blockchain lui-même.
Et c'est bien là une perspective qu'on ne peut que souhaiter :)
En lien, le PDF concernant les sources de données complémentaires de la publication scientifique :
https://static-content.springer.com/esm/art%3A10.1038%2Fs41558-018-0321-8/MediaObjects/41558_2018_321_MOESM1_ESM.pdf
Et vous, quel est votre avis sur le sujet ? Quel avenir pour l'impact écologique du Bitcoin et des cryptomonnaies en général ? Faites-le savoir dans les commentaires !
Le Bitcoin nécessite de l'électricité pour exister, beaucoup trop. Voici pourquoi c'est une mauvaise nouvelle pour notre planète, soulignent des chercheurs spécialisés dans le climat. Il ne faut surtout pas que son adoption progresse.