18/05/2024
Comment mes clients ont perdu 100 000 €
Dans mon poste précédent, je qualifiais les agents immobiliers malhonnêtes de djihadistes. Le cas que je vais vous présenter aujourd'hui va encore renforcer ce point de vue.
Il y a peu, je me suis retrouvé avec un dossier pour le moins problématique. Un jeune couple a acheté un immeuble de rapport à Metz en 2018. L'adresse est idéale, située en plein cœur de cette métropole du Grand Est. Mais lorsqu'ils m'ont annoncé le prix d'acquisition, j'ai tout de suite compris qu'il y avait un problème.
160 000 € pour un immeuble de trois appartements avec un local commercial à Metz ? C'était soit une super affaire, soit il y avait de gros problèmes. Mon instinct ne m'a pas trompé : le bien avait de très gros problèmes.
Le jour de ma visite, j'étais accompagné de mon architecte d'intérieur, et en pénétrant dans l'immeuble, nous avons découvert un véritable cauchemar. Les parties communes étaient insalubres, l'escalier principal risquait à tout moment de s'effondrer, il y avait des traces d'infiltrations d'eau sur tous les murs, et deux des trois appartements faisaient moins de 7 m², donc non louables. Le dernier logement, situé tout en haut, était le plus décent mais dans un état pitoyable. Pour couronner le tout, un local commercial à cheval entre deux immeubles refusait de payer sa part de loyer à mes clients.
"Arnaque" est le terme qui qualifie cette acquisition.
En tant qu'investisseur, je n'aurais pas donné plus de 50 000 € pour ce bien. Mon architecte prévoyait 100 000 € de travaux, ce qui représentait un gouffre financier pour mes clients. Ils sont endettés sur 20 ans avec plus de 800 € à sortir tous les mois de leur poche, en plus du crédit de leur résidence principale, tout en devant nourrir leur famille, car le couple a également une fille de 5 ans.
Le pire, c'est que le bien ne vaut même pas 70 000 €, en restant gentil. L'agent immobilier et le vendeur se sont bien remplis les poches.
En tant que conseiller immobilier, votre rôle est de guider vos clients dans leurs choix d'acquisitions. Car les clients, ne connaissant pas le marché, sont souvent des novices de l'immobilier et s'endettent sur des dizaines d'années.
Vous préférés détruire des vies pour vos foutus honoraires.
Heureusement, j'ai pu trouver une solution. La suite au prochain numéro !