17/02/2021
Nous avons appris avec satisfaction qu'un accord a été trouvé entre Industry et la banque .
Notre appel à faire vivre ce projet a eu des effets dans l'article ci-dessous👇👇👇!!
Pourquoi Neo ?
est le personnage central du film « » : le messie qui devra sauver l’humanité de l’esclavage dans le monde virtuel dont nous sommes prisonniers et dont la libération n’est pas du tout évidente vu que des hommes en costards noirs s’y opposent. N’est-ce pas le cas de l’industriel camerounais Neossi ?
Neossi est un entrepreneur camerounais qui a roulé sa bosse dans la filière cacaoyère. Une expérience décennale dans l’exportation en particulier qui sera couronné par l’ouverture d’une usine au Cameroun de transformation du cacao localement. Une initiative ô combien louable qui ne fait certainement pas le bonheur des firmes internationales qui monopolisent le secteur.
Ces derniers sont présent en et au Cameroun principalement via des entreprises soumises au droit local. Nous pouvons citer « Sic Cacaos » filiale du groupe agroalimentaire belgo-suisse « Callebaut » qui contrôle 70% de l’activité de transformation au Cameroun. Des chiffres qui se sont améliorés du fait de l’achat de nouveaux équipements en 2015 pour une valeur de 5 milliards de francs CFA soit sensiblement 10 millions d’euros.
La même multinationale est aussi classée première pour l’achat de fèves avec environ 22% du marché devant l’américain représenté par « Telcar Cocoa » avec plus ou moins 19% de parts de marché. l’entreprise singapourienne, 3ième transformateur mondial, est aussi de la partie via sa filiale « Olam Cocoa » qui achète une partie des 600 000 tonnes d’approvisionnement annuel au Cameroun.
Le contraste des chaines de valeur de la filière cacao est que les pays producteurs de cacao dont le cameroun sont les moins rémunérés par rapport aux pays qui transforment pour le consommateur final, au Cameroun c’est l’entreprise Chococam : les Chocolateries confiseries du Cameroun filiale du Sud-Africain Brands qui domine le marché des produits chocolatiers. Les pays occidentaux sont comme toujours les mieux lotis outre au fait que la transformation rapporte plus que la simple exportation de la matière premières mieux les fèves.
Dans un tel contexte l’audace d’entrepreneurs africains qui veulent tenter d’inverser la tendance est une aubaine. industry est un des fleurons camerounais qui a donné le ton avec une transformation estimée passant de 500 à 6000 Kg/h pour 16 000 tonnes annuelles. Un exemple suivi par Cocoa de l’homme d’affaires ivoirien Koné Dossongui qui a couté près de 30 milliards d’investissement dont 7,2 milliards provenant de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale en abrégé BDEAC et devrait créer 160 emplois directs.
C’est dans le même sillage que s’inscrit Neo Industry l’unité de transformation de fèves de Monsieur avec une capacité productive de 32 000 tonnes annuelles. Son projet d’industrialisation n’a cependant pas atteint les objectifs visés et ses créanciers dont la banque veulent démanteler son usine pour couvrir ses dettes. Cette nouvelle aura certainement été accueillie à cœur joyeux par ses concurrents surtout les internationaux qui voyait en son initiative une menace. Son initiative entrepreneuriale qui pousse le Cameroun vers une indépendance et un certain contrôle de son économie comment peut-il être laissé seul ?
Il en vient clairement à se demander comment les autres entrepreneurs devenus industriels ont fait pour réussir leur projet industriel dans des secteurs d’activités très souvent privatiser par des firmes internationales étrangères. Nous pouvons citer entre autres : et . Il est donc clair que ces derniers ont des tours de passe passe dont M. Neossi gagnerait à s’en inspirer.
Pour le moment le fait qu’il est en faillite et son projet va être démantelé il y’a donc urgence de le soutenir. Soutenir un fleuron de l’économie qui génère de l’emploie et est un contribuable du fichier de L’Etat n’est pas une recette qui date de peu. Tout au contraire les Etats ont toujours soutenu leurs entreprises pour éviter la faillite surtout celles qui ont une taille critique pensons à la connotation liée à l’expression anglo-saxonnes : « Too Big to Fail ».
C’est la même stratégie qui explique le sauvetage du constructeur de bicyclettes canadiennes qui a été renfloué par le . En 2008 pendant la crise des « Subprimes » l’Etat américain a approuvé le renflouement (« bail out ») des banques par les contributions des contribuables.
En Italie l’Etat n’a pas manqué de venir au secours de la marque automobile pour garantir sa continuité. La et l’ ont délié l’escarcelle pour sauver les entreprises fanion du secteur aéronautique : -France et . D’ailleurs suites aux conséquences désastreuses de la Covid-19 biens des pans de l’économie occidentale ont bénéficié de stimulus pour relancer la productions de biens et services et partant la croissance. Dans le même ordre d’idée l’Etat du Cameroun gagnerait à faire pareil et soutenir cet entrepreneur camerounais : c’est le Cameroun qui gagne.
Pourquoi ? Eh bien !!! Neo est le messie de la filière du cacao dont l’économie camerounaise bénéficierait à soutenir l’initiative de M. Neossi face à la concurrence des Player internationaux et ceci en vue de son indépendance économique.