17/01/2026
SOYONS HONNÊTES
Aucun jeune entrepreneur issu d’un milieu modeste ne peut formaliser son entreprise en RD Congo en respectant toutes les règles à la lettre.
Pas parce qu’il ne veut pas.
Mais parce que le système est financièrement inaccessible dès le départ.
On fait croire que formaliser une entreprise, c’est simple :
👉 passer au guichet unique,
👉 payer 50 ou 150 dollars,
👉 obtenir un RCCM ou un ID NAT.
Faux.
Ça, c’est juste la porte d’entrée.
Ensuite commence la vraie épreuve.
🔴 Au niveau de la commune :
– Autorisation d’ouverture (jusqu’à 500 $)
– Taxe PPA (~400 $)
– Redevances “économie”, “environnement”, et autres frais variables
🔴 Dans certains secteurs (restauration, transport, services, etc.) :
– Licence d’exploitation à plusieurs centaines, voire milliers de dollars
– Redevances calculées sur le chiffre d’affaires… même quand il est faible
🔴 Côté charges sociales et fiscales :
– CNSS
– INPP
– IPR sur chaque employé
– IBP
🔴 Sans oublier :
– Visas de travail payants
– Contrôles récurrents de l’inspection du travail
Alors posons les vraies questions :
👉 Quel jeune sans capital peut supporter tout cela dès le lancement ?
👉 Qui est réellement informé de l’ampleur de ces obligations avant de se lancer ?
👉 Et surtout : quels avantages concrets et immédiats l’État offre-t-il en retour ?
Pendant qu’on parle d'encourager l’entrepreneuriat, chaque année, de nouvelles taxes et redevances apparaissent.
Deux discours.
Une seule réalité.
Ce n’est pas cohérent.
Si nous voulons vraiment créer des emplois, réduire l’informel et bâtir une économie solide,
il faut des mesures concrètes, visibles et adaptées à la réalité des jeunes entrepreneurs.
Espérons que cette année encore,
on ne se contentera pas de slogans,
mais qu’on facilitera réellement l’entrepreneuriat des jeunes en RD Congo.