10/28/2025
Je m’excuse pour mon absence, mais j’ai été très pris par mes activités familiales, entrepreneuriales et professionnelles. Cette période m’a permis de prendre du recul et de réfléchir sérieusement à la rentabilité d’un SaaS, et surtout au modèle d’affaires qui pourrait lui succéder.
Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le terme, SaaS signifie Software as a Service. C’est le modèle qu’utilisent des entreprises comme Netflix ou Spotify : un abonnement mensuel pour accéder à un logiciel ou à un service hébergé dans le cloud.
Récemment, je suis tombé sur une conférence intitulée “Software is Eating Labor” qui m’a vraiment fait réfléchir. Le conférencier y explique que nous vivons une transition majeure : les logiciels ne se contentent plus de simplement enregistrer ou numériser des informations comme avant (par exemple, garder la trace des ventes, des clients ou des paiements).
Désormais, grâce à l’intelligence artificielle, ils deviennent de véritables systèmes d’opération, c’est-à-dire qu’ils exécutent eux-mêmes des actions que les humains faisaient auparavant.
Le nouveau modèle n’est plus de vendre un outil facturé par utilisateur, mais d’offrir un résultat mesurable : amélioration de la performance, augmentation des ventes, ou réduction des coûts humains.
Le discours commercial passe de “Nous vous donnons un logiciel” à “Nous faisons ce travail pour vous”.
Cette idée est illustrée par plusieurs exemples frappants :
Dans le support client, une IA peut désormais répondre à toutes les requêtes et facturer selon les économies réalisées.
En ventes, Salesforce pourrait facturer selon le nombre de clients réellement générés par l’IA plutôt qu’au nombre d’utilisateurs.
En comptabilité, QuickBooks pourrait laisser une IA appeler directement les clients et collecter les paiements,conciliations & gestion des tâches administratives.
C’est un changement de paradigme profond : le logiciel ne se contente plus d’automatiser le travail, il commence à le remplacer partiellement.
À 26 ans, je remarque que plusieurs de mes camarades de classes et diplômés de Polytechnique ou de l’ÉTS ont de plus en plus de difficulté à décrocher un premier emploi. Bien sûr, le contexte économique joue un rôle, mais à mon avis, il se passe autre chose : les entreprises testent désormais leur niveau de productivité optimal avec l’IA.
Dans ma profession d’ingénieur logiciel en finances, des outils comme GitHub Copilot ou Claude permettent désormais de multiplier la productivité. Les profils juniors, souvent chargés de tâches d’exécution, deviennent moins essentiels.
Ce n’est pas une menace, mais un rappel : il faut apprendre à jouer stratégiquement, à bien positionner ses cartes. Cherchez comment devenir indispensables, comment vous placer dans l’angle mort de certaines intelligences artificielles là où la créativité, la compréhension fine d’un domaine ou la capacité à relier les points font toute la différence.
Ce post n’est pas directement lié à la finance personnelle, mais le lien existe : notre capacité à rester “future-proof” dans nos emplois est la garantie ultime de notre sécurité financière.
Comprendre ces transformations, c’est protéger notre principale source de revenus : notre travail.
Je ne parle pas d’un avenir sombre, mais d’une réalité qu’il vaut mieux comprendre avant qu’elle ne s’impose , juste une lecture personnelle de l’évolution que j’observe autour de moi.
Je vous invite à regarder cette conférence et à réfléchir à la question : le SaaS a dominé la décennie passée, mais le prochain modèle d’affaires sera-t-il celui où le logiciel “mange” littéralement le travail humain ?
https://youtu.be/dhyhR4Bzc0I (minute 12)
"The greatest danger in times of turbulence is not the turbulence itself, but to act with yesterday's logic" Peter F. Drucker.
Software has fundamentally changed the way we record, store, and share information. Its next act is to fundamentally change the nature of our economy, captur...