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Dans votre organisation, êtes-vous plutôt Pompier, Secouriste, Architecte… ou Chef d’orchestre?La réponse pourrait vous ...
08/27/2026

Dans votre organisation, êtes-vous plutôt Pompier, Secouriste, Architecte… ou Chef d’orchestre?

La réponse pourrait vous surprendre, j’ai créé un court défi pour vous permettre de faire le point sur la capacité de votre organisation à repérer, prévenir et gérer les tensions avant qu’elles ne deviennent des conflits.

Le principe est simple :
10 questions Vrai / Faux.
Moins de 3 minutes.
100 % confidentiel.

Et vous ne repartez pas simplement avec un score.

À la suite du questionnaire, vous recevez un rapport personnalisé qui vous permet de découvrir votre profil, vos forces, vos angles morts, les risques à surveiller et les priorités sur lesquelles agir.

Il n’y a évidemment pas de bonnes ou de mauvaises réponses. Je vous invite simplement à répondre spontanément, en fonction de la réalité de votre organisation.

L’objectif n’est pas de vous juger. C’est de vous permettre de voir plus clairement où vous en êtes.

👉 Relevez le défi ici https://mediationorganisationnelleprd.com/defi

C’est gratuit, confidentiel et sans engagement.

Je serai curieuse de savoir : quel profil obtiendrez-vous? Faites-moi part de vos commentaires

Transfert d’entreprise et plan de communication Le transfert d'une entreprise est bien plus qu'une transaction ou un cha...
07/25/2026

Transfert d’entreprise et plan de communication

Le transfert d'une entreprise est bien plus qu'une transaction ou un changement de direction. C'est une étape déterminante où se croisent les enjeux d'affaires, les relations humaines et, dans le cas des entreprises familiales, l'histoire d'une famille.

Ayant grandi au sein d'une famille d'entrepreneurs œuvrant depuis trois générations dans les secteurs de la construction et de l'immobilier, j'ai pu observer de près les réalités du repreneuriat et les défis qu'il comporte. Cette expérience, enrichie par mon accompagnement auprès de dirigeants et de familles en affaires, m'a convaincue d'une chose, les transferts qui se déroulent le plus harmonieusement sont ceux qui accordent une place importante à la communication.

Le plus grand défi est de savoir communiquer les attentes du cédant et du repreneur pour garantir la passation des pouvoirs à la bonne personne et préserver l’harmonie de la relation, pendant et après le transfert, principalement pour les transferts intergénérationnels.

Prendre le temps de définir un plan de communication avant d'amorcer le transfert permet de clarifier les attentes, d'ouvrir le dialogue, de mobiliser les personnes concernées et de préserver les relations. Au-delà des aspects financiers, juridiques et fiscaux, c'est souvent la qualité des échanges qui fait la différence entre une transition réussie et une transition plus difficile.

À ce jour, 80 % des échecs de transfert sont directement reliés non pas aux manques de compétences, mais bien dans l’écart des visions et valeurs, de même que le manque de communication.

Les compétences peuvent s’acquérir, se perfectionner, alors que les valeurs et les forces de caractère sont plus difficiles à changer et dans certains cas impossibles. Il n’y a pas de bonnes ou mauvaises forces de caractère, il est plutôt question d’en prioriser certaines par rapport à d’autres, et ce, en fonction du profil de l’entreprise.

À titre d’exemple, si l’entreprise est une entreprise de services, il est souhaitable que le reprenant soit sensibilisé au service à la clientèle et ait à cœur la continuité de l’application des valeurs existantes de l’entreprise, à savoir celles qui ont fait le succès de l’entreprise à ce jour.

Afin d’identifier la bonne personne pour le bon poste, certains cédants ont utilisé jusqu’à quatre consultants qui ont fait passer les tests psychométriques et ont profilé les aspirants repreneurs. Il peut s’agir de membres de la même famille ou de candidats étrangers, l’objectif de l’exercice étant de demeurer le plus neutre possible tout en se fiant à des résultats d’experts qui viennent renforcer le choix du candidat repreneur.

La première question à se poser comme cédant est : outre les compétences, quelles sont les valeurs que je souhaite retrouver chez mon repreneur ? Pour le repreneur, c’est : combien de temps et dans quelles conditions dois-je envisager la transition avec le cédant ?

- La première étape
Faire un plan de communication, débute par la conciliation des visions du cédant et du repreneur, car s’il peut y avoir une compatibilité des valeurs, il peut ne pas y avoir pour autant une vision similaire, et ce, tant dans le transfert que dans la continuité.

La franchise et la transparence à cette étape cruciale sont un gage de succès. Un coach, un consultant, un médiateur ou un profileur sont fortement suggérés afin de faciliter la fluidité de l’échange grâce à des outils de profil de communication, d’intelligence émotionnelle et de psychologie positive.

Les témoignages, tant des repreneurs que des cédants, étaient qu’avec un pont de communication et une personne tampon, ils ont pu être suffisamment distants émotionnellement pour communiquer posément et prendre des décisions plus réfléchies et forcément plus profitables pour l’ensemble des parties.

- La deuxième étape
Établir un calendrier de cessions de pouvoir, ou d’un départ progressif, selon l’importance temporelle ainsi que la sécurité du contrôle des opérations. Cela permet à chaque partie de bien se préparer à l’étape suivante tout en ayant un calendrier bien défini.

- La troisième étape
Prévoir le transfert des connaissances et des savoir-faire qui peut notamment se traduire par un manuel des opérations. Les consignes ou marches à suivre suggérées seront soumises à une dernière analyse avec le regard du cédant et du repreneur. Ce processus assure la conservation des informations importantes ainsi que la possibilité de les ajuster en fonction de la relève et de la modernisation des équipements et processus.

- La quatrième étape
Analyse de la motivation des employés invite les employés vétérans à participer activement au transfert. Un plan de communication opérationnel devra être mis en place afin de comprendre les besoins et attentes de chaque partie concernée.

Les plus grands défis d'un transfert sont l'interprétation des attentes, de la vision et des objectifs : vouloir conserver les pratiques existantes et garder le contrôle absolu, ne pas être suffisamment distant émotivement de la transaction pour communiquer clairement et efficacement ses attentes.

Le repreneuriat familial est un pilier majeur de l'économie québécoise et canadienne, touchant plus de 60 % des entreprises privées du pays. Bien que la transition d'une génération à l'autre demeure un processus complexe, plusieurs grandes dynasties industrielles et PME ont orchestré des transferts intergénérationnels exemplaires.

Voici des exemples marquants de transferts d'entreprises familiales qui ont brillamment réussi au Québec et au Canada :

Saputo
Le géant des produits laitiers, fondé à Montréal en 1954 par Lino Saputo et ses parents, représente un modèle de planification à long terme.
Le transfert s’est opéré avec succès lorsque Lino A. Saputo Jr. a repris la direction générale en 2004. Sous sa gouverne, l’entreprise a accéléré son expansion internationale par des acquisitions stratégiques majeures aux États-Unis, en Australie et en Europe, tout en préservant le contrôle de la famille.

Cascades
L'entreprise de Kingsey Falls, pionnière du recyclage et de l'emballage, a été fondée par les frères Lemaire (Bernard, Laurent et Alain).
Plutôt que de centraliser le pouvoir, les fondateurs ont progressivement passé le flambeau à une gouvernance partagée et moderne. Mario Plourde, un gestionnaire de longue date considéré comme un membre élargi de la culture tissée serrée de Cascades, a repris la direction, démontrant qu'un transfert réussi peut allier continuité des valeurs familiales et intégration de gestionnaires professionnels externes.

Power Corporation du Canada
Ce conglomérat financier basé à Montréal incarne une transition de gouvernance corporative d’envergure mondiale. Après le règne historique de Paul Desmarais, la gestion a d'abord été transférée avec succès à ses fils, Paul Jr. et André Desmarais, en 1996. Plus récemment, la troisième génération a complété son intégration, maintenant le cap sur la modernisation des services financiers de la holding tout en conservant une structure de vote familiale verrouillée.

Groupe Germain Hôtels
Dans l'industrie hospitalière, Christiane et Jean-Yves Germain ont bâti un empire hôtelier canadien de renommée (Le Germain, Alt). Le transfert vers la deuxième génération est un modèle souvent cité par le programme Familles en affaires HEC MontréalClarah Germain et ses cousins ont intégré des postes clés de direction après avoir gravi tous les échelons opérationnels, assurant ainsi la pérennité de la signature distinctive de la marque.

Benny & Co. :
Quatre générations au service d'une même vision. En 2006, sous l'impulsion de Jean Benny, toutes les rôtisseries familiales sont regroupées sous une bannière unique : Benny & Co. Cette décision stratégique permet d'unifier la marque tout en conservant l'ADN familial. Aujourd'hui, la troisième génération est activement impliquée dans le développement de l'entreprise, qui compte plus de 80 restaurants au Québec, avec la participation de dizaines de membres de la famille.

Les facteurs cruciaux d'un transfert réussi au Québec
L’analyse de ces réussites et les données du Centre de transfert d'entreprise du Québec (CTEQ) mettent en lumière trois règles d'or

1.L'anticipation (5 à 10 ans) : Les meilleures transitions se planifient une décennie à l'avance pour habituer les clients, les employés et les créanciers.

2.Le Conseil de famille : Mettre en place un organe structuré, distinct du conseil d'administration officiel, pour gérer les émotions et harmoniser la vision commune.

3.L'optimisation fiscale : Utiliser adéquatement les lois modernisées au Canada concernant le transfert intergénérationnel afin de ne pas asphyxier financièrement la relève.

Si vous vous intéressez à un secteur précis, je peux vous fournir des exemples de transferts réussis dans les PME manufacturières régionales, le secteur des technologies, ou vous détailler le fonctionnement d'un Conseil de famille. Quel aspect aimeriez-vous approfondir ?

En conclusion, il faut toujours garder à l’esprit que le cédant et le repreneur sont en premier lieu des êtres avec des émotions, des réalités et des objectifs différents. L'écoute, le respect et la gestion par l'intelligence émotionnelle sont essentiels pour le bon fonctionnement et la réussite du transfert.

Un transfert est une réussite complète quand les deux parties en ressortent gagnantes. Car si certains transferts sont des succès, comme les familles citées ci-haut en sont de beaux exemples, d’autres sont dignes de sagas télévisées et celles-ci auraient pu pour la plupart avoir une tournure complètement différente avec un plan de communication.

S’il est important d’avoir un plan d’affaires pour bien définir ses objectifs, sa vision, ses valeurs ainsi que les prévisions budgétaires, il est tout aussi nécessaire d’avoir un plan de communication entre le cédant, le repreneur et les participants au transfert, qui, tous devront être compatibles au profil organisationnel de l’entreprise et sa nouvelle direction.

Je profite de ces quelques lignes pour souhaiter un franc succès à tous les repreneurs du Québec et à leurs cédants!

Découvrir la perle rare par le profilageL’embauche d’un nouveau candidat peut sembler relativement simple au premier abo...
07/18/2026

Découvrir la perle rare par le profilage

L’embauche d’un nouveau candidat peut sembler relativement simple au premier abord.

Trouver la perle rare, quant à lui, est un processus beaucoup plus exigeant.

Les changements de personnel, le recrutement et la formation représentent des coûts importants pour les entreprises. En réalité, lorsqu’un employé envisage de quitter son poste, son niveau d’engagement et de performance peut diminuer considérablement dans les trois à six mois précédant sa décision.

À l’inverse, un nouvel employé fonctionne souvent à environ 50 % de son efficacité durant ses premiers mois d’intégration.
Combien de postes, dans les entreprises, sont actuellement occupés à moitié de leur plein potentiel ? Depuis combien de temps ?

Et surtout… combien cela coûte-t-il en recrutement, en formation, en gestion et en temps ?

La majorité des entreprises embauchent, promeuvent et parfois même s’associent sans réellement connaître les profils humains avec lesquels elles choisissent de collaborer.

Alors, comment créer un mariage professionnel harmonieux lorsque le temps d’apprivoisement est aussi limité ?
Par le profilage.

Autrement dit, trouver la bonne personne pour le bon poste.
Lors de l’affichage de postes, je constate fréquemment des incohérences dans les descriptions de tâches et les attentes recherchées.

Aux yeux d’un profileur, certains affichages ressemblent parfois à la recherche d’un candidat aux personnalités contradictoires.

Prenons l’exemple d’un directeur des ressources humaines, ce rôle exige souvent à la fois de grandes compétences humanistes et une forte capacité de gestion analytique. Pourtant, il est rare qu’une personne possède ces deux dimensions au même niveau de développement.

Un profil plus affectif, empathique et humaniste excellera généralement dans l’accompagnement des employés, la résolution de conflits, la création de solutions gagnant-gagnant, la psychologie positive ou encore la mobilisation des équipes.

Cependant, ce même profil pourrait être moins stimulé par la portion bureaucratique, administrative ou hautement analytique du poste.

À l’inverse, un profil plus stratégique, structuré et orienté performance sera souvent très efficace dans l’analyse, les indicateurs, la planification et les processus organisationnels, mais pourrait éprouver davantage de difficulté dans les approches relationnelles ou émotionnelles.

Le véritable enjeu n’est donc pas de trouver une personne parfaite, mais plutôt de clarifier ce que l’organisation souhaite réellement prioriser.

Voici quelques étapes permettant de maximiser les chances de trouver la perle rare :
- Profiler le candidat recherché avant même l’affichage du poste
- Déterminer clairement les responsabilités à prioriser
- Identifier les valeurs, qualités et attitudes essentielles au rôle
- Adapter les questions d’entrevue en fonction du profil recherché
- Évaluer autant la compatibilité humaine que les compétences techniques

Lorsque le profil recherché est clairement défini, la lecture des curriculums vitae devient beaucoup plus efficace et pertinente.

Les entrevues peuvent alors être construites autour des valeurs, des attitudes et des comportements recherchés, plutôt que seulement autour des compétences techniques.

Car si une personne peut développer de nouvelles aptitudes, elle modifie rarement profondément son échelle de valeurs.

Les études démontrent d’ailleurs que les échecs d’embauche ou de partenariat sont rarement liés à un manque de compétences. Ils sont beaucoup plus souvent causés par des incompatibilités de personnalité, de vision ou de valeurs.

Il n’existe pas de bon ou de mauvais profil, il n’existe que de mauvais positionnements… ou un mauvais profilage.

Il peut sembler plus noble, à première vue, d’être humaniste et philanthrope plutôt que stratège et carriériste. Pourtant, les deux profils sont nécessaires et complémentaires.

Positionner un humaniste dans un rôle de gestion axé uniquement sur la performance et les résultats peut rapidement créer un déséquilibre organisationnel.

À l’inverse, placer un profil très développeur et orienté rendement dans un environnement hautement humanitaire peut produire l’effet d’un éléphant dans un magasin de porcelaine.

Mais lorsque chacun est positionné selon ses forces naturelles, ses motivations profondes et ses talents dominants, de grandes réalisations deviennent possibles.

Et lorsque ces profils apprennent à comprendre, respecter et valoriser leurs différences, ce sont littéralement des montagnes qu’ils peuvent déplacer ensemble.

La force du profilage réside dans la capacité de mieux connaître :
- Ses forces
- Ses défis
- Ses motivations
- Les environnements dans lesquels une personne pourra réellement s’épanouir et performer

Trouver la perle rare, c’est donc avant tout trouver le bon profil pour le bon poste.

Bonne découverte… et bon profilage.

Au-delà de l’embauche, il y a le porteur de rêves…Il y a une responsabilité profonde derrière l’embauche d’un individu. ...
07/11/2026

Au-delà de l’embauche, il y a le porteur de rêves…

Il y a une responsabilité profonde derrière l’embauche d’un individu. Quand on y réfléchit vraiment, cette personne deviendra bien plus qu’une employée, elle deviendra un peu comme un membre de la famille.

Nous passons plus de temps au travail qu’à la maison. Nous communiquons davantage avec nos collègues qu’avec notre famille immédiate, et encore plus qu’avec la famille élargie, ce n’est pas rien.

Si nous ne pouvons pas choisir les membres de notre famille, nous pouvons certes choisir nos collaborateurs, nos membres d’équipe ou nos associés.

Chaque entreprise, chaque gestionnaire ou entrepreneur a un jour expérimenté une relation toxique. Parfois, il suffit d’une seule personne pour contaminer une équipe entière, voire menacer l’existence d’une organisation.

Trois questions comme assurance contamination en entrevue, ces trois questions révèlent énormément sur une personne, ses valeurs et ses aspirations :

« Quel serait votre rêve le plus fou ? »
« La famille, pour vous, c’est… ? »
« Les avantages de travailler en équipe sont… ? »

À elles seules, ces trois questions vous en apprendront beaucoup sur la personne, ses valeurs, ses objectifs de vie et, si vous cherchez à pourvoir un poste en équipe, elles vous indiqueront immédiatement si vous avez affaire au bon profil.

La communication comme décontaminant

Si une personne est déjà en poste, l’une des principales causes de toxicité est le sentiment de ne plus s’accomplir, ou de ne plus en avoir l’espoir. Le meilleur antidote passe par la communication.
Qu’est-ce qui pousse quelqu’un à se lever chaque matin, au-delà du salaire ?

La réalisation, l’accomplissement, le dépassement de soi, voilà des moteurs d’engagement extraordinairement puissants.

Que ferions-nous avec un membre de la famille qui semble malheureux ?

Nous lui demanderions ce qui le rendrait heureux. Quels accomplissements souhaite-t-il réaliser cette année ? Quels sont ses rêves les plus fous ?

Lorsque ces questions sont posées avec une écoute active, on peut assister à un changement radical dans le non-verbal, le visage s’illumine, le corps se redresse, les yeux prennent vie, les mots se déversent, et ce, même chez les plus réservés d’entre nous. Car il est impossible pour l’esprit de penser à quelque chose qui l’inspire et de broyer du noir en même temps.

Il ne s’agit pas de pensées magiques, mais bien de transcender une attitude négative en énergie positive. En psychologie positive, on démontre que du moment où un rêve ou un projet est clairement nommé, plus de la moitié de ceux-ci ont des chances de se réaliser, parce que l’esprit stratégique se met naturellement en marche pour en assurer la réalisation.

Pour faire ressortir le meilleur de quelqu’un, il suffit parfois d’écouter ses rêves.

Les cinq grands rêves universels

Derrière chaque employé se cachent de grands rêves de vie, même si les personnalités diffèrent, les aspirations profondes se ressemblent souvent énormément. On retrouve généralement cinq grands rêves universels qui motivent l’être humain :

1 Le rêve de réalisation, le besoin de sentir qu’on évolue, qu’on accomplit quelque chose de sens, qu’on utilise pleinement son potentiel.

2 Le rêve de contribution, le désir d’être utile, de laisser une trace positive, d’apporter une valeur réelle aux autres ou à une organisation.

3 Le rêve de liberté financière, émotionnelle, professionnelle ou créative. Plusieurs employés ne cherchent pas seulement un emploi, ils cherchent une qualité de vie.

4 Le rêve relationnel, le besoin d’appartenir à une équipe saine, d’être reconnu, respecté, apprécié et entouré de relations humaines authentiques.

5 Le rêve d’équilibre et de bonheur, parce qu’au fond, peu importe le titre ou le salaire, la majorité des gens souhaitent simplement vivre une vie alignée, sereine et heureuse.

Quand un gestionnaire comprend quel rêve habite une personne, son approche change complètement. Il ne dirige plus seulement une fonction ou un poste, il accompagne un être humain dans une partie importante de sa vie. Souvent, les comportements toxiques naissent précisément lorsque ces rêves semblent impossibles, ignorés ou étouffés.

À l’inverse, une personne dont les aspirations sont entendues développe davantage de loyauté, d’engagement, de créativité et de motivation. Un employé motivé par ses rêves devient rarement un simple exécutant, il devient un bâtisseur.

Le moteur du changement est dans la question.

Quand une solution est apportée, aussi géniale soit-elle, si la personne a été privée du processus de réflexion, elle y adhérera sans enthousiasme. Si cette solution ne rencontre pas sa propre logique, son application ne sera que temporaire. Sans compter que l’esprit s’atrophie quand on ne lui permet pas de chercher lui-même.

Une seule question peut complètement transformer l’émotion, l’orientation et même la perspective d’une discussion, d’un projet ou d’une analyse. Poser des questions sur les problèmes, ou pire encore, arrivé avec une solution toute faite, alimente ceux qui résistent au changement et qui deviennent toxiques.

« Quel accomplissement souhaites-tu réaliser, aujourd’hui, ce mois-ci, cette année ? »

Ceci n’est qu’un aperçu des effets de la psychologie positive, poser des questions qui nous amènent plus loin dans la réflexion que les problèmes ou la pathologie. L’écoute active deviendra une source d’espoir, qui se transformera en volonté d’agir, qui se matérialisera par la synchronicité et l’accomplissement.

Les leaders comme porteurs de rêves

Au-delà de l’embauche, il y a une personne qui porte des rêves d’accomplissement. C’est aux leaders de l’organisation d’agir en membres de famille, en montrant le chemin, en inspirant, en invitant chacun à pointer du doigt ses aspirations. Et quelquefois, cela ne coûte pas plus cher que de poser une question et d’écouter vraiment.

Certains diront qu’ils risquent ainsi de perdre leur meilleur employé, peut-être. Mais un grand leader sait que le profil entreprenant est appelé à évoluer, avec ou sans son aide. Alors, autant l’accompagner, le meilleur d’entre eux écoutait les aspirations de ses employés, et, lorsqu’un projet satisfaisait ses critères, il l’investissait ou le développait en partenariat à l’interne.

De nombreuses entreprises québécoises ont compris ce modèle, autant dans leurs outils d’amélioration continue, leur approche de psychologie positive que dans leur gestion intermanagériale. Les changements qui se profilent à l’horizon sont enthousiasmants.

Communication et intelligence émotionnelle à l’heure de l’IANous sommes à l’heure des communications, nous avons plus d’...
07/04/2026

Communication et intelligence émotionnelle à l’heure de l’IA

Nous sommes à l’heure des communications, nous avons plus d’outils que jamais et pourtant il y a de plus en plus de malentendus, d’incompréhensions et de tensions dans la plupart des échanges. Les raisons en sont fort simples.

En tout premier lieu, comment pratiquer quelque chose que nous n’avons pas appris ? En second lieu, l’interprétation de l’information, selon l’état, le contexte de celui qui envoie l’information et celui qui la reçoit donnera le ton à l’échange.

Depuis l’apparition de l'IA (intelligence artificielle), les communications peuvent devenir complexes et être source de malentendus. Ce n’est pas surprenant quand on y pense, si 93 % de la communication passe par le non verbal, nous devons en conclure que les messages écrits sont alors représentatifs de seulement 7 % de la communication, et ce, dans la mesure où le message est reçu et compris comme l’auteur le pensait.

Pour transmettre des messages courts, confirmer un rendez-vous ou une réunion, les messages écrits conviennent tout à fait. Toutefois, s’il s’agit d’une entente, d’une mise au point, de clarifier une perception ou une vision, il est fortement conseillé de le faire verbalement. Car en plus des 7 % qui sont les mots choisis, le récepteur aura accès au 38 % qui est l’intonation et ses variantes ainsi qu’à 55 % du langage corporel.

Qu’on ne s’étonne pas si plusieurs en perdent leur intelligence émotionnelle ! À la vitesse à laquelle les communications vont, les gens ont très peu de temps pour réfléchir avant de répondre. Réfléchir avant de répondre, là est le cœur de la communication, surtout pour les tempéraments bouillants, car s’il est plus facile d’ajouter des mots et apporter des nuances dans nos propos, il en va tout autrement pour les mots qu’on a déjà prononcés!

Le constat est que plusieurs personnalités influentes notamment Bill Gates, Richard Branson, Oprah Winfrey, Warren Buffett, Mark E. Zuckerberg, Melinda Gates, Angela Merkel, réfléchissent avant de communiquer leur vision et à la façon dont elles vont le faire afin d’atteindre le plus de personnes dans l’accomplissement d’un objectif commun. Tout bon leader maîtrise la communication par l’intelligence émotionnelle et c’est cette maîtrise qui les a menées là où elles sont. Elles s’assurent également de s’entourer de sages conseillers.

Évidemment la question qui brûle les lèvres est : comment maîtriser l’art de l’intelligence émotionnelle? Et la question vient immanquablement lorsqu’on est devant une personne de mauvaise foi ou qui manipule pour parvenir à ses fins et qui se permet toute intervention. Ou encore, devant une personne qui fait de l’attitude à ses collègues ou son employeur.

Comme tout est une question de perception et de compréhension de la situation, sans les lunettes du joueur concerné, mais plutôt celui du coach d’une équipe qui se demande dans quelle mesure il peut aider son joueur tout en s’assurant que ce dernier ne contamine pas le reste de l’équipe.

En tout premier lieu, il convient de se demander dans quel état d’esprit le récepteur du message se trouvait-il lors de l’échange. A-t-il pris l’énoncé de façon trop personnelle? Et la même chose pour l’émetteur : dans quel état d’esprit se trouvait-il lors de ses énoncés? Était-ce destiné à une personne en particulier ou bien à la première personne qui a entendu?

En second lieu, se poser ces questions avant d’interagir fait déjà partie du processus d’intelligence émotionnelle, car lorsque l’esprit est en mode questionnement, il n’est pas dans la réaction, et plus il se pose des questions, plus il s’éloigne de l’émotion. Et si c’est trop difficile de le faire en direct, il est alors souhaitable de se retirer dans un endroit calme pour se distancer de ses émotions et entrer en mode analyse, devenir le coach dans l’estrade. Comme il y a toujours l’envers de la médaille, il faut faire attention à son opposé, trop d’analyse paralyse!

En troisième lieu, la pratique de la respiration consciente, de la cohérence cardiaque ou du pranayama, sont des moyens de transmuter une émotion tout en demeurant conscient de celle-ci sans toutefois être sous son emprise. C’est le pion dans l’échiquier, c’est le joueur qui sort pour devenir le maître qui regarde sa partie au-dessus de la mêlée.

En quatrième lieu, porter son attention sur ce qui va bien et ce pour quoi vous êtes reconnaissant, car les choses peuvent très mal aller, il en demeure un choix de poser son attention sur ce qui va bien et trouver le cadeau dans l’épreuve. La psychologie positive est l’antidote à la déprime, à la négativité et à l’amertume.

En cinquième lieu, le dialogue interne est très puissant, d’où l’importance d’y être attentif, car des phrases répétées des centaines de fois par jour sont très destructives; certaines personnes sont aussi leur pire bourreau, car elles passent leur temps à se dire qu’elles sont stupides, incapables, inaptes, insuffisantes, etc.

En toute logique, comment ces personnes pourraient-elles avoir une grande estime à la fin de la journée? J’ai vu des personnes commencer leur journée avec des cassettes ou lectures de motivation et à la fin de la journée ne pas comprendre pourquoi les choses n’évoluaient pas. Leur dialogue interne était négatif et destructeur, ce qui avait pour effet d’annuler la surdose de positif envoyé en début de journée.

Quand je demande à ces personnes si elles laisseraient quelqu’un leur parler comme elles le font à elles-mêmes? La réponse est toujours la même : sous aucune considération ! Alors, arrêtez dès maintenant !

Ou alors quand je leur demande si elles s’adresseraient ainsi à leur meilleur ami ou à leur enfant ? Non ! Aussi, la solution pour cesser consciemment les pensées limitatives qui éloignent de l’intelligence émotionnelle, est de jouer à déjouer les programmations et les déprogrammer par des pensées constructives.

Ce n’est pas de la magie, c’est d’être de plus en plus conscient des pensées qui nous habitent, car ce sont celles-ci qui transportent ou contaminent son hôte, car la seule chose que nous pouvons maîtriser, ce sont justement nos pensées et celles-ci sont l’outil de régularisation des émotions.

Les cinq signes qui démontrent que vous êtes émotionnellement intelligents :

Vous êtes capable de vous excuser.
Vous vous remettez en question.
Vous dites les choses sans détour toujours dans un but d’amélioration.
Vous avez un coach, un consultant, un thérapeute ou un mentor.
Vous n‘êtes pas seulement une personne joyeuse, vous avez intégré le pouvoir des pensées transformatives.

Selon le Dr John D. Mayer, l’intelligence émotionnelle n’est pas l’amabilité, ce n’est pas de l’optimisme, ce n’est pas du contentement, ce n’est pas la quiétude et ce n’est pas la motivation. C’est simplement d’avoir les capacités à gérer ses propres émotions et l’effet de celles des autres sur soi.

Une chose est certaine, si l’IA peut nous faire vivre des émotions, c’est dans la vraie vie avec de vraies personnes que le défi de communication et l’application de l’intelligence émotionnelle se pratiquent et se vivent !

Être responsable, c’est créer des liens. Saint-Exupéry

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